Chapitre 20
Quidditch
Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter. xXDesertRoseXx possède le scénario et certains OC. Moi il ne me reste que la traduction ^^ (d'ailleurs je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de l'auteure sur l'autorisation de traduire sa fic donc si elle me demande un jour de la retirer du site, c'est avec tristesse que je le ferai)
Hello tout le monde ! Je voudrais juste commencer pour vous dire un énorme MERCI à tous, parce que, si vous l'avez remarqué, on a dépassé les 200 reviews ! Bon ok, je sais que c'est juste un nombre et que ça veut pas dire grand chose mais pour moi ça veut dire que vous êtes quand même un bon nombre à suivre cette fiction (d'ailleurs, pareil pour les followers, plus de 150, ben je m'attendais pas à ça). Je pensais jamais arriver à atteindre ce nombre ou quoi que ce soit et c'est pour ça que ça me fait très très très plaisir ! Donc continuez, vous faîtes chanter mon pitit coeur ! (lol)
Sinon, voilà le dernier chapitre de l'histoire !
Enjoy !
« Bien joué Harry, vraiment bien joué ! » Et il rattrapa le reste des professeurs, laissant un Harry souriant fièrement derrière lui. Ce ne fût qu'à ce moment là, puisque la cape du maître de Potions s'éleva derrière lui, que le jeune sorcier remarqua que le pantalon de Severus – presque toute la jambe droite à partir du genou – était réduit en pièces.
Harry s'était faufilé dans sa chambre pendant que le reste de la salle commune mangeait – courtoisie des elfes de maisons puisque leur festin avait été quelque peu interrompu – uniquement pour descendre les escaliers un peu plus tard pour que tout le monde puisse témoigner de sa présence et revêtit sa meilleure expression de choc lorsque son frère lui expliqua ce qui s'était passé. Ou plutôt, ce qu'il pensait s'être passé.
« Tu sais que Maman va t'écorcher vif pour cette petite action, hein ? » demanda Harry en haussant un sourcil. Adrian pâlit et Harry sourit, le fait que son frère soit vivant et en bonne santé alors qu'il aurait pu être tué par un Troll s'imprégnant enfin dans sa tête. Il prit Adrian dans ses bras, se promettant encore une fois de s'occuper de son frère qui attirait les ennuis.
« Mais Cornedrue et Sirius, après avoir dépassé le choc initial bien sûr, seront fiers. Te donneront peut-être même un présent. » Adrian rit également et tapota dans le dos de son frère. « Et je pense qu'assommer un troll adulte est tous simplement génial ! » déclara Harry, incapable de s'en empêcher. C'était génial, s'il pouvait se le permettre, merci beaucoup !
« Merci, frérot ! » s'exclama Adrian puis se mit à la recherche de nourriture. Harry se remit à rire.
« Vous trois feriez mieux de choper un truc à manger, vous devez être affamés ! » déclara Harry et suivit immédiatement son propre conseil. Il dût ensuite attendre environ deux heure que tout le monde soit endormi et il se faufila hors de la Tour grâce à la cape d'Invisibilité. Severus pouvait être blessé, réalisa-t-il. Bien sûr, il n'avait pas boité ou quelque chose du genre lorsqu'il avait grimpé les escaliers mais son Papa pouvait vraiment être aussi têtu qu'un griffon parfois, en particulier lorsqu'il s'agissait de montrer une quelconque trace de douleur ou même d'inconfort. Il aurait pu se vider de son sang et sourire plutôt que de le montrer ! Cette pensée en tête, il accéléra l'allure et atteignit les cachots du château en un temps record. Il toqua assez fort sur la porte et, après le quatrième coup, Severus – qui n'avait visiblement pas essayé de dormir du tout – ouvrit la porte. Après n'avoir vu personne, il bougea légèrement sur sa gauche, un sourire en coin apparaissant sur son visage lorsqu'il sentit Harry passer à côté de lui, et referma la porte.
