Chapter 22
Disclaimer : Les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, mais promis l'histoire vient de moi et moi seule! Je suis pas en retard pour une fois !
Couple : Harry / Drago (Genre on s'y attendait pas)
Rating : M (pas encore)
Note de l'auteur :
Le bonjour du jour : γειά σου (geiá sou) (grec) à tous!
Mafia est ma première fanfiction, je vous en prie, soyez indulgents ! S'il y a des remarques à faire, je suis à l'écoute.
Bonne lecture !
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Je m'étirai paraisseusement quand je sentis une masse chaude se coller un peu plus à moi. Un frisson me prit tout le corps, s'intensifiant malheureusement vers mon entrejambe. J'ouvris les yeux et croisais le regard encore endormit de Harry. Il me sourit et plongea sa tête dans mon cou.
- Tu as bien dormi ?
Il hocha la tête, je sentis soudain quelque chose d'humide se poser sur mon cou. Je ne pus m'empêcher de pousser ma tête en arrière pour approfondir cette douce caresse. La langue d'Harry lécha tendrement ma peau, puis descendis vers ma clavicule. Je souris et poussai un gémissement faible. Dans mon caleçon, une certaine chose se mit à gonfler. Je fermai les yeux quand Harry vint mordiller ma peau. Enfin il se détacha, je papillonnai des yeux et les plongeai dans les siens :
- Que me vaut cette démonstration ?
- Un test.
J'haussai un sourcil:
- Tu me fais passer des tests, c'est nouveau ça !
Il sourit et ricana, fier de lui, il se pencha et m'embrassa :
- Oui, je veux savoir si toi aussi je peux te faire plaisir.
Je cherchai à l'embrasser encore mais il se leva du lit, je ronchonnai :
- Et le test est-il positif ?
- Je sais pas.
Harry se tourna et alla ouvrir les rideaux, aspergeant la pièce d'une douce lumière dorée :
- Aujourd'hui, je veux faire plein de trucs !
- Ah, et quoi ?
- Je sais pas, mais je veux sortir, je veux profiter du soleil.
Mon cœur se serra dans ma poitrine, je me rendis compte de la captivité que je lui imposais quand nous étions à Paris, je me rendis compte que Harry semblait ne pas apprécier d'être enfermé. Je voudrai tant le laisser sortir comme il voudrait, mais je ne savais pas si cela était une bonne idée entre Diggory, les Dursley, et maintenant Jedusor.
Brusquement Harry arracha du lit les couvertures me laissant à moitié nu sur le lit vide. J'écarquillai les yeux, Harry lui, balança avec peine les draps à l'autre bout de la pièce et bondit sur le lit en mode étoile de mer. Bien évidemment, il s'écrasa avec finesse à mes côtés . Les bras écartés , il ne bougeait plus, je pris une mèche de cheveux bruns et la mit derrière son oreille, d'un coup sa tête fit un 90 degrés et se tourna vers moi. Je croisai des yeux remplis d'une lueur d'amusement et de joie. Je souris encore et encore. Harry semblait être heureux, et je l'étais pas la même occasion. Quelle chance ! Harry revint vers moi en rampant et dit :
- Aller, debout la limace, j'ai faim.
- Tu as tout le temps faim, mon Ange.
Les joues de mon amour prirent une teinte rouge, mais Harry hocha la tête, il se mit sur ses genoux et posa sa main sur son ventre creux.
- T'as raison, j'ai peut-être mangé un verre solitaire.
Il se lécha les babines :
- Hum, j'en suis sûr, si je me concentre bien je pourrais sûrement le sentir qui court dans mon ventre.
Il ferma les yeux puis se mit à rire. J'adorais son rire, un rire enfantin, doux :
- Il doit adorer tout ce que je mange, j'en suis sûr.
Je levais les yeux au ciel. Harry ricana et se remit à caresser la peau blanchâtre de son ventre plat :
- En attendant, Jean-Eudes a faim !
Je fronçais les sourcils :
- Qui est Jean-Eudes ?
- Bha mon verre solitaire.
Je rêvais, il venait de donner un nom à un truc qui n'existe même pas dans son ventre. Je secouai la tête et décida de me tirer de mon lit. M'éloignant au passage de ce timbré qui faisait maintenant partie de ma vie.
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Je pris le panier que Dobby me tendit et le remerciai rapidement. Harry enfila ses baskets noires et bondit sur ses pieds :
- On y va ?
- Oui, oh calme-toi. Faudrait penser à te vermifuger !
