Chapitre 32
L'Héritier de Serpentard
N.A : Ce chapitre va marquer un tournant très important dans l'histoire. Vous verrez pourquoi. J'espère. Et pour ceux qui se demandent le pourquoi du comment de la tension entre Lily et James, tout ce que je peux dire c'est : Patience. Ca va être une histoire conséquente et vous aurez de plus en plus d'indices au fur et à mesure.
N.T : Hello tout le monde ! J'espère que vous allez bien ! Bref je tiens à remercier ma correctrice d'avoir plus relire & corriger ce chapitre en un temps record, c'est assez fou ! Sinon merci, merci encore à tous et à toutes pour vos reviews, ça me fait très plaisir de voir que vous appréciez toujours autant cette fiction ^^
Bref, on s'approche de la fin du tome de 2, l'été arrive dans peu de temps… Bref, vous verrez bien !
Enjoy !
Disclaimer : Ça va vous avez l'habitude maintenant.
« Les garçons, qu'est-ce que ça pourrais amener de bien ? » Harry lui donna un petit coup dans le dos avec sa baguette. Lockhart passa les jambes dans le tuyau. « Je ne pense vraiment pas que… » débuta-t-il mais Ron le poussa et il glissa hors de leur vue. Ils attendirent qu'il descende tout et seulement à ce moment, lorsqu'il atteignit le bas avec un bruit sourd et des plaintes, les deux sorciers sautèrent à leurs tours. Harry regarda le tuyau avec un air absent, son cœur battant fort dans sa poitrine. Ginny était en bas, et bientôt, son frère le serait également. Et en bas, il y avait aussi le Basilic. Il n'allait pas aimer ça.
Ron se lança en premier et Adrian le suivit rapidement. Harry jeta un sort de silence sur lui-même et les suivit également. La Cape lui donnait peut-être le don d'être invisible, mais à en croire le bruit sourd qu'avait fait Lockhart en tombant, ça ne serait pas suffisant. Il serra la Cape fort entre ses cuisses pour qu'elle reste en place lorsqu'il glisserait et il se lança dans le tuyau. Il glissait, et descendait à une vitesse étourdissante, tournant abruptement encore et encore, mais il n'osait pas crier même sous sort de silence. Un cri assez puissant le percerait facilement. Il choisit à la place de se concentrer pour ne pas s'écraser sur son visage – comme l'avait probablement fait Lockhart – ou sur son frère, s'il pouvait l'empêcher.
Après ce qui lui avait semblait être des heures, il atterrit, sur les genoux. La chambre dans laquelle il se trouvait était humide et ressemblait plus à une cave qu'autre chose. Harry devina qu'il était quelque part sous le lac, des kilomètres sous l'école. Ne voulant pas trop penser à la grande masse de sol - et des litres d'eau froide - qui le séparaient de la surface, Harry se releva et regarda le sol de ce qui semblait être un long tunnel qui s'étendait à l'infini. Il était recouvert de restes de rongeurs, et Ron venait de marcher sur le crâne de l'un d'entre eux.
Il les suivit en silence, en regardant attentivement autour de lui, à la recherche du moindre mouvement, prêt à baisser la tête au moment où il entendrait le moindre glissement. Mais la seule chose qui perturbait le silence était leurs bruits de pas et les petits cris occasionnels de Lockhart. Harry avait devancé le petit groupe, prêt à jeter un sort à ce qui oserait s'approcher, Adrian juste derrière lui, suivi par Lockhart que Ron faisait avancer. C'est d'ailleurs ce dernier qui parla en premier.
« Adrian… il y a quelque chose là-bas… » dit-il, la voix rauque, en attrapant l'épaule de son ami. Harry l'avait vu également et avait presque cru qu'il s'agissait du serpent et avait été sur le point de lui lancer un maléfice lorsqu'il avait noté que ça ne bougeait pas. C'était une mue vide d'un serpent et de ce que pouvait en voir le jeune sorcier, le serpent qui avait mué devait mesurer dans les 6 mètres. « La vache ! » s'exclama Ron. Harry était entièrement d'accord avec lui. Un bruit sourd accompagné d'un bruit d'os qui craquait attira son attention. Les jambes de Gilderoy Lockhart avaient cédé. « Debout ! » ordonna le roux, pointa sa baguette sur le professeur de Défense étalé par terre. Lockhart se releva d'un coup, puis il se jeta sur Ron, l'envoyant au sol. Adrian se rua vers eux, mais c'était trop tard. Lockhart se redressait, haletant, la baguette de Ron dans les mains, et son sourire brillant de retour sur son visage. Il ne ferait rien de stupide, pensa Harry toujours immobile. Même un idiot comme Lockhart comprendrait bien que jeter un sort sur quelqu'un dans le noir, dans un tunnel à moitié croulant avec une baguette cassée – avec une tendance à exploser – était très dangereux.
