Chapitre 22
Est-ce que c'était un œuf de Dragon ? Mais bien sûr que oui !
A.N : Coucou les lecteurs, je suis de retour avec un nouveau chapitre ! Mais avant que vous puissiez le lire, lisez cette note d'auteur s'il vous plaît, ok ? Je sais que certains d'entre vous pensent que cette histoire est a) moins intéressante qu'il y a quelques chapitres b) sans intérêt niveau développement de personnages. Écoutez, comme je l'ai dit au tout début de l'histoire, ça va être long. Et tout comme dans les livres, ça va devenir de plus en plus en sombre.
Harry va commencer à réagir sur la manière dont il est traité et va commencer à socialiser un peu plus, il me semblait juste que, ayant été élevé comme lui, il aurait besoin de plus de temps pour se sentir à l'aise avec des jeunes de son âge. Il y a plan derrière tout ça, donc soyez patients, je ne suis pas un écrivain professionnel, donc pardonnez moi si vous repérez des fautes ou des points faibles dans mon histoire.
A.T : Coucou tout le monde ! J'espère que vous allez bien ! Bon ben voilà, tout est dit dans cette note d'auteur sauf bien sûr, Un GRAND MERCI encore à tous pour vos reviews, je les adore !
Enjoy !
Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter. xXDesertRoseXx possède le scénario et certains OC. Moi il ne me reste que la traduction ^^ (d'ailleurs je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de l'auteure sur l'autorisation de traduire sa fic donc si elle me demande un jour de la retirer du site, c'est avec tristesse que je le ferai
Si jamais il voulait réaliser ce rêve, ce qu'il ne devrait certainement pas faire était de rester ici et de perdre son temps à espérer, il devrait agir. Il ferma la porte derrière lui et s'éloigna, détestant le miroir juste un peu. Et lorsque Ron et son frère disparurent la nuit suivante, Harry ne prit pas la peine de les suivre.
Les visites nocturnes de son frère au miroir continuèrent pendant quelques jours avant de s'arrêter abruptement avant qu'Harry n'ait eu à trop s'inquiéter. Adrian semblait décidé à ne pas utiliser la cape jusqu'à la fin des vacances de Noël, l'enterrant au fond de sa malle et le jeune sorcier aux yeux verts ne pouvait pas être plus heureux de cette décision. Le début du trimestre fit remonter la côté fanatique d'Olivier Dubois à la surface. Le second match de Gryffondor approchait et cette fois-ci c'était contre Poufsouffle. Harry rit énormément en revenant d'un des entraînements les plus boueux qu'il n'avait jamais eu, se rappelant que Severus avait dit qu'il serait même prêt à arbitrer si ça lui donnait l'occasion de voler.
Il prit une douche rapide et se dirigea vers la Salle Commune, rencontrant un Neville qui sautillait près de l'entrée. Harry le regarda, figé, quelques secondes avant de l'approcher et de jeter le contre-maléfice. C'était assez évident que quelqu'un avait essayé le sortilège de Bloque-jambe sur lui.
« Est-ce que ça va, Neville ? » demanda Harry en aidant le garçon au visage rond à se tenir droit. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
« Malfoy. » murmura Neville lorsqu'ils entrèrent dans la Salle Commune. « Je l'ai croisé en sortant de la bibliothèque. Il m'a dit qu'il cherchait quelqu'un sur qui s'entraîner. » Ils s'approchaient à ce moment là d'Adrian et ses amis, et Hermione entendit la fin de la conversation.
« De quoi vous parlez tous les deux ? » Neville expliqua rapidement en quelques phrases ce qu'il s'était passé et Hermione réagit immédiatement. « Va voir le professeur McGonagall ! Signale-le ! » Neville secoua la tête, résigné.
« Je ne veux pas plus d'ennuis. » Ron encouragea le jeune Gryffondor de ne pas laisser Malfoy lui marcher sur les pieds, mais Neville interpréta mal le message.
« Tu n'as pas besoin de me dire que je ne suis pas assez courageux pour Gryffonor, Malfoy l'a déjà fait. »
« Ce qu'il voulait dire, » expliqua Harry. « c'est que tu ne devrais pas permettre à Malfoy de te rabaisser. Le Choixpeau t'a réparti à Gryffondor, n'oublie jamais ça. Il fait ce travail depuis assez longtemps pour savoir ce qu'il fait et a clairement pensé que tu étais assez courageux. Tu vaux au moins douze Malfoy. » Neville regarda le plus jeune des Potter d'un air surpris.
