Chapitre 19

Il y a un quoi dans les cachots ?


Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter. xXDesertRoseXx possède le scénario et certains OC. Moi il ne me reste que la traduction ^^ (d'ailleurs je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de l'auteure sur l'autorisation de traduire sa fic donc si elle me demande un jour de la retirer du site, c'est avec tristesse que je le ferai)

Hello tout le monde ! Voici encore un chapitre pour vous, un peu gros ^^

Merci encore énormément à tous pour les reviews et les follows/favorite, parce que (même si je radote) ça fait toujours trop plaisir.

Enjoy !


« J'aimerais bien que tu arrêtes de faire ça. » grogna Harry en essayant, en vain, de se recoiffer.

« Cours toujours, Harry. » rétorqua Severus. Il était 3h passées lorsqu'Harry quitta le bureau pour de bon, ses sorts de Glamour de nouveau en place et la cape de son père le protégeant des yeux indiscrets.

La deuxième semaine de cours débuta aussi bien que la première, l'anxiété en moins. Harry avait joyeusement découvert que ses études personnelles lui permettaient de finir ses devoirs en un temps record et, en retour, il pouvait passer plus de temps à la bibliothèque où, en prétendant lire quelque chose du niveau des premières années, il progressait pour ses études personnelles. Le soir, il se concentrait sur sa métamorphose animagus, son but étant désormais de pouvoir transformer sa main entière en patte de loup d'ici la fin de Septembre. Il attaquerait peut-être même le reste du bras.

Il se renseignait sur quelques sorts de contre-attaque – dans son livre déguisé en celui de Métamorphose – et venait de prendre quelques notes sur un qui était supposé arrêter à moitié une chute (un sort qui était souvent utilisé, dans une forme un peu différente, dans la construction de balais), lorsque son frère entra dans la bibliothèque. Harry se fit une note mentale d'approfondir sur ce sort avant de tourner son attention vers son frère. Même s'il n'était pas furieux, un Adrian qui entrait dans la bibliothèque était toujours mauvais signe.

« Je n'y crois pas ! » s'exclama le jeune Potter aux yeux noisette.

« Qu'est-ce que tu ne crois pas, au juste ? » demanda Harry, un peu perdu.

« Notre leçon de vol ! »

« Et ben quoi ? » demanda Harry, sa curiosité piquée. Il avait attendu cette leçon lui-aussi.

« Ce sera en commun avec les Serpentards ! » s'écria Adrian. Harry soupira de soulagement.

« Les Serpentards, Harry ! » insista Adrian. « Il manquait plus que ça ! Malfoy pour ruiner notre première leçon de vol ! » Harry le regarda pensif. En vérité, Malfoy avait été plutôt ennuyeux à dire à tous ceux qui voulaient bien l'entendre – ou non – combien il était doué au Quidditch.

« Ne fais pas attention à lui, Adrian, et ça ira. » Même si son frère, Draco Malfoy et des balais dessinaient une image assez effrayante dans son esprit, il n'allait pas partager ce genre de pensées avec son frère.

« Il fera forcément quelque chose pour ruiner la leçon ! » se plaignit son frère. « J'en suis sûr. » Harry aussi sentait cette probabilité mais il choisit d'être plus optimiste.

« Essayons simplement d'apprécier le cours et on verra pour la suite. » Et il rassembla ses livres pour diriger son frère hors de la bibliothèque, puisque Mme Pince lui lançait un regard contrarié depuis son bureau. Le lendemain matin, le jour de leur première leçon de vol, Neville reçut un Rappeltout de la part de sa grand-mère. Un objet rare en effet, pensa Harry, dubitatif cependant quant à son utilité. A quoi servait un objet qui pouvait vous dire qu'on avait oublié quelque chose mais ne pouvait pas dire quoi ? Malfoy sembla aussi être intéressé par l'objet puisqu'il le prit des mains de Neville avant d'être forcé à le rendre à cause de l'arrivée du Professeur McGonagall.

La discussion se ramena ensuite sur les tactiques de Quidditch et sur la finale de la Coupe du Monde de Quidditch de l'été dernier tenue au Pérou. Harry sourit intérieurement, Severus et lui étaient allés à chaque match, quittant le pays sous leurs alias habituels. Adrian avait voulut y aller comme un dingue, tout comme Ron en fait, mais cela avait été jugé impossible puisqu'ils ne pouvaient juste pas passer un mois entier au Pérou. Severus et Harry n'en avaient pas eu besoin, même s'ils avaient passé deux semaines à visiter l'endroit, puisqu'apparemment, quand on savait faire des Portoloins – même ceux un peu illégaux – on pouvait aller et venir comme on le désirait, quand on le désirait. L'Espagne avait été proclamée vainqueur de la Coupe du Monde, qui devrait être organisée par l'Angleterre l'année prochaine. Les trois garçons finirent leur repas rapidement et se dirigèrent vers les terrains où Madame Bibine, une petite femme avec les cheveux gris et des yeux jaunes perçants comme ceux d'un aigle, les attendait.

Elle leur donna un discours d'introduction sur la manière de gérer leurs balais et les bases du vol pendant qu'Harry se demandait avec amusement s'il pourrait postuler pour remplir la place d'Attrapeur l'année prochaine. Il était connu de tous que les premières années n'étaient en général pas choisies pour l'équipe mais Harry – sans vouloir se vanter – pensait qu'il avait toutes ses chances. En plus, l'équipe de Gryffondor était plutôt désespérée de trouver un bon Attrapeur puisqu'ils étaient un peu fichus depuis que Charlie, le frère de Ron, avait quitté l'école. Madame Bibine donna le signal et Harry ordonna à son balai de se lever.

