Chapitre 46
Le jour que je n'imaginais jamais arriver
Je suis absolument désolée... Je vous présente mille et unes excuses ! 5 semaines d'absence, c'est impardonnable ! Avec le bac blanc et les vacances, j'ai pas vraiment pris le temps de traduire ces derniers temps. Et je n'ai aucune bonne excuse pour cela. Aucune. Donc je m'excuse platement et je ne peux que vous faire la promesse de ne jamais refaire ce genre de chose, je m'en veux horriblement.
Sinon je ne peux que vous remercier encore pour avoir commenté ma fiction, je me mets de ce pas à traduire le prochain chapitre, pour que vous n'ayez pas à attendre trop longtemps !
Donc, après tant d'absence, je ne vous fait pas attendre plus longtemps,
Enjoy !
Disclaimer : Not Mine. Except the translation.
« Non, cette fois-ci, je lui ai acheté quelque chose de légèrement différent. »
Et il s'avança, toujours aussi calme, vers la sortie. Réalisant que personne ne le suivait, il eut un sourire en coin et se tourna pour les regarder par-dessus son épaule. « Vous pouvez venir voir, si vous voulez. » Et il sortit de la pièce, avec un sourire éclatant.
Harry courait aussi vite que possible vers les écuries. C'était une des seules parties du Manoir Potter qui était totalement vide – enfin, normalement, - puisque James n'avait jamais eu d'affinités particulière avec les chevaux. Son grand-père non plus d'ailleurs et Harry était certain que cette passion avait sauté quelques générations. Mais avoir des écuries sur le domaine voulait dire que quelqu'un, à un moment, avait aimé avoir des chevaux dans la famille Potter.
Harry avait l'habitude des pièces vides. Grandir à Silbreith puis aller à Poudlard avait tendance à changer votre avis sur la taille qu'une grande pièce pouvait avoir et le nombre de pièces qui pouvait exister sans raison apparente. Mais il avait toujours préféré éviter d'aller dans les écuries du manoir, puisqu'il détestait le sentiment d'abandon qui en émanait. Cependant aujourd'hui, les choses étaient différentes et Harry poussa les portes d'un mouvement sec. Il entra et regarda autour de lui et… se figea.
C'était incroyablement difficile de ne pas remarquer le cadeau de Severus. Il était juste là, et attendait patiemment que l'adolescent pétrifié se rapproche. Harry sentit les larmes lui monter aux yeux en se rapprochant doucement. Des lacs d'argents pour yeux, sans iris, fixaient les yeux émeraude. Sa robe ébène brillait, du haut de ses 1m80. Deux cornes argent pur se tenaient fièrement sur la tête de la créature, la plus basse étant bien plus petite que celle qui la surplombait. La Licorne de Guerre se rapprocha d'Harry qui tendit sa main pour toucher ses naseaux doux comme du velours. Une étrange chaleur se répandit à travers sa colonne vertébrale et dans la licorne qui frissonna. C'était comme s'il avait à nouveau pris sa baguette pour la première fois.
Une légère lumière sur le haut de la patte gauche arrière attira l'attention d'Harry et il regarda avec admiration son emblème apparaître, d'une couleur argentée qui se détachait des poils sombres. La licorne posa doucement sa tête sur l'épaule d'Harry et l'adolescent réagit de manière instinctive et commença à le caresser dans le cou. Un immense sourire apparut sur son visage alors qu'il continuait de caresser la créature. Severus allait avoir un énorme câlin pour ça. Et un putain de cadeau pour son anniversaire.
En parlant de Severus, il y avait un parchemin qui flottait à côté de la Licorne de Guerre, clairement suspendu dans les airs par magie. Harry détacha à contrecœur ses mains du cou de sa Licorne et lui caressa brièvement les naseaux en souriant.
« Je dois lire ça. » déclara-t-il doucement et la Licorne hocha la tête faisant bouger sa crinière, de manière fluide, comme s'il le comprenait. Le sourire d'Harry s'élargit. Il était probable qu'il le comprenne vraiment. Sinon, il s'agissait d'un mot de Severus, comme s'y attendait Harry. Il essuya une larme sur son visage et commença à lire.
Cher Harry,
Joyeux anniversaire ! Ça m'a pris un moment d'en trouver une, mais je l'ai fait ! Je t'avais promis que je le ferais, pas vrai ? Ils se trouvaient dans la Péninsule Arabique en fin de compte, on avait raison sur ce point. La Licorne de Guerre que tu as sous les yeux m'a approché dès que je suis arrivé avec son frère. Son frère, Kadar, est désormais mon compagnon. Mais celui-là ne voulait juste pas bouger. Les éleveurs m'ont dit que ces Licornes peuvent sentir l'appel de leurs maîtres. Et comme son maître n'était pas moi, il a du sentir que j'étais celui qui devait te le donner. Il s'appelle Gaith. N'oublie simplement pas de jeter un sort sur son emblème ; je sais qu'ily en aura un. Tu le mérites après tout. Je t'aime,
Papa
Harry se retourna pour regarder sa Licorne, essuyant de nouvelles larmes de son visage. La Licorne reniflait délicatement son cou, réalisant que quelque chose avait bouleversé son maître. Harry sourit à la créature et lui caressa le cou.
« Tu es Gaith. » Ce n'était pas une question. Il voulait simplement entendre le nom de la Licorne sortir de sa bouche. Gaith baissa l'encolure. « Je suis Harry. Et je sais que tu ne vas probablement pas aimer ça – ça ne me plaît pas non plus – mais je vais avoir besoin de masquer ton emblème pour l'instant. Juste pour un moment. » Il dégaina sa baguette. « Est-ce que tu me permets ? » Avec un autre mouvement de tête, la Licorne tourna son corps de manière à ce qu'Harry puisse facilement comprendre son approbation. Harry sourit et le caressa affectueusement. « Tu n'a pas idée dans quoi tu viens de t'embarquer, mon gars. » déclara-t-il à la Licorne avant de jeter son sort. Ghaith hennit et Harry eut presque l'impression qu'au contraire, il le savait. Il n'eut pas l'occasion de rajouter quoi que ce soit puisque des bruits de pas accompagnés de paroles indistinctes détournèrent son attention. Le deuxième tour de questionnements semblait se rapprocher à grands pas. Il eut un sourire affectueux pour sa Licorne et lui caressa l'encolure. « C'est parti mon gars. »
Severus fut le premier à entrer dans l'écurie, son sourire correspondant à celui d'Harry et il avait l'air aussi à l'aise que s'il était dans sa propre maison. Il était la représentation parfaite d'un homme satisfait de lui, qui se fichait royalement de ce que le reste du monde – ou les gens qui le suivaient – pensait. Harry suivit son exemple et les ignora également. Il se lança en ligne droite vers le maître de Potions et l'enveloppa dans une étreinte puissante.