« L'aventure s'arrête ici les garçons ! » déclara-t-il. Apparemment non, il ne comprenait même pas ça. Harry essaya de contourner Adrian – qui était en travers de son chemin – pour avoir une vue dégagée sur Lockhart. « Je ramènerai un peu de cette mue à l'école, leur dirait que je suis arrivé trop tard pour sauver la fille, et que vous avez tous les deux tragiquement perdu l'esprit à la vue de son corps mutilé. Dites 'Bye-bye' à votre mémoire ! » Il leva la baguette de Ron, réparée au scotch, bien au-dessus de sa tête et cria, « Oubliettes ! » La baguette explosa avec le souffle d'une toute petite bombe. Harry se protégea la tête avec ses bras et se mit à courir, dérapant sur les écailles de la mue de serpent, esquivant de son mieux les gros morceaux du plafond qui s'écrasaient au sol. Un instant plus tard, il se trouvait plus loin dans le tunnel, son dos contre le mur, les yeux rivés sur un grand mur de pierre brisées. Il était coincé d'un côté avec son frère alors que Ron et Lockhart était encore de l'autre côté.
« Ron ! » hurla Adrian, au bord de la panique. « Tu vas bien ? Ron ! »
« Je suis là ! » retentit la voix étouffée de Ron, derrière l'amas de roches. « Je vais bien… Pas l'abruti par contre… Il s'est fait éjecter par l'explosion… » Bien fait pour lui, pensa Harry. Et vu le 'Ow !' étouffé qui suivit la déclaration de Ron, le dit abruti avait dû se faire méchamment mal. Il méritait ça aussi, décida le sorcier aux yeux verts. Harry se retourna vers l'autre bout du tunnel. Ils perdaient du temps, réalisa-t-il. Après avoir jeté un dernier regard à son frère, qui essayait encore de communiquer avec Ron, il prit de l'avance sur lui et commença à marcher. Il bougea rapidement dans le tunnel, percevant au loin le bruit de pierres qui bougeaient – probablement Ron essayant de se frayer un passage – et quelques instants après, il fut rejoint par un bruit de pas, appartenant à son frère.
Puis Harry le vit. Un mur solide se trouvait devant lui, sur lequel deux serpents étaient gravés, les yeux faits de grosses émeraudes brillantes. Cette fois-ci il n'hésita pas. Il espéra simplement que son sort de silence serait suffisant pour masquer le sifflement du Fourchelangue lorsqu'il ordonna :
« Ouvre-toi. » Le mur se sépara en deux, les serpents contrôlaient l'ouverture de la porte, juste au moment où Adrian apparut au coin. Regardant son frère pâle et tremblant, il se reprit et entra dans la Chambre. Il essaya d'analyser son environnement. La Chambre était immense et le plafond était incroyablement haut, surtout si on comparait avec le plafond du tunnel. Des serpents de pierre s'élevaient de chaque côté de la pièce, comme des colonnes, soutenant le plafond, perdu dans l'obscurité. La lueur faible qui venait des torches allumées sur le mur donnait à la chambre une couleur verte inquiétante.
Il y avait de l'eau par terre, l'air était humide et chaque pas que faisait son frère résonnait sur les murs. En balayant la Chambre du regard, les yeux d'Harry tombèrent sur une statue aussi grande que la Chambre elle-même. Harry dut se tordre le cou pour distinguer le visage du géant. Il était vieux, avec un petit air de singe, une longue, fine barbe qui tombait presque jusqu'aux pieds de pierre de la statue, ces énormes pieds contrastant avec le sol lisse de la chambre. Le jeune garçon avait vu assez de sculptures de cet homme d'âges différents pour pouvoir reconnaître Salazar Serpentard. Et entre ces pieds de géant, face contre terre, se trouvait une petite silhouette en robes noires avec des cheveux roux flamboyants. Il hoqueta et se mit à courir vers la forme immobile. Adrian venait de la voir également.
« Ginny ! » cria-t-il et suivit l'exemple de son frère, qu'il ne pouvait pas voir. Le jumeau aux yeux noisette lâcha sa baguette en s'agenouillant près de Ginny Weasley. Harry l'observa attentivement, et il fut soudain écrasé par une vague d'abattement lorsqu'Adrian essaya de la réveiller en la secouant. Ginny était plus que livide, les tâches de rousseur sur son visage se démarquant beaucoup trop de son teint crayeux, ses cheveux restant la seule chose colorée sur elle. Ses lèvres étaient violettes et ses mains étaient gelées. Le cœur d'Harry se serra douloureusement dans sa poitrine, craignant le pire.
« Elle ne va pas se réveiller. » susurra une voix. Harry se redressa brutalement sur ses pieds et fit demi-tour, toujours protégé par sa cape, il pointa sa baguette immédiatement sur le nouveau venu. C'était un grand jeune homme aux cheveux noirs, adossé négligemment sur le pilier le plus proche. Ses traits étaient charismatiques, bien qu'un peu froids, et ses contours étaient bizarrement un peu flous. La respiration d'Harry se bloqua. Ce garçon lui rappelait quelqu'un, mais qui ?
