Chapter 29
Disclaimer : Les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, mais promis l'histoire vient de moi et moi seule!
Couple : Harry / Drago (Genre on s'y attendait pas)
Rating : M
Note de l'auteur : Le bonjour du jour : sveiki (Letton) à tous!
Mafia est ma première fanfiction, je vous en prie soyez indulgents ! S'il y a des remarques à faire, je suis à l'écoute.
Bonne lecture !
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J'ouvris un œil et me tournai sur le côté, je vis dans le noir se dessiner l'ombre d'Harry. Je m'approchai un peu et posai un baiser sur sa joue, puis me levai. Je me passai une main sur mon visage fatigué et sorti pour rejoindre la cuisine. Je vis sur l'horloge bleue « 5h45 » je m'appuyai sur le plan de travail en marbre et fermai les yeux. Je ne me sentais pas bien du tout, je crois bien que c'était la première fois depuis très longtemps que cela m'arrivais. La dernière fois étant aussi la première fois que j'avais tué quelqu'un.
Un terrible haut au cœur me prit, je pris un verre d'eau et essayai de le siroter pour faire passer tout ça. Je vis alors avec joie le balcon, j'ouvris silencieusement la porte et sorti. Au passage je trouvais mon paquet de cigarette. J'allumai la faible lumière du balcon. Un frisson me parcouru quand l'air rentra un contact de ma peau, je saisis une clope et la déposa au coin de mes lèvres. Mon briquet émis une douce flamme jaune, je la pressai sur le bout de ma cigarette et respirai la fumée toxique.
Soudain une envie horrible de drogue me traversa l'esprit. J'essayai de la faire partir et me concentrais sur la ville endormie qui était sous mes yeux. Devant moi se trouvait un petit parc, une église était un peu plus loin, sur les marches de marbre un clochard piquait un somme.
J'aspirai encore une fois la fumée, à quoi m'a vie rimait-elle ? Je laissai un silence vagabonder dans mon esprit, puis me reposai la question. Paris avait-elle vraiment changé depuis que je faisais ma loi ? Est-ce que je servais à quelque chose, voilà la vraie question ! Je venais de tuer un ennemi, mais en même temps j'avais tué son seul amour. Cette fille ! Son nom me hantait, Cho Chang, j'avais abusé d'elle, m'en amusant comme si elle n'était rien d'autre qu'un jouet.
Voilà en quoi rimait ma vie. Jouer. Jouer à des jeux dangereux, des jeux avec des règles qui nous rattraperont toujours. Et nous détruiront. Je souffle une dernière fois ma fumée et jette mon mégot. Je crois que ce soir les règles viennent de me rattraper, je viens de me rendre compte que j'enlève des vies. Des vraies vies, le jeu n'est plus un jeu, le jeu devient la vie. La vraie vie. Les gens que j'ai tués ne reviendront jamais. Parce qu'il n'y a rien après, rien juste le silence pensant et continuel, juste rien. Nous n'existons plus. Et moi je leur ai enlevé la vie, je leur aie enlevé la chose incroyable qu'est la vie. Moi je me suis pris pour dieu, mais je ne le suis pas. Je les ai tués, sans aucun remord, scrupules, alors qu'ils auraient pu tous construire encore des choses. Pourquoi moi je me suis autorisé à vivre alors qu'eux…
Je glissai lentement sur le sol froid, mes jambes ne me supportaient plus. Je repliai mes genoux et les serrait. Mon esprit se vida, ne laissant que le silence. Alors j'éclatai en sanglot. J'ai trop de sang sur les mains, trop de mort, trop…
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J'entendis la porte du balcon s'ouvrir. Je tournai la tête et vis Harry. Encore Harry, il semblait toujours là. Je ne voulais pas qu'il me voie comme ça et pourtant cela me fit plaisir de savoir qu'il était là. Il s'approcha alors lentement de moi, puis vint s'assoir à mes côtés. Rien, juste le silence. Puis au bout d'un moment Harry se mit à parler.
- J'ai perdu mes parents quand j'étais encore très jeune. Je ne me souviens que très peu d'eux. Ils ont étaient assassinés un soir d'octobre. J'étais si jeune, et la seule chose dont je me souvins de cette soirée fut le bruit, les pleurs et les cris de ma mère qui hurle mon nom. Après rien, j'ai su plus tard par ma tante que j'avais été déposé devant chez eux avec une simple lettre qui disait que j'étais Harry James Potter, et que ma mère Lily était morte avec son mari. Je n'ai aucuns grands-parents, rien à part ma tante qui était la sœur de maman.
