HUITIÈME CARBONARA
Je vous préviens, je suis responsable de ce que j'écris mais pas de ce que vous lisez. Si quelque que chose vous choque eh bien, préparez-vous des Pringles ça remonte le moral. Ce texte contient un bon nombre de conneries, d'allusions sexuelles et de délire. Ne me jugez pas svp. x)
J'AI REMARQUÉ UN TRUC RÉCURANT CHEZ MOI : MON RETARD INTERGALACTIQUE. C'EST LE SEUL TRUC QUE J'OUBLIE JAMAIS DE FAIRE.
( j'ai conscience que vous n'allez pas tout comprendre toute suite mais courage ! ... DU COURAAGEUH DU COURAGEUH ! -ma culture musicale ne dépasse pas ce stade et j'envois chier les rappeurs qui parlent trop vite- )
1ER PÉRIPLE / PARTIE 2
Antoine- 17 h 35
(C'est pas vraiment un PDV Antoine mais c'est juste un petit passage vite fait... Donc si vous avez bien suivi, on reste dans un Périple et pas dans une Evolution... votre cerveau tiens le coup ? Moi pas.)
Antoine était immobile et silencieux. Il se sentait mal. Ils étaient morts. Comment pourrait-il expliquer ça a Kyumbo ? Le jeune homme se pencha et appuya sur le bouton des essuie-glaces. C'est drôle des essuie-glaces quand on y pense. Antoine rentra dans une réflexion fastidieuse.
Qui ne s'est jamais demandé si les essuie-glaces pouvaient atteindre le petit espace tout crade entre les deux ?
Le brun releva la tête, lassé de ses calculs tous aussi loufoques les uns que les autres. Il aurait vraiment aimé sortir de la voiture pour jouer avec les branches de plastique, tiens. D'ailleurs, qu'est-ce qui le retenait ? Dans un éclair de lucidité, le jeune homme attrapa l'écharpe de son meilleur ami (Un vieux bout de laine arborant les couleurs de Marseille alors que Mathieu n'avait surement jamais vu plus de la moitié d'un seul de leur match.)
Antoine avait toujours été frileux par nature. Il hésita même a prendre le plaid pour sortir mais après quelques minutes, il décida qu'il n'en avait pas besoin et que se balader avec un plaid bob l'éponge c'était pas si stylé que ça, en fait. EN FAIT.
Antoine actionna la portière et sortit de la voiture. Il se précipita sur le capot et tenta, par des moyens et des stratagèmes complexes - de nettoyer ce trou inaccessible. Une goutte de pluie se glissa dans son col, le faisant sursauter. Il lâcha alors sa distraction et se retourna vivement, comme piqué au vif. Seul le vide et le crépitement de la pluie lui répondirent.
C'est alors qu'il remarqua l'enseigne de la pharmacie. Pendant plusieurs longues minutes sous l'averse, il resta planté là à observer la croix verte lumineuse changer de couleur. C'est fou comme une animation aussi débile qu'une ampoule qui clignote peut être aussi obsédante. Des gouttes vinrent se poser sur les joues et les cheveux d'Antoine. Au ballet des lumières vertes vinrent s'ajouter le chatoyant du rouge, bleu et blanc. Des sirènes hurlèrent non loin, jusqu'à ce qu'une ambulance ne se gare devant la pharmacie.
Attiré par cette nouvelle distraction, le Présentateur de Wath the cut ?! S'avança sur le parking, les mains fourrées dans ses poches. Ses yeux brillaient sous une curiosité nouvelle, comme un enfant qui s'éveille au monde, qui goûte à toutes les textures et a toutes les situations. Les lumières colorées se reflétaient sur la grande bée-vitrée de la Pharmacie. Il arriva devant le camion et vit alors deux hommes sortir un brancard. Pressés par le son strident de l'alarme, ils se précipitèrent vers la pharmacie.
Antoine perçut avec difficulté la silhouette d'un gars, allongé au sol, une veste en cuir sur les épaules, un chapeau noir tombé à ses côtés. Mathieu. La mâchoire du brun se contracta et il plissa les lèvres.
- Allez, laisse-moi lui montrer... ricana une voix dans sa tête, puissante.
Les ambulanciers firent monter Mathieu sur le brancard et le traînèrent jusqu'aux portières du camion. Là, un médecin intercepta Antoine
- Vous le connaissez ?