« Harry a raison ! » ajouta Adrian, fouillant dans sa poche et sortit un Chocogrenouille, pour la donner à Neville. « Tu es un Gryffondor ! Et où est Malfoy ? Chez les Serpentards puants ! » Harry n'était pas vraiment d'accord avec le qualificatif choisi pour la Maison des serpents mais laissa filer en voyant le faible sourire sur le visage de Neville.
« Merci Adrian… » dit Neville en prenant la friandise. « Je pense que je vais aller me coucher… Tu veux la carte, tu les collectionnes, non ? » Et le garçon donna la carte à Adrian. Le cœur d'Harry loupa un battement en voyant l'image du Directeur dessus, se rappelant des mots de Severus. Une petite voix dans sa tête lui rappela que, vraiment, aucune mauvaise action ne restait impunie.
« Dumbledore encore. » déclara Adrian d'un ton maussade. « J'ai dû l'avoir au moins 5 fois. Il ne me manque que… » et il eut un hoquet de surprise en retournant la carte pour lire le texte. Il regarda Ron et Hermione comme s'il voulait leur dire quelque chose mais s'arrêta en regardant son frère. Sachant qu'il ne pouvait plus rien faire après ça, Harry sourit – ou essaya sans pour autant être sûr de sa réussite – et se tourna pour partir.
« Je vais lire un peu le Métamorphose Hebdomadaire. Je n'ai pas encore pu jeter un coup d'œil au dernier avec tous les entraînements de Dubois. » Et il partit pour sa chambre, récupérant rapidement le dit magazine et se retourna le plus vite possible en bas, pour entendre l'exclamation de son frère.
« Je l'ai trouvé ! » Et zut… Hermione n'était plus là lorsqu'il revint mais refit rapidement surface, avec dans les bras un livre assez familier. Harry reconnut le livre puisqu'il s'agissait de la même copie du travail de Dumbledore qu'il avait au Manoir Potter. Lorsqu'Hermione tourna les pages et en pointa une qui choqua Ron et Adrian, Harry ne perdit pas de temps. Il quitta la Salle Commune, sans être remarqué par le trio qui formait un cercle, en marchant calmement jusqu'à ce que la Grosse Dame ne couvre l'entrée derrière lui. Après ça, il se mit à courir à toute vitesse jusqu'aux cachots, effrayant ses camardes sur le chemin et ignorant le « Doucement ! » ennuyé des portraits – par chance il ne rentra pas dans un seul professeur – pour, au final, toquer sur la porte de Severus, complètement essoufflé. Le professeur de Potions ouvrit la porte, perturbé lorsqu'Harry se rua à l'intérieur.
« On a un problème. » déclara Harry, en essayant de reprendre son souffle.
« Comme si ça changeait de d'habitude. » marmonna Severus puis Harry lui expliqua la situation actuelle. « Oui, il semble que nous ayons un problème. » confirma-t-il en se massant les tempes. « De toute la malchance du monde… »
« Exactement ce que je pensais. » ajouta Harry en hochement gravement la tête. « Et maintenant quoi ? »
« Rien, qu'est-ce qu'on pourrait faire ? » répondit Severus en soupirant. « On va juste devoir être deux fois plus prudents pour ne pas laisser ton frère s'approcher de cette trappe. Pas qu'il ne puisse se débarrasser de Touffu ou des autres épreuves si facilement mais il ferait mieux de ne même pas s'en approcher. » Le garçon hocha la tête, étant au courant pour les épreuves qui se trouvaient avant la chambre où était gardée la Pierre, depuis la nuit où il avait dit à Severus qu'il était au courant pour la Pierre.
« C'est juste tellement frustrant ! » s'exclama Harry après quelques minutes de réflexion. « J'ai l'impression qu'il va se livrer tout seul à Voldemort s'il continue comme ça. »
« On ne laissera pas ça arriver, Harry. » le rassura Severus d'un ton décidé. « Mais rappelle-toi, on ne veut pas que Voldemort n'apprenne pour son erreur tout de suite, s'il ne le sait pas déjà. Tu gardes un œil sur ton frère et je fais la même chose avec Quirell. C'est tout ce qu'on peut faire pour l'instant. » Le garçon hocha encore une fois la tête, n'appréciant pas leur manque d'options.
