Chapter 41
Disclaimer : Les personnages de Harry Potter ne m'appartiennent pas, mais promis l'histoire vient de moi et moi seule!
Couple : Harry / Drago (Genre on s'y attendait pas)
Rating : M
Note de l'auteur : Le bonjour du jour : salam ( Azéri) à tous!
Mafia est ma première fanfiction, je vous en prie soyez indulgents ! S'il y a des remarques à faire, je suis à l'écoute.
Bonne lecture !
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C'est autour de la table de salon que nos hôtes nous firent assoir. Harry s'assit, mal à l'aise dans le canapé, je fais de même, lui prenant de nouveau la main, qu'il broya au passage.
- Vous voulez quelque chose à boire ?
- Un café.
Pour moi et, Harry lui prit un chocolat. La personne disparue dans le long couloir sombre de la maison. Je croisai le regard qui se voulait rassurant de l'homme. Il était la chose que je n'avais plus depuis la guerre. Il aurait dû être le pilier d'Harry. Allait-il se rattraper aujourd'hui ?
Remus revint avec un plateau contenant nos boissons, il plaça le chocolat devant Harry en lui souriant puis les trois cafés. Il s'assit pas la suite au côté de son mari.
Je ne savais pas comment agir, les haïr, les juger, les apprécier, les aimer. Il n'avait jamais été là pour mon Ange, mais pourtant il voulait réparer ses erreurs. Je les scrutai du regard comme je savais bien le faire. Sirius me fixa puis préféra regarder son filleul. Remus lui me sourit comme si de rien n'était.
Un silence pesant et lourd plomba l'ambiance présente dans la pièce. Harry tortilla ses doigts, les faisant craquer pendant que je sirotai mon café pas assez fort à mon gout. Ce fut Sirius qui brisa l'ambiance abominable.
- Hum…Harry...tu…
Il se stoppa tout rouge, je soufflai et m'enfonça dans le fond du canapé. Remus leva les yeux au ciel et posa sa main sur l'avant-bras de Sirius.
- Comment vas-tu Harry ?
Harry me regarda, comme s'il attendait que je l'autorise à parler. Je lui souris caressant tendrement sa main avec mon pouce. Il rompit notre échange et se tourna vers Remus.
- Euh plutôt bien, je suis assez content par rapport à la décision qu'a pris Drago il y a peu.
Remus me regarda et sourit.
- Oui je pense c'est une chose toute à fait réfléchis, et très bien.
Sirius hocha la tête me regardant mauvais. Remus revint vers Harry.
- Et sinon j'imagine que tu n'es pas venu ici pour boire un chocolat.
Harry hocha la tête, posant sa tasse vide. Il se tourna vers son parrain.
- Raconte-moi.
Sirius sourit et passa sa main dans ses cheveux, s'installant lui aussi un peu mieux dans le second canapé.
- Quoi exactement ?
- Mes parents.
Il croisa ses bras et regarda par la fenêtre, il faisait beau, comme tous les jours depuis que Tom était mort.
- Nous nous sommes rencontrés à l'école, nous fréquentions la même avec ton père, ta mère Remus, même ton père Drago et ton parrain.
Je me redressai à l'entente de leurs prénoms. Sirius regarda alors cette fois-ci ses mains enlacées devant lui.
- Nous étions un peu une bande avec James, ton père, Remus et Queudver. Toujours ensemble, toujours à faire les quatre cent coups. Ton père était quelqu'un de très drôle, intelligent, gentil, farceur. C'était vraiment quelqu'un de bien. Et puis il y avait ta mère, Lily. Qu'est-ce qu'elle était belle Lily, tu as ses yeux d'ailleurs et les cheveux de ton père. Elle connaissait avant nous Severus. C'était son ami d'enfance si je me rappelle bien.
Il se tourna vers Remus le regard interrogateur. Ce dernier hocha la tête et compléta.
- Ils étaient très amis d'ailleurs. Et on a toujours pensé que ton parrain, Drago, était amoureux de Lily.
- Et ton père aussi. On a souvent été méchant avec Severus pour qu'il n'ait pas Lily. On ne le savait pas plus jeune, mais Severus était un garçon très mal dans sa peau, je m'en veux aujourd'hui car peut être que sans nos méchancetés, il ne serait pas parti vers la Mafia.
- On ne saura jamais si c'est vraiment nous qui l'avons poussé ou autre, donc ne dis pas ça Sirius.
Le brun foncé souffla.
- En attendant Lily est tombée amoureuse de James, c'était tellement super. Puis ils ont eu un travail, puis toi. Tu étais leur merveille. Si beau, si parfait. Tu es celui qui à consolider leur couple. Ils t'aiment tellement.