« Debout ! » Et le balai, même s'il s'agissait d'un vieux modèle – une Comète 36, devina Harry, un balai qu'ils feraient mieux d'exposer dans un musée aujourd'hui – s'éleva droit dans sa main droite. Il faisait partie des quelques personnes qui y arrivèrent du premier coup et Harry repensa à sa première leçon d'équitation, où Severus lui avait dit que les chevaux pouvaient sentir la peur chez les gens. Est-ce que les balais pouvaient en faire de même, se demanda Harry en montant sur son balai et attendit le compte à rebours de Madame Bibine. Visiblement, pas Neville, qui tapa dans le sol un peu trop tôt et son balai s'envola, hors de contrôle. Harry grimaça de compassion lorsqu'il s'écrasa au sol. Un poignet cassé fut le verdict de Madame Bibine, puis elle emmena Neville à l'infirmerie, menaçant la moins personne tentée de voler en son absence de renvoi. Visiblement encore, Draco n'en avait rien à faire.

« Vous avez vu sa tête à ce gros tas ? »

« Ta gueule, Malfoy ! » s'emporta Adrian. Sa réaction n'amènerait certainement pas à une résolution de la situation tranquille, se dit sarcastiquement Harry, insultant mentalement Draco pour avoir provoqué son frère.

« Ouais, ta gueule, Malfoy ! » rajouta Parvati, prenant immédiatement le parti d'Adrian.

« Saint Potter et, regardez ! Neville s'est trouvé une petite amie ! » Pansy Parkinson, une élève Serpentard, à qui la tête rappelait étrangement à Harry une photo du bulldog préféré de sa tante Marge, s'exclama : « Je n'aurais jamais pensé que tu aimais les pleurnichards, Parvati. »

« Regardez ! » s'écria Malfoy, récupérant quelque chose de brillant sur le sol. Oh non… « C'est le truc stupide que Neville a reçu de sa grand-mère ! »

« Ne touche pas à ça, crétin ! » s'exclama Adrian énergiquement, en s'avançant, prêt à le frapper, mais Seamus et Ron – ce dernier un peu à contrecœur – l'en empêchèrent. Tout le monde arrêta ce qu'ils étaient en train de faire pour regarder l'échange.

« Arrête-moi si tu peux ! » se moqua Draco en ricanant. Harry commença à se mettre en colère. Pas seulement parce qu'Adrian était sur le point de causer des problèmes mais aussi pour Neville : il avait déjà assez de mal à s'adapter et s'intégrer comme ça. Il n'avait pas besoin de quelque chose comme ça dans son dos. Surtout pas quand il était blessé.

« Donne ça, Malfoy. » demanda Harry calmement, les plaisanteries s'arrêtant au ton de sa voix, étrangement autoritaire. Malfoy eut un autre rictus.

« Je pense que je vais le mettre quelque part pour que Longdubat puisse le trouver. Pourquoi pas en haut d'un arbre ? » Et il s'éleva dans le ciel, le Rappeltout tenu fermement dans son poing. Il volait assez bien, admit Harry en regardant Draco prendre de la hauteur assez rapidement.

« Donne ça toi ! » cria Adrian et il essaya de monter sur son balai mais Hermione lui bloqua le passage, lui rappelant qu'il pourrait être renvoyé.

« Viens le chercher, Potter ! » le nargua Malfoy et Adrian allait monter sur son balai. Harry soupira et pris sa décision. Il décolla avant son frère. Après tout, Draco n'avait pas spécifié quel Potter et de plus, il avait bien énervé le plus jeune des Potter. Ce crétin n'avait pas le droit de tourmenter Neville juste parce qu'il ne le pensait pas important. Pas le droit du tout.

« Harry ! » l'appela Adrian, figé dans son mouvement face à l'action de son frère. En y repensant, Adrian ne l'avait jamais vu voler avant. Il prit de la hauteur en tirant d'un coup sec sur son balai, atteignant un Malfoy abasourdi en un rien de temps, et ses camardes de classes haletèrent.

« Donne moi ça, » déclara-t-il calmement « ou je te fais tomber de ce balai. »

« Oh, vraiment ? » demanda Malfoy, n'ayant plus l'air si sûr de lui. Harry eut un sourire en coin et fonça sur Malfoy, volant si près du blond que ce dernier dût s'agripper à son balai tant il avait peur.

« Vraiment. » affirma-t-il, serein, faisant face à Malfoy encore une fois. Le visage déjà pâle de Draco était devenu livide. « As-tu déjà oublié ce qu'il s'est passé dans le train, Malfoy ? »

« Ben attrape-le si tu peux ! » bredouilla Draco et il lança le Rappeltout aussi loin qu'il pût. Les yeux entraînés d'Harry le regardèrent monter légèrement puis redescendre vers le sol, comme s'il le voyait au ralenti. Il se pencha sur son balai et se rua dessus. Et là, à quelques centimètres du sol, il le récupéra comme si de rien n'était et vola vers ses camardes de classes qui l'acclamaient. Il venait à peine de descendre de son balai, son frère et la majorité des élèves le regardant avec admiration lorsqu'il l'entendit.

« Harry Potter ! » retentit la voix caractéristique de Minerva McGonagall dans un silence total. C'est bien ma veine, pensa Harry en se tournant face à son destin tragique. Entre les protestations de son frère, ses camarades, les murmures et le « Comment avez-vous pu ? Cela aurait pu être votre nuque ! » du professeur de Métamorphose, Harry se laissa traîner à l'intérieur du château par le professeur et curieusement vers la classe de Sortilèges.