« Tom ? » demanda Adrian, depuis sa place, près de Ginny. Harry se retourna pour regarder son frère, un peu perdu. Comment connaissait-il le garçon ? « Tom Riddle ? » Les yeux d'Harry s'écarquillèrent en regardant l'étranger une seconde fois. Riddle était le préfet qui avait dénoncé Hagrid d'avoir libéré le monstre de Serpentard, il y a 50 ans de cela. Harry pouvait voir son badge de préfet et ses robes étaient aux couleurs de Serpentard. Riddle avait eu son diplôme 50 ans plus tôt, donc, logiquement, il serait plutôt âgé maintenant, pour peu qu'il soit encore en vie. Mais le garçon debout dans la Chambre ne faisait pas plus vieux que 16 ans. Les connexions commencèrent à se former dans son esprit pendant que Tom s'avançait vers son frère, un regard de prédateur sur le visage.
Riddle était un Serpentard. Riddle était là, lorsque la Chambre des Secrets avait été ouverte pour la première fois et les attaques n'avaient cessées seulement après qu'il ait désigné lui-même quelqu'un. Riddle était ici, l'air pas plus vieux que lorsqu'il était à l'école, dans une Chambre secrète que personne ne connaissait, où seul un Fourchelangue, ou bien quelqu'un aidé par un Fourchelangue pouvait pénétrer. Et un journal noir familier était ouvert près du corps inconscient de Ginny. Harry resserra sa prise sur sa baguette, son cœur faisant des soubresauts dans sa poitrine. Ce n'était pas bon. Pas bon du tout.
« Comment ça, elle ne va pas se réveiller ? » demanda Adrian, énervé. « Elle ne va pas… Elle ne va pas ? »
« Elle est en vie. De justesse. » déclara Riddle, désintéressé.
« Vous êtes un fantôme ? » demanda Adrian. Harry souhaita que ça puisse être aussi simple et attendit anxieusement la réponse de Riddle. Parce qu'il n'était surement pas un fantôme. Mais il était quoi alors ?
« Un souvenir. » répondit calmement Riddle. « Contenu dans un journal pendant 50 ans. » Il pointa le journal du doigt pendant qu'Harry le fixait, confus. Comment pouvait-on garder un souvenir vivant dans un objet inanimé ? Adrian demanda à Riddle de l'aider avec Ginny et Harry regarda son frère essayer de soulever la petite fille du sol. Il retourna rapidement son regard vers Riddle et hoqueta presque de surprise. Il avait, Merlin savait comment, réussi récupérer la baguette, au sol. Mais à quoi pensait son frère en lâchant sa baguette dans une pièce qui contenait potentiellement un Basilic ?
Pas que ça ne l'aide beaucoup, pensa soudainement Harry. Il se rappelait d'un détail crucial sur les Basilics. Leur peau était aussi dure que celle d'un dragon et seuls les sorts de très grande puissance pouvaient avoir un effet sur lui. Et après les évènements de l'année passée, Harry avait décidé d'éviter un maximum ceux-là. Son rythme cardiaque doubla de vitesse lorsqu'il réalisa son erreur. Il pouvait entendre faiblement Riddle dire à Adrian qu'il ne lui rendrait pas sa baguette et décida de se concentrer sur une seule chose à la fois. Riddle en premier, avec un risque de suicide face à un Basilic de plus de 7m de long.
Riddle souriait lorsqu'il commença à répondre aux questions qu'Adrian posait, sur l'arrivée de Ginny dans la Chambre. Harry s'étonnait de plus en plus. Est-ce que tout ça pouvait être réel ? Est-ce que ce Riddle avait vraiment pu contrôler Ginny et la faire attaquer tout le monde et lui faire écrire ces messages sur le mur et même l'amener ici-bas ? Et comment est-ce qu'un souvenir pouvait faire ça ? Une colère bouillante se glissa dans les veines d'Harry, en entendant Riddle se moquer de Ginny. Il se rappelait de son état ce matin, toute pâle et désespérée de se confier à quelqu'un. Il aurait du le voir plus tôt. Il voulut immédiatement jeter un maléfice sur Riddle, mais ces sorts marcheraient-t-il sur un souvenir ? Et si non, et que Riddle appelait le Basilic, alors quoi ? Riddle arrivait au moment de son histoire où il racontait que Ginny s'était débarrassé du journal et qu'Adrian l'avait retrouvé.
« Et c'est là que tu es arrivé, Adrian. Tu l'as trouvé, et je ne pouvais pas être plus ravi. De toutes les personnes qui auraient pu le ramasser, c'était toi, la personne que j'étais le plus impatient de rencontrer… » Harry regarda Riddle avez prudence. Même s'il était l'Héritier de Serpentard, pourquoi voudrait-il rencontrer Adrian ?
« Et pourquoi vouliez-vous me rencontrer ? » demanda Adrian, énervé lui aussi, sa voix partant un peu dans les aigus.
« Et bien, tu vois, Ginny m'a tout dit à propos de toi, Adrian, » expliqua Riddle, « ton histoire entière si fascinante. Je savais que je devais en découvrir plus sur toi, te parler, te rencontrer si possible. Donc j'ai décidé de te montrer ma très célèbre dénonciation de ce gros lourdaud, Hagrid, pour gagner ta confiance… » ajouta Riddle, donnant envie à Harry d'oublier les sorts et de directement y aller avec les poings, ce qui ferai peut-être disparaître son petit air supérieur, tellement rageant. Mais Riddle continua d'expliquer comment il avait accusé Hagrid de ses crimes, admettant que le seul qui l'avait soupçonné à ce moment avait été le professeur de Métamorphose, Albus Dumbledore lui-même. Au moins certaines personnes savaient réfléchir à cette époque. Il expliqua comment Dumbledore avait convaincu Dippet, le Directeur à l'époque, de garder Hagrid et de le former pour devenir le Garde-Chasse de Poudlard. Riddle finit par dire qu'il avait été sûr qu'il ne pourrait plus ouvrir la Chambre tant qu'il serait à l'école, donc il avait fabriqué ce journal, pour qu'il puisse revenir dans le futur et finir ce qu'il appelait 'le noble travail de Salazar Serpentard', autrement dit, débarrasser l'école de tous les Nés-Moldus.
