Au fait, c'est vrai que je n'ai jamais précisé, mais c'est parce que c'est évident : les personnages ne m'appartiennent pas, ni les livres, seul le texte m'appartient ;)

J'espère que ça vous plait, n'hésitez par à me dire ce que vous en pensez ! Je suis ouverte à toute critique (j'avoue que je préfère les positives, soyons honnête :p )

En tout cas, merci de me suivre, je suis surprise du nombre de lecteurs, merci beaucoup beaucoup les gens :D

Le lendemain, au réveil, Newt scruta les visages, faisant le compte des Gladers toujours vivants. Il se pencha ensuite sur Minho, endormi, les poings serrés. Le pauvre devait encore souffrir. Newt posa la main sur son front pour voir s'il avait de la fièvre. Il était chaud mais rien de trop inquiétant. Ses brûlures étaient mauvaises, il en était couvert, mais encore une fois Minho pourrait surmonter ça. Newt le savait.

Il échangea un regard avec Thomas, se leva et le rejoignit. Sa jambe était encore douloureuse.

« Il faut qu'on trouve de quoi manger » annonça Thomas, la voix sombre.

Newt acquiesça d'un signe de tête. Les Gladers émergeaient les uns après les autres.

Soudain, Thomas écarquilla les yeux, fixant un point derrière Newt. Celui-ci se retourna vivement, et tomba nez-à-nez avec un garçon qu'il ne connaissait pas. Il était sale, les vêtements déchirés. Newt réalisa qu'ils devaient être dans le même état, si ce n'est pires. Ce devait être un Crank (Fondu), Rat Man leur avait dit que tous les 'habitants' de la ville étaient contaminés par la Braise. Newt s'écarta, reculant de quelques pas pour se retrouver aux côtés de Thomas.

Le Crank était armé. Merde… Eux n'avaient que leurs mains nues. Mais au moins étaient-ils plus nombreux.

« Qu'est-ce que tu veux ? » lui demanda Thomas, le ton assuré.

Le Crank ricana. « Qu'est ce que je veux ? » répéta-t-il, menaçant. « Vous êtes sur mon territoire, et vous n'avez rien à y faire ».

« Nous sommes plus nombreux » précisa le Glader en jetant un regard derrière son épaule.

« Et moi je suis armé » rétorqua l'autre en glissant son doigt le long de la lame.

Thomas serra les dents, énervé par le comportement du nouvel arrivant. Newt lui lança un regard inquisiteur. Il n'était pas convaincu que l'approche gros muscles était la meilleure.

Le Crank se retourna et balança un coup de pied dans le flanc de Minho. « Allez les clébards, dehors ! » aboya-t-il.

« Fous lui la paix ! » gronda Newt en bondissant en avant. Finalement, la violence lui semblait parfaitement appropriée. Thomas le retint par le bras au dernier moment. Le Crank ne lui accorda même pas un coup d'oeil.

Minho grogna de douleur et ouvrit les yeux. Il regarda l'autre qui le surplombait, l'air mauvais. Minho n'était franchement pas d'humeur à ce qu'on se foute de sa tronche. Il se redressa, la douleur rugissant dans son crâne et dans chaque cellule de son corps. Il l'ignora du mieux qu'il put, feignant l'aisance, et fit face au Crank, le regard meurtrier.

Ni une, ni deux, il lui envoya un point dans la figure. « On frappe pas quelqu'un au sol » lui cracha-t-il à la figure d'une voix haineuse.

Le Crank se secoua, le visage déformé par la rage. Il sauta sur Minho, l'entraînant au sol, le frappant de toutes ses forces. Minho se débattit jusqu'à passer au-dessus, en position assise sur la poitrine du type. Il le roua de coups, lui éclatant la lèvre, visant désormais les yeux. Il ne se serait pas arrêté si Thomas et Newt ne l'avaient retenu. Il hurla de frustration, tentant de se débarrasser des deux Gladers.

« Minho, ça suffit ! » siffla Newt.

Il finit par obéir, la rage au ventre. Il n'avait plus de force, la souffrance était terrible, son estomac criait famine, il tremblait de partout.

Lorsqu'il releva la tête, le Crank n'était plus seul. Toute une clique de gamins, une quinzaine d'années en moyenne, l'entourait, armée jusqu'aux dents. Ils étaient vraiment dans la merde.

Le premier Crank s'essuya la bouche avec sa manche, y laissant une trace de sang. « Tu vas le regretter » gronda-t-il en fusillant Minho du regard. Il fit un pas en avant, mais Thomas s'interposa.

« Attends, on peut vous être utiles » commença-t-il, les mains basses en signe de paix.

