J'ai mis un peu plus de temps à publier, désolée ! Enjoy guys :)

Minho se souvenait s'être réveillé tout contre Newt, il avait un bras autour de la taille du Glader, la tête appuyé contre son épaule. Il avait passé une nuit formidable, sans interruption ni rêve, incroyable ! Il se sépara de Newt et progressivement les autres s'éveillèrent à leur tour. Il échangea un regard avec le blond. Il lui sourit et Newt fronça les sourcils. Apparemment, il n'était pas prêt à lui refaire confiance tout de suite. Minho se pencha sur Newt et déposa un bisou sur sa joue. « Bonjour blondinet » murmura-t-il. Sans attendre de réponse, il se retourna et rassembla ses affaires au pied de son lit. Newt se leva et l'imita. Il fallait partir à l'heure. Aucun d'eux ne prenait les menaces de mort à la légère, et c'est ce que Rat Man leur avait prédit s'ils refusaient de sortir par le Flat-trans.

Bientôt, les Gladers étaient prêts, sur le pied de guerre, devant le mur. Lorsque le portail apparut enfin, Minho s'engagea le premier, cachant ses craintes. Thomas resta en bout de file, s'assurant que tout le monde suive.

Ils s'étaient alors retrouvés dans le noir complet. Minho avait cru comprendre que c'était un tunnel, et il avait attendu que tous les Gladers soient là, Aris y compris, pour continuer d'avancer. Il avait placer sa main droite sur le mur, conseillant aux autres de l'imiter. Il appela une fois Thomas, pour être sûr qu'il était là et que tout le monde suivait. Une fois la confirmation obtenue, il s'était mis en route.

Une voix avait alors raisonné dans l'obscurité, leur ordonnant de ne pas bouger et les prévenant qu'ils mourraient en cas de désobéissance. Un frisson glacé avait fait se raidir Minho. Bordel… Ça commence ! Ils avaient fini par s'accorder, à peu près : il fallait avancer. Au bout d'un moment, n'y voyant toujours rien, et ne rencontrant aucun obstacle, il avait demandé à ce qu'on court. Il refusait de perdre un temps qu'il savait précieux. Plus ils se dépêcheraient, plus vite ils seraient sortis de ce trou et libérés de la menace de mort.

Minho ne se sentait pas à l'aise, à courir ainsi dans le noir total. Il ne voyait pas où il mettait les pieds et chaque fois il se demandait s'il allait à nouveau toucher la terre ferme ou tomber dans le vide. Il ne pouvait s'empêcher de repenser à la voix menaçante. Qu'entendait-elle par son avertissement ? Quelle sorte de danger les attendait ? Il n'avait pas le choix. Il devait continuer et n'inquiéter personne. Ou du moins ne pas inquiéter les Gladers plus qu'ils ne l'étaient déjà.

Soudain il crut entendre un bruit. « Stop » hurla-t-il, en courant encore quelques foulées avant de s'arrêter pour que les autres ne le bousculent pas. Les Gladers respiraient fort, essoufflés par la course. Minho avait un bon rythme. Tous n'avaient pas été Runner. Il se demanda comment Newt s'en sortait avec sa boiterie, espérant que tout allait bien. Il se concentra à nouveau sur le bruit. Les Gladers commencèrent à chuchoter entre eux. Minho les fit taire : « J'ai entendu quelque chose, bouclez-là une seconde » gronda-t-il. Le silence s'installa. Les respirations se calmèrent. Il l'entendit encore. Un sifflement. « Swish ». Un hurlement explosa dans le tunnel, derrière Minho, plus loin dans la file. Il se retourna violemment. Qu'est-ce qu'il se passe, nom de dieu ? Le hurlement continua, de plus en plus fort, et d'un seul coup il fut étouffé. Il entendit un grand boum, et comme un roulement. Puis plus rien. « Thomas ! » cria Minho, « c'est quoi ça ? ». D'abord personne ne lui répondit, puis Thomas prit la parole : « Je ne comprends pas trop » dit-il d'une voix forte. Pause. « Minho, il faut qu'on continue. Maintenant. Cours ! » lui ordonna-t-il.

Minho ne se le fit pas répéter deux fois. Il courut plus vite encore qu'avant. Il ne savait pas exactement combien de temps ils maintinrent le rythme, mais lorsqu'il fut interrompu, il eut du mal à récupérer son souffle. Il courait à pleine vitesse quand d'un seul coup le sol avait changé. Ses pieds s'étaient dérobés sous lui, il était violemment tombé en avant, s'explosant le crâne et le poignet gauche. Sonné, il lui avait fallu un moment avant de réaliser ce que c'était. Il se redressa et hurla : « Stop ! Il y a des marches droit devant ». Il tint son bras serré contre son ventre en reprenant son souffle. « Attendez où vous êtes » les prévint-il en gravissant l'escalier lentement. Il se cogna la tête. « Shuck it ! » jura-t-il.