Harry pencha sa tête sur le côté, intrigué :
- Me quoi ?
- Rien.
Dobby s'avança timidement et se tripota les mains.
- Monsieur Harry aurait-il des vers ?
- Oui, Jean-Eudes.
Dobby fronçai ses sourcils presque inexistant. Je me massai les tempes désespéré et soufflais :
- Harry, le vermifuge c'est contre les verres qui te grattent les fesses.
- Les fesses, mais c'est horrible !
Harry posa sa main sur ses fesses, mes épaules tombèrent un peu plus. Ce gamin était con à bouffer de l'herbe !
- Harry, c'est aussi une expression cela veut dire que tu es un surexcité et que les verres te grattent les fesses.
- Ah je me disais aussi.
Harry souris et fonça dehors. Zabini venait de descendre les escaliers, il ne put que laisser échapper un ricanement. Je le fusillai du regard mais lui souris après. Blaise me lança :
- La journée risque de vous paraître très longue.
- Je le crains...
Je retrouvai Harry dehors, il me prit la main et on prit le chemin qui menait au lac.
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On marchait en silence depuis dix minutes. Harry de son côté regardais partout, les arbres, les insectes qui lui tournaient autour, les fleurs, et même quelques fois moi. Au bout d'un certain temps Harry s'écria :
- C'est ça le lac ?!
Je plissai les yeux et vis une grande étendue d'eau. Je hochai la tête, Harry lâcha ma main et fonça à toute allure. Je repensais un instant à ma ville, est-ce que tout allait bien, Hermione avait-elle profité du jour de congé que je lui avais donné, mes hommes de mains faisaient-ils bien attentions à ce que faisait Diggory ? Et l'autre dingue, s'occupait-il bien de Cho ? Il le devait, il devait surtout lui bourrer le crâne d'idées les plus horribles les unes que les autres.
Je relevai la tête, Harry me faisait des grands signes. On aurait tellement dis un gamin. Je ralentis le pas quelques minutes.
Est-ce que le couple que nous étions en train de construire était quelque chose de vraiment sain ? Harry avait-il vraiment besoin de moi ? Ne devrait-il pas plutôt être avec des gens sûrement plus capables de l'aider que moi.
De plus, Harry était si gamin, je ne lui en voulais vraiment pas, je l'aimais comme il était mais… moi j'avais des besoins à combler est je me demandais de plus en plus si c'était sage que Harry se sente obligé d'avoir une relation plus que platonique avec moi. Je ne voulais pas plus détruire Harry, il avait assez souffert. Je fermai les yeux, je me sentis un bref moment perdu, comme si encore une fois toutes les choses que je faisais étaient remises en questions.
Soudain la voix joyeuse d'Harry arriva à mes oreilles.
- Tu viens ?
Harry avait déjà retiré ses chaussures, il avançait maintenant vers le lac, plongeant ses pieds dans une eau sûrement encore assez froide. Pendant ce temps j'embrassai du regard le lac.
Une vague de souvenir immergea dans ma tête. Je me revoyais moi, plus jeune, plus heureux, plus libre, plus innocent. Je me revois avec ma mère. Elle était assise dans l'herbe couverte de couche de vêtements, de peur de prendre le soleil. C'était vrai que pour elle, les nobles devaient garder une peau la plus blanche possible. Les peaux bronzé c'était pour les gens qui vivaient dehors, les nobles eux n'avais pas besoin d'être dehors, de travailler ou autre.
Je n'aimais pas ces mœurs vieilles comme le monde. Je me renvoyais dans l'eau, jouant, ne m'inquiétant pas encore de mon futur, je vivais dans la réalité.
Chose qu'aujourd'hui aucun adulte n'était capable de faire. Non maintenant on pense à demain, sans même faire attention à ce que l'on vit au moment présent. Non on pense à notre avenir, alors que le bonheur à des moments et la, juste à côté de nous. Et pourtant on passe à côté, le cherchant souvent devant, alors qu'il est là, toujours là. Mais nous ne savons jamais quand il faut le prendre et surtout quelque fois, c'est trop tard, il a décidé de partir pour ne jamais revenir.
C'était le monde où vivaient mes parents, le monde dans lequel je vivais jusqu'à ce que Harry heurte ma vie. Il l'a alors chamboulée , la retournant complètement, rayant mes principes, crachant sur mon argent, me faisant ouvrir les yeux. Alors je les ouvris en grand, je regardai Harry, il tourna sa tête et me souris :
- Tu viens, elle est trop bonne !