« Qu'est ce qui t'amène ici, Harry ? » demanda Severus pendant qu'Harry enlevait la cape. « D'autres trolls dont je devrais être informé ? » Harry leva les yeux au ciel et s'assit sur un fauteuil.
« Adrian essaye de me faire mourir de peur parfois, je te jure, mais ce n'est pas la question. »
« Oh ? » Severus sourit doucement à l'air sérieux – presque comme un businessman – qu'arborait Harry, un air qui lui rappelait étrangement lui-même lorsqu'il était inquiet.
« Es-tu blessé ? » demanda Harry, ses yeux fixés sur sa jambe.
« Est-ce que je suis blessé ? » répéta Severus perplexe. Il ne l'avait pas vu venir celle-là.
« Tu es allé vérifier du côté de Touffu pendant que j'essayais d'empêcher mon frère d'être réduit en miette par un Troll, non ? » questionna-t-il d'un ton désinvolte, mais qui n'arrivait pas à masquer totalement son inquiétude.
« Il se trouve que oui. »
« Et Touffu… » les yeux d'Harry perdirent un peu de leur feu habituel qui fût remplacé par un surplus d'eau et un scintillement, accompagné du regard suppliant qu'il avait fini par associer avec ce que le garçon appelait « yeux de chiots ». Oh non… « Touffu t'a attaqué, pas vrai ? J'ai vu que ta jambe droite était… » commença le garçon, avec ses grands yeux inquiets. Le cœur de Severus fondit à cette vue. Harry pouvait avoir l'air totalement adorable quand il le voulait. Ou peut-être qu'il ne le faisait pas exprès. Ouais, bon…
« Écoute, Harry, je… »
« N'essaye pas de cacher si tu es blessé, ok Papa ? » Severus soupira avec un sourire.
« J'aurais pu être blessé. Ce maudit chien a presque attrapé ma jambe droite, mais il semble que la pratique du combat à l'épée a fait du bien à mes réflexes. » Et pour appuyer ses dires, il montra la dite jambe qui était toute maigre et bien trop pâle à cause des sorts de Glamour mais sinon, parfaitement saine. « J'y ai échappé à la dernière minute mais il a quand même réussi à déchirer mon pantalon avec ses griffes, un prix bien faible à payer selon moi ! »
« Donc, tu n'es pas blessé ? » vérifia Harry avec un grand sourire, cette fois-ci.
« Nope ! » confirma Severus ce qui lui valut un câlin et un « Youpi ! » assez bruyant du garçon.
« Et à part avoir été presque déchiqueté par un Cerbère, comment s'est passé ta nuit ? » demanda Harry, sa curiosité revenant au galop maintenant qu'il était certain que Severus allait bien.
« Tu veux dire, est-ce que j'ai vu qui que ce soit venir après la Pierre ? » devina Severus en s'asseyant sur le siège en face du garçon.
« J'allais dire, est-ce que tu a vu Quirell venir après de la Pierre, mais ok. » Les yeux du maître de Potions s'agrandirent pendant une seconde avant qu'il ne commence à rire.
« Donc, je ne suis pas le seul à avoir remarqué la coïncidence bien pratique qu'un troll, un troll en plus, arrive à s'infiltrer dans l'école alors que tout le monde était réuni pour le festin ? » demanda Severus après s'être calmé.
« Tu veux dire que personne d'autre n'a remarqué ? » demanda Harry, confus. « Mais… Mais les trolls sont stupides ! Et Quirell est le professeur de DCFM et il s'est bizarrement évanoui alors que le reste de l'école se ruait soit dans les dortoirs soit dans les cachots ! » s'écria le garçon en faisant les cents pas. « Et nous savons – tu l'as dit – que Voldemort aurait besoin d'une aide intérieure pour récupérer la Pierre ! » s'exclama-t-il pour finir et se rassit dans son fauteuil, fatigué comme s'il avait couru des kilomètres. Sa tête tournait et sa respiration était rapide. Il était proche de l'hyperventilation et le maître de Potions vint à la rescousse.