« J'en déduis que tu apprécies ton cadeau. » déclara Severus d'un ton léger, en retournant son étreinte.
« Tu plaisantes ! Je l'adore Sev ! Y avait-il la moindre chance que ce ne soit pas le cas ? » plaisanta l'adolescent, en s'écartant un peu, permettant ainsi aux yeux verts humides de rencontrer des yeux noirs pétillants. « Merci beaucoup. » dit-il, ému avant de reprendre Severus dans ses bras.
« De rien, Harry. Joyeux anniversaire. » répéta le professeur de Potions.
« Est-ce que c'est une Licorne de Guerre ? » demanda Dumbledore, la gorge serrée, se détachant du reste du groupe figé à l'entrée.
« Il s'appelle Ghaith. » confirma Harry. « Je n'arrive pas à croire que tu aies vraiment réussi à en trouver une ! » Severus haussa un sourcil et eut un petit sourire en coin.
« J'en ai trouvé deux. » corrigea-t-il. « Alfie amènera Kadar un peu plus tard, pour qu'on puisse se balader un peu. Et devine ce que j'ai découvert d'autre ? » Harry regarda le maître de Potions avec intérêt. « Ils sont admissibles pour les tournois de joute. Imagine participer avec une Licorne de Guerre ? »
« Il me semble qu'on appelle ça une annihilation. » répondit Harry avec le même sourire en coin.
« C'est ça. » acquiesça Severus.
« Mais les Licornes de Guerre coûtent une fortune ! » protesta Lily. « Harry ne peut certainement pas accepter… »
« N'importe quoi. » Severus balaya ses protestions d'un geste désinvolte. « Le coût n'a aucune importance et bien sûr qu'Harry va accepter le cadeau. J'insiste. » James essaya de parler mais Severus lui lança un regard menaçant, le coupant efficacement dans son élan.
« Ce sont des créatures particulièrement rares, Severus. » précisa Albus. « On n'en a pas vu en Europe depuis des siècles. » Severus haussa les épaules.
« J'ai utilisé quelques relations. » Il regarda le Directeur en souriant. « En plus, Harry en veut une depuis qu'il a 7 ans. C'est tout à fait naturel que je lui en offre une, maintenant que j'en ai trouvé une. »
« Tu es un vrai génie, tu le sais ? » déclara doucement Harry qui s'était à nouveau rapproché de Ghaith et le caressait avec attention.
« Je sais bien. » répondit le concerné d'un ton léger. Sirius avait la mâchoire décrochée, Remus acceptait tout avec un grand sourire, au point où ils en étaient, et était bien trop heureux pour pouvoir parler. James fixait Ghaith, tout comme les trois autres adolescents pendant que Minerva et Albus partageaient un regard inquiet.
« Donc, ce que Harry veut, il l'obtient ? » demanda Albus, désapprobateur.
« Oui, surtout parce qu'Harry ne a tendance à ne pas vouloir grand-chose pour lui-même. » répondit Severus sur le ton de la plaisanterie. « Et ce qu'il demande, il le mérite très largement. » Le silence fut presque total après cette déclaration.
« Tu vas me faire rougir Sev. » blagua Harry, toujours occupé à caresser Ghaith. La Licorne avait l'air parfaitement détendue, sa tête se pencha légèrement lorsque Harry se mit à jouer avec sa longue crinière.
« Certaines Veelas trouveraient ça charmant. » se moqua Severus.
« Veelas ? » demanda Ron, ses yeux se fixant sur Harry qui secouait la tête, résigné.
« Si ce n'est pas l'hôpital qui se fout de la charité ça… » rétorqua l'adolescent. Tous les regards se redirigèrent vers Severus.
« Traces de dents, Harry. » répliqua ce dernier et l'ensemble des regards suivirent l'échange.
« Traces de griffures, Severus. » répondit Harry.
« Touché, gamin. » admit le maître de Potions, faisant semblant d'ignorer les regards choqués autour de lui.
« Veelas ? » pleurnicha Sirius, en fixant Severus.
« Dents ? Griffures… » Lily chuchota la dernière partie s'attirant un regard confus de Severus. Il ne fit aucun commentaire sur sa réaction, non seulement parce qu'il voulait à tout prix éviter un moment gênant, mais en plus parce que Lily avait parlé tellement bas que seul Remus aurait dû pouvoir l'entendre. Il fallut environ une demie heure à Severus pour convaincre Harry que Ghaith pourrait survivre tout seul pendant un moment – même la Licorne dut intervenir en le poussant gentiment vers la sortie de l'écurie – et qu'il était temps de répondre à toutes les questions qu'on leur posait.
Le troisième tour d'interrogatoire – cette fois-ci bien plus centré sur Harry – se déroula vers 14h, lorsque le reste des Weasley arriva, à l'exception de Ginny et Charlie qui étaient encore en Roumanie et de Bill qui reviendrait d'Egypte dans quelques jours, ayant décidé de prendre quelques jours de congé pour rendre visite à sa famille avant la Coupe du Monde de Quidditch. Les Weasley et les Potter ainsi que Remus, Sirius et Hermione avaient pris des tickets pour la finale, ayant décidé que même si l'Angleterre n'était pas en finale, ça valait quand même le coup. Quand serait la prochaine fois que la Coupe serait tenue aussi près de la maison ?
« Tu l'avais dit ! » s'exclama Georges, regardant Harry comme si c'était son héros.
« J'ai dit quoi ? » demanda Harry, un peu perdu.
« Une carrière dans le Quidditch ! Une carte sauvage ! » s'exclamèrent les jumeau d'une seule et même voix, et Harry se rappela vaguement d'une conversation d'il y avait plus de deux ans lorsqu'ils lui avaient avoué qu'ils rêvaient de monter leur propre entreprise. Il eut un sourire en coin.
