« Salut Thomas »

L'intéressé leva la tête, qui tourna au rouge en voyant Newt et Minho entrer dans la pièce. Il n'avait pas oser retourner dans la chambre et avait conseillé aux autres de s'en abstenir également. Qui savait ce que ces deux-là pouvaient faire seuls dans une chambre ? Il rougit plus fort encore tandis que l'idée prenait forme dans son esprit. Il détourna le regard, embarrassé. Pourquoi avait-il forcé cette fichue porte ?

« Tout va bien ? » insista Minho en s'asseyant à côté de lui avec son bol de céréales. Newt lui lança un regard appuyé, du genre « N'abuse pas non plus, fous lui la paix ! ». Mais Minho comptait bien assumer sa décision, et tant pis si c'était aux dépends de Thomas. Newt en avait besoin, il entendait au moins lui offrir cela. Thomas croisa son regard.

« Je suis vraiment désolé les gars », bégaya-t-il, « hier soir je ne voulais pas vous interrompre ».

« Eh relax, ce n'est pas grave », assura Newt. Il hésita avant de voir la réaction de Minho.

« Newt a raison, et puis ça t'apprendra à ouvrir sans frapper ! »

Thomas lui balança un coup de coude dans les côtes.

« Aïe ! C'était pourquoi ça ? »

« J'ai frappé, mais personne ne répondait. Et vous veniez juste de vous embrouiller sec, j'avais peur que ça ne devienne violent. »

Minho fit un clin d'oeil à Newt : « C'était violent en effet, non ? ».

Newt rit de bon coeur, manquant de recracher sa bouchée de céréales, heureux que la tension retombe.

« Epargnez-moi les détails, d'accord ? » railla Thomas, un petit sourire aux lèvres, les yeux pétillants. « Et puis j'ai été suffisamment puni, j'ai dû dormir par terre ! »

« Ecoutez-le, le martyr ! » ricana Minho, « on te fera une place cette nuit, ne t'inquiète pas », poursuivit-il en s'approchant de plus en plus de son pote, le mettant clairement mal à l'aise.

Newt éclata de rire avant de tirer le bras de Minho en arrière, l'écartant de Thomas: « Ça suffit, arrête ! ». Pause. « De toute façon il n'y pas de place pour lui ».

Ce fut au tour de Minho d'éclater de rire : « Ce n'est pas que mon blondinet ici présent serait jaloux ? ».

Sans y penser, il abandonna son bol sur le sol, se leva et planta un baiser sur les lèvres de Newt. Surpris, le Glader ne réagit pas. C'était un sacré progrès, et Minho avait eu l'air parfaitement naturel. Newt sourit, le tira par la chemise pour lui rendre son baiser.

« Bon, bon, bon les tourtereaux ! C'est bien gentil mais je ne suis pas au cinoche, merci ! » s'indigna Thomas pour leur rappeler sa présence.

« Pas faux » marmonna Newt contre la bouche du Runner.

Il s'écarta, ramassa le bol de Minho et le lui rendit. Ils se fixèrent un long moment, engloutissant leur petit déjeuner. L'un comme l'autre ne pouvait réaliser qu'ils avaient passé le pas. Un couple. L'idée semblait folle. Et tellement géniale.

Thomas se racla la gorge. « On s'étouffe dans toutes ces hormones, vous ne trouvez pas ? » tenta-t-il en se levant.

« Hey, t'es parti où ? » lui lança Minho

« Dans mon lit rattraper ma-«

« Alors là c'est hors de question mon pote ! » l'interrompit-il en tirant Newt par le bras pour l'arracher du sol, leurs bols abandonnés une fois de plus, vides.

« Mais c'est une blague ! », ronchonna Thomas, « allez les mecs, s'il vous plait ! » les supplia-t-il en les regardant s'engouffrer bien vite dans la chambre qu'ils venaient à peine de quitter. « C'est pas juste. » Les bras ballants, il rejoignit les autres dans le cockpit. J'aurais mieux fait de me taire.

Le Runner referma la porte derrière lui et se tourna vers Newt, un sourire diablement sexy sur les lèvres.

Où en étions-nous ? » ronronna-t-il en poussant Newt vers le lit.

Minho plaqua Newt contre le mur.