Alors d'un coup de talons je retirai mes chaussures, les jetant dans l'herbe et plongeai mes pieds dans la réalité.
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Harry s'écroula sur l'herbe verte. Je m'assis plus gracieusement à ces côtés . Il se tourna vers moi et dit :
- Embrasse-moi !
- À vos ordres.
Je me penchai et effleurais de mon souffle ses douces lèvres. Harry grogna et se releva sur ses coudes effaçant les derniers espaces entre nous. Harry entrouvris ses lèvres, dans une invitation discrète. Ma langue pénétra sa bouche, rampant sur ses lèvres cherchant désespérément sa jumelle. Un gémissement rentra d'un coté de mes oreilles, je souris contre ses lèvres. Une de mes mains glissa derrière sa nuque, approfondissant notre baiser, qui devint l'un de nos échange les plus baveux qu'il existait. Les bras de mon Ange vinrent se pendre à mon cou. J'ouvris alors les yeux, Harry avait les paupières close. Je remarquai que même ses paupières étaient belles. Ce n'était pas possible d'être beau partout ! En manque d'oxygène, je rompis notre échange. Mon amour avait les joues rouges, les yeux pétillant d'un désir nouveau. Mais soudain il baissa les yeux :
- Drago.
Je fronçais les sourcils, cela voulait surtout dire " il faut qu'on parle "; je reculai un peu, le laissant s'assoir plus confortablement. Avec une certaine hésitation Harry m'écarta les jambes et se glissa entre elle. Il posa sa tête contre mon torse, prit mes bras et me les faisant encerclé son torse. Il ne disait rien, lors j'attendis, il voulait me parler, il devait commencer. Je devais attendre quand il serait prêt. Chose que je faisais, et que je ferais toujours.
Les oiseaux chantaient joyeusement sur leurs branchages. Une libellule vola gracieusement autour de l'eau, l'effleurant pour boire, ses ailes fines et bleues remuant sans cesse. Je remarquai qu'Harry tirait depuis un moment sur l'herbe à ces côtés . Il arracha un brin, la faisant rouler dans sa main, puis la lâcha :
- Je suis pas un gamin !
Je ne disais rien. Le laissait parler. Je resserrai juste un peu ma prise autour de son corps fin. Il répéta d'une voix plus forte, plus assurée :
- Je suis pas un gamin, je ne l'ai jamais été.
Il se tritura ses doigts, arrachant un morceau de peau sur le côté de son index droit :
- Je… je n'ai jamais eu le droit de l'être. Quand j'étais chez mon oncle...
Sa voix s'étrangla, se bloquant dans sa gorge :
- Chez lui je devais tout faire, je faisais à manger, je faisais le ménage, je m'occupais de la maison. J'aimais pas faire ça. Mais je n'avais pas le choix. On ne m'a jamais laissé le choix. J'ai arrêté l'école trop tôt, trop jeune. Dudley lui, il a continué, c'était leur fils. Leur septième merveille du monde. Je ne l'aime pas. Il a toujours été méchant avec moi. Plus jeune il me frappait, pas autant que mon oncle mais je n'aimais pas, mais je devais me laissait faire, parce que souvent c'était de ma faute.
Il semblait s'emmêlait, ne sachant pas comment clarifier les choses.
- Je veux dire, j'avais toujours tort, tout était de ma faute. Quand je faisais quelque chose, c'était forcément mal. Même quand je faisais rien on m'accusait et alors Dudley me frappais ou mon oncle, même ma tante. Mais je ne devais rien dire. Non moi je ne devais rien dire, juste subir. Mais je n'aimais pas. J'aimais pas qu'on me dise que j'étais pas normal, que j'étais un monstre. C'était pas ma faute si mes parents étaient mort, c'était pas ma faute si je faisais mal les choses, s'ils n'était jamais content. J'essayais pourtant, je faisais des efforts, mais ils n'étaient pas content… jamais.
Harry se tût, il regarda le ciel, arrachant encore sa peau, son index était maintenant couvert de sang. Mais je devais pas l'arrêter, pas maintenant.
- J'ai jamais eu de chambre, avant j'étais dans un placard.
Un rire âcre sorti de sa gorge :
- Un placard, j'étais enfant, j'avais pas de jouets. J'étais dans le placard, il faisait toujours nuit, toujours froid. J'aimais pas ça non plus. Et puis je me suis fait…vio…enfin tu sais. Ça non plus j'aimais pas. J'ai jamais voulu, au début il était seul, puis après plusieurs.
