SEIZIÈME VÉRINE AU MELON


Désolé pour l'énorme retard ! j'avais publié ce chapitre sur wattpad il y a de ça deux ou trois semaines et j'ai carrément zappé de le poster sur FFN ;w;


[Ce chapitre risque de faire chier certains ]

SI VOUS TROUVEZ DES MOTS COLLÉS DITES LE !

( /!\ MODIFICATION /!\ Bon. Je me suis trompé dans un chapitre. J'ai dit que le rdv au KFC avec Ethan-Rire-de-Phoque c'était un jeudi alors que sur mes brouillons, c'était bien le 20. Mais le 20 novembre, sur le calendrier 2016 c'est un dimanche. Donc je me suis gourée mais sincèrement j'crois qu'on s'en branle tous un peu. Tout ce qu'on sait c'est que c'est aujourd'hui le rdv. Voilà. Je changerais l'autre chapitre plus tard. ( un jour, dans quatre ans. ) )


Mathieu 12 heures 14 – 20 Novembre 2016

Mathieu se demanda s'il pourrait survivre a cette collocation improvisée avec les pires youtubeurs du siècle. Le châtain grand format aux yeux bleus avait lancé l'idée de faire des courgettes farcies. Lebrun mini format quant a lui avait ramené toute un ribambelle de fromages. Conservés dans une boite, il avait fait la farce avec Damien et en avait mit de toutes les sortes. Le plan de travail de sa cuisine ne ressemblait plus à rien. Même Antoine s'était pris au jeu, malaxant la viande en chantant des trucs plus ou moins modernes avec ses amis d'enfance.

Sa cuisine à la décoration étrange ne lui avait jamais parut aussi petite qu'à cet instant. Mathieu avait emmené sa cafetière et ses cactus loin de tout ce remue-ménage pour se réfugier dans le salon. Muni d'une tasse vide, de Gérard son cactus favoris et de l'aquarium d'Henri IV le poisson rouge, Mathieu tentait de se faire une raison. Sa maison n'allait pas tomber en ruine parce que trois gamins s'amusaient dans sa cuisine, il n'avait aucune peur a avoir.

Il était assit dans son canapé, les genoux repliés contre son avait posé Henri IV contre le mur, sur le dossier du fauteuil.Gérard – et le reste de sa colonie- s'entassaient à ses pieds,sur la deuxième partie du canapé. Le poisson le fixait sans le voir, les deux yeux partant sur les côtés, les nageoires brassant l'air afin de rester immobile. Il était vraiment moche, a vrai était rouge pétant, variant doucement vers le orange en direction de son ventre. Ventre qui se trouvait être aussi épais qu'un pouce alors que le poisson entier ne dépassait pas la taille d'une gomme. Ce que Mathieu aimait beaucoup, par contre, c'était ses longues nageoires volatiles et sa queue qui devait lui rajouter six tailles de plus. Et puis, ce qui le rendait con – et unique-c'était sa bouche entièrement noire, à l'instar d'un rouge a lèvres. C'était Antoine qui avait choisi le nom en son absence,hier. Et le malade avait également décidé de poser l'aquarium a côté de la cafetière.

Ça n'embêtait pas vraiment Mathieu. En revanche, la place sur sa table commençait cruellement a manquer. Alors quand il avait vu les trois zigotos débarquer avec leurs ustensiles de cuisine, Mathieu avait vraiment tenu a mettre les trucs importants hors de leur porté . Henri IV n'était pas vraiment important. Mais le jeune homme ne voulait pas non plus faire de la peine a Antoine. Et puis, ça le ferait chier de retrouver le poisson mort alors qu'ils l'avaient seulement acheté hier.

D'ailleurs, un truc l'avait choqué, quand il était passé a la caisse de l'animalerie. La femme – cette caissière blonde plastifiée au cellophane – avait précisé que si la bestiole mourrait d'ici un mois, il fallait revenir en magasin avec le corps et ils le rembourseraient. Mathieu ne savait pas comment prendre ça. D'un côté, il trouvait ça normal de rembourser un produit, mais d'un autre côté, le fait qu'il s'agisse de l'enjeu d'une vie le chiffonnait un peu. Évidemment, il n'avait pas acheté Henri IV pour qu'il meure au bout de 48 heures. Et il aurait râlé si ça avait été le cas. Mais en même temps, le côté « remplaçable » de l'animal l'horrifié. Alors oui il n'accordait aucune sympathie aux poissons rouges: c'est cool ça tourne en rond mais ça ne lui rapportait rien. Mais il s'était promit intérieurement d'accorder les meilleurs soins possibles a Henri IV. Parce qu'il ne supportait pas le fait qu'une une bête – même aussi inutile que ce poisson –soit considérée comme un objet de décoration jetable. Dieu, même cet être avait un cœur ! A défaut d'avoir un cerveau fonctionnel...

