Minho se souvenait de sa nuit dans le Labyrinthe dans les moindres détails. Le regard désespéré de Newt l'avait profondément secoué, il aurait fait n'importe quoi pour sortir du Labyrinthe mais il ne pouvait abandonner Alby. Il se laissa glisser au sol, désemparé, avant de réaliser qu'il n'était pas le seul conscient. Le Greenie était debout en face de lui, plié en deux, reprenant son souffle avec difficulté. Est-ce qu'il avait perdu la tête ? Newt avait dit qu'il en avait dans le crâne, de toute évidence il s'était trompé. Après tout, c'était son choix. S'il voulait mourir, alors qu'il y aille.

Plein de ressentiments, Minho se leva et fit mine de partir. Thomas l'interrompit :

« Mais qu'est-ce que tu fais ? On ne peut pas laisser Alby ici ! »

Minho se retourna, en colère : « Qu'est-ce qu'il faut que je te dise pour que tu comprennes qu'on est déjà morts, Greenie ? » railla-t-il

Thomas le regarda, les sourcils froncés. « Je préfère essayer quand même ». Il se détourna de Minho et traîna Alby jusqu'à un mur couvert de lierres. Il lui avait fallu un moment pour penser à le hisser là haut. Il entendit les pas de Minho s'éloigner.

Tout en marchant sans but, Minho repensait à ce que lui avait dit le Greenie. Après tout ce n'était pas malin d'abandonner comme ça. Mais sur le coup il était tellement en colère de s'être laisser piéger, et pour être honnête il était terrifié. Personne n'était jamais revenu d'une nuit dans le Labyrinthe. Pourquoi feraient-ils exception ? Il secoua la tête, ayant décidé de retourner aider Thomas, quand il s'arrêta brusquement. Il venait d'entendre un bruit, juste au coin de l'allée. Son corps entier se crispa. Un cliquetis métallique et rapide révélait la présence d'un Griever. Il frissonna, la peur au ventre. Il n'en avait jamais vu et n'avait franchement pas hâte d'en rencontrer un. Discrètement, il recula vers le croisement qu'il venait de passer, mais déjà le bruit se rapprochait, accélérant. Il tourna le dos et se mit à courir dans la direction opposée. Il entendait le Griever se mettre à sa poursuite, roulant dans l'allée, le rattrapant. Il tourna, et une autre fois encore, ne sachant où aller. Le Griever était de plus en plus proche. Il pris une nouvelle direction, et s'arrêta net, calmant sa respiration. Le Griever se figea également, il essayait de le retrouver, déployant ses sens. Minho luttait pour ne pas respirer trop fort ni faire de mouvement. Contrôle.

Soudain, le Griever se retourna. Au début, Minho ne comprenait pas pourquoi, puis il réalisa que la seule autre personne présente ici était Thomas. Oh merde ! Le monstre se dirigeait déjà vers l'endroit qu'avait quitté Minho plus tôt. Minho n'y réfléchit pas à deux fois et se précipita à sa suite. Il avait abandonné une première fois, il ne laisserait pas le Greenie se faire dévorer.

Thomas, de son côté, hissait Alby comme il pouvait, le plus haut possible. Il commençait vraiment à fatiguer, ses bras allaient bientôt le lâcher. Il leva la tête, évaluant la hauteur, quand il entendit un grincement au loin, se rapprochant sans aucun doute. Il serra les dents, il ne pouvait pas s'arrêter là. Il le hissa encore de quelques centimètres et glissa lui même sous les lierres, attachant au mieux les liens qui maintenaient Alby en l'air contre le mur. Un bruit métallique faisait son chemin vers lui, entrecoupait par celui du monstre roulant vers lui. Il savait qu'il était trop tard. Il se décida à sortir de sa cachette au moment même où un cri retentit dans le Labyrinthe, peu loin de là. Thomas frémit. Puis il reconnu la voix, plus prêt encore. Minho. Il appelait le Griever ! Thomas glissa sa tête en dehors des lierres et pris la mesure de la situation. Minho était au milieu de l'allée, agitant les bras et hurlant pour attirer l'attention du Griever qui le pris directement en chasse.