« J'imagine que oui. »
« Génial ! »
« Je ne joue pour aucune équipe par contre. Pas professionnellement en tout cas. » leur rappela Harry.
« Pas encore. Je ne sais plus à quoi m'attendre de toi maintenant. » marmonna Sirius.
« Le professeur Black a raison. » confirma Fred. Il jeta un regard dérobé à Severus, comme si c'était une preuve suffisante que le monde marchait à l'envers désormais.
« Appelez-moi Sirius, s'il vous plaît. Je ne suis plus votre professeur à présent. »
« Oh, appelez le bien Sirius. » intervint Severus, en les regardant par-dessus son journal. Il ignorait totalement la une et l'article à propos de lui et Harry et s'était plutôt concentré sur un article sur la Coupe du Monde de Quidditch. « Nous, on lui donne des noms bien moins gentils que ça. » Les adolescents rirent de la blague avant de réaliser que c'était Severus qui venait de la faire. Les jumeau partagèrent un regard choqué avec Percy qui venait d'entrer dans le salon où ils étaient tous assis, pendant que Mme. Weasley et Lily cessèrent brusquement leurs messes basses pour le fixer ouvertement.
« Snape, si tu dis encore quelque chose je te jure que je vais… »
« Grogner ? » demanda Severus faussement innocent faisant ricaner Ron qui faillit ensuite s'étouffer sous le choc.
« Severus ! » s'exclama Lily, clairement amusée.
« Oh allez Lils ! » se plaignit l'interpelé. « C'était une occasion trop belle pour que je la laissa passer. »
« Et Merlin sait que tu ne laisses rien passer. » commenta Harry. « Sirius, ne le provoque pas. La dernière fois que quelqu'un a essayé, ça n'a pas si bien tourné pour lui. » Les regards curieux autour de lui l'encouragèrent à poursuivre. « Vous vous rappelez la potion que j'ai utilisé sur Lockhart en deuxième année ? Sa recette. » conclut-il en pointant Severus du doigt. Les jumeaux se tournèrent vers Severus – qui se contenta de rire légèrement – avec révérence.
« Il agissait comme un véritable idiot prétentieux et, visiblement, mon sort ne l'avait pas assez sonné durant notre duel. »
« Donc c'était fait exprès ! » s'écria Georges.
« Pourquoi penses-tu que j'avais accepté de l'aider ? Encore une fois, une opportunité trop tentante pour que je la laisse passer. »
« Génial ! » murmurèrent les jumeaux.
« Génial ? Fichtrement pas croyable, c'est ce que c'est ! » dit James à Sirius. La réaction générale fut un hochement de tête automatique. Severus ricana derrière son journal, parfaitement conscient que ce genre de comportements allait probablement le suivre pendant l'année scolaire. Ça, combiné avec le fait qu'il allait pouvoir enfin enseigner comme il l'avait toujours voulu, allait rendre les mois à venir plus que plaisants.
Le repas aussi fut une affaire intéressante étant donné que Severus était bavard – et c'était extrêmement bizarre pour certains – et Harry racontait leur victoire au tournoi de joute – en laissant tous les détails sur Fleur et Amélie de côté puisque il n'avait pas besoin de se vanter de ce genre de chose et ce n'était en plus pas très élégant – donc le reste des personnes présentes passèrent leur repas en mangeant à peine, comme dans un léger état de choc.
« Donc vous devez vraiment être doués avec une épée alors ? » demanda Ron à Harry une fois qu'il eut terminé de narrer ses premiers combats.
« Plutôt bons je dirais. » Il sembla réfléchir à quelque chose avant de proposer « Vous savez, Sev et moi allons de toute façon nous entraîner cette après-midi après notre ballade avec Ghaith et Kada, peut-être que vous aimeriez regarder ? »
« Ça me va. » leur assura Severus. Ce fut donc décidé et deux heures plus tard, ils laissèrent les deux Licornes aux mains expertes d'Alfie avec la promesse de revenir après leur entraînement et partirent se changer pour leur duel amical. Ce fut donc deux sorciers à l'apparence bien plus médiévale qui apparurent dans le jardin arrière du Manoir, à la plus grande surprise des spectateurs.
« Vous avez des armures ? » demanda James à son fils, en pointant les plaques qui recouvraient ses épaules, la partie droite de ses pectoraux et son bras droit.
« Ce n'est qu'une partie de l'ensemble. » répondit Harry. « On s'entraîne en armure complète avec cotte de maille mais on a décidé à la va-vite aujourd'hui. »
« Mais les épées sont magiquement ensorcelée pour ne pas couper et on a également un bouclier. » assura Severus à une Lily un peu perturbée.
« Si les épées sont ensorcelées, pourquoi porter une armure tout court ? » demanda M. Weasley, ses yeux illuminés de curiosité.
« L'acier non coupant ne peut pas nous entailler mais il peut quand même nous casser les os. » expliqua Harry avec un sourire, faisant hoqueter Hermione. Lily et Mme Weasley partagèrent un regard inquiet.
« Ça va aller, vraiment. » les rassura Severus avant d'attaquer Harry qui attrapa son bouclier et bloqua le coup. Ils continuèrent d'attaquer et parer pendant un moment avant que les boucliers ne soient jetés au sol. Ils tenaient désormais leurs épées à deux mains et les attaques devinrent de plus en plus vicieuses. Ce fut juste après un coup vertical impressionnant d'Harry et d'une esquive tout aussi impressionnante de Severus que Minnie apparut soudainement, suivie de Nagnok. Les deux sorciers arrêtèrent leur entraînement et se tournèrent pour regarder les nouveaux venus.
« Pourquoi vous vous êtes arrêtés ? » demanda Adrian absolument choqué de ce qu'il venait de voir.
« Bordel ! Vous êtes doués ! » marmonna James.
« Est-ce que c'est un Gobelin ? » demanda Remus, en regardant les deux formes approchantes.
« C'est Nagnok notre conseiller financier. » expliqua un Harry essoufflé, regardant le Gobelin avec un air perplexe. « Qui m'a déjà souhaité mon anniversaire donc… »
« Tu ne lui avais pas demandé de vérifier ce contrat ? » demanda Severus, en reprenant son souffle. Les yeux d'Harry s'écarquillèrent. Le nouvel Éclair de Feu ! Comment avait-il pu oublier ça ?