Mathieu s'interrogeait sur autre chose, aussi. D'où Terracid avait sortit les courgettes ? Le présentateur de Salut les Geeks possédait bien un bac a légume, néanmoins, la qualité de ses composants devait varier entre l'état de zombification avancée et la pourriture. Il espérait de tout cœur que Damien ne s'était pas lancé dans un sauvetage de légume. Parce que même sans leur mousse verdâtre,Mathieu ne voudrait pas toucher a une seule des plantes qui sortait de son bac. D'ailleurs, il avait condamné l'endroit avec de l'aluminium. De cette façon, les mouchettes n'envahissaient pas son espace vital.

Et puis, un autre doute le terrassait : avait-on vraiment besoin de farine dans des courgettes farcies ?

... Alors pourquoi, non, sérieusement, Pourquoi Antoine Daniel faisait des allez et retour dans la cuisine avec de la farine sur la face et les cheveux blancs comme neige ?

Mathieu se leva subitement. Il posa sa cafetière à sa place après avoir avalé le reste de sa tasse.

( ça rime. J'ai vraiment un don. )

Le salon du chapeauté était envahit par les valises de Laink et Terracid ainsi que le gros matelas gonflable qu'ils avaient déniché dans un placard. Celui-ci avait été installé entre sa télé et le canapé tandis que sa table basse s'étaient faite calée à la verticale contre le mur.

Il avait la nette impression de s'être fait envahir. Entre Antoine qui squattait son lit et les deux autres qui squattaient le salon, il n'y avait plus que la salle à manger qui restait intacte.

Depuis hier, les mots d'S lui tournaient en boucle dans la tête. Comme une chanson agaçante, une comptine qu'on proposait aux gosses et qui marquait notre esprit pendant une semaine.


~Flashback~

Mathieu19 heure 52 – 19 Novembre 2016

S s'était assit dans le canapé, prenant une pose hautaine et désinvolte, toisant Damien et Thomas assis sur le tapis en moquette du salon. Mathieu arriva dans la pièce avec deux cafés, un chocolat chaud et un thé. Depuis qu'ils étaient arrivés, S les dé ès leur discussion rocambolesque sur ses exploits de sciences au lycée, le malade s'était tu.

Il ne semblait pas vraiment apprécier la présence des nouveaux venus.

-Bon, S. Qu'est-ce que tu as a les fixer ainsi ? S'impatienta Mathieu.

-Je ne les aimes pas.

-On l'avait comprit. Répondirent-ils tous en même temps.

-Bob dirait même que ta gueule pourrait lui provoquer un infarctus. Avoua Mathieu

-Il aime chier quand t'es contrarié.

-Comment tu sais ça, toi ? Marmonna Mathieu en fronçant les sourcils.

-Les murs de son garage sont fins. Et ça a marqué Antoine.

-Espion.

-Champignon.

-Rognon !S'écria Damien en se prenant au jeu.

Mathieu et S se tournèrent vers lui avec un air accusateur.

-Ok. Je ferme ma gueule.

Mathieu s'assit sur le canapé avec les deux autres youtuber. Laink quant à lui observait la scène sans rien faire, savourant son chocolat chaud.

S prit une grande inspiration et prit également sur lui pour ignorer la présence des intrus.

-Tu as demandé le journal au Con ?

Mathieu s'immobilisa.

-Oui.

-Alors, des infos sur la cause ?

-Rien. Il n'a pas reprit la plume depuis l'accident. S eu un air déçu. En fait, j'ai quand même eu des infos hier.

-Ah ?

-Ouai. J'ai vu les mafieux en allant acheter Henri IV.

-J'approuve ce nom. Le coupa S en repensant soudainement au poisson.

-Il y a une certaine Magalie qui en veut à Antoine. reprit Mathieu, imperturbable. C'est elle qui leur a demandé d'attaquer Antoine. Les Médecins ne savaient effectivement pas que c'était intentionnel. J'ai demandé à Justice par texto.

