Je me possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma. Par contre Idelwën et Gohenlass sont des créations qui m'appartiennent.
Faisant suite à ma série « L'histoire d'un roi », voici une série de plusieurs moments prenant place dans la jeunesse de Legolas.
Dans ce 14éme chapitre, quelques semaines seulement après la mort de sa mère, Legolas se retrouve à faire sa première patrouille pour surveiller les frontières de son royaume.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.
NOTE (D'après Tolkien) : ça aura de l'importance dans les premiers chapitres. La croissance des enfants elfes est beaucoup plus lente que celle des enfants humains. Ils sortent de l'adolescence et atteignent l'âge adulte entre 50 et 100 ans en moyenne. Ainsi un enfant qui donne l'air d'avoir 7 ans peut avoir en fait entre 20 et 25 ans. Toutefois même si son corps grandit plus lentement, son esprit se développe plus vite, permettant à des enfants d'un an de parler couramment...
L'HISTOIRE D'UN PRINCE
Chapitre 14 : Première bataille
Un frémissement parcouru le corps de Legolas qui se réveilla brutalement. Son sursaut fut si violent qu'il se retrouva assis sur son lit, le souffle court pendant que ses doigts se glissaient par réflexe à son côté gauche. La mort d'Idelwën resterait à jamais une plaie béante dans le cœur de son jeune fils et ce, même si sa blessure était guérie. Comprenant que le sommeil ne reviendrait pas, Legolas repoussa ses couvertures et se redressa d'un pas hésitant pour se rapprocher de sa commode. Cette dernière était surmontée par un grand miroir et, grâce aux lueurs de la Lune, le jeune elfe aperçu son reflet. Il était torse nu et une longue cicatrice encore rouge barrait les muscles de son côté gauche. Legolas se souvint des mots de son père, lui demandant s'il voulait qu'il l'aide à faire disparaître la trace disgracieuse. Legolas avait secoué la tête poliment avant de répondre.
- Si notre destin est de combattre alors chaque trace de ces luttes sera conservée pour qu'à jamais je ne puisse les oublier.
Thranduil avait frémi devant la maturité des propos de son plus jeune fils. La mort de sa mère semblait presque l'avoir fait vieillir d'un coup. Legolas ne pouvait pas le contredire, tous ses états d'âme d'avant ce drame lui semblait maintenant si puéril. Le jeune elfe avait guéri de sa blessure et il avait repri l'entraînement une semaine plus tôt. Si ses compagnons d'entraînement avaient, au début, tenté de préserver leur jeune prince, ils s'étaient aperçus rapidement que ce n'était peut-être pas la peine. Gohenlass en personne avait été surpris par l'évolution de ce dernier. Legolas n'était plus le même. Sa manière de combattre était plus sauvage et brutale, son poignet était plus fort et son maniement de l'épée avait grandement évolué. Thranduil était venu assister à certains de ses entraînements, ne disant rien, mais observant avec attention et, la veille au soir, il avait retenu le jeune prince après le dîner.
- Legolas… cela fait deux mois que les orcs nous ont cruellement frappé.
Le jeune elfe avait frémi. Effectivement, la mort d'Idelwën était cruelle et il savait que son père avait encore du mal à supporter sa perte. D'ailleurs, sa voix tremblait légèrement sans même qu'il ne s'en rende compte. Legolas ne lui fit pas remarquer, attendant de connaître ce qu'il voulait vraiment lui dire.
- Je suis venu aux entraînements. J'ai vu que tu étais guérie.
- Oui adar (père).
Thranduil avait hoché la tête.
- Legolas… Les orcs continuent de presser nos frontières. Nous avons besoin de tous nos guerriers et je crois que l'heure est venue pour toi, mon fils de rejoindre ta première patrouille.
Legolas avait frémi. Enfant, il était si pressé de rejoindre son frère pour se battre contre l'Ombre et ses envoyés démoniaques alors, il avait du mal à croire que ce jour était enfin arrivé, du mal à croire qu'il avait fallu attendre un drame de cette importance pour que son père lui accorde sa confiance.
A ce moment-là, il n'avait pas compris que les tremblements de Thranduil venaient moins du souvenir de la perte de son épouse adorée que de la terreur de jeter son tout jeune fils dans une guerre qui pouvait le tuer.
Le jeune prince s'était incliné poliment pour remercier son père.
- Je suis touché par la confiance que vous me porter adar, je ne vous décevrais pas. Je vous le promets.
- Iston (je sais), avait murmuré Thranduil en luttant contre les sentiments contradictoires qui se déchaînaient en lui.
Legolas s'était ensuite redressé, prêt à prendre congé de son père lorsque Thranduil lui avait fait signe de ne pas bouger.
- Attends, j'ai quelque chose pour toi ion nìn (mon fils).
Legolas s'était figé, intrigué, pendant que son père s'était penché pour attraper un objet enroulé dans un long tissu de soie marron. Avec une certaine solennité, le roi des elfes sylvains avait tendu l'objet à son fils. Legolas avait frémi en le prenant, ses doigts se refermant sur ce qui semblait être un fourreau.