« Tout va bien ? » entendit-il Newt lui demander.

« Oui » lança-t-il. « Je viens de trouver le plafond et il n'y a rien d'autre, bordel ». Il commençait à paniquer quand il sentit une poignée sous ses doigts. « C'est bon » cria-t-il, « j'ai quelque chose ». Les autres montèrent les marches à leur tour, rejoignant Minho.

Alors que Minho hésitait à ouvrir, de nouveaux hurlements brisèrent le silence. Il entendit un Glader tomber dans l'escalier, puis la voix de Thomas, pressante et inquiète. Minho ne savait pas quoi faire, il était bloqué par les autres derrière lui. Thomas hurlait de rage, et c'était un autre Glader qui hurlait de terreur et de douleur. Il crut reconnaître Winston. Au bout d'un moment, tout s'interrompit, comme la première fois. Il n'y avait plus que les halètements de Thomas et les sanglots du Glader. Au moins était-il vivant. Minho commençait franchement à avoir peur. « Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ? » demanda-t-il, sans agressivité. Il s'escrimait à rester calme.

Thomas lui répondit, la voix interrompue par son essoufflement : « Il y a comme des boules » pause « de métal, qui tombent du plafond » pause « elles viennent et fondent sur le visage » pause « elles en ont déjà eu un » pause « connaissais même pas son nom » avoua Thomas avec honte. Il reprit : « ça se resolidifie, et la tête tombe comme un grosse boule de bowling » conclut-il enfin. Il toussa un coup, la gorge sèche.

Dans la bataille pour arracher la boule du visage de Winston, il avait laissé ses provisions se répandre sur le sol. Il n'avait plus d'eau. Quelle merde. Ses mains lui brûlaient férocement, là où il avait attrapé le fer chauffé à blanc. Minho remarqua la nourriture sur le sol : « Ramassez ce que vous pouvez, je vais voir ce qu'il y a derrière cette porte ». Il actionna la poignée et tira.

Une lumière violente lui explosa les rétines, accompagnée d'une chaleur redoutable. Il ne put réprimer un cri. Son cerveau le faisait souffrir atrocement, il avait beau avoir fermé les yeux et claqué la porte, la lumière l'aveuglait toujours, comme imprimée sur ses paupières. Il entendit derrière lui les Gladers grogner de douleur. Ça promet.

Minho serra les dents. Il savait que peu importe ce qu'il y avait derrière cette porte, ils n'avaient d'autre choix que d'y aller. Il n'y avait pas de demi tour possible. Il l'énonça à haute voix, et Thomas se rallia à sa position. Il décidèrent d'y aller ensemble. D'abord, il fallait qu'ils s'habituent à la lumière et à la chaleur. Minho ouvrit alors la porte très doucement, de plus en plus largement. L'adaptation prit plusieurs minutes. Les Gladers étaient fébriles, le souvenir du danger imprégnant l'air. Quand ce fut assez, Minho et Thomas échangèrent un long regard, incertains.

« Go » murmura Minho en s'engouffrant dans la brèche, Thomas sur les talons.

Les premières bouffées d'air furent un supplice. Les deux garçons suffoquèrent un instant avant que leurs gorges ne se fassent à la chaleur pourtant insoutenable. Ils toussèrent, et se couvrirent le visage comme ils purent, le soleil leur brûlant la peau. Une fois leurs yeux adaptés à la lumière, ils regardèrent autour d'eux. Il y avait du sable à perte de vue. Le seul point remarquable était un amas de bâtiments, au loin. De toute évidence une ville.

Finalement, les Gladers sortirent un par un, suffocant chacun leur tour et se couvrant des draps qui servaient à l'origine à contenir leurs provisions. Ils n'avaient pas le choix, la première nécessité était de ne pas mourir carbonisés.

Minho les entraîna en direction de la ville. Le voyage semblait interminable, les bâtiments ne paraissaient pas le moins du monde se rapprocher. La chaleur transformait tout effort physique en une torture. Rapidement, ils eurent soif et furent épuisés. Ils rationnaient consciencieusement leur petite réserve de nourritures et d'eau, mais c'était de plus en plus dur.

A force de détermination, le lendemain, ils virent se dessiner la ville avec plus de détails, révélant son aspect délabré. Il avait fait moins chaud aujourd'hui, de gros nuages noirs assombrissaient le ciel et faisaient écran à la boule de feu qu'était devenu le soleil. Bientôt, ils surplombèrent les Gladers, cachant le moindre centimètre carré de ciel bleu.