-La jolie infirmière à Dreadlocks ?

-Ouai. Chacun ses goûts. Hésita Mathieu.

-Raciste. Fit le jeune homme en prenant un accent maghrébin.

-Clichiste.

-Bref. Les coupa Thomas.

-Merci. Fit Mathieu en reprenant la discussion. Je disais, donc. Il y a cette Magalie, là.

-Et tu sais d'où elle sort ?

-Aucune idée. Elle n'est jamais mentionnée dans le journal d'Antoine. Mais j'ai trouvé ces médecins. Un Jonas et un ... Roh je sais plus. Mais voilà.

-Pourquoi t'as retenu le nom de merde ?

Mathieu ouvrit la bouche, s'apprêtant à sortir une réplique cinglante. On le coupa.

-Ne recommencez pas. Les menaça le bouclé assit par terre.

S se mit a soupirer.

-Cette Magalie va probablement encore frapper. Même Antoine guérit, elle risque de ramener d'autres problèmes.

-Comme si y'en avait déjà pas assez. marmonna ironiquement Mathieu.

-Quand je dis problèmes, Egza, je parle de problèmes pour toi, pour sa famille, pour ses amis. Il fixa longuement le duo assit par terre. On entre dans des histoires de Mafieux. Et on ne sort presque jamais des histoires de Mafieux. C'est pour ça que ça ne me plaît pas de vous voir ici. Il s'adressa aux gamers. Si on vous voit traîner avec Antoine,on s'en prendra à vous. C'est un cercle vicieux.

Mathieu avala une gorgée de son café.

-Et qu'est-ce qu'on peut faire, maintenant ? Demanda Damien. Je veux dire, il est hors de question qu'on reparte maintenant alors qu'Antoine est aussi mal, même avec cette Magalie.

Mathieu était étonné de voir que les deux garçon s'adaptaient aussi facilement à l'état du plus jeune. Damien ne semblait pas être gêné de dire S à Antoine. ni même de l'imaginer... coupé en deux a l'intérieur de lui. Bon. Ils ne comprenaient pas tout non plus, évidemment.

-Il faut l'accord du maître de maison mais vaudrait mieux que vous restiez ici.

S interrogea Mathieu du regard et celui-ci haussa simplement les épaules.

~Fin Flashback~


Mathieu- 12 Heures 48 – 20 Novembre 2016.

Des Problèmes. Des Problèmes avec un grand P, même.

Mathieu soupira. Il se dirigea tant bien que mal vers sa chambre, enjambant une multitude de vêtements et de fils en tout genre. Parce que pour bien faire, en plus d'avoir ramené une armoire IKEA dans sa valise, Laink avait embarqué son vidéo-projecteur, sa PS4, sa PS3 et toutes une liste de consoles dont Mathieu ne connaissait même pas le mystère de la valise de Thomas était encore entier :Comment avait-il réussi à caser autant de trucs inutiles tout en embarquant la moitié de sa garde robe ?

Mathieu parvint malgré tout a atteindre sa chambre. Il se glissa à l'intérieur et mit le verrou. Le jeune homme appuya son dos contre la porte, fixant la pièce comme si elle lui était étrangère. Il poussa un long râle de désespoir avant de prendre sa tête entre ses mains. Qu'est-ce qu'il avait encore foutu pour en arriver là ?

Ils'assit sur le lit, massant ses tempes en regardant ailleurs. Depuis combien de temps n'avait-il pas pensé à lui ? Pensé a son petit nombril et ses sentiments ?

Longtemps.

Il attrapa la couette et s'enroula dedans, pestant contre l'odeur d'Antoine qui imprégnait les draps. Dissimulant son visage dans l'oreiller, Mathieu se concentra. Il en avait trop apprit ces derniers temps pour être vraiment bien psychologiquement.

Il avait apprit qu'Antoine lui cachait des choses – et visiblement pas des moindres-. Ça l'emmerdait. Plus qu'il ne le devrait, mê si Mathieu avait vécu toute sa vie avec un agent double. Comme si l'Antoine Daniel qu'il connaissait n'était qu'une couverture. Et puis, ça lui faisait mal, de savoir ça. Un sanglot se bloqua dans sa gorge, ses genoux remontant jusqu'à son torse. C'était douloureux, bon sang !

