Ma conversation avec Angela avait duré plus longtemps que je ne le croyais. Mon téléphone vibra. C'était Booth. Il était déjà de retour au FBI avec Aubrey et ils étaient allés chercher Melissa Jones pour l'interroger.

Je dois me rendre au Edgar Hoover, dis-je à Angela. Non, mais si Mycroft est là-bas? Je vais l'ignorer, je suis rendu plutôt bonne.

En tout cas bonne chance, me répondit-elle.

Je me levai péniblement du divan et me dirigeai vers le stationnement du jeffersonian. J'embarquai dans ma voiture de location et conduis jusqu'au FBI. J'entrai et montai jusqu'à la salle d'interrogation. Heureusement pour moi, je ne croisai pas Mycroft. J'ouvris la porte, entrai et la fermai derrière moi. Je m'assis sur la seule chaise libre à côté de Aubrey. Il me glissa le dossier. Je le pris, et l'ouvris. Il contenait les conversations que j'avais trouvé avec Angela, des motifs probable, des maisons qu'elle magasinait et des informations sur John McCoy.

Pourquoi suis-je ici? demanda Melissa.

Madame Jones, Marie King vous devait beaucoup d'argent.

Attendez? Est-ce qu'elle est morte? Oh mon Dieu! Vous pensez que je l'ai tué? Jamais! On était meilleure amie.

Mais vous avez besoin de l'argent que vous lui avez prêté pour l'achat de votre nouvelle maison.

Oui, mais je ne l'aurais pas tué pour autant.

Où étiez-vous vendredi dernier entre 8 et 10 heure du soir?

J'étais à mon cours de yoga.

Est-ce que des gens étaient témoins et peuvent prouver votre présence?

Oui, je peux vous donner leur coordonnées.

Vous pouvez penser à qui que ce soi qui voudrait du mal à Marie?

Non… mais l'ex-petit ami de Marie était vraiment bizarre. Depuis le moment qu'il l'a rencontré, il était obsédé. Elle a décidé de lui donner une chance, mais il ne la laissait même pas vivre sans lui. Il était vraiment extrême. Après quelques mois, elle a décidé de le laisser aller. Il était furieux. Marie m'a dit qu'il l'avait frappé.

Aubrey prit quelques notes dans son calepin.

Vous savez où le trouver?

Non, mais son nom, c'est Max Cornfield. Il travaillait dans un magasin d'armes juste à l'extérieur de la ville.

Nous lui pausâmes encore quelques questions et la laissa aller. Nous fîmes un contrendu de l'interrogation et nous fûmes d'accord qu'elle ne l'avait pas fait. Par contre, cette intuition n'était pas assez et nous nous dirigeâmes vers l'endroit où Melissa faisait du yoga pour confirmer son alibi. L'entraîneur confirma sa présence et nous retournâmes au lab. Dr. Saroyan nous annonça que la victime avait effectivement frappé. Dr. Brennan nous donna d'autres informations et tout pointait vers l'ex-petit ami. Nous retournâmes au FBI pour localiser Max Cornfield en vidéoconférence avec Angela. Elle fouillait les médias sociaux pour le trouver. Il était plus dure a découvrir qu'on le croyait. Apparemment, il n'est nul part et tous les courriels échangés ont été supprimé.

Attendez, j'en ai trouvé un, s'écria Angela. Elle nous l'envoya.

Max: J'ai besoin de te voir! Tu me manques. Je suis désolé pour ce que j'ai fait.

Marie: Écoute! C'est fini entre nous. Fini tu entends. J'ai rencontré quelqu'un d'autre et je ne veux plus te voir

Max: Ce n'est pas fini, tu es à moi. Tu m'appartiens.

Est-ce que tu pourrais localiser la provenance des emails?

Humm… Ils viennent d'un ordinateur public dans un café à l'extérieur de la ville.

Mais comment il fait pour rester sous le radar comme ça, demanda Booth assit à côté de Aubrey dans la salle de réunion.

Tu pourrais sortir le numéro de téléphone de la place où il travaillait?

Je vous l'envois.

On va faire un appel et on t'en donne des nouvelles.

Angela raccrocha. Aubrey prit le téléphone, le mit sur main-libre et appela au numéro. Après trois sonneries on décrocha.

Jackson armes et fils, comment puis-je vous aider?

Est-ce que Max Cornfield travaille toujours ici?

Oui… Vous êtes qui?

FBI. À qui je parle?

Hummmm, Jack Manson. Qu'est-ce que Max a fait?

On aimerait lui poser quelques questions.

Il n'est pas là en ce moment. Il y a un client, je dois y aller.

Ne raccrochez pas.

Trop tard. Aubrey, frustré, remis violemment le combiner en place. Quelques instant plus tard, nous reçûmes un appel de Dr. Brennan.

La victime avait une blessure par balle faite par un arme de petit calibre et selon mes calcules, la même arme aurait servie à la frapper à la tête ensuite. Le coup a été assez fort pour lui faire perdre conscience. Par contre. ce n'est pas la cause du décès. Je chercherais plutôt pour un couteau où quelque chose avec un côté tranchant.