« Excusez-moi, Professeur, mais ce n'est pas le chemin vers votre bureau. Où allons-nous ? » demanda Harry, sa curiosité surmontant sa peur. Ce n'était pas qu'il avait peur d'être renvoyé puisqu'il savait qu'il n'avait rien fait pour mériter cela, mais il avait promis à Severus de faire de son mieux et il se sentirait misérable de briser cette promesse.

« Chercher Dubois. » déclara-t-elle simplement. Bois ? se demanda Harry. Pourquoi du bois exactement ? Attendez une seconde ! Il haleta sous le choc dès que le déclic se fit dans son esprit et le Professeur McGonagall toqua à la porte. Dubois était le capitaine de l'équipe de Quidditch de Gryffondor ! Et en vérité, un cinquième année assez baraqué fut appelé dans la classe, un masque de surprise pure sur son visage lorsque McGonagall fit les présentations après les avoir emmenés dans une salle de lasse vide et chassé Peeves de là, sans plus de cérémonies.

« Potter, voici Olivier Dubois. Dubois, je vous ai trouvé un Attrapeur ! » La mâchoire d'Harry se décrocha et il regarda le professeur avec des yeux ronds. Un quoi ? L'expression d'Olivier était similaire, sinon pire, mais devint vite étourdie en écoutant l'explication de McGonagall.

« Tu as déjà joué au Quidditch, Potter ? » demanda Olivier, comme si Noël était arrivé en avance.

« J'ai un peu volé durant l'été, mais je n'ai jamais joué un vrai match. » Et dans un certain sens, c'était vrai puisque deux personnes ne pouvaient pas jouer un réel match de Quidditch.

« Et il a aussi la carrure pour être Attrapeur ! » s'exclama Olivier, les larmes aux yeux. Harry retint un rictus. Non, il n'avait pas la carrure d'un Attrapeur, étant plus grand que la plupart des jeunes de son âge. Non pas qu'ils puissent voir cela. Mais il avait une condition physique excellente et il était agile. Il savait qu'il se débrouillerait plus que bien. Il fût rapidement décidé qu'Harry serait l'Attrapeur de l'équipe de Gryffondor – après avoir promis de s'entraîner dur – quelque chose qui fit sourire McGonagall. Elle lui dit que son père serait probablement extatique lorsqu'il l'apprendrait. Harry se rappelait vaguement que Cornedrue avait mentionné que Sirius et lui avaient essayé d'être pris dans l'équipe pendant des mois lors de leur première année. Il se dirigea vers la Grande Salle avec un sourire d'un mètre de long. Ça allait être amusant !

« Tu plaisantes ! » s'écria Ron la bouche à moitié pleine pendant qu'Adrian écarquillait les yeux.

« Nope ! » répondit joyeusement Harry, remplissant son assiette avec tout ce qui lui passait sous la main, son appétit ayant doublé.

« Un Attrapeur ? » demanda Adrian d'une voix étouffée. Le plus vieux avait lui-même pour objectif de devenir Poursuiveur pour l'équipe plus tard. Mais ils étaient toujours des 1ère années.

« Ouaip ! » confirma Harry en prenant un bout de tarte à la crème.

« Mais les 1ère années n'ont jamais… Tu dois être le plus jeune joueur depuis environ… » essaya de se rappeler Ron.

« Un siècle. » finit Harry après avoir avalé. « Dubois me l'a dit. »

« Wow ! » s'exclamèrent les deux garçons.

« Je sais ! » répondit-il sur le même ton. Il tourna les yeux vers la table des professeurs où McGonagall parlait à Severus. Les yeux du maître de Potions s'agrandirent et il se tourna vers Harry, le reste de son visage étant toujours son masque froid. Personne dans la Grande Salle ne pouvait soupçonner qu'il faisait la danse de la victoire dans sa tête ! Harry sourit et retourna la tête vers son frère et son ami. « Je commence l'entraînement la semaine prochaine. » expliqua Harry. « Juste, ne le dites à personne. Dubois veut garder ça secret. » Pile à ce moment, Fred et Georges décidèrent de s'incruster et de le féliciter, Dubois leur ayant déjà dit puisqu'ils faisaient partie de l'équipe. Autant pour la discrétion…

« Mais on peut l'écrire à Papa et Maman, non ? » demanda Adrian avec les yeux brillants.

« Oui, bien sûr. » répondit Harry en souriant. « Tu imagines déjà la tête de Sirius n'est-ce pas frérot ? » Adrian se mit à rire et Harry en fit rapidement de même. Le garçon aux yeux vert venait juste de demander à Lee Jordan de lui passer la purée lorsqu'il remarqua le rictus de satisfaction qu'adressait Draco Malfoy à son frère depuis la table de Serpentard. C'est bizarre, pensa-t-il. Il se tourna vers son jumeau et le vit lancer un regard impétueux au blond. J'ai loupé quelque chose ? se demanda le garçon qui fut distrait par Seamus qui voulait savoir s'il allait bien et comment exactement il avait réussi à ne pas se faire renvoyer. C'est là qu'il intercepta le regard tueur d'Hermione Granger, aussi centré sur Ron et son frère, et il comprit qu'il avait vraiment loupé quelque chose. Il tenta d'amorcer quelques questions mais c'était déjà l'heure de leur premier cours de l'après-midi et les trois garçons se dirigèrent vers le cours de Sortilèges, Ron et Adrian se cantonnant au Quidditch pour conversation.