Antoine,son meilleur ami, l'homme qu'il côtoyait et chérissait comme un frère, ne lui avait jamais fait confiance. Il ne lui avait jamais révélé son passé, ses doutes. Et Mathieu n'avait jamais rien remarqué. Il lui avait même confié ses réflexions, son mal êtres,ses problèmes. Il avait pleuré contre sur épaule, il l'avait pris dans ses bras dans les moments de coups durs et ... Et...

...Et Antoine ne lui faisait pas confiance.

Comme une carte qui se retourne, comme un fruit qui cache un vers, comme un démon qui se plaît à paraître innocent, Antoine lui avait tout caché.

Ses larmes lui brûlèrent les joues, tandis qu'il serrait le coussin contre son torse. Mathieu fixait le vide, tentant sans le pouvoir de prendre un autre angle sur sa vie. Il craquait. On le prenait pour l'homme fort, le pilier. Alors qu'il était déjà fendu de toute part et que chaque mot l'effritait un peu plus. Il n'était qu'un morceau de craie, trop fragile et trop découvert. Il souffrait aux intempéries et se brisait a chaque coup. Mathieu était faible.

Trop faible pour comprendre tout ça et pour tout supporter.

Son estomac se contracta alors qu'il tentait vainement de retenir ses larmes. Il ne voulait pas que ses invités l'entendent. Il ne voulait pas être pitoyable a leurs yeux. Il passa ses doigts dans ses cheveux, resserrant ses jambes contre son ventre, espérant prendre le moins de place possible, comme pour s'échapper, fondre et disparaître dans les draps. Il désirait former une boule parfaite et insignifiante.

Mathieu ne voulait plus affronter ce qui se passait a l'extérieur. Il ne voulait pas affronter les mots d'Antoine, ses yeux et sa maladie. Il ne voulait pas affronter cette femme qui voulait du mal a son meilleur ami. Il ne voulait pas affronter les yeux inquisiteurs de Thomas et Damien. Il ne voulait même pas affronter la présence d'Henri IV. Il voulait se laisser couler, s'effondrer dans ses peurs et ne plus rien rencontrer. Il voulait un peu de bonheur. Un instant de répit.

Il ne vivait pas dans un livre, bon sang. Il ne voulait pas être un héros. Il ne voulait être pas être Mathieu Sommet.

Il voulait être humain au moins trente secondes et se complaire dans son humanité. Apprécier son impuissance et son désespoir,s'accepter lui-même plutôt que tout accepter d'autrui. Il voulait être égoïste pour une fois.

Dire aux parents d'Antoine de s'occuper de leur fils eux-même. Dégager les deux inconnus qui vivaient dans son salon. Dire a Ethan que se lancer dans une relation ça le faisait chier. Reprocher a Bob de ne pas savoir tenir son chat. Ignorer ses fans et fermer sa chaîne qui lui bouffait sa vie. Frapper le président pour les impôts qu'il ne pouvait pas payer. Insulter ses voisins qui le narguaient avec leur balcon que lui-même n'avait pas. Faire une polémique sur le prix des clopes. Râler contre tous ces écolos qui faisaient du bourrage de crâne. Dire a cette Magalie Siphter d'aller se faire foutre et enculer tous ces enfoirés de mafieux intouchables.

Et plus que tout, il voulait reprendre sa petite routine ennuyante.

Se lever, boire un café sans goût et se prendre la petite marche en entrant dans la cuisine. Passer sa journée torse-nu et aller se doucher a onze heure du soir. Sniffer son shampoing en chantant des trucs débiles, aussi. Manger des pâtes au jambon plutôt que se casser la tête a chercher de quoi manger. Rester six heures dans son lit a flâner avec son chat. Faire semblant de reprendre le sport pour faire plaisir a sa mère et lui faire croire qu'il mangeait des légumes.

Mais il savait bien qu'il ne pouvait pas tout reprendre a zéro.

Mathieu s'étouffa un instant, ses sanglots reprenant le dessus. Sa poitrine se compressait, lui retirant une douleur terrible. Il fit passer la couverture au dessus de sa tête, se plongeant dans le noir. Ses larmes ne semblaient pas vouloir s'arrêter. Toute cette douleur accumulée, toute cette pression qui lui emprisonnait le cœur. Ses valeurs qu'il bafouait en pleurant, son image qu'il éloignait en souffrant, sa faiblesse qu'il exhibait sous sa couette. Ses larmes qu'il s'autorisait a laisser couler. Son humanité. Ses mains qui serraient le tissus en tremblant.