Il hocha la tête. Le youtubeur regretta amèrement son geste puisque ses pensées semblèrent se bousculer. Il avait l'impression qu'une bombe venait d'être posée dans sa boite crânienne, prête à exploser au moindre mouvement. Non, bien sûr que non. Aucune bombe n'était là. Juste une gêne.
Ce n'était pas Antoine qui se trouvait là, planté au milieu de la chaussée arrosé d'une pluie glaçante. C'était comme une coquille. Petit animal recroquevillé dans un corps trop grand pour lui, enfant de cinq ans face a des problèmes d'adultes. Il ne sut pas exactement quand et comment ça se produisit, mais il se retrouva attaché a un siège, dans le camion, les mains agrippées au brancard qui portait son meilleur ami.
- Non, S. murmura-t-il d'un ton vacillant pour répondre à sa voix intérieure. Je ne dois pas te laisser faire. Je dois juste aider Egza.
- Pardon ? Je n'ai pas entendu.
Un des ambulanciers venait de lever la tête vers lui, un point d'interrogation dansant au-dessus de sa tête. Antoine lui sourit. Mais il ne lui répondit pas.
Mathieu - 19 heure 26 - 13 Novembre 2016. (Oui. J'ai fini par flancher. Pauvre de moi.)-
Le jeune homme se réveilla. Les fameux plafonds en plaquo blanc l'accueillirent. Tiens, vous ne m'aviez pas manqué, vous. pensa-t-il en se redressant sur son lit. L'hôpital et ses murs blancs, c'était haut en couleur *badam tsss*
Il se redressa sur son lit, secouant ses cheveux d'un air las. Un silence pesant prenait place dans la pièce. Mathieu était seul. Il poussa un profond soupir et resta immobile de longues minutes, assit sur son lit, les yeux clos. Bientôt, des bruits de pas et les murmures de quelques personnes retentirent derrière la porte.
Le jeune homme rouvrit les yeux et pivota sa tête en sa direction. Il avait l'impression d'avoir le crâne vide, un peu comme si quelqu'un s'était amusé à retirer ses idées à l'aide d'une pince à épiler. Il se passa les mains sur le visage au même moment ou une infirmière entra dans la pièce.
Il racla sa gorge sèche et observa attentivement la personne qui venait d'entrer. Des cheveux bruns rattaché en rastas et une peau métisse. C'était Justice. Derrière elle se dissimulait une silhouette aux yeux marron. Antoine, tête basse, se laissait tirer par le bras.
- Ah, Mathieu, tu es réveillé ! Sourit la jeune femme.
- Hm... Maugréa-t-il, encore endormit.
- C'est quand même drôle, on se voit le matin pour Antoine et on se retrouve le soir parce que t'es plus capable de te nourrir.
- Ouai, je sais, c'est con.
- Très con. Surtout que j'avais encore du hachis Parmentier en réserve.
Le châtain sursauta en même temps que son meilleur ami. Ils frissonnèrent en se rappelant la substance visqueuse que l'infirmière osait appeler " hachis Parmentier." Mathieu eut un mouvement de recul et s'empressa de répondre.
- Sans façon. Merci.
- D'ailleurs, marmonna l'infirmière en apportant une chaise pour Antoine, Comment t'es-tu débrouillé pour atterrir ici ?
- Je suppose que j'ai dû oublier de manger.
- Ce n'est pas parce que tu ne manges rien pendant trois-quatre jours que tu tombes dans les pommes. explique-t-elle. Ça peut aussi être dû a une angoisse, le stress...
- Ah ? Le jeune homme releva la tête.
- Quelque chose t'as tracassé ? Tu as eu un comportement bizarre, récemment ?
- Je m'énerve rapidement. Je pense a des trucs insignifiants et... j'ai surement trop réfléchi par rapport a Antoine... avoua-t-il après une longue minute de silence.
Piqué au vif, l'intéressé se redressa. Justice, quant à elle, continua de fixer l'aîné de ses sombres prunelles. Son regard était rassurant, un peu comme une mère qui couve son enfant.
- A quoi as-tu réfléchi ?
-J'ai... peur qu'Antoine change. Je veux dire, il est clairement bizarre, nan ?
La jeune femme sourit. Elle avait déjà fait les frais de la débilité du plus jeune durant son service et elle ne pouvait pas nier que le brun avait un certain... grain de folie. Mais les médecins n'avaient pas tort. Ce genre de comportement ne dure que quelques semaines tout au plus.
