Bon, préparez vous à une nouvelle crasse, maisaprès promis, Minho se calmera. C'est juste qu'il a beau être grande gueule, il a honte de lui. C'est pour ça qu'il est aussi agressif, faut lui pardonner ;) Enjoy !

Minho serait bien incapable de dire combien de temps ils roulèrent ainsi. Tout ce qu'il savait c'est qu'il s'était réveillé vautré sur Newt, son visage appuyé contre son torse. S'il regardait bien, il voyait même une trace de salive sur le t-shirt du blond. Il réintégra sa place, tout le monde émergeait progressivement alors que le bus s'arrêtait. Bientôt, des questions s'échangèrent, les visages se collaient aux fenêtres pour voir ce qui les entourait. C'était cependant la nuit et le noir les rendait aveugle.

Newt s'étira, remarquant la tâche humide sur son T-shirt, et jeta un regard à Minho. Celui-ci avait la tête tournée, il faisait un signe à Thomas, assis un peu plus loin. Soudain l'un des hommes ouvrit les portes du bus en leur demandant à tous de sortir. Ils n'étaient pas bien nombreux, cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps. Newt attendit que Minho se lève pour le suivre. Thomas était juste derrière eux.

On les emmena dans une sorte de réfectoire. Une longue table était dressée en son centre, déjà couverte de nourriture. Une femme s'interposa alors entre la table et eux, levant les mains : « Avant de vous assoir, il faudra vous lavez les mains, les jeunes » les prévint-elle. Ils s'exécutèrent sans un mot, ils étaient comme dans un état second.

Le repas terminé, ils allèrent aux douches. Minho en sortit dans la forme la meilleure qu'il ait jamais connue. Il se sentait bien, frais et détendu. Il soupira un grand coup. Newt avait les cheveux mouillés, tout ébouriffés. Il était adorable. Minho détourna le regard, on les entraînait maintenant vers des dortoirs. Theresa se retrouva seule, étant une fille. Thomas n'appréciait pas, mais il n'avait pas le choix.

Newt s'assit sur le bord d'un lit et bientôt Minho et Thomas le rejoignirent. Minho monta dessus à quatre pattes et s'allongea contre le mur. Thomas s'assit à côté de Newt, se tournant pour faire face à ses deux amis. Newt regardait ses mains qu'il tortillait dans tous les sens :

« Vous croyez que c'est vraiment fini ? » murmura-t-il faiblement. Il n'osait pas se laisser aller à l'espoir. Leur cage était ouverte mais est-ce qu'en sortir serait la solution à tout ? Il ne pouvait s'empêcher d'en douter. Cela paraissait trop facile… En fait non, réalisa-t-il. Fuir le Labyrinthe n'avait pas été facile du tout ! Ils avaient perdu des amis, et le combat avait été terrible.

Thomas finit par prendre la parole : « J'en sais rien, mais quoiqu'il arrive, le mieux à faire c'est de prendre ce qu'on nous offre. Un peu de repos ne nous ferait pas de mal ». A peine terminait-il sa phrase qu'un ronflement s'élevait dans le dortoir.

Minho rit silencieusement : « On dirait bien que quelqu'un suit ton conseil à la lettre » se moqua-t-il en bâillant.

La tête appuyée confortablement sur l'oreiller, il ne lui faudrait pas longtemps pour s'envoler vers le pays des rêves… ou dans son cas le pays des cauchemars. Il bâilla à nouveau. Il s'installa plus au milieu du lit, Thomas et Newt continuant de chuchoter. Minho était trop épuisé pour suivre leur conversation. Ils évoquaient Chuck, et Thomas ne tarda plus à se lever, les yeux brillants.

Newt fit mine de le suivre quand Minho posa sa main sur son bras : « Reste » marmonna-t-il d'une voix lourde de sommeil. Newt hésita, les sourcils froncés. Il ne faisait plus tellement confiance à Minho en matière de relation. Il avait peur de se faire jeter… encore. Minho avait en plus le chic pour être très blessant. Il ne lâchait pas son bras, l'étreinte plus solide que sa voix. Newt soupira. Non, il ne s'y ferait pas reprendre à deux fois - ou bien était-ce trois ? Il hésita encore. Et puis merde. Il se rassit et Minho s'écarta sur le côté pour lui laisser plus de place. Newt était mal à l'aise, il ne savait pas trop quoi faire.

Minho tira doucement sur son bras. « Comme avant » souffla-t-il. « Je suis désolé tu sais ». Il ouvrit les yeux et les plongea dans ceux du blond. Son regard était vaseux, altérés par la fatigue. « Comme avant » répéta-t-il en fermant les yeux, tirant toujours sur le bras de Newt. La poigne de Minho perdit progressivement de sa force, glissant jusqu'à la main du Glader. Newt secoua la tête et finit par s'allonger à côté de son ami. Il détacha la main de Minho de son bras et se coucha sur le côté, tournant le dos à Minho. La fatigue eu raison de lui et il s'endormit rapidement, bercé par la respiration profonde de Minho derrière lui.

Le lit se mit à bouger, et Newt se réveilla en sursaut, inquiet. Il se tourna de tous les côtés avant de réaliser que c'était seulement Minho retirant maladroitement la couverture en dessous d'eux pour les en couvrir. Rassuré, il se rendormit comme une fleur.