« Et une liste des possibilités d'investissements potentiels. » compléta Harry en remettant son épée dans son fourreau. « Peux pas croire que j'ai oublié. »
« Ton conseiller financier est un Gobelin ? » demanda James, admiratif.
« On peut pas vraiment faire mieux que ça. » plaisanta Harry avant de s'approcher de Nagnok, le saluant en Gobelbabil avant de remercier Minnie de l'avoir amené. Le Gobelin le salua en retour et adressa cette courtoisie à Severus avant d'engager la conversation avec Harry. Severus écoutait attentivement, et ne remarqua donc pas le silence qui s'était installé dans le groupe voisin avant que Lily ne le brise.
« Harry parle le Gobelbabil ? » demanda-t-elle, incrédule.
« Couramment. » confirma Severus. « J'ai commencé à lui apprendre quand il avait 8 ans. » Lily sembla plus troublée par cette révélation que rassurée, et était prête à lui poser plus de questions lorsque Harry l'interrompit, en s'adressant à Severus.
« Je dois donner les schémas à Nagnok et il veut m'expliquer le plan d'investissement qu'il a apporté. » L'adolescent jeta un regard envieux vers les étables et Severus rit.
« Je m'occuperais de Ghaith pour toi. Tu pourras venir le voir lorsque tu auras fini. » Harry hocha la tête, reconnaissant et invita Nagnok à rentrer dans le Manoir, sa famille derrière eux, curieux de voir ce qu'il se passait. Même s'ils n'allaient rien comprendre, pensa sarcastiquement Severus, étant donné qu'Harry avait tendance à ne parler que Gobelbabil lorsqu'un Gobelin était dans les parages, d'une part pour la pratique et surtout, pour les bonnes manières. Si une chose pouvait impressionner un Gobelin c'était bien les sorciers informé et respectueux des protocoles de leur race.
Avec un mouvement de baguette, Severus fit léviter les boucliers et les épées, de manière à ce qu'ils les suivent dans l'écurie. S'amusant à se remémorer les différents évènements de la journée, et riant doucement, il ne perçut pas une certaine rousse qui avait fait demi-tour et le suivait lui plutôt que son fils.
Il entra dans l'écurie et plaça délicatement leur armement sur le sol. Un hennissement mélodieux ne pouvant être émis que par une Licorne fit sourire Severus, qui comprit que Kadar réclamait son attention. Il fit un clin d'œil à l'étalon noir et commença à enlever son armure, la déposant de manière organisé par terre, pur qu'Alfie puisse les récupérer facilement. Une fois que la dernière partie – son gantelet – fut retirée, il prit quelques secondes pour examiner sa tenue. Son T-shirt gris-bleu qu'il avait décidé de porter était plus ou moins trempé de sueur. Et de porter cette armure, durant cette après-midi d'été, lui avait donné incroyablement chaud. Il se tourna vers sa Licorne de Guerre en souriant.
« Je ne le dirais pas à Minnie, si tu n'en parles pas. » Et il retira son T-shirt, toujours inconscient de la paire d'yeux émeraude qui s'agrandirent en le regardant. Il jeta le vêtement sur une barrière de bois et jeta un sort pour jeter de l'eau chaude dessus avant de le sécher, et tourna sa baguette sur lui-même pour faire la même chose. Mais au moment où l'eau chaude cascada sur ses épaules, un léger hoquet l'empêcha de lancer le second sort, ses instincts lui dictant de se tourner et faire face à la menace potentielle. Et c'est ce qu'il fit et pointa sa baguette sur une rougissante… « Lily ? »
« Hum… Coucou. » murmura doucement la rousse pendant que Severus cligna une fois, deux fois des yeux avant de baisser sa baguette en riant.
« Par l'or des Gobelins, Lily ! » s'exclama-t-il, taquin, en rangeant sa baguette dans son holster. « J'ai failli te jeter un sort ! Comment as-tu réussi à me surprendre ? » Comment, en effet, se demanda-t-il. Il conclut rapidement qu'elle avait dû arriver lorsqu'il retirait son armure, les cliquetis étaient si près de ses oreilles qu'ils avaient recouverts tout les autres sons. Et Lily avait toujours eu un pas léger. Sa pensée suivante fut sur un tout autre sujet. Ses yeux étaient tombés sur son T-shirt, toujours sur la barrière, ce qui lui rappela qu'il était, en fait, torse nu. Et dégoulinant d'eau. Il combattit son embarras et retourna ses yeux vers Lily sur le point d'essayer de lui expliquer ce qu'il s'était passé, mais elle s'avançait vers lui, le bruit de ses pas était léger sur le parquet. Oh, maintenant je l'entends, se sermonna Severus.
« Severus. » dit-elle, en s'arrêtant à quelques pas de lui, ses yeux passant des yeux sombres de Severus à son torse musclé et restant un moment à cet endroit avant de retourner à son visage. Et toute une série d'alarmes commencèrent à sonner dans sa tête lorsqu'il la vit rougir de plus belle. « Tu as décidé de changer complètement. » l'accusa-t-elle avec un sourire et il pensa, encore une fois – pour la première fois depuis quelques années cela dit – à quel point elle était jolie lorsqu'elle était gênée. Mais au lieu de l'envie brûlante qu'aurait déclenché ce genre de regard il y a quelques années, cette fois-ci c'était une simple réalisation. Lily était magnifique lorsqu'elle souriait, et il était heureux qu'elle le fasse parce qu'il la considérait toujours comme une amie. Mais rien de plus.
« Je n'ai pas changé. » répliqua-t-il avec un sourire. « J'ai juste décidé qu'il était temps que je commence à être moi. » Cela sembla la désarçonner momentanément.
« Donc l'homme lunatique, boudeur et acerbe à l'occasion n'était qu'une façade ? » le taquina-t-elle.
« Alors, d'abord, je ne boude pas. » rétorqua-t-il, en prenant un air supérieur, ses yeux brillaient alors qu'il se rappelait de nombreuses conversations du même goût, lorsqu'ils étaient enfants. « Comme je l'ai dit à Harry de nombreuses fois, je broie du noir. De temps à autre. Et j'ai bien peur d'être encore acerbe, au moins du point de vue de l'humeur. Mais lunatique ? » Il haussa un sourcil curieux, la faisant rire. « Mademoiselle, je n'ai jamais été lunatique ! J'admets être un peu caractériel, mais c'est tout. »
« Caractériel ? » se moqua-t-elle avec un grand sourire.