« Tu penses qu'il n'y a rien de plus que tu puisses faire pour l'aspect Quirell dans l'équation ? » demanda-t-il, n'aimant pas du tout l'idée que le professeur renégat puisse vagabonder dans l'école sans un seul obstacle.
« Peut-être qu'il n'a que trop tardé que lui et moi ayons une bonne discussion ensemble. Je ferais aussi bien de le menacer en face, voir comment ça tourne. » Au moins ce serait un minimum de progrès, pensa Harry.
Les jours passèrent assez rapidement ensuite et ce fût très vite le moment du second match de la saison. Peut-être que le Vif d'Or sentit que le cœur d'Harry était trop troublé pour rester concentré très longtemps et il décida de lui faire une faveur ou peut-être qu'Harry avait assez de talent pour le faire. Peu importe lequel des deux, ce fût apparemment l'attrapage de Vif d'Or le plus rapide que les personnes présentes puissent se rappeler. Aucune des deux équipes n'avait eu le temps de marquer un seul point puisque le sorcier aux yeux verts attrapa le Vif en moins de quatre minutes. Olivier était extatique, en sautant de haut en bas, surexcité. Ils étaient désormais en tête pour la Coupe des Maisons, juste devant Serpentard.
Ses parents n'avaient pas pu venir cette fois-ci mais Sirius avait pu, pour le plus grand amusement d'Harry. L'Animagus le regardait avec admiration et planifiait déjà sa carrière en tant que joueur de Quidditch professionnel. Adrian était parfaitement d'accord ce qui n'aidait pas beaucoup Harry.
Après une conversation légère avec lui et Remus – qui avait l'air bien trop pâle, trois jours après la pleine lune – il décida de ranger son Nimbus dans les vestiaires avant de retourner au château, se séparant de son parrain et son oncle honoraire qui raccompagnaient Adrian à Poudlard avant de quitter le château.
Il marchait, perdu dans ses pensées, étonnamment pas à cause de la Pierre ou de Voldemort pour une fois, mais à cause de quelque chose que Sirius avait laissé échapper à propos de la deuxième lune de miel de ses parents et le regard fâché sur le visage de Remus qui l'avait fait changé de sujet avant qu'Harry ne puisse cligner des yeux. Il semblait que leur voyage n'avait pas été un franc succès.
Il venait juste de sortir des vestiaires lorsqu'une silhouette encapuchonnée quittait le château à grands pas. Capuche ou pas, il reconnaîtrait Severus n'importe où. Au même moment, le bruit de pas d'une autre paire de pieds qui s'approchaient le sortit brutalement de sa rêverie et il se cacha instinctivement dans un placard. Cette paire de pieds s'avéra être celle d'Adrian.
Le garçon aux yeux noisette entra dans les vestiaires et ressortit avec un balai de l'école quelques secondes plus tard – il n'avait apparemment pas pu faucher le Nimbus 2000 d'Harry puisque ce dernier avait placé assez de sorts dessus pour qu'il ne bouge pas d'un poil, et d'autres plus mesquins si quelqu'un décidait d'être persistant. Le chevauchant, Adrian suivit le maître de Potions de haut. Harry soupira de frustration et retourna chercher son balai. Pourquoi, mais pourquoi, ce genre de choses devait arriver à chaque fois ?
Prenant un long détour, Harry suivit son frère dans les airs, avec une sensation bizarre de déjà-vu. Son frère se posa enfin sur un arbre assez près de Severus pour l'entendre parler et Harry atterrit sans bruit sur un gros hêtre, juste derrière son frère. Il pouvait à peine distinguer les deux silhouettes dans la clairière sombre en dessous d'eux.
« Oh, je pensais qu'on pourrait garder ça privé. Après tout, les élèves ne sont rien censés savoir sur la Pierre Philosophale. » déclara Severus froidement. « Avez-vous déjà trouvé un moyen de passer la bestiole d'Hagrid ? » demanda Severus et Harry n'eut pas besoin d'entendre le bégaiement pour comprendre que c'était Quirell qui répondait. Severus a décidé d'avoir cette conversation finalement, pensa le garçon avec un rictus.