Minho leva les yeux. Il croyait avoir entendu quelque chose, comme un grondement. Il comprit qu'il ne l'avait pas imaginé quand plusieurs Gladers l'imitèrent. Ils échangèrent des regards inquiets. Puis un grondement s'éleva à nouveau, terrifiant. Nul ne pouvait l'avoir manqué. C'était comme si la Terre s'était déchirée en deux. Des gouttes se mirent à tomber, d'abord doucement puis en véritables torrents.

Minho n'hésita plus. « Courez ! » hurla-t-il. Ni une ni deux, les Gladers sprintèrent aussi vite que possible. Il n'était plus question du groupe, c'était chacun pour soi maintenant. Il fallait survivre, et ce n'était pas possible d'y parvenir en regardant toujours en arrière.

Des éclairs illuminèrent le ciel à l'instant même où le tonnerre gronda. Bordel, on est juste en dessous ! Minho lança un regard derrière son épaule. Newt était juste sur ses talons, Thomas à côté. Il craignait que Newt ne se fasse prendre à cause de sa boiterie. Foutue jambe.

Un nouvel éclair explosa, sur sa gauche, brouillant sa vision et le rendant sourd. Il agrippa sa tête, le bruit raisonnant dans son crâne, la lumière lui brûlant les yeux. Aveuglé, il eut l'impression de se perdre, puis un éclair claqua et il remarqua les Gladers plus loin. Il aperçut également un garçon au sol, en train de se tortiller violemment. Il voyait à son visage qu'il devait hurler, les traits déformés par l'agonie. Mais il ne pouvait rien entendre, et peut-être était-ce pour le mieux. L'orage était trop assourdissant. Il fit mine d'aller vers lui, mais un autre éclair toucha le garçon. Minho regarda la scène, sous le choc. Il devait continuer. Bouger. Trouver un abris.

Il reprit sa course, il ne savait pas où étaient les autres. Allait-il au moins dans la bonne direction ? Il suivit son instinct et accéléra, essayant d'ignorer la peur qui lui tordait le ventre. Les éclairs tombaient de tout côté et sans arrêt désormais. La pluie était si forte que les gouttes devenaient douloureuses. Au dernier moment, Minho fit un bond sur le côté pour éviter un autre éclair, y parvenant de justesse. Il réalisa qu'ils y étaient presque. La ville était toute proche ! Encore une centaine de mètres et le tour était joué.

La foudre heurtait le sol de façon imprévisible. Minho essayait désespérément de l'éviter, mais il n'eut pas le temps d'esquiver cet éclair-là. Il s'écrasa à quelques centimètres à peine du garçon. Minho sentit la décharge éjecter son corps à plusieurs mètres de là. J'espère au moins que ça m'a rapproché de la ville, pensa-t-il avec ironie avant de tomber inconscient. Le répit ne fut que de courte durée. La douleur explosa dans sa tête, dans son corps. Il le sentait trembler contre sa volonté, ses vêtements en feu. Sa peau brûlait ! La douleur était insoutenable. Il essaya de rouler dans le sable pour l'éteindre, mais pas moyen, l'eau n'y faisait rien non plus. Complètement sourd, il ne s'entendait même pas hurler. Il allait mourir là, comme un connard de poulet grillé ! Il n'en pouvait plus, il fallait que ça s'arrête !

Soudain, il sentit quelqu'un le retourner, étouffer le feu, le tirer par le bras et le soutenir, un bras autour de sa taille. Minho boitait, il faisait de son mieux pour courir, mais il en était incapable. Il était un poids et il allait faire tuer quiconque l'aidait ! Il essaya de repousser le garçon, mais il l'agrippa, le retenant. Ils accélèrent autant qu'ils purent. Son corps était une plaie brûlante. Il n'avait jamais rien ressenti de tel.

D'un seul coup, la pluie s'arrêta et le Glader le posa lourdement sur le sol. Ils devaient être dans l'abris. Le contact fit gémir Minho. Quelle fillette ! Il respirait fort, sanglotant presque. Il agonisait franchement. Aucune position n'était confortable et malgré la fatigue, il ne parvenait pas à sombrer.

A côté de lui, il aperçut finalement Thomas. Son ouï n'était toujours pas de retour. Il s'inquiétait qu'elle ne revienne jamais. Thomas lui avait sauvé la vie. Il lui devait une fière chandelle.

Il essaya de se redresser pour voir les autres Gladers, à la recherche de Newt. Il grogna de rage : il n'en était même pas capable ! Il se racla la gorge plusieurs fois et tenta de demander à Thomas s'il le voyait, si Newt était sain et sauf, mais rien ne sortait de sa bouche. En plus Thomas était certainement lui aussi incapable d'entendre quoique ce soit si ce n'est ce bourdonnement agaçant et douloureux. Les larmes se mirent à couler le long de son visage. Il n'en pouvait plus. Entre l'agonie et la terreur, il ne s'en sortirait pas. Ce n'était pas possible. Si seulement il pouvait en finir !