Harry triturait lentement ses mains, regardant loin.
- Chez mon oncle j'ai tout de suite dû suivre les règles de ses bas-quartiers. J'ai eu beaucoup de chance j'ai eu le droit d'aller à l'école. A 7 ans j'ai commencé à trainer dans les rues, me faisant des amis plus louches les uns que les autres. Très vite j'ai connu la loi des quartiers, la loi du quartier de mon Oncle. L'homme que je devais craindre, l'homme qui depuis que je vivais chez lui me frappais, m'insultais, me traitant comme un moins que rien. Je…
Il releva la tête et me regarda quelque seconde puis la baissa :
- Ils ont accepté de me garder, alors que je ne le servais à rien.
- Harry….
- Laisse-moi parler !
Je m'excusai dans un murmure et laissait la parole à mon Ange.
- À 8 ans, mon coussin s'est mis à me frapper avec ses amis d'école, des rues. Ils aimait bien m'entendre demander clémence, mais jamais ils ne me l'ont donnée. Très jeune mon cousin s'est mis à la drogue. Ça change un homme la drogue, ça l'a rendu encore plus violent, plus terrifiant, plus méchant. Il me frappait pour un regard, un geste qui ne lui plaisait pas. Et puis ma tante me privais de nourriture dès que je l'énervait. Alors c'était encore plus simple pour mon oncle ou mon coussin de me casser quelque chose.
Harry s'arrêta il prit une grand bouffée d'air et continua, sa voix avait diminué un peu.
- A 10 ans j'ai commencé à vendre de la drogue. J'en ai pris aussi, j'avais trouvé ça incroyable. Je n'étais plus Harry Potter, je n'étais plus le monstre, j'étais rien.
Il fronça ses petits sourcils.
- Mais très vite j'ai compris les méfaits de la drogue, entre les descentes de plus en plus dures, les montées plus fades. Le monde toujours aussi mauvais, alors j'ai arrêté, j'ai mis longtemps très longtemps, mais j'ai réussi. Je n'étais pas encore un junkie comme mon coussin, heureusement. Lui, il rentrait le soir avec les veines saillantes, des trous dans les plis des coudes. Et ma tante ne disait rien, elle ne disait jamais rien. À cette époque, mon corps a changé, je n'étais déjà plus le petit garçon de quelque années. Non j'étais dans l'adolescence et très vite Vernon me la fait comprendre. Vers mes 11 ans il a commencé sérieusement à me tourner autour, les coups étaient remplacés par une caresse, les insultes par des propos salasses. Au début je n'avais pas compris, je ne faisais pas attention, puis un jour…
Sa voix se bloqua, il s'était mis à trembler.
- Un soir mon oncle était venu me chercher dans le quartier, il m'avait ramené de force à la petite maison qu'on avait. Il m'avait jeté dans l'ancienne chambre de mon cousin et…
Une larme coula le long de sa joue.
- Il avait descendu son pantalon, je me souviens encore du bruit des vêtements qui tombait sur le plancher, il m'avait ensuite demandé de me dévêtir à mon tour. Je me souviens que j'avais compris ce qu'il allait se passer. Je l'avais supplié lui rappelant que j'étais son neveu, il m'avait frappé me traitant de monstre. Il m'avait par la suite arraché mes vêtements et m'avait jeté sur le sol.
Harry hoqueta, je voulu m'approcha le prendre dans mes bras mais je me ravisais.
- Il…m'a demandé de le...sucer. Et je l'ai fait ! Je n'avais pas le choix, ou du moins plus à partir de ce moment. Alors je mis son…dans ma bouche et j'ai fait ce qu'il m'avait demandé, je me souviens qu'il m'avait giflé parce que je le faisais mal, il m'avait insulté puis m'avais tiré les cheveux et m'avais forcé à le prendre profondément en bouche. Et…
Harry plaqua ses mains devant sa bouche, son regard était horrifié, terrorisait. Je voyais bien qu'il était en train de tout revivre. Je posai ma main sur son épaule il sursauta mais ne la dégagea pas. Son visage était couvert de larmes, il gémissait :
- J'ai laissé faire, je me suis à peine battu, j'ai juste subis. Mon dieu…
Il se mit alors à gratter avec hargne ses bras, faisait apparaître de grosses rayures rouges, il frotta encore et encore, très vite le sang apparu. Je me précipitai et lui prit les mains, Harry hurla, puis se calma quand il vit mes yeux. Je le pris contre moi le serrant pour lui prouver qu'il était en sécurité.
- Je suis là, Harry.
