Chapitre 40
Un Enlèvement et un Rat
Bonsoir à tous et à toutes !
Je m'excuse platement de mon retard toujours aussi déplorable, mais je vais faire de mon mieux pour cette nouvelle année qui s'approche bien trop vite ! Alors j'avoue que j'ai un peu traîné pour la traduction de ce chapitre, tellement que ma correctrice n'a même pas eu le temps de tout corriger (en même temps je l'ai envoyé ce midi, elle a beau être géniale, ça fait vraiment pas beaucoup de temps.) Mais je tenais réellement à vous offrir un chapitre pour votre Noël et comme, suivant les personnes, les cadeaux c'est le 24 au soir ou le 25 au matin, et bah on fait un mix des deux. Je posterais la version totalement corrigée dès que j'aurais le temps.
EDIT: ça y est, c'est un peu mieux corrigé ! Une bêta d'enfer, je vous le disais !
Donc je vous souhaite un très très joyeux Noël, vous aurez également un chapitre pour le Nouvel An (et peut-être un en plus, selon mon efficacité et celle de Fanouille, à qui je dis encore mille mercis) merci pour toutes vos reviews, c'est un cadeau de Noël tout au long de l'année alors,
Enjoy !
Disclaimer : On pourrait pas m'offrir ça pour mon Noël ? La propriété sur Harry Potter ? Non ? Bon tant pis alors... Je me contenterais de ma traduction...
Des centaines de scénarios se jouaient dans l'esprit d'Harry. Avec l'aide de son serviteur, le Seigneur des Ténèbres surgira à nouveau, plus puissant et plus terrible que jamais… Ça se passait vraiment alors. Peut-être pas aujourd'hui, mais un jour, dans un futur trop proche. Et alors qu'il se trouvait juste devant la gargouille qui gardait le bureau de Dumbledore, à côté de Severus, il se jura d'être prêt lorsque l'heure viendrait. Il ferait tout ce qu'il pourrait. Et, d'une manière ou d'une autre, il s'en sortirait.
« Severus ! » dit Dumbledore pour accueillir le maître de Potions de son école avec un sourire. « Et le jeune Harry ? » demanda-t-il, le visage soudain perplexe et sérieux, en particulier lorsqu'il remarqua les visages préoccupés des deux personnes en face de lui ? « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Cela semblait être la question du jour, pensa Harry, sarcastique.
« Harry a entendu quelque chose et vous devriez en être informé immédiatement. » répondit froidement Severus. Il n'y avait aucun autre moyen d'approcher le sujet que d'être direct. Et cette fois-ci, il s'agissait d'une prophétie que Dumbledore devait vraiment connaître. Harry hocha la tête et répéta encore une fois ce qu'il s'était passé durant sa rencontre avec le professeur Trelawney. Le Directeur regarda le garçon peu convaincu au début avant que son visage ne s'assombrisse.
« Est-ce que ça te dérangerait mon garçon, de me montrer ce souvenir ? » Il pointa sa Pensine du doigt, posée sur une des nombreuses étagères dans le bureau.
« Ça ne me dérange pas. » déclara simplement Harry en s'approchant de l'objet magique.
« Alors, concentre-toi sur le souvenir de cette incident. » demanda Albus et Harry suivit ses instructions. Il aurait pu lancer le sort nécessaire lui-même mais le Directeur n'avait pas besoin de savoir plus de choses que le strict nécessaire. Il sentit la pointe d'une baguette contre sa tempe pendant qu'il pensait à la prophétie qu'il avait entendu un peu plus tôt. Un fil argenté, une copie de son souvenir de l'évènement se fixa sur la baguette et Dumbledore le plaça avec précaution dans la Pensine. Il fit signe à Severus de se rapprocher et rapidement, les deux hommes étaient immergés dans le souvenir. Après avoir visionné l'incident en entier, Severus regarda Harry, un semblant de compassion sur son visage autrement glacial. Le Directeur était bien trop plongé dans ses pensées pour le remarquer.
« Est-ce que vous voulez que je prévienne Lupin et Black ? » demanda Severus, son ton ne trahissant aucunement ses sentiments.
« Oui. » répondit le vieux sorcier. « Fais-le, s'il te plaît Severus. Et raccompagne Harry à sa Salle Commune. Je vais prévenir Lily et James. » Harry était sur le point de protester, il voulait rester ! Il devait rester ! Mais comment pouvait-il demander une telle chose ? Severus lui lança un regard, montrant sa compréhension et qui lui promettait silencieusement de lui raconter tout ce qu'il se passerait. Rapidement. Harry serra les dents et hocha la tête. Au moins, Severus comprenait.
« Professeur Dumbledore ? » demanda Harry juste avant de partir.
« Oui, Harry ? » Le Directeur ne leva même pas la tête, son attention tournée uniquement vers sa Pensine et le souvenir flottant que l'adolescent venait de lui donner. Le garçon aux yeux verts sentit la colère monter. Ça lui coûterait trop de lui accorder un regard ?