Je me tournai et vis que Harry avait les larmes aux yeux, je raffermis ma prise sur sa main et approcha ma jambe de la sienne lui montrant que j'étais là.
- Et puis un jour James est venu me voir, il m'a appris qu'il avait fait un super contrat avec un certain Tom Jedusor. Ce dernier lui avait promis de faire développer son industrie en Angleterre et en Europe. Ton père fou de joie n'a pas cherché plus loin.
- Il ne cherchait jamais bien loin aussi.
- C'est vrai. En attendant James ne pouvait pas continuer à être le seul investisseur. Je suis donc rentré dans son entreprise. Les années ont passé, sans qu'il n'y ait eu jamais un seul problème. Puis un jour, j'ai reçu un email de ton père Drago. Il me disait d'arrêter le commerce avec Jedusor si on ne voulait pas de problèmes. A cette époque, on pensait que c'était ton père qui nous menaçait mais c'était tout le contraire. Il voulait nous avertir. Et nous on ne l'a pas écouté. On a continué. Puis James à rencontrer un autre fournisseur, qui lui promettait encore plus que Jedusor. Tu sais comment on est, quand on rentre dans le cercle vicieux de l'argent. On veut toujours plus. Ton père a accepté. Ce qu'on ne savait pas c'était que cet homme était un mafieux du nord de L'Angleterre. Pour emmerder Jedusor il avait pour but de racheter les compagnies de ce dernier. Jedusor l'apprit. Il a tué l'homme, a récupéré le morceau de terrain puis a réglé en personne les problèmes avec les entreprises corrompues.
Sa gorge se serra, il ravala ses larmes et continua difficilement le récit :
- Jedusor a torturé un ami, il lui a donné les informations sur où habitait James. Il….
Sirius se boqua, la voix brisée par les larmes. Ce fut son compagnon qui termina.
- Comme tu le sais il s'est vengé en tuant tes parents. Il pensait même t'avoir tué. Après…on n'a plus entendu parler de toi. Tu n'étais plus chez les Potter. Disparu.
- On t'a cherché, je te promets Harry…
- Et on t'a trouvé, tu étais chez ton Oncle. Peut importer ce que nous faisions, nous n'aurions pas été acceptés comme famille. Sirius a un cassier et…
- Les Dudley aussi !
- C'est ….
- Stop, ça suffit. Vos remords je ne les veux pas. Vous n'avez pas été là, point barre.
Les épaules de Sirius se baissèrent. Je regardai mon Ange, ses yeux lançaient des éclairs. Je lui tapotai la cuisse le ramenant à l'Harry que je préférais. Je me tournai vers Sirius et demanda :
- Tu connaissais personnellement mon père ?
- Moi non, mais Remus oui.
Je me tournai vers mon serveur qui hocha la tête.
- Sirius a un lien de parenté avec les Black. Mais il a été rejeté de la famille. Je ne me suis jamais bien entendu avec ta mère. Mais j'aimais bien ton père. Travailleur, droit. Un peu trop noble mais c'était au fond, un homme bien. Plus jeune nous avons parfois passé des heures ensemble dans la bibliothèque de notre lycée. Après il a changé. Il est devenu encore plus distant. Puis il t'a eu. Nous parlions quelque fois par lettre. Je me souviens encore quand il m'a annoncé ton arrivée. Il était si heureux, si comblé. Il ne cessait de parler de toi dans ses lettres. De tes premiers pas, de tes mots, de tes bêtises, il était fier de son petit garçon. Il t'aimait Drago.
Je ne savais comment réagir…
Pourquoi mon père était ainsi devant moi ? Pourquoi me cacher son amour ? Il m'aimait ! Mon cœur se sera, mon père m'aimait ! L'air me manqua d'un coup alors que je posai ma main sur ma poitrine et me levai, lâchant la main de mon Ange. Je contournai la table et partie vers le jardin. Il était fier de moi ! Il m'a poussé à tuer ! Il m'a poussé à ne plus être humain ! Il m'aimait.
- IL M'AIMAIT ! hurlais-je fou de rage.
Mes mains attrapèrent la barrière du balcon, mes jointures devinrent blanches. Deux bras passèrent devant moi, puis un corps se colla à mon dos.
- Hey du calme Drago.
- J'ai…j'ai tué pour lui…
- Chutt….
Harry posa sa tête sur mon épaule et me serra un peu plus. Je remarquai que mes mains étaient trempées de mes larmes. Je les fis disparaitre avec rage et me tourna vers Remus qui était sur le pied de la porte.
- C'est toi qui poses les roses noirs ?
Il ne fit que hocher la tête. Je ricanai et pressai mes paumes sur mes yeux. Putain ! Soudain, je repensai à cette photo que j'avais trouvée. Cette photo de ce garçon brun, ce garçon qui avait fait sourire mon père. Je fouillai mes poches et sorti mon portefeuille. Je retrouvai alors la photo que je tendis à Remus.