- C'est temporaire. dit-elle finalement.
- Justement, vu l'ampleur que ça a pris... J'ai peur que ça ne s'efface pas, que ça continue... qu'il ait des séquelles... Que ça reste... Murmura le châtain, le regard perdu.
- Je vois... murmura Justice en jetant un regard à Antoine.
Celui-ci était silencieux, recroquevillé sur la chaise que lui avait offert l'infirmière. Il avait collé ses jambes contre son torse et fixait ses orteils. Ses jolis petits orteils boudinés. Parce que ce con avait les pieds nus.
-...
Justice ne dit rien.
-...
Et... Et...Mathieu non plus.
C'est dur de faire avancer l'intrigue.
- Dis-moi, Antoine... commença la métisse.
- hm ?
- Quand as-tu enlevé tes chaussures ?
- Dans la voiture. dit-il en mimant le volant du conducteur.
- Quand on était devant la pharmacie ? demanda Mathieu.
Le brun hocha vigoureusement la tête et les deux autres s'échangèrent un regard désespéré. Antoine avait marché à pied nu dehors. Alors qu'il pleuvait. Et qu'il faisait -40°C le soir. Logique.
Il pouvait être heureux de toujours les avoir, ses orteils.
- Mais j'ai mis mon écharpe pour ne pas avoir froid ! Clama le plus jeune en présentant fièrement l'écharpe en laine de l'OM.
- Oui, oui, c'est bien Antoine... murmurèrent Mathieu et Justice dans un soupir commun.
L'infirmière se tourna vers son patient actuel.
- Ouai, je vois parfaitement ce que tu veux dire. Mais je te promets que ce n'est que temporaire. J'ai déjà vu des gens devenir schizophrènes et complètement tarés durant une semaine et devenir des rats de bibliothèque calmes et posés le lendemain.
- ... J'ai pensé à Harry Potter. Souffla Mathieu.
- Hein ?
- " des rats de bibliothèque " ça m'a fait penser à Harry Potter.
-... Quand je dis ça, c'est pour désigner des employés modèles, timides et sans défauts.
- Merci, je suis pas si con.
- Je sais pas... Quand je vois ton pote... Dit-elle en jetant un regard à Antoine qui tentait désespérément de faire passer son pied derrière sa tête.
- Enfoirée. Déclara Mathieu en fixant son meilleur ami se démener avec son agilité inexistante.
- Merci. Je te retourne le compliment.
Un silence s'installa tandis que la jeune femme fouillait dans l'armoire à la recherche de chaussettes pour sauver les orteils d'Antoine rescapés du froid.
- Tu ne l'es pas. dit Mathieu après un moment.
- de quoi ?
- Un rat de bibliothèque. T'en es pas un. T'es pas une employée modèle et carrée.
- T'es en manque de répartie ? demanda Justice en jouant des sourcils, moqueuse.
- Carrément.
- J'ai peur que ça ne se voie un peu trop.
- J'ai l'air con ? demanda le châtain avec espoir.
- Très.
Pauvre enfant. Une infirmière vient de casser tout tes rêves de crédibilité. Il se tourna vers le mur en faisant une moue boudeuse, vexé.
- Occupe-toi de ses chaussettes, sale moche.
- Ouuuh... ça se gâte. Ta répartie frôle celle des gamins de six ans.
- Ta gueule. Râla le plus jeune.
- Trop tard. Dramatisa-t-elle. Tu t'enfonces dans les abysses de la nullité.
- Tant qu'il y a le chauffage là-bas. Raisonna le châtain en haussant les épaules.
Justice gloussa en enfilant les chaussettes sur les pieds d'Antoine.
- Tu peux manger ici, si tu veux. déclara-t-elle.
- Non, je t'assure que ça va aller.
- Dans ce cas, elle se releva en mettant ses mains sur ses hanches. Tu peux repartir dès maintenant.
- J'ai pas ma caisse. Elle est sur le parking de la pharmacie.
- Non, je l'ai ramenée après avoir trouvé tes clefs de voiture dans ta poche.
- Ah ? Merci.
- D'ailleurs, pourquoi tu as une collection de capsules de bières collé sur le plafond de ta voiture ?
- L'influence de mes potes alcooliques.
- C'est à cause de Kyumbo et Zerel. S'incrusta Antoine en câlinant la main de Mathieu.
- Qu'est-ce que tu branles, Antoine ?