« Harry ! Calme-toi s'il te plaît. » Et avec un mouvement de baguette il conjura deux tasses de chocolat chaud des cuisines, et en tendit une au garçon inquiet devant lui.
« Merci, Sev. » murmura Harry en prenant une gorgée du liquide chaud. Il semblerait qu'il allait devoir faire attention à son niveau d'excitation.
« Maintenant, réfléchis-y un peu, Harry. Le reste des élèves ne savent pas que la Pierre Philosophale est dans l'école. Les professeurs n'ont aucuns moyens de savoir pourquoi la Pierre est là. Je ne le sais qu'à cause de Nicholas et parce que, en fait, j'ai vraiment fait pression sur Dumbledore pour qu'il me le dise, juste pour le plaisir. » Harry sourit à cette déclaration. « Et même s'ils savaient que Voldemort est à la recherche de la Pierre, est-ce que tu penses que ce serait Quirell qu'ils soupçonneraient ? Bégayant et terrifié de son ombre, Quirell ? » demanda le maître de Potions et Harry fixa sa tasse.
« Je suppose que non. » Il leva la tête pour regarder dans les yeux de Severus. « Mais qu'en est-il du professeur Dumbledore ? Il ne suspecte pas Quirell ? » Severus soupira et leva les yeux au ciel.
« Dumbledore a l'habitude d'accorder aux gens le bénéfice du doute. Parfois cela fait bien plus de mal que de bien, mais il est inébranlable sur ce sujet. » Il regarda Harry qui intégrait ces informations. « J'essaierai d'aborder le sujet avec lui, mais il peut être plutôt têtu. »
« Je vois. » répondit Harry avec un air vide, l'étincelle de ses yeux diminuant un peu.
« Mais assez de ça pour ce soir ! » s'exclama Severus, son sourire s'agrandissant au regard perdu qu'il reçut du garçon.
« Quoi ? »
« J'ai dit, assez de ça. Personne ne s'est plus rapproché que moi de la Pierre ce soir, personne n'a été blessé et tu as réussi à mettre un troll à genoux avec juste une seule malédiction. » éclaircit Severus. « Je pense qu'on devrait regarder le côté positif des magouilles de ce soir, pas toi ? » Harry éclata de rire, ce qui avait été le but dès le départ.
« Magouilles, Sev ? » demanda-t-il entre deux rires. « Vraiment ? »
« Ben, ouais, vraiment. » acquiesça sérieusement le professeur de Potions, agitant sa baguette pour faire tomber les sorts de dissimulation sur leurs apparences. « C'est mieux. » admit-il pendant qu'Harry suivait son exemple. « Maintenant, j'aimerais que tu me racontes ce qu'il s'est passé exactement ce soir. » le pressa Severus et donc, Harry expliqua. La nuit passa assez calmement après ça, les deux sorciers faisant de leur mieux pour repousser toutes les pensées indésirables au fond de leurs esprits.
Et ainsi, Novembre commença, amenant avec lui le froid auquel Harry s'était habitué à ce moment de l'année mais aussi le début de la saison de Quidditch. Ça, contrairement aux basses températures, Harry ne l'avait jamais vécu avant et, en résultat, il était perdu et ne savait pas comment il devait le gérer. D'un côté, il avait toujours voulu jouer un vrai match de Quidditch et Dubois déambulait dans l'école en chantant les louanges des capacités du garçon aux yeux verts, lui redonnant confiance et le rendant impatient pour le premier match. D'un autre côté, il n'avait jamais vraiment joué un vrai match de Quidditch avant ce qui voulait dire qu'il ne pouvait pas savoir comment il allait réagir pendant un vrai match, sous pression, cette simple pensée le laissant apeuré. Ne sachant pas laquelle des deux émotions très différentes – peur ou excitation – choisir, Harry fit un peu des deux, sa situation délicate faisant sourire secrètement Severus.