« Tenez mon frère au courant s'il vous plaît. » dit-il. « Adrian devrait être au courant. » Peut-être que ça l'empêcherait de faire quelque chose de stupide, comme ce qu'il craignait. Le Directeur détourna enfin les yeux de sa Pensine assez longtemps pour regarder brièvement le sorcier et hocher la tête.
« Si ton frère est dans la Salle Commune, envoie le ici. Sinon, attends son retour et dis-lui de venir me trouver dès que tu le verras. Ne parle de ça à personne d'autre. » Harry hocha la tête sèchement et quitta la pièce, suivant Severus. Le maître de Potions pouvait pratiquement sentir la colère irradier de l'adolescent par vagues. Il comprenait bien, quel vieux fou ! Comment pouvait-il être aussi aveugle ?
« Harry ? » l'appela Severus pendant qu'ils marchaient. Ne voulant pas répondre au cas où sa réponse soit plus venimeuse que ce qu'il voudrait, le garçon tourna simplement la tête vers lui, lui montrant qu'il l'écoutait. « C'est un idiot, et un idiot aveugle en plus de ça. » le rassura le professeur de Potions. « Tu devrais juste lui faire rentrer un peu de bon sens dans le crâne un de ces jours. » Harry sourit légèrement, sentant un peu sa colère diminuer.
« Un jour je le ferai. » lui promit Harry. « Tu devras juste admirer ça. » Severus hocha la tête et laissa Harry en bas du Grand Escalier. L'adolescent se dirigea vers la Salle Commune pendant que le professeur de Potions allait informer les deux professeurs de Défense. Harry se traîna jusqu'à la Tour Gryffondor et, lorsqu'il arriva dans la Salle Commune, tout ce qu'il put faire fut de s'affaler dans un canapé et s'étaler en regardant le plafond. Son frère n'était pas dans la pièce mais il serait bientôt de retour. Après tout, où pourrait-il aller ? Ce n'était pas comme si les Détraqueurs le laisseraient passer les portes. Un criminel activement recherché oui, mais pas un adolescent, pensa-t-il amèrement. Neville entra à ce moment-là, ses yeux remarquant immédiatement la forme avachie de son meilleur ami.
« Harry. » dit-il en s'asseyant sur le côté opposé du canapé. « Qu'est-ce qui ne va pas ? » Harry soupira et regarda son ami, impuissant. Maintenant, plus que jamais, il souhaitait pouvoir lui raconter exactement ce qu'il venait de se passer. Et, au diable les précautions, il devait dire quelque chose à propos de ce qui lui posait problème avant qu'il n'explose.
« Adrian est peut-être en danger, Nev. » souffla simplement l'adolescent, en se frottant les yeux avant de passer les doigts dans ses cheveux. « Peut-être même nous tous. »
« Je suppose que tu ne vas pas développer plus que ça ? » demanda Neville, un petit sourire sur le visage.
« Je ne peux pas Neville. » Il ne pouvait pas juste réciter la prophétie qu'il venait d'entendre. De un, il refusait de paniquer Neville et de deux, il était peut-être encore trop tôt pour l'adolescent d'en parler tout de suite. Il n'avait même pas encore vraiment réalisé lui-même ce qu'il avait entendu.
« Je ne peux pas Neville. » répéta-t-il, en baissant les yeux. Peut-être qu'il ne méritait pas un ami si loyal, pensa-t-il.
« Ai-je raison de supposer que tu n'étais même pas censé me dire ce que tu m'as dit ? » Il sentait de l'humour dans sa voix, alors les yeux d'Harry se relevèrent du point qu'il fixait au sol, pour regarder son ami droit dans les yeux.
« Techniquement, j'ai promis de ne pas en souffler un seul mot à qui que ce soit. » admit Harry, un petit sourire émergeant sur son visage, rassuré que Neville n'ait pas l'air de lui en vouloir.
« Et bien, dans ce cas. » commença l'adolescent en sortant son manuel de Botanique. « Je vais juste m'assoir ici et lire, en te tenant compagnie, pendant qu'on prétend tous les deux que cette conversation n'a jamais eu lieu. » Et il fit un clin d'œil à Harry qui lui sourit en retour.
« Un jour, Nev, je t'expliquerai tout. » promit Harry et son ami sourit, en hochant la tête. Harry savait que Neville ne comprenait pas tous les enjeux de cette promesse mais il la tiendrait tout de même. « Et merci pour ta compréhension. »
« Je suis juste incroyable comme ça. » plaisanta Neville en haussant les épaules, faisant rire Harry pour la première fois depuis l'incident de la prophétie.
« Oui, tu l'es. » acquiesça Harry avant de fermer les yeux, redevenant silencieux, tandis que son tout dernier problème se déroulait dans sa tête encore une fois.