« Ben oui. Et tu serais surprise de ce qu'un entraînement où on peut se déchaîner sur un mannequin d'entraînement avec une longue épée fait au caractère de quelqu'un. » lui assura Severus.
« Tu as changé. » insista-t-elle, le regarda encore une fois avec appréciation. Il haussa les épaules, essayant d'ignorer son regard.
« Seulement extérieurement. Pour tous les changements intérieurs et diverses prises de conscience que j'ai pu faire, tu peux remercier Harry. » déclara-t-il doucement, et vit son sourire s'attrister.
« Harry. » soupira-t-elle. « C'était une toute autre surprise. Il a beaucoup grandi, pas vrai ? »
« C'est vrai. » acquiesça Severus, se demanda une fois de plus comment ils avaient pu faire pour tromper tout le monde pendant si longtemps. Pour lui, ça avait été tellement évident qu'Harry avait énormément gagné en maturité au fil des ans et, même s'il était le seul à réellement savoir pourquoi, était-il réellement possible que personne d'autre ne l'ai vu ? Si quiconque avait simplement pris le temps d'y faire attention, il n'y avait aucune chance qu'il ait pu le louper. C'était juste là, le prix à payer du temps, qui n'aurait jamais dû exister à son âge.
« Lorsque j'ai posé les yeux sur lui aujourd'hui, ça m'a juste frappé. » admit-elle, en regardant ses mains. « Il est devenu grand, et d'une manière ou d'une autre, je ne l'ai pas vu. » Elle retourna son regard vert dans les orbes sombres de Severus. « Mais toi non. J'ai enfin compris ce qui avait toujours été si différent à propos de lui, tu sais. »
« Quoi ? » demanda Severus doucement, prenant conscience que Lily ne lui avait pas parlé depuis tellement longtemps, avant leur dispute, et, même à ce moment, ils n'avaient jamais parlé de choses d'une telle amplitude.
« Toi. » souffla-t-elle, en le pointant du doigt, son doigt effleurant son abdomen avant qu'elle ne rétracte son doigt comme si elle avait été brûlée. « J'en ai vu des petits bouts, parfois, lorsqu'il grandissait. Un sourire en coin ici, un regard savant là, son attitude calme et j'ai toujours pensé qu'il me ressemblait plus et n'était pas aussi extraverti que James ou Adrian. Lorsqu'il décidait de rester dans sa chambre pour étudier, je pensais que j'étais celle qui l'avait affecté. Mais maintenant je vois que ce n'était pas du tout moi. C'était toi. » Elle s'arrêta et sourit. « Merlin, il te ressemble en plus ! Les pommettes hautes, les cheveux noirs et tout le reste ! » Il y avait un soupçon de désespoir dans sa voix que Severus essaya d'ignorer.
« C'est ce qu'on m'a dit. » admit Severus.
« Quoi ? »
« Qu'on se ressemble. On nous prend souvent pour un père et un fils. » expliqua-t-il. Il savait qu'il n'aurait probablement pas dû dire ça à ce moment, mais c'était la manière la plus proche qu'il avait de dire ouvertement qu'Harry était son fils. Il ne pouvait plus le nier maintenant.
« Père et fils… » murmura Lily avec un sourire triste. « Tu tiens vraiment à lui, hein ? » Severus secoua la tête en souriant.
« Tiens à lui ? » répéta-t-il en souriant. « Harry est brillant, absolument brillant ! » s'enflamma Severus. « Il est attentionné, mature, créatif et dire qu'il est intelligent serait un euphémisme. Il absorbe les connaissances comme une éponge et à encore soif de savoir et oui, peut-être que je l'ai un peu influencé aussi et si c'est le cas, c'est, sans hésitation, la chose la plus importante que j'ai jamais faite de ma vie. L'élever a été un privilège, Lily, et je n'ai jamais été plus fier de tout ce que j'ai pu accomplir d'autre. Il a bien changé, tu ne trouves pas ? » Il s'arrêta et sourit. « Il peut concevoir des balais de course, et il peut se rappeler de chaque détail, chaque information qu'on lui a enseigné, avant qu'on puisse cligner des yeux. Et c'est quelque chose qui m'impressionne particulièrement puisque c'est la même personne qui oublie de manger lorsqu'il est trop absorbé dans les dites-études. Donc est-ce que je tiens à lui ? » Il regarda droit dans ses yeux, qui étaient humides. « Lily, je l'aime comme si c'était mon fils. Pour moi, c'est comme s'il l'était. N'en doute jamais. »
Et Lily se jeta dans ses bras, le serrant fort, sa tête posée sur sa poitrine. Severus finit par rendre son étreinte, ses mains traçaient des cercles apaisants dans son dos, pendant qu'il essayer de comprendre ce qu'il se passait. Il avait passé des années dans sa jeunesse à imaginer et désirer un tel moment mais désormais, il était juste mal à l'aise. C'était une sensation bien trop forte et trop fraîche pour lui. Et oui, il réalisait que Lily était probablement reconnaissante que quelqu'un ait pris soin d'Harry pendant qu'il grandissait – et c'était trop peu et bien trop tard, pensa amèrement le maître de Potions – mais cela faisait des années qu'ils n'avaient pas échangés plus que des saluts polis. Il n'eut aucune idée du temps qu'ils restèrent ainsi avant qu'elle ne demande :
« Tu y penses parfois ? »
« À quoi ? » Il baissa la tête pour la regarder dans les yeux. Quelques larmes avaient séché sur son visage et elle rougit avant de poursuivre.
« À ce que ça aurait pu être si… ? » Ses yeux s'écarquillèrent sous le choc et il recula d'un pas. Il avait craint qu'elle puisse penser quelque chose de ce genre mais il ne s'était jamais attendu qu'elle demanderait directement. C'était bien le jour des surprises visiblement.
« Et qu'est ce qui 'aurait pu être' Lily ? » demanda doucement Severus. « La dernière fois qu'on a parlé – vraiment parlé – tu me criais dessus – pour de très bonnes raisons, si je peux me permettre – et je faisais de mon mieux pour m'excuser. C'était il y a dix-huit ans. Jusqu'à ce matin, je n'étais même pas certain que tu te rappelais de moi. » Il avait ajouté cette dernière partie en tant que plaisanterie, mais elle ne sembla pas le prendre de cette manière.