La leçon en elle-même avait été amusante, puisqu'ils avaient commencé avec des Sortilèges assez simples qu'Harry pouvait lancer depuis qu'il avait 7 ans, il gagna très facilement des points pour sa maison. A la fin du cours, Flitwick lui fit un clin d'œil conspirateur et Harry comprit que le seul qui ne divulguait pas l'information sur son poste dans l'équipe de Gryffondor était, en fait, lui-même. Pour le reste, Harry n'avait pas réussi à ouvrir la conversation à propos des regards tueurs qu'il avait remarqués ce matin avec son frère. Lui et Ron étaient allés se coucher tôt, en chuchotant avec leurs voix étouffées toute la journée, et Harry avait suivit leur exemple dès qu'il finit ses études personnelles. Il était assis sur son lit, les rideaux bien fermés autour de lui et maintenu en place par un sortilège rapide et il essayait d'avancer sa transformation Animagus lorsqu'il entendit Ron chuchoter :

« 11h30. On ferait mieux d'y aller. » Quoi ? Aller où ?

« Prêt ! » répondit Adrian. Pour quoi ?

« Tu ne penses pas qu'on devrait en parler à ton frère aussi ? » demanda Ron tandis qu'Harry les écoutait se préparer à quitter le dortoir.

« Non. » répliqua Adrian. « C'est un bon élève mais il n'a pas suivi le même entraînement en duel que moi. Je ne veux tout simplement pas qu'il ait des problèmes. » Il avait l'air sincère et c'est ce qui fit le plus peur à Harry. Qu'allait-il faire ? Les deux garçons s'éclipsèrent de la pièce et Harry bougea tout de suite, refermant les rideaux derrière lui comme s'il était toujours au lit. Ca ne coûtait rien d'être prudent. Il serait parti immédiatement derrière eux s'il ne s'était pas arrêté pour l'évident. Il n'avait entendu aucun bruit de malle qu'on ouvrait. Se pourrait-il que… oui, c'était bien ça, pensa-t-il contrarié en sortant la cape d'invisibilité de la malle de son frère. Bordel ! Si Adrian devait sortir de la salle commune au beau milieu de la nuit, ne pouvait-il pas prendre la cape avec lui ? Elle était là pour ça après tout !

Harry tourna la cape derrière ses épaules et se recouvrit entièrement. Aucune chance qu'il laisse Adrian seul dehors ! Il avait définitivement l'intention de dire ce qu'il en pensait à son frère lorsqu'il entendit des murmures dans la salle commune. C'était Hermione, qui était apparemment en train de réprimander son frère et Ron, comme si elle savait exactement de quoi elle parlait. Donc, Hermione pouvait savoir ce qu'il se passait, mais pas lui ? Cela le blessa un peu.

« Pourquoi tu ne te mêles pas de tes affaires ? » siffla Adrian en sortant de la salle commune, Harry sur ses talons. Hermione leur dit qu'ils avaient intérêt à ne pas perdre les points qu'elle avait gagné avec McGonagall et se tourna pour partir, seulement pour découvrir que la Grosse Dame était partie faire un tour cette nuit. Et pour en rajouter, Neville avait été découvert en train de dormir derrière la porte, ayant oublié le mot de passe. Harry avait envie se tirer les cheveux devant leur malchance puisque le garçon au visage rond – heureusement guérit à première vue, non pas qu'un poignet tordu soit quelque chose avec lequel Madame Pomfresh aurait un problème – décida de se joindre à eux. Harry les suivit en silence, essayant de comprendre ce qu'ils faisaient d'après leur conversation. Cela avait quelque chose à voir avec Malfoy et la Salle des Trophées – puisque c'était là qu'ils se dirigeaient – et immédiatement il sentit son cœur s'accélérer. Son frère et ses trois camardes avaient vraiment l'intention de rester dans la pièce, en attendant Malfoy. Et si jamais Rusard arrivait ? Il était connu pour passer par la dite pièce au moins une fois par heure. Il était sur le point de les engueuler lorsqu'Hermione se mit à parler.

« On devrait y aller. » La voix de la raison parlait. « Rusard sera peut-être bientôt là. »

« On est là pour un duel, Hermione ! » s'exclama Adrian. « On ne peut pas juste tourner le dos ! C'est une question d'honneur ! » Harry brûlait d'envie de se taper la tête dans un mur. Comme si Malfoy tiendrait sa parole !

« Ouais ! » le supporta Ron. « C'est aussi une question de fierté de famille. Adrian ne peut reculer devant un défi officiel ! » Hermione eut l'air aussi énervée que se sentait Harry, pendant que Neville regardait Adrian avec admiration. Quel défi ? Un sorcier mineur ne pouvait pas accepter ou lancer un duel de sorciers officiel sans un consentement parental. Adrian devrait savoir cela ! Maintenant Harry était convaincu que Malfoy ne se montrerait pas et ses peurs furent confirmées lorsqu'il entendit Rusard parler à Miss Teigne derrière la porte. Cinq paires d'yeux s'agrandirent et les quatre se mirent à bouger dans l'urgence, Harry les suivant de près. Adrian les fit passer dans un passage secret caché derrière une tapisserie qui menait juste devant la classe de Sortilèges. Il réfléchit vite, Harry félicita intérieurement son frère au moins pour ça. Si seulement il pouvait se servir de ses méninges plus souvent…

C'est à ce moment là que Neville décida de courir dans le noir complet et envoya rapidement Ron et lui-même buter dans une armure, alertant efficacement Peeves. Pour ne rien arranger, Ron décida de lancer un truc sur le fantôme, juste quand Adrian l'avait à moitié convaincu de les laisser s'en aller. Paniquant au son de Rusard qui s'approchait, à cause des cris de Peeves « Élèves hors du dortoir ! Élèves hors du dortoir dans le couloir de Sortilèges ! », les dits-élèves se mirent à courir comme des fous. Il semblerait qu'on n'ait pas finit de faire ça ce soir, pensa sarcastiquement le garçon aux yeux vert. Et moi qui me disait que je n'aurais pas assez d'entraînement physique à Poudlard et… Ses pensées se stoppèrent abruptement lorsqu'il réalisa exactement où ils allaient.