Les minutes passèrent comme des heures. Minho commença à entendre à nouveau. Thomas n'avait pas bougé, il se tourna alors vers lui - ou essaya-t-il - et répéta le nom de Newt, inlassablement, jusqu'à ce que le garçon le regarde enfin. Thomas plissa les yeux. Ils ne comprenaient pas. Il approcha son oreille tout près de sa bouche, et Minho le dit encore. Il y mettait ses dernières forces.

Thomas s'écarta, l'air inquiet. « Il n'est toujours pas revenu » murmura-t-il, la voix râpeuse.

Minho ferma fort les yeux. Il fallait que Newt s'en sorte. Quel intérêt de vivre dans un monde sans lui ? Il essaya de bouger, et la douleur le lança dans tout le corps. Voilà qui le distrayait admirablement de son attente ! Il serra les dents pour retenir son gémissement, et échoua. Thomas le regarda, anxieux. « J'aimerais pouvoir faire quelque chose » grimaça-t-il. Le temps qu'il termine sa phrase, Minho avait perdu connaissance. Son cerveau ne pouvait supporter autant de douleur. Thomas était soulagé pour lui. Ce serait toujours ça de répit.

Soudain il tourna la tête vers l'entrée. Quelqu'un venait d'entrer. Dans le noir, il lui était d'abord impossible de reconnaître le nouvel arrivant, puis il remarqua la façon particulière de marcher de Newt, d'autant plus marquée qu'il venait de courir comme un dératé. Le soulagement inonda sa poitrine.

Newt n'arrivait pas à croire qu'il l'avait fait. Il avait survécu ! Il avait vu plusieurs Gladers tomber, mais il ne pouvait rien faire. Ils étaient déjà morts. Il scanna la pièce à la recherche de Thomas et Minho, trop sombre pour y distinguer qui que ce soit. Ses oreilles bourdonnaient, il avait l'impression d'être sous l'eau. Il avança, sa jambe le faisant souffrir terriblement. Il reconnut enfin la silhouette de Thomas, appuyé contre le mur. A ses pieds se trouvait une masse informe, tremblante. Il fronça les sourcils.

Thomas le regardait. « Il t'appelle depuis un moment » lui annonça-t-il en lançant un regard vers le garçon roulé en boule devant lui. « Je te laisse la place » conclut le garçon en s'écartant avec difficulté. Il rampa un peu plus loin, le mouvement le vidant de ses forces.

Newt tourna son regard vers lui : « Qu'est-ce qui lui est arrivé ? » souffla-t-il avec inquiétude tout en s'approchant de Minho.

« Un éclair l'a frappé. Il a fait la torche humaine pendant un bout de temps » répondit Thomas, la voix sombre.

Newt reporta son regard sur Minho. Il s'assit, se laissant tomber lourdement. Minho leva laborieusement la tête vers lui. « Newt » croassa-t-il faiblement, la voix sèche et rauque. Il plongea les yeux dans ceux de Newt, brillants de larmes.

« Hey » murmura le blond en réponse.

Minho commença alors à s'agiter. Newt ne comprit pas tout de suite ce qu'il voulait faire, puis il réalisa qu'il essayait de se rapprocher.

« Attend, Minho, attend » s'empressa-t-il de dire en remplissant le vide entre eux deux. Il allongea les jambes et renversa la tête contre le mur dans son dos. Il soupira un grand coup. Certes Minho était blessé, mais au moins n'était-il pas mort. Il sentit quelque chose sur sa cuisse. Il baissa la tête, pour voir Minho se blottir contre lui, utilisant ses jambes comme oreiller. Un élan de tendresse serra le coeur de Newt. Minho avait l'air si jeune. Il en voulait tellement à ces connards de WICKED. Ils les avaient fait vieillir trop vite, les avaient forcés à grandir. Ils n'étaient que des enfants après tout.

Doucement, Newt enfouit la main dans les cheveux de Minho. La caresse sembla le calmer. Minho soupira à son tour, les tremblements s'apaisèrent. Newt ferma les yeux. Il voulait dormir. Echapper à la réalité pour quelques instants.

PS : Merci pour les reviews. Et merci à la personne qui m'a donné les traductions (Glader - blocard, etc), maispour être honnête je les connais pour la plupart, c'est juste qu'ils ne m'évoquent rien. J'ai développé comme une haine des traductions, elles ne reflètentjamais vraiment l'original. Fin bref, c'est tout à fait personnel. En tout cas, je continuerai d'utiliser les termes anglais, désolée pour ceux que ça gêne.

Surtout, merci à vous qui me lisez en général ! De retour à la fac, après les partiels, donc je n'aurai pas forcément plus de temps. On se débrouille comme on peut ;) Bsx !