- Je sais mais…
Il hoqueta encore et enfouit son visage contre mon torse.
- Je voulais pas, je… mon dieu Drago.
Je lui caressai doucement le dos et posa une main derrière sa tête, le poussant à s'appuyait encore un peu plus contre moi. Le silence n'était que brisé par les hoquets successifs d'Harry. Au bout d'un moment je demandai d'une douce voix :
- Pourquoi tu me dis tout ça maintenant ?
Harry releva la tête, il essaya de me sourire et me prit la main. Ses joues étaient rouges et couvertes de larmes mais je vis dans ses yeux une vive lumière, une lumière de vie, de courage.
- Pour te prouver que même avec une vie de merde on peut refaire surface et continuer à vivre. Je suis détruit au fond de moi Drago mais…
Il me caressa ma joue.
- Mais toi tu es là, tu m'aides, tu m'aimes et c'est ça qui me donne la force de continuer à vivre, à vouloir me relever.
Il laissa un moment le silence planer, le temps que ses paroles rentrent dans ma tête.
- Je sais que tu n'es pas bien, et je veux pas que tu t'effondres comme moi, je veux pas que tu tombes à genoux. Ne tombe jamais à genoux Drago. Alors moi aussi je suis là, je t'aiderai, je te donnerai la force. Mais pitié ne reste pas seul, ne t'enferme pas dans un mutisme. Je connais tout ça Dray. Parce que tout ça c'était ma vie avant de te connaitre.
Je le regardai plus que surpris et en même temps heureux, heureux de savoir qu'Harry faisait attention à moi, se souciait de moi. Mon cœur fit un double saut périlleux dans ma poitrine.
- Merci Harry.
Il me regarda et sourit, puis m'embrassa avec tendresse. Je pénétrai facilement sa bouche et m'amusai avec sa langue timide. Ma main passa autour de sa hanche pour nous rapprocher. Au bout d'un moment il s'écarta pour reprendre de l'air. Mon Ange avait les yeux pétillant, les joues rosies et les lèvres rouges. Je souris et posa le bout de mon nez sur le sien, je pus alors me noyer dans ses beau yeux vert. Ses yeux qui m'ont empêché de le tuer lors de notre première rencontre. Il me murmura :
- J'ai les yeux de ma mère.
Je souris tendrement, j'appréciais énormément qu'Harry s'ouvre ainsi à moi, que je n'étais pas obligé de lui sortir les vers du nez. Je l'embrassai encore puis embrassait ses deux paupières closes.
- Ta mère devait être quelqu'un d'exceptionnel.
- Oui.
Il entoura ma nuque de ses bras et se blotti contre moi.
- Tu sais Drago j'ai…j'ai envie qu'on couche ensemble.
- Qu'on fasse l'amour Harry.
Il rougit, gêné.
- Oui pardon.
Je lui souris et il continua :
- Je…j'ai confiance en toi.
- Il faut aussi que tu aie confiance en toi Harry.
Je tapotai son cœur, il regarda mon index et sa poitrine.
- Moi ?
- Oui toi.
- Mais…
- Sinon j'attendrai, on attendra.
Il hocha la tête et se pelotonna un peu plus contre moi.
- Je t'aime Drago.
- Moi aussi mon Ange.
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Quand Harry s'endormi dans mes bras je ne pus m'empêcher de l'admirer. Qu'il était beau, gentil. Je dégageai une mèche de cheveux noirs et me leva puis le prit contre moi pour le reposer dans son lit. Je rabattis les couvertures et le borda, puis posai un doux baiser sur son front et m'éclipsai de la chambre. J'enfilai des affaires et sorti.
Dehors il faisait un peu froid, la ville de Paris commençait à peine à se réveiller. Un petit boulanger venait d'allumer sa boutique. Je le regardai s'affairer à ranger le pain encore chaud, une odeur de farine arriva jusqu'à mes narines. Soudain une vague de pigeons s'envolèrent des grands toits de Paris, ils formèrent une grande tache grise, tout en piaillant avec joie, brisant le silence du matin. Je traversai la rue et rejoignis une place, un café s'ouvris, des jeunes en tabliers noirs sortirent une dizaine de tables rondes et de chaises.
D'une bouche de métro sortirent des gens, en cravates, tailleurs et certains avaient un mug dans la main et le pas pressé. Je regardais ce petit monde vivre. Beaucoup encore dormait paisiblement, et pourtant on disait souvient que la ville appartient à ceux qui se lève tôt.