Thomas ne comprenait rien à ce qu'il se passait. Il hésitait encore sur la marche à suivre lorsqu'un deuxième Griever surgit à quelques pas de lui. Eh merde ! Thomas n'hésita plus, il bondit hors de sa cachette et détala dans la même direction que Minho. Il n'avait jamais couru aussi vite. Il tentait différents changements de direction mais chaque fois le Griever se retrouvait juste derrière lui. Il s'apprêtait à tourner encore lorsqu'il tomba nez à nez avec un troisième Griever. Mais c'est une blague ! Il dérapa et repartit, ne sachant plus que faire. Il devenait presque sourd avec le boucan des Grievers à ses trousses. Il commençait franchement à avoir du mal à respirer, ses poumons lui brûlaient et l'air semblait déchirer sa gorge. Il se faisait violence quand surgit Minho en face de lui. Un sentiment de soulagement envahit Thomas, mais pas pour longtemps. Le brun était coursé par ses propres créatures. Ils se retrouvèrent côte à côte, cinq Grievers se bousculant pour les rattraper. Minho perdait son souffle, mais il réussit à ordonner à Thomas de le suivre. Il avait une idée, il fallait que ça fonctionne. C'était leur seule chance. Minho avait eu l'idée en voyant Thomas dérapait sur le côté, esquivant le Griever avec brio, aussi rapide et insaisissable qu'un serpent. Ils auraient besoin de cette capacité.

L'endroit n'était plus très loin, il voyait déjà le Labyrinthe s'ouvrir sur le vide d'où ils étaient. Thomas lui lança un regard, clairement effrayé. Ses yeux parlaient pour lui : « Où on va ? ». Minho prit à nouveau la parole, à bout de souffle : « Les faire tomber. Te ferai signe, chacun d'un côté ». Ces quelques mots le faisaient souffrir, il dût retrouver sa respiration, les Grievers n'étant qu'à deux doigts de les rattraper. Thomas acquiesça d'un signe de tête, peu rassuré.

Ils étaient de plus en plus près du précipice. Encore quelques mètres et ils chuteraient également, mais ils devaient poursuivre. Les Grievers ne se laisseraient pas prendre si facilement. Minho attendit le dernier moment, il sentait le Greenie fébrile à côté de lui. Encore un pas, un autre et … « Maintenant ! » hurla-t-il. Il bondit sur la droite, et Thomas sur la gauche. Les Grievers freinèrent comme ils purent, mais un premier dégringola… en disparaissant directement ! Minho ne comprenait pas, quand le Glader était tombé, ils avaient pu le suivre des yeux. Or ici le Griever avait disparu instantanément. Le deuxième se retint au bord et glissa hors de vue. Le troisième parvint à s'arrêter mais le quatrième le bouscula et ils tombèrent ensemble. Le cinquième et dernier, quant à lui, stoppa avant la fin, en équilibre précaire sur le rebord. Minho et Thomas échangèrent un regard. Que faire maintenant ? Le Griever se retournait déjà pour leur faire face. Thomas fit un signe de tête à Minho, il n'y avait qu'une solution, aussi mauvaise soit-elle : s'approcher et le forcer à chuter. Ils dégainèrent les couteaux de chasse coincés dans leur dos, et se jetèrent sur la bête. C'était la première fois qu'un Glader attaquait un Griever, et la fraction de seconde d'hésitation du monstre apporta la victoire des garçons. Ils visèrent les yeux, et la créature bascula en arrière, disparaissant à son tour.

Ils se regardèrent longuement, incrédules. Ils s'étaient débarrassé des Grievers. Non pas d'un seul, mais de cinq. Ils reprenaient leur souffle comme ils pouvaient, et s'écartèrent du précipice, inquiets que les Grievers ne reviennent. Ils ne réapparaissaient pas, et les Gladers s'assirent plus loin contre le mur, encore essoufflés. Il leur fallut plus de 10 minutes pour revenir de leurs émotions. Leurs vêtements leur collaient à la peau, les cheveux plaquaient au crâne. Minho n'avait jamais senti une douleur pareille dans ses muscles. Ses jambes brûlaient, ses poumons et sa gorge étaient encore en feu. Son sang, comme enflammé, faisait battre sa peau et gonflait ses veines. Il cala sa tête contre les lierres et ferma les yeux. Il entendait Thomas à côté de lui, dans le même état. Il avait du mal à réaliser l'ampleur de l'exploit. Ils avaient réussi, nom de Dieu !