On va chercher ça.

Nous décidâmes que je resterais derrière pour faire du profilage. J'étais épuisée de la semaine folle que j'avais eu et choisis de finir le travail chez moi. Je partis et une heure après mon arrivée, lorsqu'il y avait des photos et des dossiers partout, mon téléphone sonna.

Holmes, répondis-je.

La gars qui a répondu à notre appel, c'était Cornfield. Il s'est fait passer pour la manager. Selon le vrai Jack, il est partit tout de suite après et n'a même pas fini son quart de travail, répondit Booth.

Je fouillai dans les dossiers et sortis ce que j'avais sur Cornfield. Je passai rapidement les feuilles en revue et dis:

Booth, si c'est lui le tueur, il a définitivement des problèmes de contrôle de ses émotions. Il travaille dans un magasin d'armes il a tout ce qu'il faut pour venir après l'un d'entre nous si on ne fait pas ce qu'il veut.

On va rester sur nos gardes. On revient bientôt.

Max Cornfield rentrait parfaitement dans le profil de sociopathe à tendance psychopathe. Il était obsédé par Marie et ne pouvait pas la laisser aller. C'était un motif. Il n'était pas capable de contrôler ses émotions, lorsqu'il en ressentait au moins. Selon son dossier de travail au magasin, il ne travaillait pas avec les clients. Il travaillait à nettoyer et réparer en arrière dans l'entrepôt. Selon moi, il était totalement capable de tuer quelqu'un.

Lorsque minuit sonna et que mon dossier était presque complet, j'allai me coucher. Le lendemain matin, je retournai au FBI avec mon nouveau document fraîchement fait. J'entrai dans le bureau de Booth. Il était au téléphone. Je m'assis donc devant lui, à son bureau et plaçai le dossier devant lui. Il avait l'air préoccupé. Il n'avait absolument rien dit depuis que j'étais arrivée. Quelques secondes plus tard, il raccrocha.

C'était Jackson et fils. Il manque des armes au magasin, mais il n'y a aucune trace d'entrée forcée. Le voleur avait une clef.

Cornfield?

Probablement.

Tu sais ce qu'il cherche à faire?

Selon moi, il va aller après le nouveau petit-ami de la victime.

Nous discutâmes des actions à prendre. Booth fit quelques appels et plusieurs agents partirent en direction de la maison de Jason Rod, le petit-ami de la victime.

Lors de leur arrivée, tout était en ordre et Cornfield n'était nul part en vue. Nous restâmes au bureau jusqu'à 8 heures du soir et après un dernier appel aux agents sur terrain, nous retournâmes à la maison. Je décidai de relaxer le reste de la soirée et ne pas penser à tout ce qui se passait en ce moment. J'ouvris la télévision et me couchai sur le divan avec un bol de chips, habillé de mon pyjama. Au bout d'un moment, je devins tellement lâche, que je m'endormis. Je me réveillai le lendemain matin au son de mon téléphone à 6h. Je regardai l'écran: Aubrey.

Oui? répondis-je d'une voix enrouée.

J'ai des nouvelles informations urgentes, mais je n'arrive pas à rejoindre ni Booth, ni Brennan.

Je vais passer par chez eu en m'en allant, je leur dirai de te rejoindre au plus vite.

Parfait.

Aussi vite que je pus, je déjeunai, m'habillai et ramassai tous mes documents. J'embarquai dans ma voiture et partis en direction de la maison de Booth. J'actionnai mon GPS et le suivai pendant 30 minutes avant de m'engager dans l'entrée. Je débarquai et allai cogner à la porte. Dr. Brennan ouvrit. Elle semblait déjà prête à partir.

Oh! Agent Holmes, que faites-vous ici?

Aubrey a des nouvelles informations urgentes, mais il n'arrivait pas à vous contactez.

Elle me fit entrer et ferma la porte derrière nous. Elle m'invita à la table. Booth arriva et fut surpris de ma présente.

Qu'est-ce qui se passe?

Aubrey veut nous voir au FBI tout de suite, dit Brennan.

Mais ton père n'est pas arrivé?

On ne peut pas laisser Christine seule?

Si vous devez vraiment y aller, je peux rester avec elle jusqu'à ce que ton père arrive. J'ai déjà fait du gardiennage avant.

Bon d'accord.

Booth et Brennan finirent de se préparer le plus vite possible. Ils me présentèrent Christine en quelques secondes et disparurent comme une fusée. Je me présentai à Christine. Elle me posa plusieurs questions sur le Royaume-Uni et elle me montra ses poupées préférées. Après une trentaine de minutes, lorsque nous avions déjà décidé de jouer au service à thé, je trouvai étrange que le père de Brennan ne soit pas arrivé.