« Mais tu n'as pas réussi, » répondit Adrian, triomphant. « Personne n'est mort cette fois-ci, même pas un chat. Dans quelques heures le filtre de Mandragore sera prêt et tous ceux qui avaient été pétrifiés vont revenir à leur état normal… »
« Ne te l'ai-je pas déjà dit ? » demanda doucement Riddle, « Tuer des Nés-Moldus ne m'importe plus désormais. Depuis de nombreux mois, ma nouvelle cible c'est… toi. » Harry le fixa, confus. C'était quoi cette obsession sur son frère ? Et pourquoi est-ce que le regard de Riddle lui semblait si familier et repoussant à la fois ? Riddle poursuivit ses explications. Il raconta comment Ginny avait récupéré le journal et comment il l'avait forcé à écrire son message d'adieu sur le mur, sachant que le moyen le plus sûr pour attirer Adrian ici, serait en blessant un de ses amis. Riddle s'enflammait de plus en plus, pensa Harry et il leva sa baguette. Sa couverture était la dernière chose qui lui importait au moment présent. « J'ai de nombreuses questions pour toi, Adrian Potter. » ajouta le plus âgé.
« Comme quoi ? » cracha Adrian, les poings serrés. C'était une bonne question, pensa Harry.
« Et bien, » commença Riddle avec un petit sourire satisfait, « comment se fait-il que toi… un petit garçon maigrichon, sans talents magiques extraordinaires… ait réussi à vaincre le plus grand sorcier de tout les temps ? Comment as-tu fini avec une simple cicatrice alors que les pouvoirs Lord Voldemort ont été détruits ? » Là, il y avait une lueur rouge inquiétante dans son regard.
« Pourquoi ça vous importe comment j'en suis ressorti ? » répondit lentement Adrian. « Voldemort est arrivé après votre génération… »
« Voldemort, » déclara Riddle d'un ton mielleux, « est mon passé, présent et futur, Adrian Potter… » Il sortit la baguette d'Adrian de sa poche et commença à tracer des lettres dans les airs, écrivant trois mots lumineux :
TOM MARVOLO RIDDLE
Puis il agita la baguette une fois, et les lettres de son nom se réarrangèrent d'elles-mêmes.
I AM VOLDEMORT
« Tu vois ? » susurra-t-il. Et Harry avait bien compris. Ses mains tremblaient et il sentait son cœur battre à toute allure. C'était lui. Tout ce temps ça avait été lui. Et torturer juste sa famille n'avait pas été suffisant cette fois-ci, non. Il avait également visé ses amis. Il commença à déblatérer qu'il était le plus grand sorcier qui ait jamais vécu et Harry voulut lui rire au visage. Mais, peu importe ses sentiments, c'était Voldemort et il devait agir avec précautions. Adrian, lui, ne se fit pas prier. Il répliqua que Dumbledore était le plus grand sorcier de tous leurs temps, faisant grimaça Riddle qui le regarda d'un air mauvais. Avant que l'un d'entre eux puisse ne faire quoi que ce soit d'autre, de la musique se fit entendre dans la Chambre. Et pas n'importe quel type de musique. C'était le chant d'un Phénix.
Et il s'agissait en réalité de Fumseck, qui volait vers eux, tenant quelque chose dans ses serres, et qui chantait, ce qui eut pour effet de détendre Harry et de calmer ses nerfs mis à rude épreuve. Cependant, ce quelque chose se révéla être le Choixpeau, posé sur le sol à quelques centimètres d'Harry. Harry le regarda étrangement. Les Phénix, lorsqu'ils décidaient d'aider, étaient en général connus pour offrir à la personne l'aide appropriée pour leurs situations. Donc, lorsque le problème était un Basilic et un Seigneur des Ténèbres, comment un chapeau, aussi spécial que celui-ci pouvait-être, pourrait être la bonne réponse ? Fumseck chantonna une fois avant d'aller se percher sur l'épaule de son frère. Harry tomba des nues, lorsque l'oiseau le regarda droit dans les yeux et soutint son regard pendant quelques secondes avant d'hocher la tête ? C'était bien ça, réalisa Harry, avant de se retourner pour faire face à Riddle.
« C'est un Phénix… » déclara Riddle en le regardant intelligemment.
« Fumseck ? » souffla Adrian, n'en revenant pas que le compagnon du Directeur soit venu à sa rescousse.