Harry se prit la tête entre ses mains :
- Des fois je les entends encore, leurs gémissements.
Sa main glissa sur le bas de son ventre.
- Ou le liquide qui coulait en moi.
Son souffle devint erratique, il posa sa main sur son cou comme s'il suffoquait :
- J'aimais pas. Mais j'avais quand même. Je n'ai jamais pu être un enfant. Je n'ai jamais pu courir dans l'herbe, je n'ai jamais pu me sentir libre, je n'ai jamais pu rêver de belle chose, je n'ai jamais pu manger à ma faim. Je n'ai jamais pu avoir une chambre à moi. Je n'ai jamais pu avoir d'amis. Je n'ai jamais pu être heureux. Je n'ai jamais pu réellement vivre.
Harry se tourna vers moi, des larmes coulaient le long de ses joues pâles. Il essayait de me sourire, mais il hoqueta :
- Je suis désolé, Drago.
Il regarda à nouveau le lac :
- Tu dois me prendre pour un gamin, j'ai vingt ans, mais je veux tellement en avoir dix. Je veux tellement vivre les choses qui m'ont toujours été interdites. Je veux savoir ce que ça fait. Alors tu me prends pour un stupide attardé, je veux pas mais j'en ai tellement besoin. Mais j'ai aussi envie d'être grand, je veux pouvoir être avec toi sans que tu te sentes obligé de te rabaisser . Je veux te faire rire, mais pas de mes pitreries. Je veux qu'on ait des grandes discutions sans que cela ne parte sur mon vers ou sur mes fesses qui me grattent.
Je lâchai un ricanement, je vis le visage de Harry sourire paisiblement :
- Je veux être capable de voir ton corps, ton truc, enfin non ton…
Il se mordit la lèvre, puis serra ses poings jusqu'à ce que ses doigts deviennent blancs :
- Mais je n'y arrive pas, je veux tellement. Mais… je suis perdu, je veux vivre comme un enfant, reprendre mon innocence. Mais je veux aussi être capable d'être mûr, d'être capable de te faire plaisir, de faire l'amour. De dire peni…sss
Il rougit d'un coup, il mit ses mains violement sur ses joues :
- Tu vois, je n'arrive pas, je suis tellement désolé. Je veux pas te décevoir et pourtant c'est ce que je fais depuis le début.
Je crois que je pouvais mettre fin à la tirade de Harry. Je lui pris les mains qui étaient sur ses joues et les emprisonnait dans les miennes :
- Tu ne me déçois pas Harry, tu ne peux pas me décevoir. Je te comprends, c'est très dur pour toi. Je te trouve d'ailleurs très fort, Harry. J'ai énormément de respect pour toi, tu es fort, beaucoup plus que tu ne le crois. Mais jamais je ne te demanderai d'arrêter d'être un gamin. Jamais je ne te demanderai d'être adulte, c'est toi qui dois décider. Je veux que tu sois heureux Harry. Je veux que ce soit toi qui décide. Si tu es bien enfant reste enfant, si tu veux jouer , si tu veux te foutre des autres, si tu veux rêver alors soit enfant.
Mais sache que je resterai avec toi. Si tu veux passer au stade adulte alors je serai là, encore et encore et je t'aiderai à avancer. Même si tu tombes, même si tu sembles perdu je serai là. Tu es capable de tant de chose Harry, ne te crois surtout pas inférieur à moi. Et non, je ne te prends pas pour un gamin, pour moi tu es Harry.
Harry benêt quelques fois, Harry peureux, Harry fragile, Harry fort, Harry courageux. Tout ça fait partie de toi, la partie enfant que tu oses découvrir avec moi, la partie adulte. Tout ça c'est toi Harry. Et jamais je ne te jugerai Harry. Parce que je t'aime, et je t'aime comme tu es.
Ledit Harry rougit et se colla un peu plus à moi. Il murmura :
- Redis-le !
- Quoi ?
- Que tu m'aimes.
Je souris et me penchait vers lui, je susurrai à son oreille :
- Je t'aime Harry.
Il sourit.
- Je suis content.
Si simple, et pourtant si vrai. Je serai encore Harry contre moi. Brusquement Harry se releva un peu et dit :
- J'ai faim !