Thomas se rendait bien compte qu'à ce rythme là, ils seraient tous morts dans la demi heure. Il fallait une autre stratégie. S'il leur promettait l'antidote, peut-être accepteraient-ils de les laisser vivre, et même de leur donner de la nourriture. Bien que l'intervention de Minho avait fortement compromis le plan…

Le Crank s'arrêta, imité par les autres, et lui lança un coup d'oeil intrigué. « Vraiment ? » railla-t-il néanmoins.

« Laisse moi cinq minutes pour te convaincre » poursuivit Thomas, soulagé. Il avait attiré son attention. Ça pourrait marcher. « Seul à seul ».

L'autre inclina la tête sur le côté, curieux. Il ne lui faisait pas confiance. Il prolongea l'attente encore quelques secondes, puis accepta d'un hochement de tête. « Suis-moi » ordonna-t-il. Il s'interrompit, jeta un oeil en arrière, « Quoiqu'il en soit, celui-là mourra » décréta le Crank d'un ton péremptoire en pointant Minho du doigt. Et il reprit sa marche.

Newt avait suivi l'échange, inquiet de l'issue de la conversation. La décision du Crank lui avait retourné le ventre. Thomas et lui avaient longé un couloir, et étaient entrés dans une pièce, refermant la porte derrière eux. Il se demanda même si Thomas en ressortirait jamais vivant. Le Crank avait toujours son poignard.

Il jeta un regard circulaire, une dizaine de Cranks les entouraient, toutes armes dehors. Ils avaient des petits sourires moqueurs, certains semblaient bien plus avancés dans la maladie que les autres. Une fille était dans le lot, Brenda comme l'avait appelée le premier Crank. Lui avait l'air d'être le chef. Elle était seconde. Ces deux-là avaient encore l'air frais, on ne pouvait pas en dire autant des autres.

Newt fit un pas vers Minho, mais directement un Crank lui coupa la route, une barre de fer au bout pointu dans la main, l'air menaçant. « J'éviterais ça si j'étais toi » gloussa-t-il, se retournant ensuite vers un autre Crank qui l'accompagnait dans son rire. Newt déglutit et revint à sa position antérieure. L'attente serait longue.

Thomas finit par revenir. Il avait l'air calme, ça avait du fonctionner. Il regarda Newt et hocha la tête.

Le chef s'appelait Jorge. Il avait accepté de les aider à trouver de la nourriture et de leur servir de guide. Lorsque Jorge prononça le nom de Thomas, tous les Cranks levèrent la tête, surpris. L'effet était unanime. Newt fronça les sourcils. Il n'aimait pas trop ça. La décision de leur chef, en plus, ne semblait pas plaire à tout le monde.

Brenda et Jorge prirent la tête du groupe, tandis que les autres se dispersèrent. Ils les entraînèrent dans des tunnels souterrains. Aucun d'eux n'était très rassuré. S'en remettre à d'autres pour survivre n'était pas vraiment l'une de leurs habitudes. Surtout pas pour Minho. Il ne pouvait détacher les yeux de Jorge. Si un regard avait pu tuer, le Crank serait déjà mort depuis un long moment. Jorge avait renoncé à l'abattre, c'était une condition de Thomas. Newt en était sacrément soulagé, mais les envies de meurtre de Minho ne s'étaient pas éteintes pour autant. Ça lui passera

Enfin, ils atteignirent une porte. Brenda et Jorge les arrêtèrent et entrèrent dans la pièce. Les Gladers s'assirent dans le couloir, tandis que les Cranks leur faisaient passer de la nourriture. C'était des boîtes de conserve, rien d'extraordinaire, mais Newt avait l'impression qu'il n'avait rien mangé de si bon depuis des lustres. Ils engloutirent leur repas rapidement. Personne ne parlait.

Enfin, Brenda se releva, Thomas sur les talons. Jorge était en tête et eux discutaient, en queue de file. Newt marchait à côté de Minho, leurs bras se frôlant à chaque pas. Il était surpris que le Runner ne s'écarte pas. Il maintenait le rythme, n'ayant apparemment pas l'intention de l'abandonner.

« Ça va sinon ? » murmura Newt en repensant aux brûlures.

Minho acquiesça, « Frais comme un gardon ! » lui assura-t-il.

Newt voyait bien à sa démarche raide qu'il souffrait, mais il n'allait pas le faire remarquer : « Monsieur est un warrior, pardon » se moqua-t-il alors gentiment.

Minho ricana, et rétorqua « Tu ne le savais pas déjà ? » en lui donnant un petit coup de coude dans le côté.