Évacuer tout d'un seul coup, jusqu'à s'en faire mal.

Et puis il entendit la porte s'ébranler. Il coupa sa respiration avant de se rappeler qu'il avait mit de verrou. Pourtant, quelques secondes plus tard, une main brûlante se calait sur sa nuque. Le matelas s'enfonçait. Une personne souleva la couverture pour enrouler ses bras autour de son abdomen. Mathieu s'immobilisa. Une odeur envahi son espace vital. Un parfum qu'il connaissait bien et qui l'entourait depuis le début. Antoine. Il observa dans la pénombre les mains du brun se glisser jusqu'aux siennes. Mathieu hoqueta sous les pleurs. Il laissa le malade serrer ses doigts.

Après plusieurs minutes de silence, la respiration de Mathieu se calma peu a peu, produisant de petits soubresauts dû a ses précédentes larmes. Il avait l'impression d'être redevenus un enfant. Il se tourna pour se mettre face a Antoine. Il ne le voyait pas, la couette coupant toute luminosité. Mais il fit passer ses mains sur les joues du plus jeune, découvrant a tâtons le grain de sa peau et sa barbe trop longue. Il sentit les lèvres d'Antoine se poser sur son larmes se remirent a couler d'elles-même. Les doigts de son vis-à-vis les essuya doucement, comme pour éloigner leur dé posa ses propres mains sur les siennes. Il sentis les lèvres d'Antoine embrasser aléatoirement ses paupières, ses doigts, ses pommettes, l'arrête de son nez, sa mâchoire, ses lèvres ou son cou. Mathieu ne pensait a rien, se laissant juste bercer par sa présence, par la chaleur qui se dégageait de lui et par l'amour qu'il lui procurait. Il allait probablement s'endormir dans ses bras,et tout oublier en se réveillant. Comme si la couette lui créait un nouveau monde.

Un monde sans couleur, on l'on acceptait ses erreurs et les mots de travers. Où l'on avançait a l'aveugle sans retenir tous les gestes maladroits. On trébuche sans tomber plus loin que sur le ce monde là n'existait qu'ici, sous la couette, dans les bras d'Antoine, dans la douceur d'un amour innocent, d'une confiance trop forte. Alors quand il ouvrira les yeux, il aura évacué sa peine et elle s'évaporera sous cette couette. Il reprendrait sa vie en mettant le compteur a zéro. Alors pour l'instant, il ne pouvait que profiter de ce monde, de ce répit.

Mathieu serra Antoine, logeant sa tête dans son cou. Il apprécia sentir son pouls contre sa tempe et ses cheveux lui caresser la nuque. Il respira son odeur, essaya d'apprendre le rythme de son cœur pour se bercer le soir. Tout retenir pour se sentir mieux plus tard.

Mathieu– 18 heure 06 – 20 novembre 2016.

Mathieu sentis son portable vibrer dans sa poche. Il était encore tout habillé, sa bouche était pâteuse et il papillonna des paupières,tentant de se connecter a la réalité. Il s'était bel et bien endormi. Seulement, Antoine avait disparut et il entendait des bruits de jeu vidéo dans le salon. Le châtain sortit son portable de sa poche, plissant les yeux devant la luminosité de l'écran. Quelqu'un avait éteint la lumière.

Ethan Blancheroy.

Merde.

Il sauta du lit et alla dans la salle de bain. Il passa un coup d'eau sur son visage sans répondre à l'appel de son fan. Il se saisi de sa veste en cuir, enfonçant son chapeau sur sa tête afin de dissimuler l'horreur de ses cheveux.

La musique de Rebecca Black incita un de ses invités a gueuler :

-FERME TA GUEULE SALOPE.

Il se dirigea en courant vers la porte, décrochant à l'appel :

-Hey Mathi-... lança immédiatement l'homme au bout du fil.

-Désolé ! Gémit le plus vieux en cherchant ses clefs de voiture. Je viens juste de me réveiller. J'avais oublié de mettre un réveil et...

-Oh là ! Rien de grave, hein ! Le stoppa le brun.

-Ouai, t'as raison. Souffla Mathieu.

-Où est-ce que tu es, là ?

-Je prends mes clefs et j'arrive. Le KFC est à 5 minutes.

-Ok. Je vais commander. Tu prends quoi ?

-Comme toi. Mais j'ai la dalle. Et du Sprite. Sans glaçon. Parce que je connais la tactique.