- C'est toi.
Il sourit et hocha la tête.
- A Poudlard…il faisait très chaud cette année. Nous étions allés nous baigner dans le lac de l'école. C'est Lily qui a pris la photo. Je pense que c'était la seule qui connaissait ma réelle relation avec ton père.
Je me tournai vers Harry et me réfugia dans ses bras. Je n'arrivais plus. Harry me tapota le dos et dit :
- Je pense qu'on va rentrer, ça fait beaucoup d'informations en peu de temps.
- Tu as raison Harry.
- Reviens quand tu veux ici, ou au café, si tu veux encore parler ou même juste…, baragouina piteusement Sirius.
Harry hocha la tête et me pris la main me trainant à moitié. J'étais comme dans un état second. Toutes les convictions que j'avais au sujet de mon père venaient de s'effondrer. Il fallait que je me base sur quoi maintenant ?
Harry conduit la voiture pour rentrer. On monte dans notre suite en silence. Une fois dans ma chambre je dis soudain :
- Tu crois qu'il a encore les lettres ?
- Aucune idée il faudrait lui demander.
- Je veux pas les lire.
- Pourquoi ? Tu connaitrais enfin la vérité sur ton père.
- Ca fais plus de vingt ans que je me base sur des choses et voilà qu'il faut que j'efface tout et que je recommence.
- C'est ça la vie Dray et tu le sais.
- Je peux pas.
- Tu n'es pas faible, je suis là. Tu dois le faire ou tu vas t'en vouloir de ne jamais connaitre ton père comme il a vraiment été.
- Il est mort de toute façon.
- Pas dans ta mémoire. Personne n'est réellement mort tant qu'il y a ta mémoire. Ton père, Severus. Ils vivent grâce à toi. Alors il faut que tu saches qui était vraiment ton père.
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Aujourd'hui était un grand jour pour moi. Je passai encore une fois ma main dans mes cheveux que j'avais, il y a peu, coupé. Je remontai mon pantalon trop grand depuis peu, et me tortillai les mains. Harry se tourna vers moi et leva les yeux au ciel en me voyant agir ainsi :
- Hey Dray keep calm.
- Oh toi arrête avec ton expression anglaise.
Il rigola et me pris la main, je la serrai fort et ouvris une bonne fois pour toute la porte qui était devant moi. On entra dans une pièce pas très grande. Les murs étaient principalement noirs, et recouverts de plein de dessins différents. Des représentations, des images, des dessins imaginaires, des dessins de tribus. Je serrai un peu plus la main de mon ange en voyant une jeune femme sortir de la pièce attenante, un bras recouvert d'une bande de tissus.
- Mon dieu Harry, qu'est-ce que je fais là ?
- Dray, on en a déjà parlé.
- Je sais…
- Tu voulais le faire non ?
- Oui…mais…
- Bon aller.
Quelques minutes plus tard un homme d'une quarantaine d'année sorti de la pièce. Il était recouvert de piercings et de multiples tatouages sur le corps, tel que les bras, le cou, les mains.
Je secouai la tête et tournai les talons me dirigeant vers la porte. Harry me prit le bras et me força à me coller à lui. Je reviens sur mes pas et regarda l'homme qui souriait comme si tout était normal, d'avoir plein de tatouage sur la figure.
- Bonjour, j'ai pris rendez-vous pour mon petit ami et moi.
- Oh je vois, c'est lui le grand stressé.
L'homme rigola suivis de mon Ange, pas si ange que ça quand même. Je le fusillai du regard et fit face à l'homme en levant mon menton fier, et droit.
- Oui c'est moi.
- Hé Dray garde tes belles paroles pour plus tard.
L'homme attrapa un stylo et marqua un truc sur un énorme agenda noir.
- Bon et bien suivez-moi.
Harry me tira vers la pièce d'à côté. Dans cette soi-disant pièce il y avait d'abord un salon avec des canapés noirs et des tables basses, dans un coin, reposait une terrière et une machine à café.
- Essayer-vous.
Je regardai l'homme avec méfiance mais suivis encore une fois de force mon petit ami. Une fois assis il posa sa main sur ma cuisse et me souris. L'homme demanda.
- Un thé, café ?
- De l'eau pour moi merci.
- Du…
- Non pas de café Dray, tu en bois trop.
Je baissai la tête et me remis à tortiller mes doigts. L'homme rigola encore et servis mon Ange, puis s'assit en face de nous, un cahier a croquis dans les mains.
- Bon alors Drago c'est ça ?
Dit-il en me pointant du crayon. J'hochais la tête, il regarda brièvement Harry.
