Bonjour bonjour, me revoilà ! Désolée pour cette attente interminable, j'étais en vacances sans connexion internet, et puis j'avais mieux à faire que rester sur l'ordi ;D

Donc voici un nouveau chapitre (trèèèèèèès court !) qui signe la fin de la Fin 1 (ah ah, j'aime les trucs qui s'enchaînent sans fin, comme un plan dans un cours de droit !). J'engagerai de ce fait prochainement la fin 2, dans laquelle (oh suspense !) Newt survit ! Si jamais certains d'entre vous voudraient une fin 1 rallongée, avec des scènes Minho/Matthew par exemple, demandez sans hésiter, ce serait avec plaisir ! J'ai ressenti ce chapitre comme le dernier mais je ne serais pas contre élaborer un peu plus leur relation.

Voili voilou, enjoy guys ! 3

(Petit conseil : relisez la fin du chapitre précédent, sinon vous ne vous rappèlerez pas de pourquoi il bricole en bas de sa falaise ! =p)

Minho passa par chez lui et récupéra un sac à dos dans lequel il fourra ses outils. Il aurait besoin de ses mains pour descendre de la falaise.

Il courut jusqu'à destination et contempla le panorama. Oui, ici ce serait bien. Il jeta un coup d'oeil à la pente, une pointe d'appréhension le retenant l'espace d'un instant. Il secoua la tête. Quelle blague, il avait quand même fait pire que ça. Minho ajusta le sac sur ses épaules et se lança. Il avait de la chance, c'était marée basse et il aurait le temps de faire ce qu'il avait en tête sans être aspergé d'eau toutes les trois secondes.

Vingt minutes et de nombreux grognements plus tard, Minho était debout sur les rochers. La mer était encore loin. Il n'était pas complétement dans le fond, des pierres, attachées à la falaise par le passé, s'entassaient et l'empêchaient de descendre plus bas. La hauteur néanmoins n'était en rien comparable avec un précipice. Newt n'aurait pas été mal à l'aise.

Minho se plaça en face de la falaise sur un rocher suffisamment large pour qu'il y étale ses affaires. La pierre était lisse, érodée par l'eau salée. Le Glader avait bien conscience que son hommage serait éphémère, mais ainsi va la vie, et lui-même n'était pas éternel. Newt en était la preuve par a plus b.

Il avait également conscience de la maigreur de ses talents. La canne qu'il avait taillée pour Newt était pitoyable, il fallait l'admettre. Mais il l'avait aimée, alors Minho se disait qu'il apprécierait aussi ce qu'il s'apprêtait à tailler dans le roc.

Il resta immobile un long moment. Il ne savait pas par où commencer, ne savait même pas quel dessin exactement il allait réaliser. Il avait pensé à une chose. Un oiseau. Newt était un assoiffé de liberté, ils l'étaient tous. WICKED lui avait volé sa chance, Minho la lui rendait. Les oiseaux volent, ils n'ont pas de chaines qui les retiennent au sol. Newt avait trouvé la liberté dans la mort, du moins Minho l'espérait. Il n'était pas croyant comme d'autres pouvaient l'être. Il en avait entendu certains parler dans le vide à un « tu » qu'il ne connaissait pas. Ils lui avaient expliqué que WICKED leur avait enseigné des religions. Une entité là-haut aurait créé le monde et les laisserait maintenant gérer leur vie. Et cette entité les aimerait. Minho avait du mal à croire qu'une telle chose puisse exister. Comment peut-on aimer et permettre de telles atrocités ? Un père qui laisse ses enfants s'entretuer est cruel. Du moins, c'était son avis, et du coup il rejetait aussi l'idée de vie après la mort. Les animaux meurent, comme les plantes et tout le reste. Après il y a seulement la décomposition et puis plus rien. Minho n'était pas assez prétentieux pour croire qu'il valait plus que le reste.

Dans un instant morbide, il se demanda ce qu'il pouvait bien rester de Newt maintenant. Rien certainement, les autres Cranks l'avaient peut-être même dévoré. Il serra les dents, une boule se formant dans son ventre. Et si on changeait de sujet ?

Minho empoigna un ciseau et le marteau et se mit au travail.

Il lui fallut plus d'une heure pour que son gribouillis ressemble à un oiseau. Une autre heure encore fut nécessaire pour que le résultat soit, même selon Minho, « beau ». Il était plus élaboré que le simple V, on pouvait voir les ailes déployées, la tête pointée vers l'horizon. Tous les matins, le soleil se lèverait sur son oeil grand ouvert, qui d'ailleurs était peut-être un peu disproportionné. Bref. Minho lui avait quand même épargné la touffe blonde. Eh oui, il symbolisait Newt, n'est-ce pas. Le Glader sourit, caressa son travail doucement. « Tu es libre maintenant » murmura-t-il en effleurant le bout de son aile.

Les vagues se rapprochaient de plus en plus et lui léchaient les jambes. Il accorda un dernier regard à sa stèle de fortune, et partit. Minho avait dit au revoir à Newt. Il l'aimerait toujours, mais il faisait désormais partie de son passé. Thomas avait raison. Il fallait qu'il aille de l'avant. Il ne l'oublierait jamais, c'était simplement impossible. Mais il était jeune, trop jeune pour s'enfermer dans un deuil sans fin. Certaines personnes avaient besoin de lui. Le petit Tyler, Matthew, et ses amis. Il leur devait bien de se battre un peu.

Minho retourna au campement le coeur plus léger. On dit toujours que le retour semble plus rapide que l'aller. Eh, en quelque sorte, il revenait parmi les vivants, et mine de rien, ça faisait du bien.

S'il avait été plus romantique, il aurait dit que la brise chaude qui lui chatouilla le cou était une dernière caresse offerte par Newt, comme un adieu, mais il n'était pas si romantique que ça. Minho sourit toutefois. Des fois, ça fait du bien d'y croire.

FIN