Newt sourit. Il ouvrait la bouche pour répondre quand un vacarme fracassant retentit, le tunnel se mit à trembler. Il regarda de tout côté, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Puis un pan entier du tunnel s'effondra, juste derrière eux, les séparant de Thomas. Il était avec Brenda, mais Newt ne lui faisait pas confiance. Il essaya de faire demi tour, mais Minho l'attrapa par le bras, « Viens » hurla-t-il par dessus le bruit. Ils se mirent à courir vers la sortie, le plafond du tunnel cédant au fur et à mesure. Il n'aimait pas du tout l'idée d'être séparé de Thomas. Les Gladers étaient toujours ensemble, tous ensemble. C'était le secret de leur survie. Il serra les dents et continua de courir, toujours tiré par Minho.

Ils sortirent enfin à la lumière du jour. Essoufflés, ils se tenaient les côtes tout en s'éloignant plus encore. A quelques mètres, ils s'arrêtèrent et reprirent leur souffle.

Jorge avait l'air furieux. Il s'approcha de Minho : « On dirait bien que tout le monde n'apprécie pas que je vous aide » fulmina-t-il d'un ton accusateur.

« Qu'est-ce que tu veux dire par là ? » l'interrogea le Glader dans un haussement de sourcils.

« C'était pas un accident » marmonna-t-il en jetant un coup d'oeil à l'éboulement. « Les autres ont fait ça. Ils n'ont plus toute leur tête ».

Minho leva les yeux au ciel, « T'es un Crank mon gars, toi aussi t'as perdu des cases » le railla-t-il.

Jorge serra les dents à la remarque, les mains fermées en poing. « Ma patience a des limites, mon gars » ironisa-t-il, « Souviens toi que vous avez besoin de moi ».

Minho s'avança vers lui, furibond : « Tu nous menaces, Crank ? ».

Ce fut au tour de Newt de lever les yeux au ciel. Ce que Minho pouvait être lourd des fois ! Il s'interposa, repoussant le Glader d'une main sur la poitrine. Il lança un regard au Crank, l'expression conciliatrice. Jorge le gratifia d'un hochement de tête.

« Bon, en route » dit-il d'une voix forte en s'éloignant du tunnel désormais inutilisable.

« Et Thomas ? » lança Newt, la gorge serrée

Jorge s'interrompit et se retourna : « Des Cranks vont bientôt se pointer, on doit filer. Brenda connaît les souterrains comme sa poche, ils nous rejoindront ». Sur ces mots, il prit la tête du groupe.

Minho l'ignora et regarda Newt, l'oeil noir. « Tu aurais du me laisser faire » grogna-t-il.

« Arrête, sérieusement. Tu nous fous dans la merde avec ta tête brûlée » maugréa Newt en se détournant, énervé. Minho partait toujours en vrille, il ne savait pas tenir sa langue. C'était soulant des fois. Il fit mine de suivre Jorge, déjà quelques pas plus loin. Minho lui emboîta le pas.

« Ah ah, très drôle » feint-il de rire. « T'en as d'autres des blagues comme ça ? »

Newt s'arrêta et le fixa un moment, les sourcils froncés. Il ne comprenait pas ce que disait Minho. Enfin il réalisa ce qu'il venait de dire, l'accusant d'être une tête brûlée alors qu'il était en effet brûlé de partout.

« Ce n'est pas ce que je voulais dire » soupira-t-il. « Il faudrait juste que tu apprennes à filtrer. Tu ne peux pas sortir tout ce qui te passe par la tête ».

Minho serra les mâchoires. Bien sûr, Newt avait raison. C'est comme ça qu'il l'avait insulté, à plusieurs reprises. Mais il n'y pouvait rien. Ce n'est pas quelque chose qu'il pouvait contrôler. Newt se détournait encore. Le Runner se mordit fort la langue et l'attrapa par le bras. Newt lui fit face, surpris : « Quoi ? » lâcha-t-il.

« Je suis désolé, Newt » dit Minho en le fuyant du regard.

Newt haussa les sourcils. Puis le brun leva les yeux et les plongea dans les siens. Il répéta ses excuses, la voix calme et profonde.

Newt hocha la tête. Il ne savait pas trop ce qu'il entendait pas là, s'il le pardonnait, ou s'il laissait passer. Quoiqu'il en soit, il était un peu soulagé. Minho avait reconnu son erreur, ce qui était proprement extraordinaire. De mémoire d'homme, ce devait être une première.

Minho finit par lui lâcher le bras, et ils rattrapèrent les autres, plus loin devant. Newt était inquiet. Il n'aimait vraiment pas ignorer où était Thomas, s'il allait bien. Le Greenbie était son pote.

« On va les retrouver » entendit-il Minho lui murmurer à l'oreille. Il leva les yeux vers lui, un sourire anxieux sur les lèvres. Minho posa la main sur son épaule et serra doucement, puis laissa tomber son bras.

Le long voyage commençait.

So, what did you think about it ? C'est moins fleur bleue, et l'histoire avance doucement. Je n'avais pas pensé faire un flash back si long au début.. Bref, keep reading :D