-Monsieur est connaisseur. Bon j'vais commander. A toute à l'heure !

-Ouai. Salut.

Il raccrocha. Malgré toute la bonne volonté du monde, Mathieu culpabilisa. Il était en retard a un rendez-vous. Il détestait être en retard ! Bon, même si avec ses exploits d'automobiliste, il arrivait toujours en retard. Mais n'empêche, il n'aimait pas ça.

Il passa dans le salon a la recherche de ses clefs. Il les trouva sur le canapé, à côté de sa cafetière, de ses cactus et d'Henri IV qui barbotait tranquillement dans son eau. Il apprit aux trois autres qu'il partait à un rendez-vous. Antoine se leva subitement,abandonnant sa manette pour le suivre.

Ce n'est-ce que lorsqu'il arriva dans l'entrée que Mathieu remarqua son meilleur ami derrière lui.

-J'y vais tout seul, Antoine. Sourit le Présentateur de Salut les Geeks.

L'autre fronça les sourcils.

-Mais je veux venir, moi...

-Mais un rendez-vous, c'est tout seul, Antoine. Rigola le châtain en secouant les cheveux du plus jeune. Je vais pas t'emmener chez le banquier avec moi juste sous prétexte que tu veux venir.

-Tu le ferais. rétorqua Antoine.

Mathieu réfléchit.

-Ouai,peut-être. Mais je t'emmènerai pas aux toilettes si je dois y aller seul.

-Pourquoi je voudrais aller aux toilettes avec toi ? C'est dégueu. Antoine fit la moue.

Mathieu poussa un profond soupir. Il n'avait pas d'autres idées de comparaisons.

-Bon Antoine, soit pas chiant. Je dois juste y aller tout seul.

-Mais moi je veux savoir ce qu'il va se passer.

-Mais il va rien se passer. Je vais juste aller manger avec un ami. Dit le plus vieux en levant les yeux aux ciel.

Antoine tapa du pied.

-C'est pas vrai ! T'y vas avec un Tansem !

-Ethan n'est pas méchant. Rétorqua vivement Mathieu.

-Il a des pensées bizarres envers toi ! S'écria Antoine.

Le chapeauté commençait sérieusement a s'énerver. Pourquoi Antoine faisait-il de telles manières ? Il n'était ni sa mère ni son chien, bon sang.

-Il n'a aucune pensées bizarres. On va juste passer du temps ensemble, comme des amis. Se justifia le plus petit.

-Comme des amoureux ! Couina le plus jeune.

Ça aurait pu sonner comme une marque d'attachement, comme une preuve de jalousie mais Mathieu claqua seulement la porte au nez de son cadet en criant :

-Cesse d'être aussi intrusif dans ma vie, Antoine !

Un calme assourdissant s'abattit sur l'appartement. Laink et Terracid se tenaient à l'entrée du salon, passant leur tête dans l'encadrement pour observer la porte où Mathieu avait disparut.

Antoine Daniel était immobile. Après quelques minutes, il se tourna vers les deux invités, silencieux. Ses yeux venaient de prendre une teinte sombre et son visage prit un air profondément irrité. Quand il vit les gamer, il leva même les yeux au ciel.

-Tsss. Encore vous.


Retrouvez moi sur Discord, j'ai créé un serveur avec des petites auteurs yaoistes ( et matoiniste... )

Discord c'est une application de tchat pour gamer. Ça fonctionne comme skype mais avec des serveurs. Et il n'y a pas de visuel, on peut seulement faire des conférences vocales ou par messages. Cette appli est géniale, vraiment. En plus, elle est accessible en ligne ainsi qu'en application sur Téléphone et PC. De plus, l'inscription ne demande qu'une adresse mail ( comme FFN et Wattpad, en fait ;) )

Donc si vous avez envie de discuter un peu ( en sachant que FFN c'est pas vraiment le meilleur endroit pour discuter. Rt si té nautifs c nawak ) et de parler dans un cercle fermé avec des gens comme vous, n'hésitez pas a me rejoindre ;)

Mon identifiant c'est Iskrayd#0400

si vous m'envoyez une demande en ami, je vous redirigerais directement sur notre serveur destiné à l'écriture ( et tout plein d'autre choses aussi. comme du jardinage ou des batailles -très folichonnes- de smileys. )

Rejoignez nous.

Bisous sur votre fesse droite. ( parce que la gauche c'est le mal. )