Je sorti de ma proche mon paquet de cigarette et en allumai une. Je traversai la route et arriva devant un petit café. Un ivrogne dans un coin sirotait déjà son verre de vin rouge. Je m'installai à une table à l'écart et tapotais le bout de ma cigarette dans le cendrier en verre. Un jeune serveur en tablier noir s'approcha de moi, il me sourit. Ses cheveux étaient court brun un peu ondulé, il avait un visage assez beau, une mâchoire carrée, et des yeux noisettes.
- Bonjour. Dit-il avec entrain.
Je fini ma bouffée et demandai d'une voix dure.
- Un café serré.
Il hocha la tête en gardant son sourire éclatant puis alla vers l'ivrogne. Je le suivis du regard il s'approcha et tapa du pied.
- Jean, tu vas pas reprendre un verre quand même ?
- Ohhh Remus...
Il secoua la tête et reprit le verre puis rentra. Il revint quelques minutes plus tard avec un verre de vin et mon café. Il le posa sur la table et dit de sa voix claironnante et douce.
- 2 euros 10 s'il vous plait
Je fouillai mes poches et trouva ma carte bleue, et quelque pièce ainsi qu'un billet de 50. Il fronça les sourcils.
- On prend pas la carte bleue.
- Ah.
Je soufflai et lui tendis le billet de 50. Il hésita puis le prit, il tourna les talons quand brusquement il revint vers ma table posa le billet de tira la chaise puis s'y assit. J'haussai un sourcil amusé.
- Je vous préviens, je suis déjà avec quelqu'un.
Il leva les yeux au ciel et dit :
- Et moi j'ai le sida, donc tout est réglé.
Je pris mon café et le regardais, il me sourit encore une fois et croisa ses jambes.
- Je vous offre le café si vous me dites ce qui ne va pas.
J'écarquillai les yeux.
- Eh! On se connait pas.
- C'est vrai, raison de plus à m'en parler. On ne se verra plus jamais.
Je le regardai médusé, mais qu'attendait-il de moi ? Je n'allais sûrement lui parler de mes problèmes.
- Allez-y.
- Non !
- Ne faites pas votre timide.
- Je tiens à vous dire que je suis plus âgé que vous.
- Ne dites pas ça trop vite, j'ai 30 ans.
Il paraissait si jeune. Je reposai mon café.
- Bon aller, jeune homme laissez-moi.
- Non.
Je fis un rictus énervé, déformant ma lèvre.
- S'il vous plaît.
- Non.
Il gratta son genoux et posa ses coudes sur la table.
- Laissez-moi deviner, c'est votre Jules.
- Jules ?
- Votre copain.
Je rallumais une cigarette. Il me la chipa des mains :
- C'est pas bien de fumer.
- Je m'en contre-fou, je suis majeur.
Il garda la cigarette éteinte en bouche.
- Allez dites-moi.
- Non.
Je voulu me lever mais il me retint.
- Asseyiez-vous.
- Je fais ce que je veux.
Il soufflait.
- Ne faites pas l'enfant, et puis je vois bien que vous n'allez pas bien, si vous voyez la tête que vous tirez. Vous n'avez pas remarqué que tout le monde vous à éviter quand vous avez traversé la rue, on aurait pu se demander si vous n'alliez pas tuer quelqu'un.
- Ça c'est trop tard.
- Expliquez, vous avez tué quelqu'un ?
- C'est pas ce que j'ai dit.
- C'est ce que j'ai compris.
- Pourquoi vous voulez savoir ?
- L'empathie, vous connaissez ?
- Non, et je n'en veux pas.
- Vous savez on a tous besoin d'être écoutés dans la vie.
- Vous êtes psy ?
- Non, ma seule école c'est la vie.
- Je vois.
Je ne savais pas pourquoi mais je me rassis.
- Alors qu'est-ce qui vous tracasse beau blond ?
Je me renfrognai et dit en faisant tourner une de mes cigarettes dans ma main :
- Je vous le dit si vous m'offrez un autre café.
Il se leva d'un coup et parti. Je soufflais et me levai, il était temps de partir. Je posai le peu de pièce que j'avais dans ma poche et disparu dans la rue. Les rues devinrent en peu de temps plus animées, les magasins s'ouvrirent. Les hôtels laissèrent sortir les hommes d'affaires de leurs chambres. La vie reprenait son court, et moi j'étais en train de me noyer dans cette vie. Je n'arrivais plus à trouver le ponton, m'enlisant dans la boue à chaque geste, chaque pas.
- Eh !
Je traversai la route, longeant les petites rues.
- Eh, vous le blond !
Je me retournai cherchant la voix. Alors je vis le jeune homme du café. Il approcha à grand pas, je soufflais, exaspéré ;
- Écoutez, laissez-moi.