- Tout doooouuux.~ s'exclama le plus jeune en se frottant à sa main comme un chat.
-... Dégage.
Il poussa la tête d'Antoine avec sa main pour l'éloigner de lui. Justice les regarda vers avec un air blasé avant de reprendre la parole.
- Et ... tu l'as acheté où, ton plaid Bob l'éponge ?
- ... J'en sais rien. Marmonna Mathieu. C'est vrai, parfois il avait l'impression qu'il avait acheté la voiture avec le plaid. Il avait toujours eu souvenir que la couverture miteuse tapissait les sièges de sa banquette arrière.
C'est un peu comme les bouteilles de bières et les emballages de pizza qui traînaient sur sa table basse. Il ne pouvait pas se résoudre à les jeter. Ils étaient à leur place.
- Je crois que c'est Zerel qui l'a volé à un SDF sur un marché de noël.
- Ta gueule, Antoine. Et pis c'est qui, Zerel ?
- Bah c'est Zerel.
Superbe précision de la part d'Antoine, comme on pouvait s'en douter.
- Je suppose qu'Antoine donne des noms différents à tes amis. Comme il l'a fait pour toi. "Egza", c'est ça ? proposa Justice, pas choquée le moins du monde par les révélations du Boss final des Internet.
Tout le monde a un ami aussi taré que ça, de toute façon. Vous savez, cet ami qui, alors que vous êtes super concentré en classe, se tourne vers vous et vous fait rire parce qu'il a une tête de con. Cet ami qui s'en contre fou de se prendre des colles parce qu'il a mal parlé à un prof si ça a fait rire ses potes. L'ami qui essaye de gober des flamby et qui ramène des capotes à l'école pour souffler dedans ou traumatiser les plus jeunes. Ce gars qui met des flyers pour le cirque du soleil à la place de voter un Président. Ce pote qui peut débarquer chez toi à trois heures du mat, complètement pété seulement pour te raconter la blague de Toto à l'école.
Ouai, ce genre ami qui s'en branle de l'avis des autres et qui passe son temps a faire des conneries. Tout le monde a un ami comme ça. Sinon c'est que t'es un sans ami. Si tu veux j'ai quelques cordes de rechange, histoire que tu puisses te pendre avec des cordes aseptisées. :D
Le châtain réfléchi en hochant la tête.
- Ouai, surement. Je demanderais à mes potes de passer chez moi pour vérifier. D'ailleurs... Où sont mes affaires ? demanda Mathieu en s'asseyant sur le rebord du lit. Antoine garda la paume de sa main collée contre sa joue, comme une nouvelle peluche.
- Ah ! Je les ais laissées à l'accueil ! Attend, je reviens.
Justice se précipita vers la sortie, telle l'infirmière qu'elle était. Dans l'hôpital, on court tout le temps. Ça doit être une règle instaurée par le Ministère des affaires sociales de la santé afin éviter les risques d'obésité. Parfois, l'État n'est pas si con.
La porte claqua derrière elle, accusant le silence qui venait de s'imposer dans la pièce.
- J'ai eu peur, Egza... quand tu es mort... marmonna Antoine.
- Mais je suis pas mort, triple idiot. Je me suis juste évanoui. Râla Mathieu.
Il sentit alors sa main se mouiller. Antoine pleurait. Encore. Agacé, le châtain se tourna vers la créature agenouillée au sol.
- Mais tu vas arrêter, oui ?! Tu pleures pour que dalle, putain. Pour un poisson, parce que des gens se moquent, parce que je me suis évanoui... Soit un homme, merde ! Putain d'hypersensible.
Une pression plus forte se fit alors sur sa main et un rire gras s'éleva de la gorge d'Antoine. Mathieu sursauta. Le brun lui faisait mal.
- Hypersensible ? Vraiment, Egza... Tu devrais le savoir, depuis le temps.
C'était Antoine qui parlait. Ou peut-être pas. L'aîné n'était pas sûr. Il n'était même par certain d'avoir entendu la voix de son ami. La voix était trop grave, un peu comme si elle sortait d'un tunnel. Elle revenait de loin.
- Quoi ?
- Tu m'as entendu, Egza. Ne le nie pas.
Le malade lâcha la main du châtain. Il se releva, le regard sombre. Ce n'était définitivement pas Antoine qui lui parlait. C'était une sorte de fantôme, une pâle copie de son meilleur ami. Une copie encore plus effrayante que celle d'Antoine un peu taré sur les bords.