- Et toi Harry, ok. Donc moi je suis Ed, je suis le gérant de cette entreprise et c'est moi qui vais m'occuper de vous. Vous m'aviez parlé d'un truc spécifique mais je me souviens plus, désolé.
- Pas de soucis.
Harry sourit et tendis la main vers moi, je fis un grimace puis lui donnais mon bras gauche. Il me sourit et déboutonna ma chemise, pour remonter ma manche dévoilant ma marque. L'homme c'était avancé vers nous, et regarda mon bras avec étonnement.
- Etrange tatouage, je ne l'ai jamais vu. Mais il est très beau pourquoi vouloir le cacher ?
Je retirai mon bras et le couvris de nouveau puis soufflais :
- Personnel.
- Ok soit ! Vous avez une idée du coup ?
Mon regard se porta de nouveau sur mes mains qui étaient d'ailleurs très jolies. Harry me donna un coup d'épaule.
- Eh Drago si on est ici c'est pour que tu dises tes idées donc vas-y.
Je relevais le regard et croisai les yeux doux et tendre de mon Ange. Il soupira et dit à ma place.
- Il voulait quelque chose de plus gai, et qui cache la marque…
- Totalement ?
- Non juste la rendre différente.
L'homme me regarda un moment et demanda.
- Je peux revoir votre marque, si ça ne vous dérange pas trop.
Je relève ma manche et la lui montre, la marque maudite. Cette histoire de tatouage c'est Harry qui m'en a parlé. Il disait que cela pouvait m'aider à passer au-dessus de tout ça. Au début j'étais pas chaud. Pas que je n'aime pas les tatouages, mais…c'est pour toute une vie. Alors Harry m'a rappelé que cette marque y sera aussi et que si je n'arrive pas à passer cette épreuve seul, alors il me faut de l'aide. Et l'encre noir semble être une solution.
L'homme regarda mon tatouage un moment puis prit rapidement son carnet à dessin et son crayon à papier et se mis à dessiner rapidement. Donnant de cran coup de crayon, traçant de multiples traits, gribouillant. Le voir concentré ainsi, me fit penser à moi quand je jouai au piano. Je souris et lui laissa redessiner mon bras avec un nouveau tatouage dessus.
Au bout d'un moment l'homme s'arrêta, il tourna le carnet vers nous. Devant moi, sur cette feuille de papier se trouvait le dessin qui allait me permettre de continuer une vie normale. Je souris à Harry, qui prit le croquis entre ses mains :
- Il est magnifique.
L'homme nous sourit et commença.
- Je peux le dessiner sur votre peau et quand vous vous sentez prêt et si le tatouage vous plaît toujours on pourra vous le tatouer.
J'hochai la tête lui rendant le croquis. L'homme se leva et me fit signe de le suivre. On entra dans une autre pièce jointe au salon. Il y avait la table de tatouage et la chaise. Il m'incita à m'assoir et me demanda.
- Vous pouvez enlever votre tee-shirt.
Je retirai entièrement ma chemise et m'allongeai sur le dos. Cette chaise me rappelait celle où je m'étais fait tatouer pour mes 18 ans. L'homme chercha un truc sur sa table. Harry arriva et me prit ma main droite.
- Il te plait vraiment ?
- Oui j'aime beaucoup.
Il se pencha et m'embrassa tendrement :
- Alors c'est cool.
J'hochai la tête, l'homme se tourna vers moi avec un pinceau d'encre.
- Bon du coup cette encre va durer pas mal de temps, donc vous avez un moment pour être bien sûr.
- Ok.
L'homme me sourit et prit un tabouret pour se mettre à la hauteur de mon bras. Il saisit mon bras et se pencha, commençant alors à dessiner sur ma peau. Harry ne me lâcha pas du regard pendant tout le temps. Je lui souriais, amoureux.
Quand l'homme se releva il me montra mon bras coloré et totalement métamorphosé. Je souris et toucha fébrilement mon tatouage éphémère.
- Voilà.
- Parfait, il est parfait.
Je me relevai et allai payer l'homme. J'enfilai ma chemise et hésitai à fermer mes boutons de manchette. Harry posa son bras sur le mien et secoua la tête.
- Laisse le à l'aire, il faut que tu t'y habitue n'en ai pas honte.
J'hochai la tête, l'homme nous dit de revenir quand je me sentirais près. On sorti pour retrouver nos cocons.
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Voilà pour ce chapitre. Le prochain risque hélas d'être plus long a venir…pas que j'ai plus l'inspiration ne vous en faites pas ! Mais juste pas trop trop le temps ….
Désoler du retard et bon week-end à tous
Ps : une idée du tatouage ? moi je savais pas trop donc j'ai pas voulu le décrire mais si une de vos idée me plait je la mettrai !
Bisous baveux de la mort qui vous aime !