« Tu pensais que je t'avais oublié ? Severus je ne pourrais jamais oublier ! J'étais blessée et… »
« Lily. » Severus la coupa dans ses explications. « J'ai eu énormément de temps pour y penser, crois-moi, et j'aimerais te demander quelque chose si ça ne te dérange pas. » Elle se contenta d'hocher la tête. « Le jour où je t'ai traitée de… de Sang-de-Bourbe, » il cracha ce dernier mot, la douleur de son erreur ne l'avait pas encore totalement quitté « j'ai fait une grave erreur, je l'admets. Mais je me suis excusé. Merlin sait combien de fois je t'ai demandé pardon, pour finir rejeté à chaque tentative. Mais James ? Le même homme que tu avais déclaré détester parce qu'il était arrogant et tu allais même jusqu'à changer de couloir quand tu croisais son chemin ? Tu lui as tout pardonné, comme ça. J'avais été ton ami pendant quoi, huit ans ? Neuf ? Je ne te reproche pas de l'avoir choisi lui plutôt que moi, je me demande juste. Pourquoi n'as-tu même pas songé à m'écouter ? Songé à me pardonner ? »
« Je… Severus, je ne sais pas quoi dire. » avoua Lily, la voix enrouée et proche des larmes à nouveau. « Je n'avais que 16 ans et j'avais un béguin. Je ne pensais pas clairement et James te détestait à cette époque. Je pense qu'à cette époque, je ne lui aurais rien refusé. » Severus eut un rire jaune et hocha la tête.
« C'est ce que j'avais deviné. » lui assura-t-il avec un sourire. « J'avais juste besoin de l'entendre. » Et ça y était, pensa-t-il, l'esprit enfin libre de ce dernier poids. Tourner la page.
« Mais tu ne m'as jamais répondu. » insista-t-elle. « Tu as déjà pensé à ce que ça aurait pu être ? »
« Honnêtement Lily ? » commença Severus. « Pendant un long moment, je ne pouvais penser à rien d'autre. Et lorsque j'ai rencontré Harry, pour la première fois, j'ai souvent espéré de tout mon cœur que lui et toi pourriez être avec moi. »
« Et maintenant ? » continua-t-elle, en plaçant une main sur son cœur. Il ferma les yeux essayant de digérer ce qu'elle était en train de suggérer. Il savait bien que son couple avec James n'allait pas fort en ce moment mais qu'elle le demande était, encore une fois, imprévu.
« J'ai tourné la page Lily. J'ai grandi. Je tiendrais toujours à toi, tu le sais. » lui assura-t-il en posant ses mains sur les joues de la rousse. « Mais tu es mariée et je suis heureux dans ma vie, comme elle est. Je ne pourrais jamais être avec toi comme ça. Et je ne pense pas que tu le veuilles réellement. Tu aimes James. Je sais que c'est le cas. » Et il était facile pour lui de l'admettre désormais.
« J'ai grandi aussi, Severus. » répliqua Lily en secouant la tête. « Peut-être que James et moi… »
« Lily, ne commence pas à penser ainsi, s'il te plaît. » la coupa-t-il, calmement. « James et toi, vous avez une famille ensemble. »
« Et Harry t'aime. » persista-t-elle.
« Et Adrian ? » contra-t-il et elle baissa la tête. « Il a besoin de toi Lily. Et tu ne serais pas heureuse sans James, même si tu as l'impression du contraire en ce moment. » Si quelqu'un lui avait dit, une dizaine d'année plus tôt, qu'il tiendrait un jour ce genre de propos, il l'aurait immédiatement transféré à Sainte Mangouste, dans l'aile psychiatrique. Cependant, ils étaient là tous les deux, et c'était bien réel.
« Comment peux-tu en être si sûr ? » insista-t-elle, en serrant sa poigne.
« Comment peux-tu ? » plaisanta-t-il. « Lily, on ne peut pas être ensemble. Mais j'aimerais bien qu'on essaie de redevenir amis. Est-ce que tu penses qu'on pourrait au moins essayer ça ? » Lily étudia son expression pendant quelques secondes avant d'esquisser un petit sourire triste. Severus pouvait le voir dans ses yeux. Ce qui l'avait poussé à avoir cette conversation n'avait pas disparu. Mais elle avait décidé de faire un compromis, pour le moment, consciente qu'elle n'arriverait pas à le faire changer d'avis. Étrange, comme la roue tourne, pensa Severus, pendant qu'elle hochait la tête.
« On pourrait faire ça au moins. » accepta-t-elle. Severus lu sourit et la relâcha pour récupérer son T-shirt et le remettre, en séchant son corps d'un sort rapide. Il caressa l'encolure de Kadar et promit à Ghaith qu'Harry lui rendrait une petite visite rapidement, tandis que Lily le suivait des yeux.
« On devrait peut-être y retourner. » proposa-t-il, ses yeux tombant sur le soleil couchant. « Harry va finir par se demander où on est. Et il meurt probablement d'envie de venir voir Ghaith. »
« Merci, pour lui avoir offert ce cadeau. » le remercia Lily, les yeux posés sur l'étalon magnifique. « Je ne savais même pas qu'il aimait les chevaux, encore moins les Licorne de Guerre. »
« Harry est plein de surprises, Lily. » déclara mystérieusement Severus, sachant pertinemment que l'heure de la plus grande révélation n'était pas encore arrivée. « Bien plus que tous les sorciers que je connais. »
« Je peux penser à une exception. » le contredit Lily en le regardant.
« Nan. Sûrement pas moi. Je suis assez ennuyeux une fois qu'on me connait bien. » proclama-t-il, feignant clairement une attitude modeste.
« J'en doute sérieusement. » répondit Lily, les yeux brillants. « Donc, amis ? » demanda-t-elle après un léger temps de silence.
« Oui. » confirma le maître de Potions.
« Dans ce cas… » Elle sortit sa baguette et la pointa sur Severus. « C'est l'été. » Les yeux de Severus s'écarquillèrent en se remémorant des souvenirs longtemps enfouis, de batailles d'eau durant l'été, à côté du lac près de la maison de Lily.