Actuellement, Mr Daniel ressemblait plus à un psychopathe qu'autre chose. Mathieu eu un mouvement de recul mais le youtubeur le plaqua sur le lit, un sourire mauvais accroché aux lèvres. Le châtain tremblait.
- Pourquoi tu ne fais pas plus attention à lui, Egza ?
- MAIS DE QUOI TU PARLES, ANTOINE ?! Cria le plus vieux, au bord de la panique.
Le rire revint, plus inquiétant encore.
- Moi ? Antoine ? Non. Je m'appelle S. déclara l'individu au-dessus de lui, une aura sombre l'entourant.
- Mais quel nom de merde ! s'exclama Mathieu, décontenancé.
- C'est ce que j'ai dit à Antoine mais il ne m'écoute pas, ce bâtard.
- C'est bien son genre d'inventer des noms de merde.
- Non mais tellement ! Et puis, sincèrement « Egza », quoi ! On dirait le bruit de copulation des sangliers. Se plaignit son interlocuteur en se rasseyant calmement à côté de lui.
- T'y vas un peu fort, là. C'est mon nom, quand même.
- Tu t'es attaché à ce surnom ? Vraiment ?
- Bah... J'trouve ça mignon.
- T'agis comme un chien, ma parole. Fit l'autre en roulant des yeux.
- Ta gueule. En plus, t'es qui ?
- Ben S. Je viens de te le dire. expliqua Antoine, stoïque.
- Oui mais t'es qui, physiquement, je veux dire.
- Physiquement ? Je suis Antoine.
- T'es S ou Antoine ?
- Encore un peu et je t'envoie en enfer avec la réceptionniste qui m'appelle Daniel Antoine.
Le châtain de souvint alors que cette femme grotesque qui crachait des coco pops et qui se plaignait de son style vestimentaire. Une irrévocable lectrice de MadmoiZelle pleine de tact. Vous sentez l'ironie ?
- Quelle conne c'te femme. Approuva Mathieu en hochant la tête. Mais en vrai, t'es quoi ?
- Disons que... Je suis la mauvaise partie d'Antoine.
- T'es un psychopathe ?
- Non, mais Antoine ne m'aime pas.
- Donc t'es un psychopathe. Antoine n'aime pas les psychopathes. C'est pour ça qu'il a peur de Franklin.
- Non mais avoue que Franklin est bizarre ! Il passe sa vie à faire ses lacets !
- Mais je suis tout à fait d'accord avec toi et Antoine. Franklin est dangereux pour les enfants. Toi aussi tu es dangereux pour les enfants ? Attends, y'a plus important : pourquoi t'es là ?
- C'est à cause de l'accident.
Mathieu baissa la tête, coupable. Il n'arrivait pas à déculpabiliser. S'il n'était pas allé boire un verre avec Rob le moustachu, peut-être qu'Antoine n'aurait jamais eu de commotion.
- A cause de toi, Antoine est divisé dans son propre corps.
Et boum. Même Antoine l'accusait.
- Et il y a qui, dans son corps ?
- Moi et son Con.
- Son Con ?
- Son « lui » con.
- Parce que son « lui » con c'est pas son « lui » de d'habitude ?
- Non, son « lui » con c'est une coquille vide qui fait tout ce qui lui passe par la tête. Même les trucs les plus débiles.
- Je crois j'ai jamais été autant embrouillé de toute ma vie.
- Je crois que je m'en branle. déclara S.
- Psychopathe.
- Non. C'est Franklin le psychopathe.
- c'est les psychopathes qui se branlent devant leur meilleur ami.
- Joue pas avec les mots.
- C'est une phrase type d'un pédophile, ça.
- Ta gueule.
- Il sert à quoi, le Con ?
- Antoine ne veut pas que j'utilise son corps. Alors il passe son corps au Con. Le con il est gentil, un peu simplet mais vraiment, il est gentil. Et pis, il respecte Antoine, il lui obéit.
- Et il fait quoi, Antoine, pendant ce temps ?
- Il pionce pour récupérer.
- L'enculé. Il se tourna vers son interlocuteur. D'ailleurs, pourquoi t'es là ? C'est pas le Con qui devrait être à ta place ?
S rit à gorge déployée.
- Dans certaines circonstances, le Con prend peur.
- Dans quelles circonstances ?
Un sourire Colgate se dessina sur son visage. S s'amusait à prendre un air mystérieux. Mais brusquement, la porte de la chambre d'hôpital s'ouvrit sur Justice.