Oh non ! Pria Harry en atteignant une porte fermée qu'Hermione ouvrit rapidement avec un Alohomora. La mâchoire d'Harry se décrocha en les suivant à l'intérieur. La seule protection placée sur la porte du Couloir Interdit était un sortilège de verrouillage ? Il écouta un peu Peeves embêter Rusard dehors lorsque son attention se tourna vers un problème bien plus important. Il resta immobile, regardant pétrifié l'énorme chien à trois têtes qui gardait le couloir. Donc un sort de verrouillage n'était pas la seule protection ici, bon à savoir ! Les quatre prirent rapidement conscience du dit Cerbère – c'était le nom de la race de ce chien si Harry se rappelait bien – et se tournèrent pour partir immédiatement, mais pas avant qu'Harry – ayant était entraîné pour aiguiser son sens de l'observation pendant toutes ces années avec Severus – ne remarque une trappe sous une des immenses pattes du chien. Il ne resta pas plus longtemps pour essayer de résoudre ce mystère, il opta plutôt pour suivre son frère hors de la pièce, jugeant que c'était la meilleure idée qu'avait eue Adrian de toute la nuit.

Ils retournèrent directement à leur salle Commune où la Grosse Dame était rentrée de sa balade nocturne et ils montèrent rapidement au lit, juste après qu'Hermione leur ait parlé de la trappe et les ait réprimandés pour les avoir presque tous fait renvoyer. Chacun ses priorités, pensa Harry sarcastiquement en courant à l'étage avant qu'elle n'ait fini sa petite morale, remettant vite la cape dans la malle d'Adrian et plongea dans son lit. Adrian et Ron parlèrent du chien toute la nuit tandis qu'Harry essayait de comprendre tout ça lui-même. Donc ce chien gardait quelque chose. Harry devait admettre, un Cerbère était la créature idéale – après un griffon – pour garder quelque chose de valeur. Son esprit se remémora la tentative de vol à Gringotts. Hagrid avait dit quelque chose à propos de ça non ? Maintenant qu'il pouvait se rappeler de la soirée sans avoir la peur que Severus soit fâché, il pouvait clairement revoir les tentatives d'Hagrid pour éviter le sujet.

Adrian avait vu Hagrid sortir de Gringotts le jour où ils étaient allés faire les courses et avait demandé ce qu'il faisait non ? Et Hagrid avait changé de sujet et avait parlé de quelque chose aussi banal que la météo ? Harry eut du mal à se rappeler quelque chose auquel il n'avait pas prêté attention – immédiatement.

Quiconque connaissait un peu Hagrid pouvait vous dire à quel point il était un menteur terrible, donc sa réaction ne pouvait uniquement dire qu'il avait quelque chose à cacher. Et il aurait pu jurer que ce Cerbère était son idée ! Mais que pouvait être si important qu'il doive rester caché à Poudlard ? Et bien, le château était le bâtiment le plus sûr du pays, Nicholas avait même dit une fois que… Nicholas ! Les yeux d'Harry s'agrandirent en repensant à l'attitude mal à l'aise de son mentor pendant l'été et les paroles mystérieuses de Severus qui lui disait qu'il trouverait pourquoi par lui-même. Combinez ça avec le fait que Severus avait promis son silence à quelqu'un d'autre que Nicholas et que l'alchimiste était un grand ami de Dumbledore et presto ! Donc quelle que soit la chose qui était gardée à Poudlard, elle appartenait à Nicholas. Le problème, pensa Harry en déglutissant difficilement, c'était qu'il ne pouvait penser qu'à un seul objet qui pourrait être caché dans l'école, que Nicholas ne penserait pas en sécurité dans son propre château.

Il devait parler à Severus le plus rapidement possible, compris Harry et essaya de s'endormir. La simple idée que la Pierre Philosophale pouvait être dissimulée dans l'école était assez stressante comme ça sans même penser aux raisons qui justifiaient un tel déplacement. Pas besoin de dire que le sommeil lui fit défaut cette nuit là. C'était un Harry fatigué, supportant un terrible mal de tête qui se leva de son lit à l'aube.

Le sorcier aux yeux vert n'eut pas la possibilité de voir Severus jusqu'à un peu après le petit-déjeuner. Il avait d'abord essayé de pousser son frère à se confier à lui à propos de la nuit dernière, mais Adrian était plongé dans une conversation vive avec Ron. Ils arrêtèrent de parler dès qu'Harry ou quelqu'un d'autre approchait, mais le jeune sorcier avait fugitivement entendu le mot trappe. Comprenant qu'ils ne lui diraient absolument rien, il quitta la Grande Salle tôt, prétendant de devoir envoyer une lettre à leurs parents à propos de sa nouvelle position d'Attrapeur avant le cours de Botanique et il se dirigea vers les cachots.

Il n'eut pas à attendre longtemps puisque, après quelques minutes, Severus apparut derrière le coin, se dirigeant vers son bureau. Ses yeux s'illuminèrent à la vue d'Harry mais se retint de parler avant qu'ils ne soient dans son bureau. Lorsque la porte fut fermée, il se tourna vers le garçon et sourit.