« Et ça… » ajouta Riddle, les yeux rivés sur le bout de tissu froissé que Fumseck avait laissé tomber, « c'est le vieux Choixpeau de l'école… » Il commencer à rire. Il rit tellement fort que la Chambre résonna aussi, comme si dix Riddle riaient en même temps… Harry le regarda d'un air impassible, refusant d'être intimidé, même s'il ne pouvait pas le voir. « C'est ça qu'a envoyé Dumbledore à son protecteur ! Un oiseau chanteur et un vieux chapeau ! Tu te sens courageux, Adrian Potter ? Tu te sens en sécurité maintenant ? » Adrian tremblait encore un peu, mais un peu de couleurs étaient revenues dans ses joues. Harry s'autorisa à sourire. Deux gamins face au Seigneur Noir le plus craint du siècle, faisant de leur mieux pour avoir l'air brave, même si l'un d'entre eux était un invisible pour le moment. Riddle redemanda à Adrian comment il avait pu survivre à son attaque, lorsqu'il était bébé. Harry se tourna pour regarder Ginny. Elle s'affaiblissait à vue d'œil et Riddle semblait, lui, reprendre des forces. Cela devait finir rapidement.
« Je ne sais pas comment j'ai fait. » admit Adrian. « Personne ne le sait exactement. Mais vous avez essayé de me tuer, moi, mon frère et mes parents cette nuit. Le Professeur Dumbledore dit que ma magie a réagit et que c'était suffisant pour vous battre. Parce que je vous ai vu, l'année dernière, le vrai vous. Et vous êtes moche, et faible, et en fuite… »
« Assez ! » hurla Riddle, outragé. « J'avais plus de questions pour toi, Adrian, mais ça n'a plus d'importance maintenant. Peu importe ce qu'est ton pouvoir, tu ne vivras pas pour l'employer une seconde fois. Tu vas mourir aujourd'hui, Adrian Potter. Maintenant je vais te donner une petite leçon. Voyons voir les pouvoirs de Lord Voldemort, Héritier de Serpentard, face à ceux du célèbre Adrian Potter, et les meilleures armes que Dumbledore peut lui fournir… » Il se tourna vers la statue de Serpentard et parla en Fourchelangue, ce qui fit frémir Harry en l'entendant. Ils y étaient. « Parle-moi, Serpentard, le meilleur des Quatre de Poudlard. » Et Serpentard répondit. La bouche de la statue s'ouvrit en grand, la pierre écrasant la pierre, jusqu'à ce qu'une ouverture sombre, profonde et mystérieuse, n'apparaisse. Harry pouvait entendre le serpent qui ondulait son corps immense contre les parois pour arriver à l'ouverture. Il baisa les yeux et fit marche arrière, promettant mentalement à Ginny qu'il reviendrait.
Il entendit quelque chose entrer en contact avec le sol, puis un sifflement puissant, pas un mot, juste le cri d'un chasseur prêt à attaquer sa proie. Adrian était à côté de lui, reculant également, les yeux à moitié fermés, ne lui permettant que de voir ce qu'il faisait. Et tandis que les deux frères essayaient de mettre le plus de distance possible entre le serpent mortel et eux, Riddle siffla son ordre.
« Tue-le ! » Harry pouvait entendre le Basilic bouger à la perfection, son ouïe remarquable rendant l'expérience bien plus effrayante alors qu'il bougeait aveuglément. Il entendit un petit hoquet et un bruit sourd à côté de lui et il sut instinctivement qu'Adrian avait trébuché. Puis un bruit retentissant et un sifflement horrible se firent entendre. Harry ouvrit les yeux. Si son frère était en danger de mort, il ne ferait pas que s'assoir et ne rien faire, peu importe le danger sur sa vie à lui. Ce qu'il vit le surprit plus que de raison. Il avait levé les paupières pile au moment où Fumseck avait plongé et aveuglé le Basilic, son bec crevant un œil après l'autre. Le serpent fit de son mieux pour repousser le Phénix, convulsant de douleur jusqu'à ce que Riddle n'intervienne.
« NON ! » entendit Harry. « LAISSE L'OISEAU ! LAISSE L'OISEAU ! LE GARÇON EST DERRIÈRE TOI ! TU PEUX ENCORE LE SENTIR ! TUE-LE ! » Les deux garçons se reculèrent d'autant plus que le Basilic s'approchait, Adrian se dirigeant vers un tuyau ouvert sur sa droite. Harry fit de son mieux pour le suivre, même s'il ne pensait pas que ce soit la meilleure idée. Ils se cachèrent dedans et le serpent les suivit, aveugle et perdu, mais toujours aussi dangereux. Les deux garçons se retrouvèrent dans un labyrinthe de tuyaux, se dirigeant presque aveuglément, toujours poursuivis par le Basilic.
Adrian finit par prendre le mauvais virage et se retrouva dans une impasse, la sortie du tuyau bloqué par une porte d'acier. Il regarda autour de lui frénétiquement, pendant qu'Harry retenait sa respiration en observant les alentours. Le serpent siffla, se rapprochant toujours plus. En prenant une grosse inspiration, Harry prit sa décision. Il sortit du tuyau et courut en avant. Lorsqu'il fut assez loin de son frère, il récupéra une des pierres qui se trouvaient sur son chemin et la jeta sur une paroi de métal près de lui, se baissant pour se protéger la seconde d'après. Le Basilic encore désorienté à cause de la douleur, mordit à l'hameçon et passa devant Adrian sans le remarquer. Il dépassa également Harry, suivant la source du bruit qu'il avait provoqué. Ce dernier, n'osant même pas soupirer de soulagement, rebroussa chemin pour trouver son frère. Mais Adrian n'était plus là.