« Non, Lily… » Mais il n'eut pas l'occasion de prononcer plus de mots avant de se retrouver trempé des pieds à la tête, une nouvelle fois. Il la fixa avec un regard neutre, en passant une main dans ses cheveux pendant qu'elle ricanait. « Tu vas payer pour ça. » déclara-t-il calmement en dégainant sa baguette d'un mouvement fluide, pour lui lancer le même sort que celui qu'il venait de recevoir. Ils finirent par courir jusqu'au Manoir ainsi, en jetant et esquivant leurs sorts et Severus entra le premier dans le salon, gouttant sur le sol.
« Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? » demanda Harry avec un sourire, étant le seul capable de réagir face à cette image si étrange pour le reste des personnes présentes dans la pièce. Severus remarqua que Nagnok était parti mais Albus – qui était parti pour régler des problèmes urgents à l'école un peu plus tôt – était revenu et était actuellement en train de siroter un thé.
« Ta mère a craqué. » répondit Severus, en s'avançant. « Elle a déclaré la guerre et soudain, c'était comme si on avait 14 ans à nouveau. Incorrigible, c'est ce qu'elle est. » James essaya en vain de parler alors qu'Adrian, Hermione et la famille Weasley presque entière essayaient de déchiffrer les sens de cette phrase lorsque Lily rentra à son tour, ayant l'air aussi trempée que Severus. Harry explosa de rire, pendant que James, choqué, murmura un simple :
« Lily ? »
« Severus oublie qu'il est ne vaut pas mieux que moi. » se défendit-elle calmement en souriant au professeur de Potions, qui n'avait pas l'air repentant du tout.
« Je n'ai jamais dit le contraire. » répondit-il. « Mais ce n'est pas moi qui ait commencé. Cette fois. »
« Dit l'homme qui a jeté ma petite sœur dans le lac. » plaisanta Lily, pendant qu'Harry essayait – tant bien que mal – de reprendre son souffle et que le reste les observait, confus.
« Vous avez jeté Tante Pétunia dans le lac, professeur ? » demanda Adrian, un sourire un peu perdu commençant à se dessiner sur son visage.
« Elle a essayé de m'embrasser. J'ai paniqué. » déclara-t-il en fusillant un Harry hilare du regard. « Et ça a marché, elle ne m'a plus jamais embêté. »
« Et d'y jeter Vernon aussi ? » réagit Lily. Severus se contenta d'hausser les épaules tandis qu'Adrian, Remus et curieusement Sirius se mirent à rire comme Harry.
« Oncle Vernon aussi ? » vérifia Harry entre deux respirations. « Pourquoi tu m'en a jamais parlé ? »
« J'avais peur que tu t'étouffes de rire. J'avais tort ? » demanda-t-il en se tournant vers Lily. « Et tu sais que je contrôle mal mes impulsions. En plus tu as vu Vernon ? » Lily secoua la tête en souriant pendant qu'Harry acquiesçait d'un signe de tête.
« C'est une bonne raison. » confirma-t-il et Severus se sécha ainsi que Lily avec un sort rapide.
« Tout va bien avec Nagnok ? Est-ce qu'il est venu avec de nouveaux moyens de torture ? » demanda Severus, en évitant de son mieux le regard de James. L'homme avait besoin de savoir qu'il était en train de s'éloigner de Lily. Severus avait décidé que, même s'il n'était plus amoureux d'elle, elle était encore importante à ses yeux et il s'était dit que lui montrer que Lily n'était pas forcément à lui le ferait peut-être réaliser ce qu'il était en train de faire. Mais, est-ce que cela pourrait peut-être envoyer le mauvais message à Lily ? Quel bazar.
« Et bien, il a parlé de ce shooting photo pour des sous-vêtements… » dit Harry sérieusement, faisant pâlir Severus et décrocher quelques mâchoires.
« Le quoi ? » s'écria le maître de Potions, la voix un peu plus aigue que d'habitude.
« Merlin, ta réaction ! » rit Harry. « Relaxe Sev, c'était une simple blague. » Après un deuxième tour de regards fusilleurs, et un :
« Pas drôle. » marmonné par Severus, ce dernier réalisa qu'Harry avait dans les mains une enveloppe jaunâtre avec son nom écrit dessus. Il sourit. « Mais il t'a donné ça pour moi. »
« Oui, c'est vrai. » admit Harry en lui tendant la dite-enveloppe. « Est-ce que je peux savoir ce qu'il y a dedans ou c'est une missive secrète du gouvernement, venant du Département des Mystères ? » demanda Harry en haussant un sourcil.
« Justement, tu vas pouvoir savoir ce que c'est. » répondit Severus. « Étant donné que c'est ton, disons, cadeau secondaire ? »
« Un autre cadeau ? » répéta Harry avec un sourire en coin, entendant son frère marmonner derrière lui.
« Non, Severus, c'est beaucoup trop ! » s'exclama Lily.
« Tu ne sais même pas ce que c'est. » rétorqua le professeur de Potions avec un clin d'œil tout en ouvrant l'enveloppe pour révéler la surprise.
« Est-ce que ce sont des pass pour la Coupe du Monde de Quidditch ? » couina Sirius depuis le canapé dans lequel il était assis, les yeux rivés sur les tickets dorés dans la main de Severus. Le maître de Potions en tendit un à Harry qui eut un grand sourire et hocha la tête.
« A quoi ils ressemblent ? »
« A des pass pour la Coupe du Monde de Quidditch. » le taquina Remus avec un sourire en coin.
« Sev, tu es fantastique ! » s'écria Harry en le prenant dans ses bras. Severus en profita pour ébouriffer les cheveux de l'adolescent.
« N'est-ce pas ? »
« Comment as-tu pu avoir ça ? » demanda James, les yeux fixés sur le ticket dans la main de son fils. Le nom d'Harry était clairement imprimé sur le pass avec quelques fioritures. « Il n'y en a eu que 40 imprimés ! » continua le patriarche Potter. Severus eut un petit sourire en coin. Ces pass étaient réservés pour les invités les plus honorables et seulement eux, et leur assurait l'entrée à n'importe quel jeu joué durant le tournoi. Tout le monde en désirait un mais seul quelque uns étaient imprimés à chaque fois.