Son esprit fourmillait de scénarios divers et variés, tous plus sombres les uns que les autres. Le retour de Voldemort ne pouvait dire qu'une seule chose : la guerre. Il avait entendu des histoires à propos de la première guerre contre le Seigneur des Ténèbres. S'il était supposé revenir plus puissant que jamais, Harry ne pouvait même pas oser imaginer ce qu'il pourrait se passer cette fois-ci. Son esprit resta immergé dans ces sombres pensées un long moment, tandis qu'il regardait le soleil disparaître de la fenêtre. Et midi arriva sans qu'il ne s'en rende compte et il dut rapidement aller dans la Grande Salle pour le déjeuner. Pas comme s'il se sentait vraiment de le faire, mais il devait bien manger. Mouais, pensa-t-il sans faire un effort pour remuer ne serait-ce qu'un orteil, il y a toujours le dîner pour ça. Neville ne bougea pas du canapé non plus et Harry se sentit légèrement réconforté par la présence de son meilleur ami.
Ce ne fut qu'après le retour des premiers élèves qui revenaient soit de la Grande Salle soit de Pré-au-Lard, que son cerveau réussit à dépasser le choc initial et il réalisa ce qui n'allait pas dans toute cette histoire. Il se leva de sa place, sentant son cœur s'accélérer à nouveau. Il fit le tour des visages de la Salle Commune. Tous familiers bien sûr, mais pas celui qu'il cherchait. Mais où était son frère ? Harry sauta sur ses pieds et s'approcha de Ginny qui étudiait, sur un bureau juste à côté de la cheminée.
« Ginny est-ce que tu as vu mon frère ? » La jeune fille vit son expression préoccupée et décida de sauter les plaisanteries.
« Pas depuis le petit-déjeuner. » répondit-elle et regarda avec peur le jeune adolescent, assez pâle de nature, blanchir encore plus. « Pourquoi ? » Harry ouvrit la bouche pour répondre lorsque deux voix joyeuses l'appelèrent depuis l'entrée. Fred et Georges venaient de revenir de Pré-au-Lard, les mains pleines de farces venant de Zonko et les visages rougis.
« Salut Harry ! » s'écria Georges, posant son butin sur un bureau, un peu plus loin de lui. Harry se rapprocha des deux. Il pouvait toujours leur demander aussi. Mais juste avant qu'il n'ait pu articuler un seul mot, Fred se pencha vers son oreille et chuchota d'un ton conspirateur :
« Déjà de retour ? » Les yeux d'Harry s'agrandirent sous le coup de la surprise.
« De retour de où ? » demanda-t-il. Les jumeaux partagèrent un regard malicieux.
« Bien sûr. » répondit Georges comme si la question d'Harry expliquait tout. « Si quelqu'un nous demande où tu étais pendant toute la matinée. Pigé ! » Le garçon aux yeux verts les regarda, sentant la moutarde lui monter au nez. Il n'avait vraiment pas le temps pour ça.
« De quoi vous parlez, bon sang ? » les jumeaux le regardèrent, surpris. Ils se regardèrent, puis de nouveau Harry. L'expression de ce dernier sembla leur donner le déclic.
« Mais… » Fred regarda Harry, confus. « Tu n'étais pas à Pré-au-Lard ? Avec Adrian ? Il ne t'a pas emmené avec lui ? » Les yeux verts s'écarquillèrent, et son cœur rata un battement. Adrian était à Pré-au-Lard ? Là, maintenant ? Aujourd'hui, ce jour en particulier ?
« De quoi ? » s'exclama-t-il, sous le choc.
« Il ne te l'a pas dit ? » demanda Georges. « Désolé Harry, on pensait qu'après qu'on lui ait donné… On pensait qu'il partagerait ! » Harry essaya d'enregistrer ce qu'il venait tout juste d'entendre. Les jumeaux avaient visiblement donné à Adrian quelque chose qui lui permettait de quitter le château à volonté. Eux, pouvaient visiblement le faire facilement, puisqu'il les avait souvent vus arriver dans la Salle Commune avec des produits de Pré-au-Lard, plus d'une fois. Ils avaient visiblement songé qu'Adrian partagerait ce quelque chose, ce qu'il n'avait clairement pas fait. Et bien, pensa-t-il amèrement en revoyant ses conversations chuchotées avec Ron, il n'avait pas partagé avec lui.
« Écoutez-moi bien. » commença Harry, la voix sombre. « Dites moi exactement ce que vous avez donné à mon frère pour qu'il puisse sortir du château. Dites le moi, maintenant. » Il n'haussa jamais le ton, mais son intonation glaciale fit parler les jumeaux rapidement.
« C'est une carte qu'on a trouvé dans le bureau de Rusard, une carte de l'école. » expliqua Fred et Harry sentit son cœur sombrer. Ça ne pouvait pas être…
« Elle montre toutes les sorties de l'école, les passages secrets et d'autres trucs du genre. » ajouta Georges.
« Adrian avait l'air vraiment déprimé, on a pensé que ça lui remonterait le moral et… »
« Vous lui avez donné la carte des Maraudeurs ? » demanda Harry, interrompant un Fred désormais perdu.