« M-m-mais Severus, je… »
« Vous ne me voulez pas en tant qu'ennemi, Quirell. » déclara le maître de Potions, donnant l'envie à Harry de l'applaudir.
« Je-je ne sais pas ce que… »
« Vous savez parfaitement ce que je veux dire. » Quirell semblait trembler, nota Harry. Bien. Le sorcier aux yeux verts essaya d'entendre ce que Severus dit ensuite, mais un hululement bruyant d'une chouette, cachée quelque part dans les arbres, l'en empêcha.
« Tout comme l'incident du Troll à Halloween. J'attends. » Oh, Sev l'avait confronté à propos du fiasco d'Halloween. Harry se demanda ce que Quirell pourrait bien répondre à ça.
« M-mais je ne-ne-ne… »
« Très bien. Nous aurons une autre petite discussion bientôt, quand vous aurez eu le temps de réfléchir à tout ça et de décider où se trouve votre loyauté. » Et sur ces mots, il remit sa capuche sur sa tête et laissa la clairière et apparemment, un Quirell pétrifié derrière lui. Harry attendit que son frère et le professeur de Défense ne partent avant de rentrer lui-même de la clairière et courir vers la Tour Gryffondor. Au moins maintenant, imaginait-il, Adrian abandonnerait l'idée stupide que Severus était derrière tout ça. Ses espoirs furent vite déçus lorsque, pendant qu'il était sur son chemin à la Salle Commune, il aperçut son frère, Ron et Hermione courir dans une salle de classe vide. Un peu d'écoute aux portes plus tard et le garçon était prêt à se taper la tête contre le mur. Fort.
Visiblement, toute la confrontation dans la forêt avait convaincu Adrian de tout le contraire. Il semblait désormais penser que non seulement Severus essayait de voler la Pierre Philosophale – apparemment le trio avait déjà compris que c'était la Pierre Philosophale qui était gardée sous cette trappe – mais également que c'était lui qui avait introduit le Troll dans l'école – maudite chouette et son hululement ! – et que Quirell était le seul obstacle entre lui et son objectif. Pour le résumer simplement, il était convaincu que Quirell était celui qui protégeait la Pierre et que Severus était celui qui voulait la voler. Maudits préjugés ! Harry rentra maussadement dans la Salle Commune où il fût submergé par ses camardes de Maisons festifs qui le félicitaient pour sa victoire si exemplaire. Severus allait adorer ça, pensa Harry sarcastiquement.
Mais en réalité, Severus n'adora pas, mais avec son humour caustique. Mais, par contre, ce qu'ils trouvèrent tous les deux amusant, fut de voir le trio avec leurs oreilles collées sur la porte du couloir interdit, essayant d'entendre si Touffu était toujours là, sain et sauf. « Tu sais, » dit Severus lors d'un de leur entraînement d'épée hebdomadaire « ce que je trouve intéressant c'est que ton frère pense que, dans un combat entre un Cerbère et moi, je gagnerais. » Harry en plein mouvement, faillit perdre l'équilibre à cause de cette image mentale. Ce qu'ils ne trouvaient pas amusant était leur incapacité à pouvoir agir.
Harry se retrouva dans la bibliothèque, pour lire tranquillement le deuxième livre de la série que Severus lui avait offert sur la fabrication de balais, lorsqu'Hagrid fit son apparition. Une image étrange en soit – pas qu'Hagrid soit stupide, mais il préférait généralement une approche plus pratique que les recherches. Le jeune sorcier l'observa du coin des yeux, essayant de se rappeler quelle catégorie de livres il était en train de regarder. C'était bien évidemment la partie de Magizoologie, mais ces étagères n'étaient consacrées qu'à… l'élevage de dragon ? Nan, ça ne pouvait pas être ça !
Juste au moment où il décida d'aller regarder lui-même, Hagrid quitta la bibliothèque et Hermione l'aborda. Sachant que ça allait être une conversation qu'il aimerait probablement entendre, il se rapprocha le plus possible tout en restant discrètement assis sur le même banc. Il pouvait tout juste entendre leurs voix.