Son empressement plaisait d'autant plus à Newt qu'il perdait peu à peu le contrôle de lui-même. Il ne l'avouerait jamais à ses amis, mais son cerveau commençait à dérailler sec.

Il écrasa sa bouche contre celle de Minho et se fit la promesse d'oublier tout cela. Minho seul comptait désormais. Et bien vite il n'eut plus de difficultés à se concentrer sur l'homme entre ses bras.

Minho répondait à son baiser avec passion, ouvrant la bouche de Newt avec sa langue, titillant et mordillant ses lèvres, caressant sa langue de la sienne. Ses mains remontèrent le long de ses flancs, puis redescendirent pour se glisser sous son t-shirt. Newt frémit, les mains de Minho, fraiches, lui électrisant la peau.

Minho se pressait contre lui, le dos de Newt était plaqué au mur. Il ne pouvait rien manquer de l'excitation de son partenaire, de plus en plus inquisiteur.

Newt n'était pas en reste, il attirait Minho encore plus près, agrippant ses fesses et collant son bassin au sien.

Minho laissa échapper un petit rire de gorge en reprenant son souffle : « Ça m'a l'air sérieux, blondinet ».

Il s'écarta suffisamment pour retirer le t-shirt de Newt, et l'admirer. Newt rougit. Il avait beau ne plus être un Runner depuis un bail, il n'avait pas perdu sa silhouette sportive. D'un doigt léger, le brun suivit la ligne de ses muscles, des pectoraux, puis des abdominaux, effleurant son bas ventre. Newt déglutit et appuya sa tête contre le mur, mordant sa lèvre inférieure.

« Ce que tu es sexy » souffla Minho en déposant un baiser sur sa pomme d'Adam, tout doucement, avant de lécher du bout de la langue sa gorge, descendant sur son torse, retraçant la ligne que ses doigts avaient empruntée une seconde plus tôt.

Newt frissonna, soupira alors que Minho s'approchait dangereusement de la ceinture de son jean. Le Runner se chargea alors de la défaire, ouvrit le bouton et le déshabilla. Le coeur de Newt battait à cent à l'heure. Il attendait ce moment depuis si longtemps.

Minho le regardait, le visage levé vers lui : « Tout va bien ? » hésita-t-il, demandant la permission.

Newt sourit, gêné : « Je n'ai jamais été aussi bien Minho ».

L'autre lui lança un sourire lumineux, les yeux éclatants : « Et ça ne fait que commencer, bébé ! ».

Newt rit, s'abaissa au niveau de Minho pour le redresser : « Ce n'est pas juste, tu es encore tout habillé » dit-il en déboutonnant la chemise de Minho.

Il suivit les doigts de Newt du regard, écartant les pans de sa chemise pour l'en défaire une fois terminé. Timide, Newt posa une main hésitante sur son torse. Il était chaud, et juste sous sa paume il sentait son coeur battre. Fort.

Minho retira lui-même son pantalon, les yeux rivés sur son partenaire. Il se sentait bouillonner, mais il ne voulait pas brusquer Newt. Chaque chose en son temps.

Newt l'explorait à la fois des yeux et des mains, caressant sa poitrine, une expression tendre inscrite sur le visage. Il s'approcha tout près de lui, se décollant du mur. Il le regarda droit dans les yeux, toujours pleins d'amour et de reconnaissance, et lui planta un long baiser sur les lèvres, ses mains se plaçant fermement sur ses hanches, le menant à la rencontre des siennes.

Un gémissement échappa des lèvres de Minho alors que Newt lui mordillait la langue, imprimant un léger mouvement de bassin contre le sien, se frictionnant contre lui.

« Tu me tue » murmura Minho, le souffle coupé. Une main descendit sur les fesses de Newt, accentuant l'ondulation de son bassin, tandis que l'autre s'enfouissait dans ses cheveux, maintenant son visage en place. Newt n'hésita plus, il glissa sa main entre eux deux, écartant l'élastique du boxer de Minho, et l'enroula autour de son sexe.

Minho sursauta, enfonçant ses doigts dans la peau de son pote. Il enfouit sa tête dans le cou de Newt, mordillant sa peau, alors que celui-ci montait et descendait la main le long de son membre, suivant le rythme de va et vient de son bassin tout contre lui.