La deuxième fois que Newt se réveilla, la situation était complétement différente. Minho n'était plus collé au mur mais à Newt, son corps pressé dans le dos du blond. Newt avait les paupières lourdes, le cerveau brumeux et il ne pris pas tout de suite la mesure des évènements. Puis il sentit le visage de Minho dans son cou, ses lèvres appuyées contre sa peau, sa langue l'électrisant. Ses cheveux bruns lui chatouillaient la joue et le menton. Newt en eut le souffle coupé. Il était complétement perdu avec Minho. Qu'est-ce qu'il voulait exactement ? A l'instant précis, cela semblait plutôt clair, et l'idée ne déplaisait pas à Newt. La main de Minho effleura ses flancs avant de descendre lentement sur son ventre. Il le serrait fort dans ses bras, murmurant son prénom dans son cou, ses lèvres caressant la peau dorée de Newt. Le Glader ouvrit la bouche à la recherche d'oxygène, une pression de plus en plus intense grandissant dans son bas-ventre. Il sentit alors quelque chose de raide pressé dans le bas de son dos. Newt se mordit la lèvre en réalisant ce que c'était. Minho était en érection, scotché à lui. La main du brun se serra en poing autour de son T-shirt, le tenant plus près, avant de glisser dessous, touchant la peau lisse de Newt. Ce dernier avait l'impression de se consumer, brûlé par le contact. Son bas ventre se contracta, si fort que s'en était douloureux. Minho contre lui imprimait de légers va et vient, faisant monter le rythme cardiaque du blond. Doucement, il déposait des baisers dans le cou de Newt, soufflant son prénom tout près de son oreille, encore et encore. Sans réfléchir, Newt glissa sa main dans son propre pantalon. Il ondula au même rythme que Minho, celui-ci se faisant plus insistant, mordillant sa peau, l'étreignant plus fort. Il lui laisserait certainement des marques, mais Newt s'en fichait. Il ne s'était jamais senti aussi bien. Il était au bord de l'extase, son corps se tendit brusquement et il sentit Minho l'imiter, puis l'orgasme le scia en deux. Il se mordit fort la langue pour ne pas crier, des points blancs dansaient devant ses yeux. Un long frisson secoua ses membres, et enfin il redescendit sur terre.

Minho s'était immobilisé dans son dos. Newt ne savait pas trop quoi faire, comme d'habitude, réalisa-t-il, dès que cela concernait le Runner. Il se retourna lentement, un tout petit sourire timide accroché au visage.

Minho le regardait, les yeux grands ouverts, comme en état de choc. Il baissa les yeux sur son pantalon, mouillé de toute évidence, à quelques millimètres à peine de Newt. Il releva les yeux sur Newt. « Va-t-en » furent ses seuls mots. Sa voix était dure, glacée. Newt les reçut comme une douche froide. Le temps qu'ils prennent sens, son sourire avait disparu et son coeur s'était brisé. Il était vraiment trop con, se ferait-il avoir à chaque coup ? Il s'écarta rapidement de Minho, celui-ci l'aurait frappé que Newt n'aurait pas été plus blessé. Blessé, ricana Newt intérieurement, agonie serait plus juste. Dans sa hâte, il manqua tomber du lit. Mais t'as raison, se fustigea-t-il, ait l'air encore plus débile ! Il serrait fort les dents, il était hors de question qu'il pleure devant ce bâtard.

Il récupéra des vêtements propres mis à leur disposition - quel luxe ! - et repris une douche. Il ne s'était jamais senti aussi sale. Il essaya de ne plus penser à ce qui venait d'arriver, mais c'était peine perdue. Il se lava et frotta à s'en arracher la peau, tentant d'effacer les traces rouges qu'avait laisser Minho après l'avoir serré dans ses bras. Les larmes se mirent à couler, plus brûlantes encore que l'eau et toutes les caresses du monde. Il s'en voulait. Il avait tellement la rage. Putain mais comment faisait-il pour être aussi stupide ? Sa poitrine était douloureuse. Il avait l'impression que des bouts de verre avaient remplacé ses organes, remuant gaiement sous sa peau. Qu'est-ce qu'il s'était imaginé après tout ? Minho avait été clair. Il le méprisait, et ce n'était pas faute de le répéter. Newt secoua la tête violemment. Il avait envie de hurler et de se claquer le front contre les murs. Il voulait voir du sang et sa peau en lambeaux, au moins sa douleur aurait-elle un véritable sens. Il avait mal. Son corps n'était plus qu'une affreuse plaie ouverte et suintante. La faute à qui, crétin ? Minho n'avait fait que rêver. Rien de plus. Et Newt ne faisait clairement pas partie du rêve. Fous toi bien ça dans le crâne, slinthead. Newt ferma les yeux et se laissa glisser au sol, sur le carrelage froid. Bientôt, l'eau chaude s'épuisa et il dû l'arrêter. Il se rhabilla avec difficulté et choisit le lit le plus éloigné de celui de Minho. Il ne voulait plus jamais le revoir.

PS: Merci pour les reviews, elles m'ont presque fait pleurer ! Bon ok je venais juste de regarder un épisode de Teen Wolf très TRES émouvant. Quoiqu'il en soit, je suis super contente de voir vos fav/follow et review, n'hésitez surtout pas, je réponds à tout :) Merci de me suivre :D