« Tu sais ce que c'est ? Mais Adrian te l'a montré ou pas ? » Harry ne leur accorda même pas un regard de plus. Il ignora complètement leurs appels. Il jura en Gobbelbabil et sortit en trombe de la Salle Commune n'accordant qu'à Neville un petit regard, qui hocha la tête pour montrer sa compréhension. Il retourna au bureau du Directeur, l'atteignant en un temps record et hurlant le mot de passe à l'entrée. Il entra dans le bureau sans même toquer à la porte. Severus, ses parents, Sirius et Remus ainsi que le Directeur étaient là, arborant tous un visage sombre puis choqués de l'apparition soudaine du cadet des jumeaux Potter.
« Adrian est parti à Pré-au-Lard ! Il n'est pas dans l'école ! » débita-t-il à un rythme effréné. « Et il n'est pas encore rentré ! »
« Quoi ? » s'exclama James, perdu. « Harry de quoi tu parles ? »
« Fred et Georges avaient la carte des Maraudeurs, ils l'ont récupéré du bureau de Rusard, je ne sais pas comment, et ils l'ont donnée à Adrian il y a quelques jours. » expliqua Harry à la hâte, tandis que ses interlocuteurs, assommés, réalisaient la gravité de la situation. Même Severus avait entendu parler de la carte par le biais d'Harry. « Je viens de les croiser dans la Salle Commune et ils m'ont demandé si j'était déjà revenu de Pré-au-Lard. Ils m'ont dit qu'Adrian était parti et qu'ils s'attendaient à ce que je sois avec lui. »
« Merlin ! » s'exclama Lily, couvrant son visage de ses mains et tombant sur la chaise la plus proche.
« Tu en es bien sûr, Harry ? » demanda Dumbledore.
« Je ne savais même pas que les jumeaux Weasley avaient la carte, encore moins qu'Adrian l'avait mais, je ne l'ai pas vu depuis le petit-déjeuner. » répondit Harry. Le Directeur hocha la tête et se mit en action.
« On doit partir à sa recherche immédiatement. » déclara-t-il. Il se tourna vers son Phénix. « Fumseck, informe tout le personnel. » Le Phénix émit un trille et disparut en s'enflammant. « Le protocole indique que tous les étudiants devraient se rassembler devant les portes principales du château, en cas d'urgences. On devrait commencer par aller par ici et chercher… non pas Adrian mais M. Weasley et Mademoiselle Granger puisqu'il est fort probable que le garçon ait sa cape avec lui. Nous n'avons pas de temps à perdre, j'en ai bien peur. » Ils hochèrent tous la tête, laissant Harry tout seul dans le bureau, avec le maître de Potions, incrédules.
« Je n'arrive pas à croire qu'ils viennent de me planter ici ! » cracha le garçon.
« Et je dois y aller aussi. » souffla le professeur de Potions. « Harry, je sais que tu le veux, mais tu ne peux vraiment pas suivre cette fois. » Harry était sur le point de protester mais réalisa qu'il ne pouvait pas se le permettre. Les passages étaient couverts de protections anti-Animagus et les Détraqueurs gardaient toutes les autres sorties. Severus pouvait sortir du château s'il passait en même temps que Sirius ou Minerva mais, si Harry essayait, lui, de quitter le château par un des passages, les alarmes se déclencheraient et attireraient l'attention vers lui. Et même si Harry était presque certain qu'il pouvait devancer les professeurs et quitter le château, il n'y avait absolument aucune chance qu'il les laisse arrêter la recherche d'Adrian pour se mettre à la poursuite d'une distraction pareille.
« Bârzuln ! » Il s'était remis à jurer en Gobbelbabil et Severus lui fit un sourire mince, les lèvres serrées.
« Je dois vraiment y aller. » Harry hocha la tête. « Retourne dans ta Salle Commune et jette un sort bien méchant sur ton frère s'il revient sain et sauf, de lui-même, avant que les recherches soient finies. » Harry acquiesça et Severus se rapprocha de la porte. « Je te ramènerai Adrian. » promit Severus. « Tu me fais confiance pour ça ? »
« Bien sûr que oui. » Severus hocha la tête et sortit du bureau à la hâte. Il devait rattraper les autres et résister à l'envie de leur jeter un sort bien méchant. Comment pouvaient-ils laisser Harry, planté comme ça, derrière eux ? Il venait probablement de sauver son frère – encore, même s'ils ne le savaient pas – et ils l'avaient juste ignoré ? Le fait que son fils de cœur continue de vouloir les aider le dépassait… Il dévala les escaliers et parcourut les couloirs d'un pas frénétique, rattrapant enfin le reste des adultes dans la Grande Salle.
« Qu'est-ce qui t'a pris si longtemps, Severus ? » demanda Lily, agitée. Pour la première fois de sa vie, Severus regarda la femme magnifique en face de lui avec une profonde irritation.