Ses parents lui avaient envoyé une lettre d'encouragements, lui rappelant qu'ils seraient là pour son premier jeu. La lettre aurait pu être plus encourageante si elle n'avait pas été accompagnée d'une lettre rouge cramoisi, facilement reconnaissable comme étant une Beuglante, adressée à son frère. Harry aussi bien qu'Adrian n'avaient jamais imaginé que leur mère puisse crier comme ça. Par contre Severus, lorsqu'Harry lui avait raconté l'évènement le soir même, n'eut pas l'air très surpris.
Il y avait tout de même eu un changement évident par rapport à ces deux derniers mois et il s'agissait de la manière dont Ron et Adrian traitaient Hermione et comment elle réagissait en retour avec eux. Ils avaient l'air de s'être liés durant ce soir d'Halloween, pensa Harry avec un rictus. Il existait des choses qu'on ne pouvait pas partager sans finir par s'apprécier mutuellement, songea Harry, et mettre un troll de 3 mètres à terre – ou penser qu'on l'a fait au moins – en fait partie. Cela voulait bien sûr dire, d'après ce qu'Harry pouvait voir étant donné qu'Adrian l'avait fermement tenu hors de l'histoire, que la jeune fille aux cheveux touffus participait désormais activement dans leurs recherches sur ce qui pourrait être caché sous cette trappe. Harry frissonna à la pensée de ce qui pourrait arriver s'ils finissaient par le découvrir.
Les jours passèrent et le match arrivait rapidement. Harry avait essayé de se débarrasser de son anxiété en faisant ce qu'il appelait des recherches fun à la bibliothèque. Il avait crée ce terme lorsqu'il aidait Severus avec ses recherches, déclarant que puisque les recherches ne concernaient pas un de ses projets personnels, il le faisait purement pour s'amuser. Severus de l'autre côté, avait déclaré que la seule chose dans une recherche de cinq heures, plongés dans des pavés poussiéreux, qui pouvait être fun était le nom qu'Harry leur avait donné. Tous les deux savaient bien qu'Harry n'avait dit ça que pour qu'il le laisse rester dans le laboratoire avec lui, mais aucun des deux n'en parlaient.
En utilisant le terme recherche, le garçon voulait dire griffonner ce qu'il pouvait sur les sorts et enchantements utilisés sur les balais pour qu'ils puissent voler et marcher sans mal fonctions. L'abondance de sorts qu'il trouva – certains assez utiles dans d'autres domaines de ses études – avait lancé une conversation avec Severus, quelques jours avant le match. Ils étaient en train de boire du chocolat chaud dans le bureau de Severus, ce qui était devenu une habitude, et Harry avait partagé ses pensées avec hésitation.
« Sev ? »
« Oui, Harry ? » demanda Severus à son tour, en essayant de retenir un sourire. A chaque fois qu'Harry débutait une conversation ainsi, cela voulait dire qu'il avait un plan qu'il mourrait d'envie de partager avec lui.
« J'ai fait quelques recherches récemment. » commença Harry.
« Pas très surprenant en soi, mais continue. » Harry sourit et s'exécuta.
« Puisque le match approchait, je me suis dit que je pouvais me renseigner un peu sur les balais pendant que j'étais à la bibliothèque, tu sais, pour que je puisse arrêter de penser vraiment au jeu. » admit le garçon à un Severus qui écoutait attentivement.
« Vas-y. » pressa-t-il et Harry continua après avoir pris une grande respiration.
« Et je me suis mis à repenser à ce que Nicholas avait dit, que de travailler sur quelque chose qui me forcerait à être créatif pourrait m'aider à faire des progrès en tant qu'alchimiste. » expliqua le garçon en regardant Severus. « Est-ce que tu penses que peut-être, je pourrais, je sais pas, expérimenter un peu sur un des vieux balais qu'on a à la maison ? » Les sourcils de Severus se perdirent presque dans ses cheveux. C'était ça ? « Je veux dire, je ne laisserais pas ça interférer avec mes études. » précisa rapidement le garçon, interprétant mal l'expression de Severus. « Je le ferai sur mon temps libre, je te promets et… «
« Harry, stop ! » s'exclama-t-il avec un sourire. « Bien sûr que tu peux. Tu n'avais même pas besoin de demander. »
« C'est vrai ? » demanda Harry, ses yeux s'illuminant.