Je fermai les yeux un instant, cela venait de fermer la discussion, Harry avait voulu s'ouvrir, il avait réussis à me parler de ses peur mais maintenant c'était fini, il ne m'en parlera pas avant d'être de nouveau prêt. Je rouvris les yeux et souris :
- Tu as tout le temps faim, mon Ange.
Il se tortilla entre mes bras et arriva à attraper le panier donné par Dobby. Il prit un sandwich et m'en tendit un. Je l'attrapai et il effleura avec bonheur ma peau. Il ouvrit le sachet qui l'entourait et croqua dans le pain frais. Il mâcha lentement puis avala. Et moi je le regardais, il fallait vraiment qu'il arrêter d'être aussi excitant sinon je ne vais vraiment pas pourvoir tenir. Harry gémis et lâcha :
- C'est trop bon.
Il attaqua une deuxième bouché, mon regard s'attarda sur sa bouche, sa mâchoire qui mâchait avec énergie, son cou gracieux, son torse un peu découvert par le tee-shirt trop grand. Cette peau blanche, douce, pure. J'en jubilais intérieurement, j'avais envie de me jeter sur lui, de le pousser dans l'herbe et de l'allonger, de l'embrasser avec dévotion, de le faire gémir de plaisir, de le prendre là, dans cette herbe verte et encore mouillé de la rosée du matin. Mais je ne fis rien de tout ça. A la place je me penchai et l'embrassa sur la tempe. Le baiser était doux, une total opposition avec ce que je venais de penser. Harry n'y fit même pas attention, non lui me prit mon encas des mains et demanda d'une voix innocente :
- T'as pas faim ?
- Non.
- Je peux te le prendre ?
Il fit ses yeux de biche, je hochai la tête en ricanant. Après ce petit repas on resta là, face au soleil. Mon Ange se posa plus confortablement contre moi, je posai mes paumes sur l'herbe et profita un peu du soleil. Quand était-ce la dernière fois que j'avais pris le soleil. Je crois bien que c'était à mon mariage avec mon ex-femme. Je me souviens que nous avions dû faire notre nuit de noce sur une île déserte. Dès le départ, Astoria savait qu'elle ne finirait pas sa vie avec moi. Lors de notre première nuit, celle où je devais faire la dernière étape qui scellerait mon mariage, je lui avais dit :
- Je fais ça pour mon père et ma famille, nullement pour moi ou même ta famille.
Elle avait hoché la tête, je la revois, elle était dans le lit nuptial recouverte d'un simple drap de soie. Astoria était une belle femme, on me l'avait toujours dis, mais moi je la trouvais…fade, trop superficielle , trop femme. Elle n'y pouvait rien d'un côté, elle était comme elle était, une pauvre fille encore vierge qui avait été vendue à une famille riche et importante. Je n'avais jamais abusé d'elle, je l'avais toujours à peu près respectée, j'avais couché avec elle sans plaisir juste parce-que je savais qu'il fallait que je le fasse.
Alors après lui avoir fait l'amour, je lui avais dit qu'elle pouvait faire sa vie, qu'elle pouvait me tromper tant que cela ne se savais pas. Elle avait pleuré longtemps, dans ce lit.
Quelques années plus tard nous divorcions. J'avais fait ça après le décès de mon père au moins il n'aurait rien pu me dire. Je savais qu'il e supportait pas mon homosexualité, pour lui ce n'était qu'un passage. Voir une maladie. Alors j'avais entendu, j'avais vécus longtemps avec ma femme, tout en entretenant des relations d'un soir avec de nombreux hommes.
- Drago, regarde !
Je sorti de mes pensées, maintenant j'avais Harry. Je devais plutôt penser à lui qu'à mon passé. Je levai la tête, Harry montrait du doigt l'autre bout du lac :
- C'est des chevaux ?
- Hum.
- C'est les tiens ?
- Oui.
- Tu en as combien ?
- Je ne sais pas, cinq ou six.
- Juste pour toi ?!
- Ouais.
- On va les voir ?
Harry se leva d'un coup et sautilla sur ses pieds nus. Je fis craquer mon cou et me levais à mon tour. Harry me prit la main et se précipita vers les chevaux. Il longea le lac et s'arrêta devant l'enclos. Je grimaçai et retira un caillou qui venait de se loger dans mon pied. Harry lui avait les yeux qui pétillaient. Il s'approcha un peu plus et demanda :
- On entre ?
- Harry, on a même pas nos chaussures...
- Et alors ?
- Réfléchis deux secondes, fait un lien entre cheval, donc sabot lourd, maintenant nous, humain, pieds nu et faible os qui se cassent facilement.