« Et on sait que ce chien garde la Pierre Philo… » déclara Ron, Hagrid l'ayant fait taire, avant qu'Adrian ne lui pose la question à propos d'autres moyens de protection de la Pierre excepté Touffu. Harry sentit qu'il devrait se préparer au pire lorsqu'il entendit le géant les inviter chez lui pour leur expliquer plus tard.
Sans délibérer plus longtemps, Harry courut à la Tour Gryffondor – tout en pensant qu'il courait pas mal en ce moment à cause d'Adrian et ses amis – et récupéra la Cape d'Invisibilité, la cachant sous sa robe. Ensuite, il marcha comme si de rien n'était vers la Grande Salle, attendant patiemment que son frère n'arrive. Il n'eut à attendre que 20 min avant que le trio ne fasse son apparition.
Harry attendit qu'ils sortent de la Grande Salle puis commença à les suivre, et se cacha sous la cape dès qu'il atteignit un soin sombre. Il marchait à quelques pas derrière eux et entra agilement dans la cabane d'Hagrid puis s'assit dans un coin éloigné de la pièce unique que composait la maison d'Hagrid.
Malgré le beau temps, un feu était allumé derrière le grand fauteuil où était assis Hagrid et les rideaux étaient fermés même s'il y avait un grand soleil dehors – le premier après des semaines de pluie. Harry resta assis et essaya de contenir son halètement de choc lorsqu'Hagrid expliqua tout à son frère jumeau – même si leurs expressions lorsqu'ils apprirent que Severus était chargé de protéger la Pierre étaient inestimables. Pas que ça en dise long étant donné que Quirell était également un des gardiens de la Pierre mais bon… Par contre, lorsqu'Adrian remarqua l'œuf de Dragon dans la cheminée, il eût vraiment du mal à retenir son hoquet. Hagrid essayait vraiment de le faire éclore ? Et où est-ce qu'il avait eu cet œuf de Dragon pour commencer ? Comme Ron le mentionna, très justement d'ailleurs, l'élevage de Dragons avait été interdit depuis 300 ans ! Harry quitta la cabane cet après-midi avec une raison de plus de s'inquiéter.
« Il a un quoi ? » demanda Severus, le visage exprimant tout son choc. Il pensait avoir entendu qu'Hagrid avait un œuf de Norvégien à Crêtes en train d'éclore dans sa cabane mais ça ne pouvait pas être vrai.
« Il a un œuf de Norvégien à Crêtes en train d'éclore dans sa cabane. » répéta Harry.
« Pourquoi ? » fût la seule question que Severus pût poser, les autres paraissant bien inintéressantes à côté.
« Je me suis demandé la même chose depuis que j'ai vu cet œuf. »
« Des idées ? »
« Sur pourquoi il a un œuf, ou ce qu'il devrait en faire ? » demanda le garçon.
« Je dirais bien les deux mais pour le bien de ce qu'il reste de ma santé mentale, on va rester sur la partie comment on gère ça. » soupira Severus. Harry haussa les épaules.
« Si on parle de cet œuf à qui que ce soit, Hagrid perd son boulot et pourrait même finir à Azkaban pour avoir mis la vie d'élèves en danger. » commença le garçon aux cheveux corbeau. « Hagrid est peut-être un peu… spontané parfois, mais son travail c'est sa vie. Je ne veux pas le voir le perdre. » Severus hocha la tête.
« Je vois où tu veux en venir. » acquiesça le maître de Potions avec un petit sourire. « Et Azkaban n'est vraiment pas un endroit pour lui. Mais il ne peut pas garder l'œuf. »
« Je ne le vois pas s'en séparer avant l'éclosion. »
« Tu m'as bien dit qu'il l'avait déjà mis dans le feu ? »
« Oui. »
« Dans ce cas, le processus d'éclosion a déjà commencé. Le Dragon sera prêt à éclore dans quelques jours. » l'informa Severus.
« Génial. » commenta Harry sèchement.
« Au moins personne d'autre ne le sait à part Adrian et ses amis. »
« Non, juste mon frère, Ron et Hermione et maintenant nous deux. » Severus hocha la tête.
« Mais qu'est-ce qu'on peut faire d'un Dragon ? » Ils s'arrêtèrent un moment tous les deux pour réfléchir à la situation. Harry eût soudainement une révélation.
« Charlie ! »
« Qui ? » demanda Severus en sortant brutalement de ses pensées.