« Oui, vraiment. » le rassura Severus. « Tu aimes le Quidditch, n'est-ce pas ? »
« Bien sûr que oui ! » s'écria le garçon, comme si c'était la chose la plus évidente au monde.
« Et tu veux faire quelques recherches sur le sujet. » résuma Severus et Harry hocha vigoureusement la tête. « Alors je veux que tu le fasses Harry. Pourquoi tu penserais que je ne voudrais pas ? »
« Je pensais, à cause de Voldemort et compagnie, que je devrais m'entraîner plus et ne pas perdre mon temps à… »
« Vivre ? » interrompit Severus avec un sourcil haussé. « Harry, Merlin sait – et je pense qu'il le sait vraiment – à quel point tu as étudié ! » argumenta sérieusement le professeur de Potions.
« Je le dois Severus. Ce n'est pas que je n'aime pas apprendre. Mais si je ne continue pas, je ne survivrai peut être pas. » Le cœur de Severus se serra dans sa poitrine.
« Harry, regarde-moi une seconde. » demanda-t-il doucement et Harry leva les yeux sur le visage du sorcier plus âgé. « Oui, tu dois étudier et oui, cela t'aidera à survivre. Mais dis-moi, à quoi ça sert de survivre si tu ne peux pas vivre un peu ? » Les yeux d'Harry s'agrandirent alors qu'il essayait de trouver une réponse correcte.
« Et bien, je… je… »
« Tu vas continuer à lire sur ces sorts et, cet été, tu commenceras à démonter les vieux balais qui ont commencé à récolter la poussière dans le grenier. » affirma Severus. « Je pourrais même t'aider si tu veux. » Il fut récompensé par le câlin je-me-prends-pour-un-ours d'Harry pour son offre, une action qu'il interprétait librement comme un oui.
Le lendemain matin, l'estomac d'Harry semblait être descendu et coincé quelque part près de ses genoux. Son cœur battait à cent à l'heure et ses oreilles vrombissaient. Peut-être qu'il ne devrait pas jouer dans cet état, il se sentait plus attiré par l'infirmerie en ce moment plutôt que par le terrain de Quidditch. Cependant, il s'ordonna d'avaler un peu de son petit-déjeuner – qui, se dit-il, avait du être plutôt bon s'il se basait sur Ron qui dévorait le sien – et quitta la Grande Salle plus tôt que le reste du corps étudiants avec son équipe. Il capta le regard de Severus avant de sortir et y décela le petit, indétectable si on ne le cherchait pas, signe d'encouragement qu'il lui donna.
Il se changea rapidement et mit ses robes rouges et dorées, puisque chaque équipe semblait jouer avec leurs couleurs de Maisons, et se rapprocha du reste de l'équipe. Dubois donnait son discours habituel, avec les jumeaux qui intervenaient joyeusement, l'ayant apparemment entendu trop de fois. Les bruits de pas sortirent Harry de sa rêverie et toute l'équipe se prépara à entrer sur le terrain. Ils s'approchèrent de Madame Bibine qui arbitrait et écouta son discours qu'elle leur énonca sur le fairplay, la rivalité entre les deux maisons semblant s'être étendue même jusque au terrain de Quidditch par le passé. Il lui sembla qu'elle fixait en particulier le capitaine de l'équipe de Serpentard, un garçon qui s'appelait Marcus Flint, et il y avait un petit air de ressemblance avec un troll. Harry inspira profondément. C'est l'heure de vivre un peu, décida-t-il et il monta sur son balai. Madame Bibine donna le signal et le jeu débuta.