Harry se dit que, même s'il aimait son frère et qu'il ferait énormément de choses pour pouvoir l'aider, son jumeau allait finir par le tuer un jour. Était-il retourné dans la Chambre avec Voldemort ? En général, la bravoure était une qualité qu'il admirait chez les autres et qu'il espérait posséder aussi. Mais courir droit dans une pièce où un Seigneur Noir attendait de pouvoir te tuer, sans avoir de baguette ? C'était bien au-delà de la stupidité. Mais bon, pensa le jeune sorcier en retournant à la Chambre le plus vite possible, aurait-il agi différemment si Severus n'avait pas passé des années à lui apprendre à réfléchir avant d'agir ? Non, se répondit-il et il se promit de remercier profusément son Père dès qu'il sortirait. S'il sortait.
Dès qu'il revint à la Chambre, il pu voir son frère parler avec Riddle encore une fois. Adrian était pâle et tremblant mais essayait de se reprendre alors que Riddle avait juste l'air ennuyé.
« Je ne sais absolument pas comment tu as échappé à mon Basilic, mais tu commences à sérieusement me fatiguer. » déclara le garçon qui était devenu le sorcier sombre le plus craint du siècle.
« Et qu'est-ce que tu vas bien pouvoir faire ? » demanda Adrian, essayant d'avoir l'air plus confiant que ce qu'il n'était en réalité. Harry grimaça devant son choix de mots. Provoquer un Seigneur Noir n'était pas très intelligent. « Vous êtes juste un souvenir. » continua Adrian. « Vous avez du envoyer votre Basilic pour me tuer, vous êtes trop faible pour le faire vous-même. » Riddle ricana.
« Tu as plutôt raison. » admit-il, faisant taire efficacement Adrian. Harry détestait le ton calme qu'il employait, et le vit sortir la baguette de son frère de sa poche. « Je n'ai pas encore la force de te tuer tout de suite. Mais tu commences à m'ennuyer. Et même si je ne peux pas te tuer… » Riddle eut un sourire en coin et Harry se rapprocha. Il était temps qu'il intervienne. « Je peux encore te stupéfixer. » Et ce fut exactement ce qu'il fit, une lumière rouge jaillit de la baguette d'Adrian et toucha son propriétaire dans la poitrine, l'envoyant valser au sol. Harry détestait voir son frère blessé mais peut-être qu'ainsi, s'ils survivaient, il pourrait garder son secret un peu plus longtemps. « Pathétique vraiment. Peu importe. Mon Basilic commence vraiment à avoir faim. Je ferais mieux de lui épargner l'effort de te chasser. » murmura Riddle au corps immobile de son frère. Harry se glissa derrière une des statues de serpent qui servaient de colonnes et retira sa Cape. C'était maintenant ou jamais.
« C'est exactement ce que j'allais dire à propos de vous. Pathétique. » lança-t-il, la voix froide, en laissant sortir son espion-Severus intérieur. Il sortit de derrière sa colonne en se lançant un Protego pour stopper le deuxième Stupéfix de Riddle.
« Qui es-tu ? » demanda le garçon plus âge, regardant Harry, d'un air confus, les yeux fixés sur sa silhouette fine.
« Moi c'est Harry. » répondit le garçon en se rapprochant. Il parlait avec désinvolture, comme si faire face à un Seigneur des Ténèbres dément était quelque chose de courant pour lui, en renforçant ses boucliers d'Occlumencie du mieux qu'il pouvait. Il ne savait absolument pas si un souvenir pouvait utiliser la Légilimencie, ou si le Voldemort de 16 ans maîtrisait déjà cette technique, mais il n'avait aucun désir de le découvrir.
« Harry ? » demanda Riddle, regardant son nouvel opposant prudemment. « Harry Potter ? » Il ricana encore. « Le frère du grand Survivant ! Ginny a aussi parlé de toi. Toi et tes grands yeux verts. » Il éclata d'un rire moqueur. « Et comment es-tu atterri ici, petit Harry ? »
« J'ai entendu dire qu'il avait une fête ici, et je me suis dit que je passerais faire un tour. » plaisanta Harry, provoquer était une chose, mais il n'accepterait jamais qu'on se moque de lui.
« Un courageux ! » s'exclama Riddle. « Une bien grande bouche pour quelqu'un de si petit. Dis-moi Harry, que veux-tu faire ici ? Qu'espères-tu accomplir alors que ton frère, le grand héros, a si misérablement échoué ? Tu espères un peu de célébrité ? Fatigué de vivre dans l'ombre de ton frère ? » le provoqua Riddle. Si c'est comme ça que tu veux la jouer, pensa Harry, avec le sourire en coin hérité de son Père.