Un long moment plus tard, il se remit debout, tendant la main à Thomas pour l'aider à faire de même : « On rentre ? » lui proposa le Runner. Thomas leva la tête, et réalisa que le soleil se lèverait bientôt, la couleur du ciel ayant pris une teinte bleutée plus claire. Il soupira et saisit la main tendue, quelque peu surpris du geste. Ils rentrèrent en marchant côte à côte, leurs bras se touchant presque. Ils arrivèrent enfin devant la porte Est. Elle n'était pas encore ouverte, Minho se tourna alors vers Thomas : « T'as fait du bon boulot » admit-il, « Je suis désolé de t'avoir laisser gérer Alby seul ». Il fronça les sourcils : « Il est où d'ailleurs ? ». Avec toutes ces émotions, ils avaient complétement oublié le Glader. « Suis moi » lui dit Thomas en se dirigeant vers un mur couvert de lierres. Il pointa Alby du doigt, soulagé qu'il y soit toujours. Il tendit une corde à Minho tandis qu'il coupait le reste avec son couteau, le simple geste envoyant des éclairs de douleur dans tout son corps. Minho lui même semblait peiner à maintenir Alby à la force de ses bras, une grimace déformant ses traits. Une fois les liens sectionnés, Thomas apporta son aide à Minho et ils le descendirent doucement. Le temps qu'ils terminent, les portes grincèrent et s'ouvrirent lentement. Ils soulevèrent Alby comme ils purent, toujours inconscient. Il pesait son poids et les garçons, exténués, avaient du mal à le déplacer. Ils parvinrent enfin à rejoindre la sortie, sous les yeux béats des Gladers. Une fois le seuil passé, ils prirent le relai et récupérèrent Alby tandis que Minho et Thomas tombaient au sol, sans force.

Newt avait les larmes aux yeux. Il n'y croyait pas. Il n'avait pas réussi à dormir de la nuit, et était resté assis contre le mur tout du long. Les cris qu'il avait entendu n'avaient pas étaient pour le rassurer, bien au contraire. Mais finalement Minho était sous ses yeux, bien vivant. Ils l'avaient fait. Ils avaient survécu une nuit dans le Labyrinthe. Il s'approcha et s'accroupit à côté de Minho. « Tu viens ? » demanda-t-il d'une voix douce. « Vous nous raconterez tout plus tard, allez vous reposer ». Il aida Minho à se relever en le tenant par les bras, le Runner était littéralement vidé de son énergie. Les Med-Jacks avaient pris Alby en charge et Frypan s'occupait de soutenir Thomas. Ils les entraînèrent vers le Homestead. Newt eu du mal à monter Minho jusqu'à sa chambre, et Frypan lui donna un coup de main après avoir allongé Thomas. Newt installa Minho dans le lit, l'enroulant de ses couvertures une fois ses vêtements humides et sales retirés. Il lui ajouta une couverture et lui donna un verre d'eau. Après avoir passé une nuit à courir, il devait être assoiffé. Minho était comme dans un état second, à peine conscient. Il avala l'eau qu'on lui proposait, bredouilla un vague « merci » à Newt et s'endormit. Newt s'assit sur son propre lit et regarda Minho dormir un moment. Il avait encore du mal à y croire. Il était sous le choc.

Il finit pas se relever et commença sa journée, comme d'habitude.

PS : j'aimerais bien vous demander un petit truc : pourriez vous me dire votre prénom et votre âge ? C'est juste pour me donner une idée ;) ajoutez ce que vous pensez de l'histoire aussi tant qu'à faire :p Vous pouvez même me dire ce que vous voudriez voir dans la suite :) Merci encore de me lire, merci aussi et plus encore à ceux qui me laissent des review / follow / mettent en favori, ça me fait ultra plaisir ! :D

Réponse review d'une Guest :

Claraserah : merci pour ta review, je suis contente que tu aimes bien :) oui je suis désolée, je vais mettre des spoilers, j'ai lu tous les livres... Je te conseille vivement de les lire, ils sont encore meilleurs (oui, c'est possible !) que le film ;)