Ses peurs semblaient n'avoir servies à rien puisque la moindre petite inquiétude qu'il aurait pu avoir se dispersa dès qu'il s'envola, le vent s'infiltrant dans ses robes et ses cheveux. Il fit le tour du terrain des yeux rapidement à la recherche du furtif Vif d'Or, gardant à moitié un œil sur le reste du jeu. En regardant autour, ses yeux tombèrent sur une banderole que son frère et ses camarades avaient fait pour lui. Elle disait « Potter Président » et cela fit grandement sourire le garçon. Il distingua aussi de longs cheveux, roux sombres qui appartenaient sans aucuns doutes à sa mère, dans la tribune réservée pour la famille des joueurs, juste à côté de celle des professeurs. Il retourna rapidement ses yeux sur le jeu, après un but de Gryffondor.
Il fit le tour du terrain avec ses yeux mais, encore une fois, aucune trace du Vif d'Or. Il continua sa recherche, même lorsqu'il dût éviter un Cognard envoyé dans sa direction par un des batteurs de l'autre équipe. Son plongeon soudain avait dû surprendre tout le monde sauf lui puisqu'il entendit un halètement général avant qu'ils n'applaudissent, et que lui ne retourne à son boulot.
« Bien joué, Harry ! » s'exclama Fred ou Georges Weasley, qui envoya le Cognard vers Flint de manière vicieuse. Harry sourit sans se déconcentrer. Le seul scintillement qu'il distinguait jusqu'ici venait de la montre d'un des deux jumeaux et puis… Il était là ! Juste en dessous des cerceaux des Serpentard et était assez immobile en fait. Harry pensa qu'il l'aurait probablement manqué sans tout cet entraînement sur le terrain, à la maison. Le château de Severus était équipé d'un terrain de Quidditch aux dimensions officielles – celui utilisé à Poudlard représentait à peu près les trois quarts d'un terrain professionnel – et Harry avait souvent insisté, sans aucune plainte de Severus, pour rester jusqu'à la tombée de la nuit pour chercher le Vif d'Or. Le trouver ici, dans la lumière du jour, paraissait maintenant assez facile. Dans le coin de son œil il aperçut Alicia Spinet, une des Poursuiveuses de Gryffondor qui se dirigeait vers les poteaux de buts, le Souaffle à la main. Cela avait l'air prometteur.
Sans s'attarder plus longtemps sur ses pensées, il tourna son balai dans la même direction qu'Alicia et, étant bien plus haut qu'elle, plongea devant elle, accélérant comme un fou, faisant s'écarter tous les joueurs du terrain, ce qui laissait désormais le champ libre à Alicia qui lança le Souaffle, marquant encore dix points pour Gryffondor. Néanmoins Harry ne resta pas pour regarder, puisqu'il plongea encore plus bas et fonça droit sur le Vif d'Or qui bougea juste assez pour obliger Harry à exécuter l'équivalent d'un salto arrière sur son balai. Imperturbable, le garçon aux yeux vert s'éleva de l'endroit où il volait, assez proche du gazon vert, et vola haut de nouveau, son poing droit en l'air, avec le Vif d'Or qui essayait de s'échapper de ses doigts. Au dernier coup de sifflet, toute l'équipe s'éleva aux acclamations de la foule. Le capitaine de Serpentard avec un air meurtrier mais le Directeur de Maison de Serpentard avait une étincelle de fierté dans les yeux.
« On a gagné ! » hurla Dubois en boucle pendant que Lee annonçait le score – 170 à 0 – assez fort pour être entendu par-dessus les spectateurs bruyants. Plus tard, dans les vestiaires de Gryffondor, Harry fût félicité par ses parents, un Remus souriant et un Sirius choqué.
« Bordel de Dieu, Harry ! » s'exclama le chien animagus, sa surprise transpirant dans chacun de ses mots. « Je ne savais pas que tu pouvais jouer aussi bien ! »
« Et ce salto arrière à la fin ? » ajouta James fièrement, « la signature d'un génie je vous dis ! »
« Et bien j'ai toujours dit qu'il tenait plus de moi… » déclara Lily, faisant éclater tout le monde – hormis James – de rire.