« Moi ? » répondit-il, son attitude réussissant à surprendre Riddle. « Non, je ne peux pas dire que j'ai envie de célébrité. Un peu de reconnaissance serait appréciée par contre. » Riddle continua de le regarder, jaugeant ses réactions. « Et comme vous le savez bien, » continua Harry, « les apparences sont souvent trompeuses. » Et avec un mouvement de baguette il fit tomber tous ses sorts de dissimulation et glamours, ayant le plaisir de voir les yeux de Riddle s'agrandir sous la surprise. Il s'était dit qu'un Riddle déstabilisé serait plus facile à combattre qu'un Riddle concentré et en plus, s'il survivait, il pouvait remettre ses sortilèges immédiatement. S'il mourrait, ça n'avait pas trop d'importance. Et peut-être, juste peut-être qu'il avait voulu effacer ce sourire arrogant du visage de Riddle.
« Je vois. » commenta Riddle, réévaluant la situation. Le garçon qui se tenait désormais devant lui, n'avait rien à voir avec l'enfant maigrichon qu'il s'était imaginé. Cet Harry avait une bonne tête de plus que son frère, assez grand pour son âge, et semblait capable de se débrouiller. Et ses yeux étaient calculateurs, analysant la situation au fur et à mesure, parlant avec un esprit brillant et des connaissances au-dessus de son âge. Tom Riddle avait toujours été fier de pouvoir juger le caractère d'une personne au premier regard. Mais là, il se trouvait devant un paradoxe. Un garçon bien trop jeune pour avoir un regard aussi mature.
« Vois-tu vraiment, je me demande ? » déclara Harry en se rapprochant encore plus. Il était maintenant tout proche de Ginny – ce qui avait été son but dès le départ – et juste en face de Riddle. « Je pense que non. »
« J'admettrai que c'est une situation plutôt inattendue. » avoua Riddle. « Mais ça ne fait aucune différence. Si ton frère n'était pas assez puissant pour me battre, pourquoi tu le serais ? » Un sifflement se fit entendre depuis le mur derrière eux. Là, près de la statue de Serpentard, il y avait un tuyau ouvert, probablement une autre sortie du labyrinthe. Harry regarda autour de lui à la hâte. En fait, il remarqua de nombreux autres tuyaux autour de lui, et les sifflements du serpent se propageaient à travers les murs. Harry réalisa qu'il ne pouvait pas se permettre qu'un serpent géant puisse débarquer d'où il voulait. Peut-être qu'il pouvait faire d'une pierre, deux coups ?
« Une question intéressante. » répliqua Harry. « Pourquoi pourrais-je t'arrêter alors que même mon frère ne pouvait pas ? Tout ce que je peux répondre, Riddle, c'est… » Il sourit et pointa sa baguette vers Riddle.
« Tu ne peux pas tuer un souvenir, Harry. »
« Je n'en vise pas un. » rétorqua Harry et visa juste au-dessus de l'épaule de Riddle. « Bombarda ! » hurla-t-il et un jet de lumière rouge pétante quitta sa baguette et heurta une colonne en forme de serpent, la faisant s'écrouler et bloquant efficacement un tuyau. Il fit un bond en arrière et mit une colonne qu'il ne souhaitait pas détruire entre Riddle et lui. Puis, il explosa le plus de statue qu'il pouvait, le plus vite possible, un sort explosif après l'autre, bloquant toutes les sorties du labyrinthe sauf une, celle à la droite de Riddle. Il ne voulait pas que le Basilic essaie de sortir de lui-même, parce qu'il pourrait alors surgir de n'importe quel tuyau bloqué. Il voulait juste se battre contre lui, là où il avait un avantage. Lorsque la poussière retomba, il faisait face à un Tom Riddle choqué. « Comme je le disais, tout ce que je peux répondre c'est : Je ne suis pas mon frère, Riddle. » Il avait prononcé la dernière partie en Fourchelangue, faisant froncer les sourcils de Riddle.
« C'était toi, n'est-ce pas ? » demanda-t-il, enragé. « Pas Adrian. » Il ne spécifia jamais ce qu'il voulait dire. Il n'en avait pas besoin, Harry le comprit parfaitement.
« Tu as remarqué. » répondit simplement Harry juste avant que le sifflement ne retentisse encore, cette-fois plus puissant. Le Basilic retrouvait son chemin. L'esprit d'Harry était en surchauffe. Aussi impressionnants que ses sorts avaient pu être jusqu'ici, ils n'étaient pas assez puissants pour percer la peau plus-dure-que-du-granite du Basilic. Un bec de Phénix l'était, mais ce n'était pas assez gros pour faire de gros dégâts. Il se jura d'apprendre le plus de sorts de grande puissance possible, s'il parvenait à sortir. J'ai besoin d'aide, pensa-t-il désespérément. Si seulement Severus était là… Il se décala sur le côté lorsque le serpent ré-émergea du mur.
« Tue-le ! » ordonna Riddle encore une fois, l'urgence se faisant cette fois-ci sentir dans sa voix. Harry se décala à droite, loin du serpent et proche de là où il se trouvait lorsqu'il était rentré dans la Chambre au tout début. Ses yeux tombèrent sur le Choixpeau, toujours au sol.