« Ton fils. » répondit-il sèchement.
« Mon fils est dehors, très probablement en danger ! » s'exclama Lily sérieusement. Il savait que c'était principalement le désespoir qui parlait à ce moment mais même… Severus n'avait jamais réellement trouvé de défauts chez Lily. Mais maintenant… Ne sachant pas quoi lui dire, ou comment réagir, il fut, pour une fois, soulagé de l'intervention de Sirius.
« On est prêts à partir, Lily. Les élèves se rassemblent. » La rousse se retourna vers les portes et se mit à courir immédiatement. Severus voulut en faire de même lorsqu'une mais sur son épaule l'arrêta.
« Qu'est-ce que tu me veux, Black ? » gronda-t-il, irrité. Il n'avait vraiment pas le temps pour les pitreries du caniche en ce moment.
« Merci. » Cela désarçonna totalement Severus. Il regarda l'homme en face de lui, de manière curieuse.
« Pour quoi ? »
« Pour ce que tu viens de faire pour Harry. Il y a peut-être encore de l'espoir pour toi après tout, même si ça me fait mal de l'admettre. » Les yeux de Severus s'écarquillèrent mais il se contenta d'hocher la tête. Sirius en fit de même, en retour, et lui lâcha l'épaule au moment où Remus rentrait dans le couloir. Le loup-garou s'arrêta et fit un signe de remerciement au maître de Potions à son tour, avant de leur demander de se bouger pour les recherches. Severus, encore sous le choc, regarda les deux hommes quitter le Hall en courant.
« Il y a peut-être de l'espoir pour toi aussi. » marmonna-t-il assez bas, se hâtant pour les rattraper.
La recherche sembla durer des heures, du moins en ce qui concernait le directeur des Serpentard. Ils avaient recomptés tous les élèves et ils étaient tous présents, sauf Adrian et ses deux amis. Severus était prêt à commettre un meurtre et la première victime sur sa liste serait Albus Dumbledore, pour plus de raisons qu'il ne voulait lister. Pour le moment, sa colère venait simplement du fait qu'ils étaient perdus en plein milieu des recherches pendant que le reste de Poudlard paniquait. Et il avait fait une promesse à Harry.
« Il n'est pas ici… » marmonna James. « Où peut-il être ? » Severus s'approcha du Directeur, ignorant totalement l'Auror paniqué. Il ne voulait même pas imaginer ce qu'il aurait fait, si Harry avait disparu ainsi. De toute façon, Harry n'agirait jamais de manière aussi irrationnelle, il ne jetterait pas une cape sur ses épaules et s'enfuirait. Il n'avait pas été élevé ainsi.
« Appelez les Aurors, Albus. » proposa Severus rapidement. « Qu'ils quadrillent la forêt pendant qu'on fouille le village. » Le vieux sorcier le regarda, cligna une fois des yeux, deux fois, avant de se reprendre en main.
« James ! » appela-t-il fortement. « Appelle les Aurors ! On agrandit les recherches ! » Severus souffla de soulagement lorsqu'il rejoint l'équipe qui fouillerait le village. Lily et James allèrent du côté des Aurors qui avaient transplané juste devant les portes de Poudlard et se séparaient sur les terrains de l'école pour trouver les élèves manquants. Molly et Arthur arrivèrent peu après, remarqua Severus, ce qui ne faisait qu'ajouter une pire de parents terrorisés pour leur enfant, selon lui.
Il commençait un peu à fatiguer, de faire le tour de Pré-au-Lard, à vérifier chaque rue, chaque allée. Cela faisait bientôt une heure et demie que le groupe des trois – lui, Remus et Sirius, qui aurait cru que cela allait arriver un jour sans qu'ils ne s'entretuent ? – fouillait une partie du village. Il songeait très sérieusement de démolir le mur qui lui faisait face lorsqu'il entendit la voix de Lupin depuis l'allée voisine.
« Par ici ! Vite ! » cria ce dernier, sa voix résonnant dans les rues vides. Le village avait été évacué, tous les habitants avaient étaient accueillis temporairement à Poudlard. Severus courut pour rejoindre le loup-garou, accélérant lorsqu'il remarqua la silhouette immobile d'une fille. Il s'agissait d'Hermione Granger, réalisa Severus pendant que Remus lui jetait un Enervate. La jeune fille ouvrit les yeux et resta immobile quelque secondes avant de paniquer, regardant frénétiquement autour d'elle comme si elle cherchait quelqu'un.
« Il l'a enlevé ! Allez les chercher s'il vous plaît ! S'il vous plaît ! » hurla la jeune fille de peur pendant que Remus essayait de la calmer. Severus était prêt à se se lancer dans la direction que pointait la jeune fille du doigt mais il réalisa qu'il ne savait pas qui avait pris qui et où. Tout ceci pouvait fort bien être complètement différent que ce qu'il s'imaginait. En tout cas, il l'espérait. Sirius le dépassa et s'agenouilla pour faire face à une Hermione en pleurs.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé, Hermione ? » L'homme tremblait mais sa voix était calme. Si la situation n'était pas aussi grave, Severus aurait peut-être même admis que Sirius agissait comme l'adulte qu'il était pour la première fois, en sa présence.