« Où est Adrian ? » demanda Harry, un peu inquiet après une légère conversation.
« Il parlait à Hagrid avec Ron et une brunette. » répondit Sirius en agitant ses sourcils de manière suggestive. « Est-ce qu'Adrian s'est trouvé une petite amie ? »
« Hermione est juste une amie, je crois. » répondit Harry, sauvant son frère des moqueries constantes de Sirius. Les jumeaux Weasley s'approchèrent d'eux, souriant d'un sourire identique en saluant tout le monde.
« Te voilà, Harry ! Super jeu, mon gars ! » s'exclama l'un des deux, probablement Georges.
« On est juste venus te prévenir… »
« … qu'Olivier a vanté tes mérites auprès de tout ceux volontaires pour l'écouter… »
« … donc s'il vient par ici, tu ferais mieux de courir… »
« … avant qu'il ne décide de t'avouer son amour inconditionnel pour toi ! » Et là-dessus, ils partirent tous les deux, laissant un Harry perplexe et sa famille secouée par les rires.
« Et bien, c'était intéressant. » déclara Harry en remarquant le professeur McGonagall qui s'approchait d'eux. « Bonjour professeur. » la salua Harry et elle lui envoya un petit sourire.
« M. Potter. » dit-elle. « Je suis ravie de voir que mon choix de vous intégrer à l'équipe a été récompensé. » Puis elle se tourna vers ses parents et le reste de sa famille. « Ça fait plaisir de vous voir tous ici. »
« Ce fait plaisir de te voir aussi, Minnie ! » s'exclama Sirius et Harry essaya de retenir son rire. Minerva transperça Sirius du regard et lui dit d'un ton cinglant :
« Sirius. » Elle redirigea son attention sur Harry. « J'espère juste que tous les entraînements ne vous ont pas empêché de finir votre parchemin de Métamorphose ? » demanda le professeur, faisant sourire Harry, surprenant sa famille. Personne ne souriait sous le regard de Minerva. Harry ne l'aurait pas fait non plus – d'habitude il ressentait toujours le besoin de lui exécuter un salut militaire ou quelque chose du genre – mais l'euphorie d'avoir gagné le match était toujours là et en plus :
« Je l'ai fini hier soir, Professeur. Je savais que je n'aurais pas le temps aujourd'hui. » Minerva sourit encore à sa réponde et hocha de la tête.
« Le jeune Harry est le premier de son année, vous savez. » les informa-t-elle, faisant virer le garçon au rouge brique et Lily lui fit un câlin.
« Tu ne nous l'as pas dit Harry ! » se plaignit-elle, ébouriffant les cheveux de son fils.
« J'étudie beaucoup. » déclara-t-il en haussant les épaules.
« Premier de ton année ? » demanda Sirius d'un air faussement effrayé et James acquiesça.
« Si on ne s'en occupe pas rapidement, tu vas devenir Préfet en un rien de temps ! » Son faux frisson d'horreur devint vite réalité lorsque Lily tourna des yeux noirs vers son mari. « Je blaguais, Lils ! »
« Félicitations Harry. » dit Remus, impassible devant les imbécilités de ses meilleurs amis. « Et n'écoute pas ce qu'il raconte, ton Papa est très fier de toi. » James se faisait toujours réprimander et les pensées d'Harry se dirigèrent momentanément vers Severus, espérant qu'il était, en effet, fier de lui.
« Super match, frérot ! » résonna la voix d'Adrian depuis la porte et rapidement, après quelques présentations, le petit groupe retourna dans le château. Harry vit qu'ils s'échangeaient des regards conspirateurs mais il n'eut pas l'occasion de s'y intéresser plus que ça puisqu'il dût rapidement dire au revoir à sa famille. Son frère et ses amis avaient disparu Merlin savait où lorsqu'il se retourna et essaya de les trouver.
En espérant qu'il vous ai plus, et, n'oubliez pas les commentaires !
A la prochaine !