« J'ai vraiment besoin d'aide. » murmura-t-il. Comme s'il avait répondu, quelque chose scintilla dans le chapeau. La poignée d'une épée ! Harry sa baissa d'un coup et dégaina la grande épée de combat argentée, avec la poignée incrustée de rubis. Severus lui en avait parlé une fois. La légendaire Epée de Gryffondor, faite d'acier gobelin. D'acier gobelin ? pensa Harry, en faisant tourner l'épée dans sa main, pour l'appréhender. Ça pourrait vraiment marcher. Riddle le regardait, de la haine à l'état pur dans ses yeux. Le serpent s'avança d'un mouvement souple et fluide, inattendu d'une créature de cette taille.
Tenant la baguette de sa main gauche, il lança quelques petits maléfices rapides, le bruit qu'ils faisaient en touchant leurs cibles désorientait le serpent. Cela devait finir rapidement. Il s'avança et, lorsque que le Basilic baissa la tête, réalisant où se trouvait Harry, ce dernier leva son épée dans un mouvement calculé, poignardant le serpent dans un endroit plus vulnérable que le reste de son corps, juste là où la mâchoire inférieure rejoignait le reste du corps. L'épée traversa la mâchoire jusqu'à la tête. Il retira l'épée et se déplaça rapidement hors de portée lorsque le Basilic tangua et s'écroula au sol. Il tourna ses yeux vers Riddle, en jetant un rapide coup d'œil à l'épée dans sa main au passage.
« C'est intriguant, cet acier gobelin. » déclara-t-il nonchalamment, en s'avançant de nouveau, après avoir contourné le cadavre du serpent, en fixant Riddle avec autant de haine que le Seigneur des Ténèbres en avait pour lui. « Il absorbe tout ce qui le rend plus puissant et je viens juste de percer les glandes de poisons, les organes qui produisent le venin de ton Basilic. » Il s'approcha de l'endroit où se trouvait Ginny, aussi pâle que la mort. La voir ainsi ne fit qu'augmenter sa fureur. « Je vais te donner une petite leçon maintenant Riddle. Voyons voir ce qu'il se passe lorsqu'une épée enduite de venin de Basilic perce un journal empoisonné par un souvenir. » Et il poignarda rapidement le journal encore ouvert, ne donnant pas à Riddle le temps de réagir autrement que par un cri. Il se retourna au moment où le souvenir du Seigneur des Ténèbres se flétrit et brûla avec le journal, une petite rivière d'encre dégoulinant du petit livre. Un coup d'œil rapide vers Ginny le rassura, puisqu'il vit un peu de couleur revenir dans ses joues, maintenant que son tourmenteur venait de disparaître. Le souvenir de Voldemort, n'était plus.
Il laissa rapidement l'épée de Gryffondor juste à côté de son frère – qui était allongé assez près du Basilic mort pour se réveiller dans une flaque du sang de serpent – et récupéra la Cape de derrière la colonne, où il l'avait laissée. Il se tourna vers Fumseck qui observait la scène, perché sur le corps du Basilic.
« Tu ne me balanceras pas, hein ? » demanda-t-il, trop fatigué pour supplier. Fumseck le regarda pendant moins d'une fraction de seconde avant d'hocher la tête vers lui à nouveau, accompagné d'un trille doux. La sensation de chaleur qui se répandit dans son cœur, lui suffisait comme confirmation. « Merci, Fumseck. » déclara-t-il doucement en regardant son frère et une Ginny encore endormie. « Tu les aiderais à sortir ? » Un autre trille léger lui assura qu'il le ferait. Harry sourit faiblement et s'éloigna de quelques pas avant de se retourner et de lancer un Enervatum sur son frère. Et de laisser Dumbledore essayer d'expliquer tout ça.
Il se dissimula sous la Cape, essayant de ne pas la souiller avec le sang de Basilic sur ses mains. Il quitta la Chambre des Secrets rapidement, bien décidé à ne jamais y retourner. Ron devait bientôt avoir fini de libérer le passage et il serait bien content de ne rien faire et de le laisser finir. Il attendrait que Fumseck ramène les autres d'abord et il pourrait ensuite utiliser un sort d'ascension pour sortir lui-même. Le premier plan était d'aller directement au bureau de Severus. Mais peut-être qu'une douche brûlante serait nécessaire avant. Expliquer le sang serait assez difficile.
Et pendant qu'Harry partait et qu'Adrian essayait de comprendre ce qu'il s'était passé, ses yeux noisette écarquillés, une autre paire d'yeux s'ouvrit pour la deuxième fois depuis les deux dernières minutes. Ginny Weasley essayait de comprendre ce qu'il venait de se passer. La dernière chose dont elle se souvenait était Tom Riddle qui sortait du journal. Mais maintenant, elle était là, allongée sur le sol de la Chambre des Secrets où elle était tombée, un Basilic mort à quelques mètre d'elle avec un Phénix perché dessus, le journal troué en plein milieu et le héros du monde sorcier regardant alternativement le serpent mort et l'épée étincelante dans sa main, un regard confus sur son visage. Et tout ce qu'elle put faire pendant qu'il l'appelait était de continuer de fixer le point où son frère jumeau venait de disparaître, déconcertée.
Voili, voilou,
Comme d'habitude n'oubliez pas les revious (oui c'est pour la rime, c'est pathétique ^^ )