« Normalement il n'y en aurait que 39. » Il se tourna vers Harry. « Fudge m'a dit qu'il voulait t'en envoyer un dès le début, étant donné que tu es le créateur des balais que toutes les équipes utilisent, mais ne pouvait pas imprimer des pass pour toute ta famille. Lorsque je lui ai dit que j'allais t'accompagner, il m'a presque pris dans ses bras. » Il fit semblant de frissonner à cette idée et fit rire les jumeaux. « Il ferait tout pour un peu de publicité cet homme. »
« Et comment ça se fait que tu puisses en avoir un aussi ? » questionna Sirius, qui bavait presque d'envie sur leurs tickets.
« J'ai tout de même découvert le remède contre la lycanthropie, merci bien. » rappela le maître de Potions avant d'hausser les épaules. « En plus, je possède une grande partie des actions de quelques équipes de Quidditch dans le monde, alors… »
« Tu quoi ? » s'écrièrent James, Sirius et Ron – qui était immédiatement devenu tout rouge puis pâle comme la mort face à ce qu'il venait de faire – d'une même voix.
« Vos poumons marchent encore très bien messieurs, bon à savoir. » commenta sèchement Severus en grimaçant face à cette cacophonie.
« Severus possède une partie des Harpies de Holyhead, des Busards de Heidelberg… »
« Et je croise les doigts pour un autre match de sept jours… » ajouta Severus, qui se référait au fameux match d'une semaine entre ces deux équipes.
« Et les Vautours de Vrasta. » termina Harry.
« Les Vautours de Vrasta ? » répéta Adrian, sous le choc.
« L'équipe de Victor Krum ? » murmura Ron à côté de lui, le visage en feu.
« La seule et l'unique. » répondit Severus, ignorant les adultes qui avaient la bouche grande ouverte et il sourit à Remus qui riait dans un coin.
« Tu es resté bien occupé, Severus. » commenta Albus en regardant au professeur de Potions de son école avec attention.
« Je suis toujours occupé. » Il se tourna vers Lily avec un petit sourire. « Tu me fais confiance avec Harry pour ces matchs, pas vrai ? » Lily répondit à sa question avec son sourire aussi-brillant-que-le-soleil.
« Je pense que je peux faire ça. » Harry eut un petit rire de triomphe. « Tant qu'il arrive à finir son travail scolaire à temps… »
« J'ai déjà bouclé mon travail scolaire. » précisa Harry, provoquant un petit rire de Severus.
« Oh, Lils ! » s'exclama-t-il, en haussant un sourcil. « Je suis un professeur à Poudlard, tu te souviens ? » Elle sourit et Dumbledore se racla la gorge pour attirer l'attention de tout le monde.
« En parlant du travail scolaire d'Harry, le professeur Vector est venue me voir aujourd'hui. J'imagine que tu peux deviner pourquoi Harry. » Le garçon sourit timidement et hocha la tête. Il s'était attendu que ça arrive un jour ou un autre.
« Le professeur Vector est bien ton professeur d'Arithmancie Harry ? » demanda James. « Il y a un problème ? » Le sourire d'Harry s'agrandit.
« Non, il n'y a aucun problème James. » le rassura Albus. « Juste une autre surprise plaisante. » Severus sourit à Harry qui lui fit un clin d'œil en retour.
« En Mars, le Professeur Vector m'a demandé si je voulais suivre ses cours d'Etudes d'Arithmancie Avancées durant ma quatrième année. J'ai accepté mais je dois encore passer un test en septembre pour réellement y entrer. » expliqua Harry.
« Mais ce cours est réservé aux élèves de cinquième année ou plus. » murmura faiblement Hermione qui rougit lorsqu'Harry lui sourit.
« C'est ce que m'a dit le professeur Vector. » confirma-t-il. « Mais elle pense que je commence à m'ennuyer dans son cours. Et c'est vrai, au moins un peu. Tu serais surprise de savoir à quel point l'Arithmancie peut se révéler utile en conception de Balais. » Et ce n'était même pas un mensonge. Dumbledore hocha la tête, sa moustache tremblait à cause d'un petit sourire caché.
« Donc, qu'est-ce que ça impliquerait de suivre un cours avancé aussi tôt ? » questionna Lily.
« Je passerais mes BUSES en Arithmancie cette année et mes ASPICS durant ma sixième année. Assez simple en fait. » répondit Harry avec un rictus malicieux avant de se tourner vers Severus pour lui demander quelque chose à propos du premier match de la Coupe. Ce qu'il ne fit pas.
« Simple ? » s'écria Adrian. « Tu va passer un examen de BUSES et tu appelles ça simple ? »
« Ce n'est pas comme si c'était une première ! » protesta Harry. « Le Professeur Dumbledore a fait la même chose avec ses examens d'Études de Runes, pas vrai professeur ? » Albus confirma d'un signe de tête.
« C'est vrai. »
« Oh ! » s'exclama le garçon aux yeux vert, en se rappelant de quelque chose. « Puisque vous êtes là professeur, et si ça ne vous dérange pas, pourriez-vous informer le professeur McGonagall que je prendrais également les Études Antiques cette année ? » demanda Harry. « Je peux toujours envoyer une lettre mais… »
« Non, ça ira, mon garçon. » le coupa le Directeur, en tapotant l'épaule d'Harry. « Je lui dirais moi-même. J'ose même dire qu'elle en sera ravie. Peu de Gryffondor choisissent ce cours. »
« Ce n'est qu'une heure par semaine, Maman. » s'expliqua Harry avant que sa mère ne puisse objecter quoi que ce soit.
« Et Harry vous dira tout ce qu'il faut à propos de ça, j'en suis sûr. » déclara Albus en se levant de son fauteuil. « Maintenant, si ça ne vous dérange pas, puis-je emprunter Severus pendant un instant ? » Le maître de Potions hocha la tête tandis qu'il essayait de réprimer un élan de peur, tout comme Harry. « Je dois vous parler d'affaires concernant l'école assez rapidement. J'ai déjà informé le reste du personnel. » Après un soupir de soulagement interne, Severus se leva de son fauteuil à son tour et suivit Albus hors de la pièce, en lançant un regard à Harry – qui expliquait ce qu'étaient les Études Antiques – qui disait qu'il lui raconterait tout dès que possible.
Voilà voilà ! Alors, de quoi veut parler Albus à votre avis ?
Hésitez pas à reviewer, et à la semaine prochaine ! (promis)