« Donc, Attrapeur dans ta première année ? »

« Yep ! » affirma Harry avec un sourire. « T'aurais dû voir le Professeur McGonagall quand elle a annoncé à Dubois que je serais le prochain Attrapeur. Elle rayonnait ! »

« Et elle était horriblement suffisante lorsqu'elle a annoncé que la Coupe de Quidditch trônerait sur son bureau à la fin de l'année. » confirma Severus, ses yeux s'agrandissant comme s'il venait de réaliser quelque chose de très important. « J'ai entraîné l'ennemi ! » plaisanta-t-il avec un air horrifié.

« Et si je peux ajouter, vraiment très bien ! » répliqua Harry en riant. Il se reprit rapidement en se rappelant la raison de sa venue. « Mais ce n'est pas pour ça que je suis venu. » Et il commença à expliquer exactement ce qui s'était passé la nuit dernière. Severus le regarda avec un air mi-confus mi-horrifié. Il ne pouvait pas croire qu'Harry s'était retrouvé dans la même pièce que ce – sans l'existence d'un mot plus approprié – chien.

« Et Adrian n'avait pas pris la cape avec lui ? » demanda-t-il en s'asseyant sur le coin de son bureau tandis que Harry faisait les cents pas.

« Non ! » s'écria Harry. « Et qu'est ce qu'il pensait en acceptant un duel contre Malfoy ? Ce n'était même pas officiel ! » Severus acquiesça en pensant à ce qui n'avait pas été respecté la nuit dernière. Malheureusement, il ne pouvait pas punir Malfoy pour ce qu'il avait fait sans preuve ou sans incriminer Harry au passage.

« Et je ne suis pas très content que tu les ais suivi. L'incident avec Touffu est également quelque chose que j'aurais aimé que tu évites. » ajouta Severus sombrement.

« Touffu ? » se demanda Harry à haute voix. « Le Cerbère s'appelle Touffu ? Qui appelle un Cerbère… » Il pensa tout de suite à Hagrid et soupira. « Oublie ça. » Le maître de Potions sourit légèrement malgré lui.

« Et tu as remarqué la trappe n'est-ce pas ? » demanda Severus impressionné.

« Hermione aussi. » répondit Harry en haussant les épaules.

« Donc, des idées sur le sujet ? » demanda Severus dans l'expectative.

« Une question en fait. » clarifia Harry avec un rictus.

« Je t'écoute alors. »

« Qui est après la Pierre Philosophale et a réussi à suffisamment effrayer Nicholas pour qu'il veuille la cacher à Poudlard ? » Severus rit au ton blasé qu'avait employé Harry pour poser sa question, une réplique parfaite de lui-même lorsqu'il essayait de masquer ses émotions quand il était agité.

« C'est pas trop tôt. » le taquina Severus. « Je pensais que tu aurais fait le lien quand l'article sur le presque vol à Gringotts avait été publié dans la Gazette. » Harry soupira.

« J'ai été distrait. » admit-il de façon théâtrale.

« J'imagine. » répondit Severus. « Et en ce qui concerne ta question, réfléchis bien. Tu ne peux pas penser à quelqu'un qui voudrait voir sa vie restaurée ? Quelqu'un qui est assez désespéré – et capable – pour braquer Gringotts ? » Le garçon aux yeux vert redevint sérieux immédiatement, blanchissant légèrement.

« Voldemort ? » Severus opina d'un air grave.

« Bien sûr ce n'est qu'une spéculation, puisque la dernière fois que Dumbledore m'a informé il se cachait dans un coin du monde mais je parie sur lui. » affirma Severus et Harry s'assit sur une chaise, déprimé.

« Tu penses qu'il va s'en prendre à Adrian ? » demanda Harry après une longue pause. Il avait l'air terrifié à cette idée. Son frère était bien plus avancé que ses camarades de classe – à l'exception notable de son jumeau – mais il n'était pas le moins du monde prêt à se défendre face aux Mangemorts, encore moins un sorcier de la trempe de Voldemort.

« Je pense que c'est une possibilité. » répondit Severus, pensif. « Mais à moins qu'Adrian ne le cherche ouvertement, il ne tentera rien avant d'avoir récupéré son corps et c'est le pire scénario. » Harry hocha la tête pour montrer sa compréhension. C'était quand même une sorte de soulagement, puisque la Pierre était bien gardée.

« Tu penses qu'il aurait une petite chance de s'approcher de la Pierre ? » demanda Harry plongé dans ses pensées. L'idée était tout simplement trop à gérer.

« S'il obtient de l'aide de l'intérieur. » répondit Severus sur le même ton.

« Aide de l'intérieur ? » se demanda Harry. « Un professeur ? »

« Oui. » Ils se penchèrent sur les différentes possibilités pendant un moment jusqu'à ce que Severus ne jette un coup d'œil à l'horloge et le fait qu'Harry avait exactement quinze minutes pour se rendre aux Serres. Ils se dirent au revoir et se séparèrent sur la promesse de se reparler vendredi soir. A partir de ce moment, Septembre passa en un rien de temps rapidement suivi d'Octobre. Pris entre ses cours, sa transformation animagus, ses études supplémentaires, l'entraînement de Quidditch et son inquiétude au sujet de Voldemort, ce fut Halloween avant qu'Harry n'ai pu dire « ouf ».