« Ron et moi, on sortait des Trois Balais. On était… » Sa voix trembla et se brisa, de nouvelles larmes débordant de ses yeux. « On se disputait à propos de quelque chose de stupide puis on a entendu la voix d'Adrian qui nous appelait. J'étais surprise, mais Ron savait qu'il allait venir. Ils m'ont dit qu'ils voulaient me faire une surprise. » Elle essuya quelques larmes mais de nouvelles venaient instantanément les remplacer. Si Severus n'avait pas été certain que des mots rassurants, venant de lui, n'auraient fait que la perturber encore plus, il l'aurait fait, peu importe les masques et façades. La pauvre fille était en train de faire une crise sous ses yeux.
« Tu as vu Adrian ? » demanda Remus, redonnant un peu de temps à Hermione pour se recomposer.
« Non. » articula-t-elle faiblement. « Il portait sa Cape d'Invisibilité. On a simplement suivi sa voix et on est allé dans une petite rue où il a enlevé la Cape pendant quelques secondes pour prouver que c'était bien lui. On s'est promené un peu, Adrian de nouveau invisible, et j'essayais de le convaincre qu'il ferait mieux de retourner à l'école. La sortie était presque finie de toute façon mais il a argumenté que tant qu'il était sous sa Cape, rien ne pourrait arriver. On a marché un petit plus longtemps avant d'entendre les professeurs nous appeler pour qu'on se réunisse devant les portes principales. Ron a commenté que quelque chose de grave avait du se passer et Adrian courut dans une rue parallèle, nous promettant qu'il allait retourner au château. Ron et moi avons commencé à marcher et c'est là que… » Elle recommença à pleurer et Remus lui donne des petites tapes réconfortantes dans le dos.
« Est-ce que c'était Pettigrow ? » demanda Sirius. Elle confirma par un hochement de tête. « Et il a enlevé Adrian ? » l'Animagus était devenu blanc comme un linge. La tête de Severus tournait un peu. Comment la situation avait pu se dégrader autant ?
« Non ! » gémit Hermione, s'attirant trois regard surpris. « Il a enlevé Ron ! »
« Ron ? » demanda Sirius, un peu perdu.
« Il n'avait pas réalisé qu'Adrian était avec nous ! Il a sauté sur Ron et lui a volé sa baguette. Il l'a pointé sur lui et l'a pris par le col du T-shirt. Il m'a dit que lorsque je me réveillerais je devrais dire à Adrian et seulement Adrian ce qu'il s'était passé et le prévenir que, s'il voulait revoir son meilleur ami en vie, il devrait venir à la Cabane Hurlante seul. » Elle recommença à paniquer. « Mais j'ai vu Adrian du coin de l'œil, il avait dégainé sa baguette et sa Cape était un peu tombée, juste avant que Pettigrow ne me stupéfixie. »
« Donc Adrian l'a attaqué ? » souffla Remus, terrifié.
« Je ne sais pas ! » Hermione secoua la tête.
« Est-ce que tu peux marcher, Hermione ? » La jeune fille hocha la tête. « Bien. Je veux que tu ailles retrouver tout le monde et leur dire où nous sommes. La prochaine équipe d'Aurors vous recherche pas loin de Zonko. Tu penses que tu peux aller jusque là-bas ? » demanda Sirius.
« Je pense que oui. »
« Vas-y et dis-leur d'attendre à côté du Saule Cogneur, d'accord ? » La fille eut l'air perplexe mais décida d'obéir aux instructions qu'on lui donnait. Elle se leva avec l'aide de Remus et s'en alla, jetant un dernier regard aux trois hommes. Sirius conjura un Patronus pour envoyer les nouvelles à James et se prépara à transplaner.
« Le Saule Cogneur ? » demanda Severus. « La Cabane Hurlante est à moins de deux kilomètres d'ici. »
« On ne peut plus y entrer depuis Pré-au-Lard. » expliqua Sirius. « Albus l'a protégé lorsqu'on était enfants. Le seul moyen d'y entrer et caché dans ce maudit arbre. » Severus hocha la tête et transplana avec les deux amis. Leurs pieds touchèrent le sol au moment exact où un groupe de 5 hommes, menés par James sortait de buissons assez épais et se dirigeait vers eux. Sirius courut pour les informer de ce qu'il s'était passé exactement pendant qu'ils marchaient rapidement, les baguettes en main, vers l'arbre.
Severus était persuadé que quelque chose allait mal tourner. Tout se passait bien trop rapidement. Ils étaient passés de 0 à 250 km/h, plus rapidement que l'Éclair de Feu et ils n'avaient même pas l'ébauche d'un plan. Pettigrow attendait dans la Cabane Hurlante, c'était certain. Sinon, ils auraient déjà retrouvé le jeune Weasley, devina le maître de Potions. Mort bien sur, parce que si ce traître avait eu Adrian, il se serait débarrassé de tout fardeau inutile.