Harry haussa les épaules.
- Suffit de regarder où on marche.
Je levai les yeux au ciel. Harry courba le dos en enjambant la barrière. Je le suivis faisant un peu plus attention où je mettais les pieds. Harry commençais déjà à caresser un cheval qui venait de s'avancer vers lui. L'animal était noir d'encre, il hocha la tête pour chasser les mouches et chercha encore un peu plus les caresses d'Harry :
- Il a un nom ?
J'écarquillai les yeux, alors oui sûrement, mais je ne m'en souvenais en aucun cas.
- Heu, je ne sais plus.
Harry gratta le cou de l'animal, deux autres approchèrent, curieux. Je m'approchai d'un pie tacheté de noir. Il me regarda un moment avec ses grands yeux. Soudain je criai presque faisant reculais les autres chevaux :
- Money !
Harry me regarda et dit :
- Quoi, Money ?
- C'est le nom de celui-ci.
Je caressai avec bonheur la tête de Money, je m'en souviens maintenant, Money était l'un de mes préféré, plus jeune. Je passai une main sur la courbe de son dos. Son garrot était plus bas, signe de vieillesse. Je pressai mes mains sur son dos, toujours aussi fort et musclé. Alors d'un geste souple je sautai sur son dos, passant rapidement ma jambe de l'autre côté, stabilisant ma position. Je caressai sa crinière noire.
Monter à cheval m'avais manqué. J'aimais beaucoup avant, entre ça et le piano, c'était mes activités préférées et lire aussi.
Maintenant je n'avais jamais le temps pour une seule de ses activités qui étaient encore chère à mes yeux. Je ne fis pas attention mais Harry approcha de moi, il posa sa main sur ma jambe :
- Il est beau.
Je hochai la tête encore pensif par mes anciens souvenirs. Au bout d'un temps, alors que Harry était en train de lui faire des tresses, ce qui ne perturbait en aucun cas le gentil cheval, je lui tendis la main :
- Viens on va faire un tour.
Harry recula et regarda le cheval.
- A deux ?
- Oui, tu es tout léger il ne te sentira même pas.
- Mais j'en ai jamais fait.
- Aller, je suis là.
Harry étudia ma main, puis se tritura les doigts, il regardait le cheval qui s'ébrouait contre les mouches qui allaient sur ses yeux. Enfin il prit ma main, je le tirai de toutes mes forces le faisant monter derrière moi. Une fois dessus Harry se précipita à mettre ses bras autour de ma taille.
- Tu vas pas tomber, je te le promets.
- Hum.
Il se serra contre moi. Je pressai à l'aide de mes talons le flanc de l'animal. Il avança alors comme avant, il se souvenait parfaitement du langage que je lui avais appris. Je pressais à droite , il tourna et avança à pas lent.
- Ça va ?
Harry hocha la tête contre mon dos. Je pressai son flanc, il augmenta le pas. Harry se crispa contre moi, je lui pris les mains et les posa sur la crinière de l'animal, et les recouvris des miennes. Il se calma au bout d'un temps alors je lui dit.
- Accrocha toi.
- Pourquoi ?
Il se serra contre moi et se mis à paniquais, je pressai fortement sur les flancs de Money et me pencha. Je fonçais sur le bord de la clôture. Je pressai encore une fois sur les flancs Money qui comprit car dans un grand bond il sauta la clôture. Harry laissa échapper un cri de paniqué mais je serai ses mains de façon à ce qu'il ne perde pas le contact avec moi. Une fois de l'autre côté, le cheval repris une allure plus calme. Harry se mit soudain à rire.
- Putain Drago je te hais !
Je ricanai et on partit vers les bois pour une petite balade.
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Alors vous aimeriez être à la place d'Harry, parce que sauter une barrière sur le dos d'un cheval non scellé moi c'est pas mon délire et vous ?
Chap un peu plus cool mais aussi révélateur entre les peurs de notre cher Harry et les souvenir douloureux de notre tendre Drago !
Chapitre super long, mais vu que je trouve que ces jours de vacances entre Drago et Harry sont important je les faits un peu plus longs. Je ne pense pas que cela vous dérange ;)
Comment l'avez-vous trouvé ?
Bonne fin de semaine ! Et bonne chance à tous ceux qui passent les épreuves du Bac et BTS et autres. Et à ceux qui bosse le brevet. Courage, moi je vous prévois un bon petit chap pour la semaine prochaine XD !