Pendant un moment de silence durant le jeu, j'entendis un bruit qui m'était trop familier: Le chargement d'un fusil. Nous étions dans le salon qui était une aire ouverte avec la salle à manger et la cuisine. L'îlot pour préparer la nourriture se trouvait à quelques mètres de nous et celle-ci était faite d'acier épais et était vide à l'intérieur, car on était supposé y mettre des bancs. Mon instinct prit le dessus. Je pris Christine par les épaules et la traînai sous l'îlot. Nous étions genoux collé, en petite boule. Je regardai derrière et vis un bâton de baseball briser la fenêtre du salon. La personne lança une canette qui roula sur le sol. Aussitôt j'enlevai ma veste et la collai contre le nez et la bouche de Christine. Je tirai les tiroirs autour de moi et trouvai une serviette que je mis sur mon nez. La canette fuma quelques temps. Je sortis mon arme de service et la gardai proche. Soudain, un vase vola en éclat et je vis la balle sur le sol au travers des débris de céramiques. La fumée avait tombé et j'enlevai ma veste et la serviette. Je regardai Christine dans les yeux et lui dit:

On va jouer à un jeu ok? Ici c'est notre château et il faut rester cacher, parce qu'il y a un méchant dragon qui crache des morceaux de métals qui font mal.

Pow, une balle se logea dans l'armoire au-dessus de nous. L'assaillant était toujours à l'extérieur et tirait majoritairement à l'aveuglette.

Je travaille avec ton papa et c'est notre travail d'arrêter les méchants dragons, continuai-je.

C'est vrai? dit-elle les yeux brillants.

Oui, mais l'important, c'est que tu restes caché ici.

d'accord.

Je tapotai ma poche pour prendre mon téléphone et appeler le FBI, mais il n'y était pas. Je sortis la tête précautionneusement de l'îlot et le vit sur la table à café. Une balle frappa le divan, envoyant de la mousse partout. Je me tournai vers Christine et lui dit pour une dernière fois:

Reste ici et ne bouge pas, d'accord. Ne sort pas, je vais aller chercher mon téléphone dans le salon pour appeler ton papa ok?

Elle hocha la tête. Je me couchai sur le sol et rempai jusqu'au coté du divan de manière à ne pas me faire voir si quelqu'un regardait par la fenêtre. Je restai quelques secondes accoté contre le divan, la position la plus sécruritaire que j'avais trouvé. J'étirai mon bras pour atteindre la table, mais n'y arrivai pas.

D'un coup, je ressentis une douleur vive dans mon bras. Une douleur aigue tellement forte qu'elle raisonnait dans ma tête. Je regardai mon bras qui saignait abondamment et devinai que j'avais été tiré dans la bras. Toujours caché, je me couchai encore plus bas, attrapai mon téléphone le plus vite possible et retournai derrière la divan. Une balle frappa la télévision et je profitai du temps ds recharge du fusil pour retourner sous l'îlot. J'attrapai la serviette qui trainait sur le sol, la déchirai et serrai fortement autour de mon bras en faisant un noeud. Étrangement, Christine ne réagit pas à la vue du sang. Elle devait être habitué avec sa mère. Je pris le téléphone et composai le numéro de Booth. Une sonnerie, deux sonneries, trois… Je tombai sur la boîte vocale. Merde! Je pris le premier numéro sur ma liste de contact: Mycroft. Je n'avais pas etemps d'être fâché en ce moment. Allez, allez répond:

Qu'est-ce que tu veux?

Mycroft, Mycroft, c'est Aibhlinn. Je suis chez Booth et Brennan. Je suis seule avec Christine et on se fait tirer dessus par je ne sais trop qui.

Pow! La balle frappa la lampe.

J'arrive tout de suite, cria-t-il.

Dans les minutes qui suivirent, chaque balle me faisait faire un saut et j'attendais impatiemment l'arrivée de Mycroft. On entendis la porte se défoncer.

FBI!

C'était Booth. Je fis sortir Christine en premier et moi après. Je me glissai hors de l'îlot en essayant tant bien que mal de ne pas mettre de poid sur mon bras. Je me levai et allai rejoindre Booth qui demanda à Christine d'aller rejoindre Brennan dehors. Mycroft arriva juste après et se précipita sur moi. Il me fit un câlin auquel je répondis par un grognement.

Aïe!

Tu ne blaguais pas quand tu disais que tu te faisais tirer dessus.

C'était qui? demandais-je.

Cornfield, répondit Booth.

Vous l'avez?

Ouais et il a même confessé pour le meurtre de Marie.

Deux ambulanciers entrèrent dans la maison et me traînèrent jusqu'au divan. Tandis qu'ils faisaient ce qu'ils savaient de mieux, je continuai de discuter avec Booth. Brennan entra et vint me voir.

Merci! Merci! Vous avez probablement sauvé Christine.

C'est mon travail et je n'aurais jamais rien laissé lui arriver. Elle est vraiment très forte. Est-ce que votre père va bien, il ne s'était jamais présenté?

Le coup était tout prévu. Son téléphone avait arrêté de fonctionner la veille et lorsqu'il est venu pour partir, ses pneus étaient troués.

Je me tournai vers Mycroft et dis:

Je pense qu'on va retourner à la maison.

Bonne idée, répondit-il.