- Alors là sûrement pas.
Soudain il m'attrapa le bras, il avait changé son tablier pour une veste marron.
- Que me voulez-vous pour l'amour de Dieu ?
- Vous parlez, enfin surtout vous écoutez.
- Il n'y a rien écouter, laissez-moi.
Il me serra un peu plus le bras et me fit tourner de force à gauche.
- Où m'emmenez-vous ?
- Je connais un café très tranquille à cette heure-ci.
- Vous ne travaillez pas ?
- Je m'en fou, je suis juste un stagiaire.
- Vous allez être viré.
- Non, je connais le gérant.
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Il me fit assoir de force sur une banquette rouge, et commanda deux cafés. Une fois en face de moi il reposa ses coudes sur la table et attendit. Je le regardai, désœuvré :
- Bon arrêtons ce petit jeu.
- Non.
- Vous êtes plus grand que moi si j'ai bien compris, donc arrêtez de faire l'immature.
- Je fais ce que je veux.
- Donc moi aussi.
Je me levai, il me fit rassoir d'un coup sur l'épaule. Je me vautrais sur la banquette et dit d'un geste de la main :
- Que voulez-vous savoir ?
Ses yeux se mirent à briller.
- Depuis combien de temps vous êtes avec votre ami ?
- Quoi, non mais c'est quoi ces questions ?!
- Bha des questions, allez, répondez !
- Non.
- Allez.
- Deux mois à peu près.
- Ok, cool.
Je touillai le café.
- Vous avez déjà couchés ensembles ?
Je devins rouge, Malfoy, contrôle tes émotions merde. Le garçon nommer Remus sourit.
- Je vois, il est là le problème, c'est ça ?
- Non.
Il tapota la table de ses doigts, puis dit.
- Vous êtes tous les deux actifs ?
- Mais merde.
- Ok.
Il hocha la tête.
- Bon allez.
- Je…
Pourquoi j'allais me mettre à lui raconter, non mais…
- Il a peur.
Remus hocha lentement la tête.
- Et pourquoi ne pas être le passif.
- Jamais !
- Et pourtant si vous l'aimez, vous devriez en être capable.
- Je ne peux me rabaisser.
- Et lui oui.
- Non mais…
- Non ce n'est pas différent. Si vous pensez que l'un est plus dégradant que l'autre vous avez une image bien négative sur le sexe.
- Pas du tout.
- Oh que si.
- Mais j'ai juste pas envie.
- Bha peut-être que lui non plus.
- Et bah j'attendrai.
- Vous savez si la personne est bloquée, elle reste bloquée. Je veux dire à des moments, peu importe le temps si l'autre personne ne fait pas quelque chose pour la rassurer.
- Je ne fais que ça.
- Je ne parle pas de préliminaire là. Mais d'accepter sa peur, et de faire face d'une autre manière.
Je fini mon café avec rage.
- Je sais même pas pourquoi je vous parle.
- En attendant c'est dommage si vous vous bloqués tous les deux. Si j'ai bien compris c'est lui le problème. Mais vous, il va falloir que vous trouviez une solution. Et je vous promets le temps n'y fera rien. Et puis après ça peut faire un déclic et hop il voudra être passif. Et peut-être même que vous vous surprendriez à vouloir inverser...
- Sûrement pas.
- Vous êtes un nigaud.
- Nan.
- Gamin.
Il finit à son tour son café et sorti une billet de cinq.
- Moi je dis réfléchissez-y.
- Je fais que ça.
- Bah pas dans le bon sens.
Il se leva et tendit sa large main.
- Heureux de vous avoir entendu et connu monsieur… ?
- Drago, juste Drago.
- Remus Lupin, enchanté. J'espère vous revoir, vous me direz si vous êtes plus intelligent que ce que vous en avez l'air.
Je bombai le torse en colère.
- Je …
- Chut.
Il me sourit et sorti du café en un coup de vent. Remus Lupin…
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Désoler pour le retard ( faute à qui….on se demande) pas moi en tout cas :)
Si j'ai plus de 5 commentaires pour ce chapitre, je vous offre un chapitre en plus pour ce week-end… alors soyez sympa et à vos claviers mes petit-e-s ami-e-s
Voilà, ohhhhh je pensais pas mette Remus dans ma fan et bien le voilà !
Comment vous avez trouvé? Un peu triste le début ? Pensez-vous que Drago serai capable de devenir passif pour Harry ?
Dites-moi tout, tout,
Bonne fin de semaine mes crabes d'eau douce.