Le professeur de Potions, alluma le bout de sa baguette. La nuit tombait et les lumières du château étaient bien trop loin pour les aider. Il regarda avec attention Sirius se transformé en chien noir et se lancer vers l'arbre, en évitant agilement toutes les branches qui tentaient de l'agresser pour appuyer sur un nœud à la base de l'arbre. L'arbre s'arrêta de bouger d'un seul coup et le reste des sorciers s'approchèrent. Sirius se retransforma et se redressa, marchant vers le groupe.
« Écoutez-moi bien maintenant. » commença James, s'adressant aux Aurors de son groupe. « Au moins un enfant est, nous en sommes certains, à l'intérieur, avec un criminel recherché et instable. Il est possible que mon fils soit là aussi. » Il s'arrêta quelques secondes, essayant encore de vraiment réaliser ce qu'il se passait. « Le passage est trop petit pour que nous y allions tous à la fois, donc nous devrons entrer les uns après les autres. Andrews, Hunter, » deux des Aurors hochèrent la tête. « Je veux que vous alliez informer les autres groupes et que vous gardiez l'entrée. Si Pettigrow sort avant nous, arrêtez-le. Tuez-le s'il le faut. Les Aurors acquiescèrent et James se tourna vers le reste de son groupe. « Maintenant, Sirius, toi et moi, on y va en premier et… » Severus n'entendit plus la voix de James, son attention s'était tournée vers quelque chose au bas de l'arbre, ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il pointait sa baguette vers l'homme misérable qui venait d'apparaître.
« Toi ! » s'écria Lupin. Le loup-garou aussi avait vu Pettigrow. Tout le monde se tourna d'un bloc vers l'accusé, qui s'était paralysé, et il y eut un moment d'immobilité pendant une seconde. La plupart était choqué. Severus, lui, essayait de déterminer si les deux garçons étaient avec lui avant de jeter un sort. Mais le vent souffla et les nuages s'écartèrent. Et Lupin grogna. Il grogna ? Et l'enfer se déchaîna.
Alors que la lumière de la pleine lune éclairait la scène d'une lueur argentée, tout le monde se mit à bouger d'un coup. Remus tomba par terre, son dos se cambrant pendant que sa transformation débutait. Ça allait se passer très très mal, réalisa Severus immédiatement. Remus n'avait pas bu sa potion aujourd'hui. Comment le savait-il ? Facile. Il n'avait pas eu l'occasion d'aller lui donner ce jour-là. Un Harry dans tous ses états avait débarqué dans son bureau au moment où il allait le faire et, bien évidemment, cela lui avait échappé par la suite.
« Reculez-vous ! » hurla Sirius, qui avait du avoir le même raisonnement. « Je ne crois pas qu'il ait bu sa potion aujourd'hui ! » Tout le monde obéit à son ordre pendant qu'il se transformait en chien pour la deuxième fois en quelques minutes. La transformation était presque terminée lorsqu'une autre débuta. Pettigrow, prenant avantage de la situation, se transforma lui-même en rat. Severus se déplaça pour lui jeter un sort mais Adrian – une écorchure qui saignait encore sur le visage et l'air en mauvais état – sortit du passage secret et se plaça juste entre le maître de Potions et sa cible. Le garçon remarqua que Pettigrow se changeait en rat et s'enfuyait, alors il fit exactement ce que Severus craignait. Il lui courut après.
« Adrian, non ! » l'appela James et se mit à courir derrière son fils. Severus lança un regard derrière lui. Lupin était complètement transformé et était, pour le moment, en train de se battre avec Sirius pendant que les Aurors s'étaient mis à l'abri. Il se baissa et s'éloigna alors que Lupin tournait son attention vers lui. Il évita de justesse les griffes du loup-garou. Il l'esquiva encore un peu jusqu'à ce que Sirius ait rassemblé suffisamment de forces pour continuer de distraire son ami, incontrôlable. Severus se releva et regarda vers le Saule Cogneur. Il n'y avait pas un signe de James et d'Adrian.
Copiant légèrement Harry, il se mit à jurer, dans un Gobbelbabil assez fluide et commença à se mettre en chasse du père et du fils. Quelle distance avaient-ils pu parcourir ? Il courait dans leur direction approximative. L'obscurité ne l'aidait pas, et le fait qu'ils s'étaient visiblement dirigé vers le lac, en passant par un bout de forêt assez dense, n'aidait pas non plus. Il utilisait principalement les appels que James hurlait à son fils pour se repérer, mais même ça n'était pas suffisant pour qu'il les rattrape. Non, ce qui le mena réellement vers la bonne direction fut le froid. Le lac était proche des limites du domaine de l'école. Cela voulait dire, qu'il était patrouillé par des Détraqueurs. Détraqueurs qui se fichaient de savoir si la personne qu'ils attaquaient, était un meurtrier ou un élève. Tout ce qui leur importerait était que quelqu'un essayait de passer à travers leurs défenses.