Minho respirait de plus en plus fort, il tremblait. Il prit appui contre le mur, et il sentit Newt se laisser glisser au sol.

Il le regarda, surpris : « Qu'est-ce que… ».

Newt lui retira son boxer et posa ses lèvres sur l'extrémité de son sexe. Minho serra les dents pour ne pas crier. Oh bordel. Il ne lâchait pas Newt du regard, la tête blonde de son copain montant et descendant, le maintenant par les hanches pour qu'il ne bouge pas. Minho avait du mal à se contrôler, c'était tellement bon. Il sentait sa langue le masser, ses dents le griffer tout doucement, lançant des étincelles dans tout son corps.

Soudain Minho ne voyait plus rien, tellement concentré sur les sensations que lui procurait Newt. Il réalisa que s'il continuait comme ça, il jouirait, et c'était hors de question.

« Newt », tenta-t-il, la voix si rauque qu'elle en devenait incompréhensible. Il se racla la gorge, « Newt » répéta-t-il, « arrête, s'il te plait ». Il avait du mal à parler.

Newt releva la tête, l'air blessé : « Ça ne te plait pas ? Je n'ai pas vraiment d'expérience, je suis désolé » bafouilla-t-il en se relevant et s'écartant de Minho.

Celui-ci le rattrapa par le bras, « Tu rigoles j'espère ? Rien n'est mieux qu'être avec toi, je t'assure », et pour le lui prouver il lui rendit les mêmes attentions, caressant le sexe de Newt, fasciné par son regard écarquillé. « Tu vois ce que ça fait ? J'ai l'impression que ça ne te plait pas, à toi non plus » chuchota Minho tout contre son oreille, léchant la ligne de sa mâchoire, l'embrassant langoureusement en introduisant et retirant sa langue au rythme de sa main sur son sexe.

Newt agrippa l'avant bras de Minho, retenant avec difficulté ses gémissements, la tête renversée en arrière.

« Je… je ne vais pas tenir longtemps » haleta Newt.

Minho ne lui laissait aucun répit, il lui mordillait la clavicule, léchant son torse de plus en plus bas. Il maintint une main à la base de son sexe et le prit dans sa bouche.

Newt gémit et frissonna, enfonçant ses doigts dans les cheveux de Minho. Il ne pouvait contenir le mouvement de ses hanches, et Minho l'encourageait en posant une main sur ses fesses pour le pousser en avant, guidant son rythme. Sentant Newt au bord de l'orgasme, il se releva, l'embrassa et le mena jusqu'au lit.

« J'aimerais essayer quelque chose » dit-il en se pressant dans le dos de Newt.

Il lui mordilla l'épaule en glissant son sexe entre ses cuisses, se pressant contre ses fesses tout en empoignant le sexe de Newt. Il n'était pas question qu'il jouisse seul.

Sur la table de chevet il avait prévu de la vaseline. Faire mal à son copain n'était pas une option. Newt le regardait faire, les yeux pleins d'attente et aussi d'inquiétude.

Il versa une portion généreuse de crème dans ses mains avant d'enduire son sexe sous le regard lourd de désir de son partenaire, puis introduisit sa main entre ses fesses pour préparer le passage.

Il s'allongea enfin sur Newt : « Ça va ? Si tu n'as pas envie, ou bien si je te fais mal, dis moi et j'arrête » murmura un Minho attentionné.

« Vas-y » répondit Newt sans hésitation.

Minho se positionna alors au dessus de Newt, glissa son sexe tout près et le pénétra le plus délicatement du monde.

Newt souffla, contracté. Minho le couvrit de baisers sur les épaules, dans le cou, avant d'enfouir la main sous Newt et de saisir son sexe. Newt se relâcha instantanément, poussant un petit gémissement de plaisir. Minho avait toutes les difficultés du monde à prendre son temps. Il avait tellement envie de lui.

Il le pénétra un peu plus, caressant Newt en même temps, serrant son poing autour de lui comme s'il le pénétrait également.

D'un mouvement de bassin, il entra entièrement, arrachant un grognement à Newt.

« Tout va bien ? » hésita Minho, encore.

« Laisse moi m'habituer une seconde » souffla Newt.