Ces deux derniers mois, il avait reçu un Nimbus 2000 et deux longues lettres de félicitations – une de ses parents et une d'un Sirius surexcité, promettant tous de venir voir son premier match – il avait fait d'énormes progrès dans son étude des sceaux et avait réussi à transformer la plupart des parties de son corps dans leur forme de loup, Severus était presque persuadé que d'ici Noël, il aurait terminé. Et pour parfaire cela, Voldemort n'avait pas fait un seul mouvement. Donc, ce n'était pas surprenant qu'Harry soit d'aussi bonne humeur en marchant vers le dernier cours de la journée du grand festin d'Halloween. Harry entra dans la salle de Sortilèges et salua le professeur Flitwick en s'asseyant. Il avait été mis avec Neville pour cette leçon, ne voulant pas le faire sentir exclu après qu'Adrian l'ait rapidement évité pour se mettre avec Seamus. Ron avait été placé avec Hermione pour leur plus grande mortification.

« Bonsoir à tous ! » commença le Professeur Flitwick avec sa voix caractéristique. « Aujourd'hui nous allons commencer à travailler sur les sorts de lévitation, plus particulièrement le Wingardium Leviosa. » Un murmure joyeux parcourut la salle. Ce n'était pas un secret qu'ils avaient attendu cette leçon depuis que le professeur de Sortilèges avait fait voler Trevor, le crapaud de Neville, à travers la classe. « Maintenant, est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi maîtriser ce sort est crucial pour votre future éducation ? » demanda le petit professeur. La tête d'Hermione montra une grande concentration et Harry savait qu'elle essayait de se rappeler où la raison avait été mentionnée dans leur livre. Elle ne l'était pas. Cela faisait juste partie de la théorie générale des Sortilèges. Harry sourit intérieurement à son expression mécontente lorsqu'il leva la main. « M. Potter ! » s'exclama le Professeur Flitwick avec un sourire ravi.

« Ce n'est pas le sort en lui-même qu'on doit maîtriser, c'est le mouvement de baguette. » éclaira Harry et Flitwick hocha la tête pour confirmer. « C'est un mouvement de baguette sur lequel de nombreux sorts, même les plus avancés, sont basés. Le Wingardium Leviosa requiert le même mouvement de baguette mais pas la même quantité de magie demandée par un sortilège plus avancé. »

« Excellent, M. Potter ! » en frappant dans ses mains. « Trois points pour Gryffondor ! Maintenant, comme l'a dit M. Potter, rappelez-vous bien du mouvement de baguette que nous avons appris… » Et il commença à expliquer exactement ce qu'ils allaient devoir faire. Harry fit léviter la plume sur laquelle Neville et lui s'entraînaient, recevant d'autres félicitations du professeur. Il essaya ensuite d'expliquer à Neville comment lancer le sort lorsqu'un gros « BANG » l'interrompit dans ses explications. Seamus avait mis le feu à la plume qu'Adrian et lui partageaient pour travailler et Adrian essayait d'éteindre le feu avec son chapeau. Au même moment, un Ron irrité essaya et échoua – il n'agitait pas sa baguette comme il le fallait – à réaliser le sort. Hermione essaya de le corriger, il sembla s'énerver encore plus et elle lui montra exactement ce qu'il avait fait de mal en lançant elle-même le sort. Ron ne fit que bouder et Hermione fut félicitée pour ses efforts et Harry retourna à ses explications pour Neville. Quand la leçon fut terminée il suivit son frère dehors, l'approchant juste à temps pour entendre Ron, qui parlait d'Hermione à Adrian, déclarer :

« Ce n'est pas étonnant que personne ne la supporte, c'est un vraiment un cauchemar cette fille ! » Adrian n'eut pas le temps de répondre qu'une fille avec des chevaux ébouriffés très reconnaissable qui était visiblement en train de pleurer les bouscula rapidement.

« Je crois qu'elle t'a entendu. » commenta Adrian.

« Beau travail ! » s'exclama Harry, sarcastique.

« Quoi ? » se plaignit Ron. « Elle a bien dû remarquer qu'elle n'a aucun ami ! » conclut le roux. Harry soupira et se dirigea vers la Grande Salle. Il s'arrêta en réfléchissant un peu plus à la situation et se retourna vers Ron.

« Tu devrais t'excuser la prochaine fois que tu la vois. » lui dit-il, seulement pour être récompensé par un regard assez désagréable.

« Pourquoi ? Elle faisait sa miss Je-Sais-Tout et elle… »

« Essayait de t'aider ? » rétorqua Harry, en haussant un sourcil. « Bien qu'elle ne l'ait fait d'un air supérieur ça partait d'une bonne intention et tu le sais. » commenta Harry et Ron se dégonfla et rougit.

« Il a raison sur ce coup mon pote. » ajouta Adrian.

« Ok, ok. » grommela Ron. « J'irais lui dire que je suis désolé la prochaine fois que je la vois. » Il semblait toutefois pas du tout ravi de la situation.

« Et n'oublie pas, une excuse sèche est une deuxième insulte. La personne vexée ne veut pas se faire pardonner parce qu'on a prouvé qu'elle avait raison. Elle veut être guérie parce qu'elle a été blessée. » finit Harry avec un sourire en coin et se dirigea une bonne fois pour toute vers le festin, laissant derrière lui un Ron bouche bée et un Adrian mi-amusé, mi-confus. Ah, les joies d'une bonne éducation… Il faudrait qu'il remercie Severus plus tard.