N'arrivant pas vraiment à croire qu'il courait vers des Détraqueurs, Severus augmenta sa vitesse et pris la direction du lac. Le froid devenait de plus en plus fort alors qu'il passait dans la neige et il essaya de se débarrasser de toutes ses mauvaises pensées. Il avait promis à Harry qu'il lui ramènerait son frère. Et puisque cette promesse n'était pas exactement un souvenir heureux, il ne pouvait lui être enlevé. Cette pensée ne faisait que le pousser plus loin. La scène qui l'accueillit une fois qu'il arriva au lac, fit presque stopper son cœur.
Adrian était évanoui, allongé sur les galets à côté du lac gelé et James le protégeait de son corps, conjurant un Patronus encore et encore. Le cerf argenté qui émergeait de a baguette ne faisait effet que peu de temps avant de s'estomper et de disparaître, se heurtant au mur de Détraqueurs, visiblement sans failles. Parce que, flottant au-dessus du lac et s'approchant doucement des deux hommes, se trouvaient plusieurs douzaines des créatures sombres, se rapprochant des deux formes, menaçants.
Severus jura encore, alors qu'un autre des sorts de James prenait fin et que l'homme tomba à genoux, son souffle de plus en plus saccadé. Faire face à tant de Détraqueurs, seul, était pratiquement du suicide même lorsque la personne n'était pris pas un tourbillon d'émotions, effrayé pour la vie de son fils et qui essayait de le sauver désespérément. Or, c'était l'état de James qui conjura un dernier Patronus avant de tomber au sol, à côté de son fils. Severus regarda le cerf argenté s'affaiblir et disparaître. Une tentative de suicide s'approchait, pensa-t-il sarcastiquement et sortit de derrière les arbres où il se tenait.
Les Détraqueurs se dirigeaient toujours vers les deux formes immobiles sur la rive, inconscient de la présence d'un troisième sorcier. Cela faisait une éternité que Severus n'avait pas conjuré de Patronus. Cela avait également été sur les terrains de l'école, mais il était encore un étudiant à l'époque. Cependant, cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas le faire. Harry lui avait fait confiance et il ne laisserait jamais son fils tomber. Se concentrant simplement sur cette pensée, il conjura son Patronus et le fit charger vers les Détraqueurs. Il illumina tout le lac d'une lumière argentée, rendant la scène presque magnifique. Mais ce n'était pas ce qui avait attiré l'attention de Severus.
Tout se transforme en loups ce soir, pensa-t-il hébété, en observant avec attention la créature argentée. On ne pouvait vraiment pas la confondre avec une biche. C'était un loup, grand et fier, de la même taille que le Patronus d'Harry mais pas exactement le même. Il était un peu plus fin et peut-être un petit peu plus petit, exactement comme Harry lorsqu'il se transformait en loup. Cette constatation soudaine lui apporta un changement mental bien plus impressionnant que ce qu'il s'était imaginé. En ce moment-même, il se sentait… libre.
C'était comme si l'épée de Damoclès au dessus de sa tête était tombée, et il réalisa qu'il ne devait pas continuer à vivre dans le passé. Une vague de joie l'inonda et le loup argenté brilla encore plus, s'attaquant aux Détraqueurs les uns après les autres. Ce Patronus était son futur, brillant et prometteur. Il ne pourrait jamais oublier son passé, c'était une certitude. Mais il ne se laisserait plus diriger par celui-ci. Inconsciemment, il avait déjà compris cela, il lui semblait, pendant que le loup argenté chassait le dernier Détraqueur du lac. Il était temps qu'il prenne la décision consciente de se libérer.
Le Patronus s'approcha de lui, ayant terminé son travail. Il était plus grand que lui mais inclina se tête, s'approchant de la main de Severus alors que ce dernier caressait sa fourrure. Il lui accorda un dernier regard et disparut, laissant derrière lui un Severus souriant. Il regarda les deux silhouettes immobiles au bord du lac et s'approcha rapidement d'eux, créant dans sa tête un scénario crédible sur ce qu'il venait de se passer pour taire son implication. Il espérait que James avait vraiment été évanoui lorsqu'il avait conjuré son dernier Patronus. Le maître de Potions fit un grand sourire une fois de plus en vérifiant que les deux Potter respiraient et envoya une série d'étincelles vertes dans les airs pour que le reste des équipes les repère. Il avait hâte de pouvoir raconter à Harry ce qu'il venait de se passer, pensa-t-il, en attendant le reste des Aurors.
Voilà, j'espère que ça vous as plu !
Passez de bonnes fêtes ! Je vous préviens à l'avance qu'un chapitre ce week-end me paraît peu probable puisque je serais coupée d'Internet :)
N'oubliez pas de laisser un petit commentaire ! A la prochaine !