Minho cessa tout mouvement, se contentant de caresser Newt, de l'embrasser en lui murmurant des mots tendres. Une ou deux fois il dû lui dire qu'il l'aimait. Mais ça, Newt le savait déjà.

Puis Newt commença à bouger de lui-même, ondulant lascivement du bassin. « Vas-y maintenant » haleta le blond, les mains agrippées à la tête de lit pour se tenir.

Minho commença par se retirer lentement, avant d'entrer à nouveau. Newt soupira de plaisir, et il referma une main autour de celle de Minho, accentuant ses va et vient sur son sexe.

Le Runner ne se fit pas prier, et il accéléra la cadence. Il changea d'angle, cherchant le meilleur. Un gémissement plus fort de Newt confirma son choix et il le pénétra plus vite, et fort.

Il se mit à gémir également, empoignant Newt avec force, lui faisant l'amour de tout son coeur.

Soucieux de ne pas le blesser il ralentit, seulement pour se faire disputer par son partenaire. La pression dans son bas ventre était de plus en plus intense, et il sentait le sexe de Newt palpiter entre ses doigts. Il n'avait jamais rien ressenti d'aussi bon. Ils ne tiendraient plus longtemps, ni l'un ni l'autre.

Ils étaient au bord de l'explosion. Oh bordel. Il agrippa l'épaule du Glader, accentuant ses pénétrations, et envoya un dernier grand coup de bassin, un électrochoc vrillant son corps.

Il poussa un long gémissement. Au même moment, il sentit un liquide chaud couler entre ses doigts. Des étoiles dansaient devant ses yeux, un film de transpiration couvrait ses membres, et ceux de Newt.

Ce dernier relâcha la main de Minho, toujours enroulée autour de son sexe. Il se retira, roula sur le côté, faisant face à Newt. Tous deux exténués, ils se regardèrent pour ce qui parût plusieurs minutes, avant que leurs paupières lourdes ne se referment sur leurs yeux brillants.

Newt émergea une seconde, juste le temps de ramasser la couverture pour les en recouvrir et de se blottir tout contre Minho. Ce dernier soupira d'aise et enroula son bras autour de la taille de Newt, déposant un dernier baiser sur son épaule.

« Je t'aime blondinet » souffla-t-il en s'endormant.

Le petit sourire de Newt ne semblait pas vouloir quitter ses lèvres.

Newt se réveilla plusieurs heures plus tard. Il s'étira, jetant un coup d'oeil à côté de lui. Minho dormait, la bouche entrouverte, un petit filet de bave s'en échappant. Il le regarda dormir un bon moment, puis il le vit déglutir.

« Qu'est-ce que tu fais ? » marmonna Minho d'une voix groggy

« Rien » mentit Newt en déposant un baiser sur sa joue

« Si » insista le Runner en ouvrant lentement les yeux, « tu me regardes »

Newt sourit. Minho l'imita en roulant sur le dos. Il haussa les sourcils à l'intention du Glader : « Tu viens là ? » dit-il timidement en indiquant l'espace à côté de lui du menton.

Newt le rejoignit, et il posa la tête sur son épaule, une main caressant son torse sans qu'il en ait véritablement conscience. Sa peau était chaude, douce, et Newt ne put s'empêcher de glisser ses lèvres dans le cou du Runner, aspirant doucement la peau, y laissant des marques.

Minho renversa la tête de l'autre côté, lui laissant libre accès. La main de Newt descendit lentement sur son ventre, avant d'effleurer l'érection nocturne du Runner. Il expira fort, savourant le contact. Il tenait les draps dans ses poings serrés.

Il aimait Newt et il aimait ce qu'il lui faisait ressentir. Le Glader envahissait ses pensées. Savoir que c'était lui, ses mains, ses lèvres, son corps, il n'arrivait pas à y croire.

Alors qu'il commençait franchement à perdre le fil de ses pensées, il eut une idée. Il voulait Newt en lui aussi… Autrement que par un baiser.

Sa respiration était saccadée, il avait terriblement chaud, son bas ventre était douloureux, mais il retint Newt.

« Newt, attends » haleta-t-il faiblement en arrêtant sa main de la sienne. « Je te veux » murmura-t-il, gêné.