« Charlie Weasley, un des grands frères de Ron, celui qui travaille avec des Dragons en Roumanie ! » s'exclama Harry. « Je pourrais essayer de le mentionner discrètement à mon frère pour que Charlie soit en haut de sa liste. Ils ont déjà essayé de dire à Hagrid de se débarrasser de l'œuf. »
« C'est le mieux qu'on puisse faire. » confirma Severus. « Espérons juste que personne ne le découvre. » Mais ça n'allait pas se passer ainsi. De tous les gens à Poudlard, il sembla que Draco Malfoy fût celui qui découvrit tout ça. Harry ne pouvait pas en être sûr puisqu'il ne suivait pas son frère chez Hagrid tous les jours, mais il savait que le Dragon avait éclos, qu'Hagrid l'avait appelé Norbert et que Malfoy avait lancé bien trop de sourires en coin au trio pour ne pas savoir. Quel désastre, presque autant que la main de Ron, que Norbert avait pris pour jouet à mâchouiller.
Et puis, quatre nuits après cet incident, Harry apprit que son frère, Hermione et Neville – et qui aurait pu prévoir ce dernier - avaient coûté 150 points à leur Maison en une seule nuit, pour avoir essayé de faire sortir un Dragon clandestinement de l'école. Et avaient récolté une retenue. Quel enfer ! Et la retenue, Severus l'avait appris d'une Minerva McGonagall enragée, allait se dérouler dans la Forêt Interdite.
« La Forêt Interdite ? » s'étouffa Harry, éberlué.
« Je ne sais pas ce qu'a dit ton frère, mais ça a vraiment dû énerver Minerva. » acquiesça Severus.
« Mais on ne peut pas les laisser aller dans la forêt tous seuls ! » s'exclama Harry, de nombreux scénarios complètement fous s'insinuant dans son esprit.
« Non, on ne peut pas. » confirma Severus pensif avant de ricaner. « Tu sais, peut-être qu'il est temps de donner à nos formes de loup une occasion de courir dans leur environnement naturel. Tu ne penses pas ? » Le rictus qu'il reçut en réponse était une parfaite copie du sien. Et donc, c'était décidé. La nuit suivante, Harry quitta la Salle Commune après son frère et se rua pour retrouver Severus à la sortie des cachots. Cela lui prit plus longtemps que prévu étant donné qu'Adrian avait oublié la Cape, apparemment, dans la Tour d'Astronomie en faisant filer Norbert clandestinement. Aucun des deux n'avait mentionné ça à leurs parents bien sûr, puisque le jumeau Potter aux yeux noisette avait reçu sa deuxième Beuglante de l'année même avec ce léger détail passé sous silence.
« Il était temps. » lui chuchota Severus au moment où il arriva au tournant. « Rusard vient de récupérer Adrian et les autres et les emmène dehors. Il a quand même toujours tendance à faire un très long discours à ceux qui vont en retenue, donc on devrait avoir assez de temps. » Harry hocha la tête et ils partirent, deux silhouettes se fondant dans les ombres et approchèrent rapidement de la forêt. Une fois qu'ils furent bien cachés, ils placèrent leurs baguettes dans leurs holsters que Severus leur avait trouvés – ingénieuse invention qui se resserrait ou desserrait pendant la transformation Animagus, leur permettant de garder leurs baguette sur eux, même lorsqu'ils étaient transformés – et se changèrent en une paire de loups noirs. Severus, qui était plus familier avec la Forêt Interdite, se chargea de faire le guide.
Ils coururent agilement entre les arbres épais, leurs vues et ouïes bien plus affutées sous cette forme. Une lumière entre les branches devant eux et la voix d'Hagrid qui réprimandait Rusard les informèrent qu'ils avaient atteint leur destination. Ils regardèrent le petit groupe de 6 – si on comptait le chien d'Hagrid, Crockdur - se séparer en deux, suivant les traces argentées au sol : du sang de Licorne. Harry se tourna pour regarder Severus qui secoua la tête. Il n'avait rien entendu à propos de sang de Licorne. C'était mauvais, vraiment mauvais. Il n'existait qu'une seule personne – s'il pouvait être appelé ainsi – qu'ils savaient assez désespérée pour tuer des Licornes pour leur sang et, si leur hypothèse était correcte, Adrian était bien plus dans le pétrin que ce qu'ils avaient imaginé à la base.