- Désolée ! J'ai fait le plus vite que j'ai pu ! dit-elle en donnant un sac plastique à Mathieu.
- C'est rien. Merci. Le châtain se leva et jeta un œil à son acolyte.
Celui-ci affichait un air béat.
- Antoine, tu viens ? Celui-ci se leva du lit en attrapant la main du châtain.
Le Con était de retour et S avait disparu.
Le Présentateur de Salut les Geeks avait traîné son ami jusqu'à chez lui. Ça faisait à présent une demi-heure qu'il ruminait devant Antoine. Celui-ci c'était pris au jeu de ne plus fermer les yeux et Mathieu venait secrètement de lui trouver un potentiel majeur en la matière. Ses yeux à lui lui brûlaient comme en plein désert.
Puisqu' S n'avait pas refait surface, le châtain avait fini par en conclure qu'il avait rêvé.
Et qu'il avait définitivement des rêves bizarres.
Il ferma les yeux pour se concentrer.
- Egza a perduuuuu ! cria Antoine en se levant pour courir après Wifi.
L'animal poussa un profond cri de protestation tandis qu'Antoine jouait avec ses coussinets. Mathieu poussa un soupir agacé. Il en avait marre. Depuis ce foutu accident, sa vie était désaxée. Antoine était bizarre et lui-même était bizarre. Il avait des visions, oubliait de manger et comme l'avait dit Justice, il s'angoissait pour un rien.
Après avoir avalé un sandwich au thon (qui provenait d'un pot assez vieux pour qu'on doute de son goût.), Mathieu refis les bandages d'Antoine. D'abord celui à la tête, puis ceux aux jambes. Il avait monté les habits du Présentateur de What the cut ?! En remontant mais n'avait trouvé aucune trace d'un pyjama. Il en déduisit qu'Antoine dormait en caleçon et l'aida à se déshabiller et à aller à la douche. Une chance pour lui, le brun savait encore se laver et manger. Un vrai soulagement pour Mathieu. Qu'elle horreur ça aurait été de devoir laver son meilleur pote. L'intimité serait partie au galop et il n'aurait plus jamais vu Antoine de la même manière.
Bien sûr, il l'avait déjà vu à poil : après une soirée arrosée ou quand ils décidaient de sauter dans la piscine de Bob Lennon tout habillé. Mais bon, la toilette, c'était autre chose. Mathieu grimaça rien qu'à l'idée. Quand Antoine sortit de la douche, le châtain remarqua avec soulagement qu'il n'avait pas mouillé les bandages. Il aurait eu la flemme de les refaire, de toute façon. Il coucha Antoine dans son propre lit et sortit de la pièce en éteignant les lumières.
- Egzaaaa ! J'ai peur !
- T'as peur du noir ? Ricana Mathieu tandis que son meilleur ami se mettait à bouder.
Il laissa néanmoins la porte à demi ouverte et partit dans le salon. Le vidéaste enfila alors son jogging et avisa le canapé du regard. Il n'avait pas envie de dormir là. Il aurait des courbatures demain, en plus. D'ailleurs, quelque chose le tracassait sérieusement.
Il revint dans la chambre et s'installa sous la couette aux côtés d'Antoine.
- Antoine ? Tu dors ?
- NO FLEX ZONE.
Un ange passa et Mathieu décida de poser directement la question qui le turlupinait.
Turlupiner. Quel verbe de merde putain.
- Pourquoi t'as dit "Ils" ?
- Hein ?
- Tout à l'heure... Avec le poisson... T'as dit "Ils". Pourquoi ?
- Ah ? Le poisson s'appelle "Ils"
- Quel nom de merde. Souffla Mathieu en s'endormant.
HEY LES GENS VOUS SAVEZ CA ME FERAIS TROOOOP PLAISIR QUE VOUS ENVOYEZ UNE REVIEW ! J'AIME PAS PASSER AU STADE OU JE RÉCLAME DES REVIEWS ALORS QUE JE SAIS QUE VOUS ETES CAPABLE D'ECRIRE (Si si, je le sais. Je connais tout sur vous) MÊME UN COMMENTAIRE AVEC UN SEUL MOT CA FAIT VRAIMENT PLAISIR ALORS…. SIVOUPLAIIIIIT ! (Je vous ferais bien la tête du chat poté mais il se trouve que je ne sache que loucher alors…)