La Grande Salle était décorée superbement pour l'occasion, des milliers de chauves souris vivantes volant au-dessus de leurs têtes, faisant trembloter les flammes des bougies. Harry sourit en marchant vers la table des Gryffondor. Sa bonne humeur fut tout de même un peu entamée – un peu étant beaucoup – en entendant Parvati affirmer qu'Hermione s'était enfermée dans les toilettes des filles des cachots pour pleurer. Harry avait remarqué qu'il ne l'avait pas revu depuis le cours de Sortilèges et, même s'il avait été inquiet, il avait espéré qu'elle viendrait au festin. Pour sa défense, Ron eut l'air honteux. Harry était sur le point de lui demander d'aller la trouver et d'arranger les choses lorsqu'un Quirell positivement terrifié entra dans la Grande Salle.

« Un Troll – dans les cachots – Je pensais… que vous devriez le savoir. » déclara-t-il en atteignant la chaise de Dumbledore avant de s'effondrer au sol, évanoui. L'école commença à s'affoler et le visage d'Harry devint livide, Severus regardait Quirell, enragé, et le garçon ne pouvait que deviner pourquoi. Mais Quirell ? Pourrait-il être celui qui aidait Voldemort ? Le Directeur ordonna aux élèves d'être accompagnés à leur salle Commune et Harry suivit Percy à contrecœur, ayant à moitié envie d'aller dans le Couloir Interdit – il soupçonnait Severus de couvrir ce problème – lorsque cela le frappe. Hermione… cachots… Troll… Par l'or des Gobelins ! Il se tourna rapidement pour voir Adrian ainsi que Ron se diriger vers les cachots eux-mêmes. Maintenant, il devait vraiment se dépêcher.

Il vola pratiquement dans les escaliers, son cœur battant à toute allure dans sa poitrine, sa baguette à la main. Il prit un virage serré à gauche puis se redissimula derrière le coin. Adrian et Ron étaient près des toilettes des filles et son sang se refroidit lorsqu'il vit le troll à l'intérieur. Hermione était en danger ! Puis son sang se glaça lorsque son frère et Ron l'enfermèrent avec le Troll. Ils se tournèrent pour partir mais le cri d'Hermione les fit réagir, ils revinrent rapidement, déverrouillèrent la porte et entrèrent dans les toilettes, donnant presque un infarctus à Harry.

Il sprinta vers la pièce et se retrouva en train de regarder une Hermione terrifiée recroquevillée sous un évier, Ron et Adrian narguant le Troll et lui lançant des choses à la figure et pour finir, les toilettes dans différents états de destruction, la puanteur venant de la bestiole s'étendait. Sans arrêter de réfléchir, il pointa sa baguette vers la créature de 3m et lança une malédiction puissante sur elle, assez forte pour traverser la peau résistante à la magie des Trolls, cassant probablement une de ses jambes, au même moment où Adrian agitait sa baguette pour lui envoyer un Stupéfix assez faible.

Le Troll perdit l'équilibre et tomba avec un gros bruit, blessé mais toujours vivant. Harry se cacha à moitié derrière la porte – pas que les occupants des toilettes ne lui prêtent attention – tandis que Ron agita sa baguette et fit léviter la massue du Troll et la frappa à la tête, l'assommant. Le garçon aux yeux vert soupira de soulagement. Soudain, il entendit des voix et des bruits de pas à distance maintenant que les cris et les grognements avaient stoppé. Il n'y eut qu'une seconde avant qu'un groupe de professeurs – Dumbledore inclus – n'apparaissent et qu'il réussit à plonger derrière une armure pour se cacher. Le Professeur McGonagall fût la première à parler, admonestant Ron et Adrian avant qu'Hermione ne vienne à leur rescousse, prenant toute la faute sur elle. Des points furent enlevés et attribués lorsque la voix de Dumbledore s'éleva.

« La jambe du Troll semble être cassée, par un sort en plus. » Harry pouvait presque entendre ses yeux pétiller dans sa voix. Le Directeur était extrêmement fier.

« Cassée ? » demanda le Professeur Sinistra. « Mais cela demanderait énormément de magie pour un sort de passer à travers la peau d'un Troll ! » Le silence fut brisé par la voix timide d'Hermione.

« Adrian a touché le Troll avec un Stupéfix. » déclara-t-elle et Harry distingua une série d'halètements stupéfaits.

« Assez extraordinaire, si je peux me permettre… » répondit Dumbledore en souriant et Harry eut très envie de faire pareil. Donc ils pensaient qu'Adrian avait battu le Troll ? Au mois quelque chose s'était bien passé cette nuit ! Une grosse série d'explications qu'il ne voulait pas donner aurait été nécessaire sinon. Les trois étudiants furent escortés jusqu'à la Tour Gryffondor, passant juste devant Harry, ne pensant même pas une seconde qu'il pourrait être caché là. Harry les suivit de loin, se dissimulant dans les ombres. Une fois qu'ils atteignirent le troisième étage, ils furent rejoint par Severus Snape – Merci Merlin, pensa Harry – qui fût rapidement informé de ce qu'il s'était passé. Lorsqu'ils se mirent à marcher à nouveau, il se tourna dans la direction générale d'Harry et chuchota avec un sourire :

« Bien joué Harry, vraiment bien joué ! » Et il rattrapa le reste des professeurs, laissant un Harry souriant fièrement derrière lui. Ce ne fût qu'à ce moment là, puisque la cape du maître de Potions s'éleva derrière lui, que le jeune sorcier remarqua que le pantalon de Severus – presque toute la jambe droite à partir du genou – était réduit en pièces.


Voilà, voilà ! Je m'excuse d'avance s'il reste des tournures de phrases étranges :)

Comme d'habitude, pensez aux reviews et, à la prochaine !