Adrian était dans le même groupe qu'Hermione et Hagrid au début. Ils croisèrent deux centaures sur leur chemin, Bane et Roran, qui répétaient sans cesse que Mars brillait inhabituellement cette nuit. Harry n'était pas un professionnel dans la divination version Centaure – pas qu'il ne soit vraiment versé dans les techniques sorcières, mais il s'égarait– néanmoins, qu'ils le répètent encore et encore ne pouvait pas être bon signe. Mais il s'agissait tout de même de deux Centaures et, malgré son inquiétude, il ne pouvait pas s'empêcher d'être admiratif. Les groupes changèrent rapidement, après une décision assez stupide de Malfoy qui fit grogner Severus méchamment, et Adrian se trouva coincé avec le blond et le chien d'Hagrid.
Vu la chance qu'ils avaient, ils suivirent la traînée qui les mena droit dans une clairière où était allongée la Licorne morte. Le cœur d'Harry se serra dans sa poitrine. L'image d'une Licorne morte sur le sol paraissait fondamentalement mauvaise. Son esprit s'imagina rapidement l'idée de ce qu'une Licorne de Guerre, qui avait les moyens de se défendre bien plus agressivement que ses cousines argentées, aurait fait à son assaillant. Alors, ça, ce serait beau à voir.
Il n'eut pas vraiment le temps d'apprécier l'image mentale du Seigneur des Ténèbres chassé par une Licorne de Guerre de 2m très énervée plus de quelques secondes. Une silhouette encapuchonnée entra dans la clairière et se pencha sur la licorne, buvant son sang. Un cri à glacer le sang plus tard – courtoisie d'un certain Draco Malfoy – la silhouette qui ne pouvait être que Lord Voldemort lui-même, se redressa et commença à avancer vers le plus vieux des jumeaux Potter, tétanisé. Harry était prêt à se retransformer et faire… Il ne savait pas quoi exactement. Quelque chose. N'importe quoi. Mais quoi ?
Le bruit de sabots qui se rapprochait l'en empêcha et un troisième Centaure, un plus jeune, avec des cheveux blonds cendrés et un corps palomino, sauta de derrière un arbre et attaqua la forme sombre. Voldemort courut – ou plutôt flotta – au loin et le Centaure s'approcha d'Adrian.
Lorsqu'il se présenta sous le nom de Firenze, Harry se sentait prêt à fondre en larmes. Son frère avait presque était attaqué par le Seigneur des Ténèbres, juste là, sous ses yeux. Son cœur battait à toute vitesse, son esprit était embrumé. Son frère aurait pu mourir et il n'avait rien fait à part regarder. Il suivit Severus qui lui suivait Firenze qui avait pris Adrian sur son dos et le ramenait vers Hagrid. Il remarqua à peine les deux Centaures énervés qu'ils croisèrent et le soulagement ne vint jamais à son cœur, même lorsque son frère retrouva au reste du groupe.
Il se sentait inutile, sans valeur. Tout cet entraînement et il n'avait rien fait, son cerveau gelé par la peur. Et si Firenze n'avait pas été là ? Aurait-il agi à temps ou Severus aurait dû intervenir ? Le maître de Potions les dirigea à l'endroit où ils étaient rentrés dans la forêt et inversèrent la transformation Animagus, se trouva rapidement dans sa forme normale devant le jeune sorcier, attendant qu'il en fasse de même.
Il pût instinctivement dire que quelque chose n'allait pas avec le garçon, au-delà du choc d'avoir rencontré à l'instant le Sorcier Noir le plus craint du siècle. Et lorsqu'Harry se retransforma, un seul regard dans ses yeux troublés suffit à confirmer ses craintes. Il ne savait pas ce qu'il se passait dans la tête du garçon et ce dernier avait tendance à trop penser. Et il ne savait pas quoi faire pour arranger peu importe ce qui n'allait pas. Tout ce que Severus pût faire, fût de serrer le garçon le plus fort possible pendant qu'il pleurait avec un désespoir qu'il n'avait jamais vu chez lui auparavant.
En espérant que ça vous ait plu ! N'oubliez pas les tites reviews, je les aime moi ;) (et j'vous aime aussi !)