Newt se recula suffisamment pour pouvoir le regarder, l'air surpris. Il n'était pas sûr de comprendre. « Tu veux essayer… » tenta-t-il sans dire le fond de sa pensée.

Minho hocha la tête, refusant toujours de croiser son regard.

« Oh » souffla Newt. « Tu es sûr ? »

La respiration de Minho se calmait à peine, son sexe était douloureux.

Minho fit mine de se mettre sur le vente mais Newt l'interrompit.

Il se glissa entre les jambes du Runner et tendit la main vers le flacon sur la table de chevet. Il réitéra les préparatifs de la veille, Minho ne le quittant pas des yeux, absolument pas rassuré.

Newt lui adressa un sourire encourageant. Il l'embrassa profondément, glissant ses doigts en lui à plusieurs reprises pour l'habituer à l'invasion. Minho se décontracta progressivement, la sensation désagréable évoluant vers… autre chose.

La pression dans son sexe crut à nouveau. Newt se positionna lentement, relevant les hanches du Runner à sa rencontre. Son regard était plongé dans le sien, et Minho y trouvait un réconfort infini.

Il le sentit tout près de lui, et ne put s'empêcher de se raidir. Pourtant, son érection tressauta, plutôt d'accord avec les événements.

« Relax bébé » murmura Newt tout contre son oreille, avant de mordiller doucement sa peau pour le faire lâcher prise.

Minho déglutit et grogna de plaisir quand Newt attrapa son sexe à l'instant exact où il s'enfonça en lui.

Il eut un hoquet, et un plaisir soudain le secoua. Il écarquilla les yeux. Il ne s'attendait pas à ça.

Newt le sentit se décontracter autour de lui, et il commença à onduler du bassin. Il lâcha l'érection de Minho pour agripper ses hanches, le levant un peu plus, approfondissant ses pénétrations.

Minho respirait fort, les doigts enfoncés dans la peau de Newt, le pressant toujours plus près de lui. La pression contre son sexe était insoutenable, chaque pénétration le serrait entre leurs corps, décuplant son plaisir.

Newt se mit à trembler au-dessus de lui, le rythme de plus en plus rapide.

Il plongea ses yeux bleus dans les siens, s'enfonça en lui et l'embrassa avec passion, son corps exultant de plaisir. Tous deux secouaient de spasmes, il redescendirent enfin sur terre, le souffle court, heureux.

Newt se laissa tomber sur Minho qui l'accueillit dans ses bras. Ils ne tinrent pas la position très longtemps, ils étaient bouillants.

Ils sortirent du lit et se glissèrent sous la douche, savourant la fraicheur de l'eau sur leur peau.

Ils se savonnèrent mutuellement, ne se lassant pas du contact de l'autre.

Ils retournèrent ensuite dans la chambre. Minho jeta un oeil par le hublot, il faisait toujours nuit. Il avait complétement perdu la notion du jour et de la nuit.

Ils retirèrent les draps et en changèrent, puis se blottirent à nouveau l'un contre l'autre sous la couverture. Newt avait repris sa position, la tête posée sur le torse de Minho. Il entendait son coeur battre tout contre son oreille. Il soupira d'aise.

« Minho ? » chuchota-t-il

« Oui ? » répondit le Runner

« Est-ce que parfois tu repenses au Glade ? A ceux qu'on a laissé là-bas ? » dit-il d'une voix hésitante

« Toujours » souffla Minho en serrant les dents. La culpabilité à ce propos ne le lâcherait jamais.

Il sentit Newt hocher la tête contre lui. « Des fois, je me demande ce qu'ils sont devenus. Et Bark aussi… »

« Bark ? » releva Minho, perplexe

« Oui, le chien, tu ne te souviens pas ? »

Une ampoule s'alluma dans le crâne de l'autre : « Ah oui ! C'est vrai, je ne sais pas trop… »

Il s'en voulait de n'avoir rien à dire à ce sujet. Il aurait aimé pouvoir répondre à ses questions, mais lui même n'en avait aucune idée.

Newt sentait Minho se contracter. Il caressa son flanc tendrement. Cela ne tarda pas à faire effet. Calmé et bercé par le geste, le Runner s'endormit. Newt le suivit rapidement dans le sommeil, apaisé par la respiration profonde de Minho.