- Ta mère était sage, douce et avisée, mais elle savait aussi se battre. Son bras était fort et précis.
Legolas avait frémi une nouvelle fois en tirant sur le tissus pour révéler les deux longs poignards à la poignée de bois blancs sculpté que sa mère portait toujours lorsqu'elle partait au combat. Ses frémissements avaient même fini par se transformer en tremblements pendant que les larmes lui étaient montées aux yeux. Thranduil avait fait deux pas en direction de son fils.
- Ces poignards lui venaient de son père, mort lors du sac de Doriath. Elle savait les manipuler comme personne. Je sais comme elle te manque, comme elle me manque et comme elle manque à Arenor. Je veux que tu puisses garder un souvenir d'elle quand tu te battras mon fils.
- Je ne peux pas… avait pleuré Legolas.
- Bien sûr que si, avait répondu son père en posant une main sur son épaule. Je sais que tu seras digne de ces armes comme je sais qu'elle aurait aimé que se soit toi qui les porte…
Legolas n'avait pas trouvé d'arguments à opposer à son père et finalement, il était fier de recevoir les armes de sa mère. Alors, il avait pris les poignards qui se trouvaient là, à côté de l'arc qu'elle lui avait offert pour ses 40 ans, un arc qui allait le suivre au combat, comme les deux poignards jumeaux… Il ne les quitterait jamais…
...
Des sentiments étranges se bousculaient dans la tête de Legolas pendant qu'il finissait de se préparer pour la patrouille. Il était à la fois excité et inquiet, mais surtout, il voulait être à la hauteur. Cette fois, il n'avait plus le droit à l'erreur. Son père venait de lui accorder la confiance dont il avait tant rêvé qu'il le gratifie alors, peu importait sa jeunesse, il ne pouvait pas le décevoir. Legolas frémit et tendit la main pour prendre ses armes. L'heure était venue de protéger ceux qu'il aimait… L'heure était venue de commencer à se battre…
Luttant contre le stress qui faisait battre son cœur plus vite, le jeune prince elfe prit soin de ne pas croiser le regard de son père alors qu'il suivait Gohenlass et les autres guerriers elfes pour sortir du palais… Gohenlass… Le jeune prince était heureux que son ami soit là à ses côtés pour ce jour particulier. Par contre, lorsque que ce dernier lui toucha l'épaule, il sursauta vivement, car par ce simple geste, il venait de le tirer de ses pensées. Gohenlass fronça les sourcils.
- Concentre-toi sur ce qui nous entoure. Ne pense à rien d'autres.
- Amin hirathea (je suis désolé).
- Ne le sois pas. Moi aussi j'étais à la fois, impatient, inquiet et terrifié lors de ma première patrouille.
- Je ne suis pas terrifié ! S'exclama Legolas.
- Si, à l'idée de ne pas être à la hauteur, lui répondit son ami.
Legolas sursauta de nouveau et Gohenlass lui pressa l'épaule dans un geste qui se voulait fraternel et rassurant.
- Je sais que tu ne devrais pas t'en faire pour ça… Et puis, nous n'affrontons pas des ennemis à chaque patrouille. Peut-être que ce ne sera qu'une simple reconnaissance. Les orcs semblent moins pressés à passer nos frontières ces derniers temps.
- Tu crois ?
Gohenlass sourit.
- J'aimerais le croire…
Legolas comprit quelques minutes plus tard que le souhait de son ami ne sera pas exaucé aujourd'hui. La compagnie d'orcs surgit brutalement sur leur droite au détour d'un bosquet et fondit sur les elfes comme une marée grouillante, désordonnée et mortelle. L'impact de leur charge fut si violent que Legolas se retrouva projeté au sol pendant que sa tête se mit à tourner. Le jeune elfe fut parcouru par un frisson et se redressa en chancelant légèrement pendant que l'enfer se déchaînait autour de lui.
Les orcs étaient nombreux et brutaux. Legolas ne les avait jamais réellement affrontés en combat à part le jour de la mort de sa mère, mais ils l'avaient pris par surprise. Là, c'était différent, l'attaque était soudaine, mais il se sentait mieux préparé pour les affronter, en fait, il espérait même pouvoir les affronter. Le jeune elfe se redressa donc vivement et dans un geste souple ses mains se refermèrent sur les pommeaux de ses poignards. Quand il les prit en main, un étrange sentiment s'empara de lui et le visage de sa mère passa devant ses yeux.
- Melin le naneth (Je t'aime mère), murmura le jeune prince.
- Legolas !
La voix de Gohenlass le tira de ses pensées. Son ami pivota sur la droite et trancha la main d'un orc sur le point de le transpercer avant de lui faire les gros.
- No diriel (sois attentif !) ! Ils ne feront pas preuve de clémence envers toi !
Legolas frémit et le capitaine ne put s'empêcher de penser qu'il était peut-être un peu dur avec le jeune prince, mais il ne pouvait pas combattre et le protéger. Les mots de son ami semblèrent tirer Legolas de sa torpeur. Il devait combattre ces monstres, il allait leur faire payer la douleur… Legolas pivota sur la droite et sa lame frappa un orc au visage, le décapitant à moitié. Le sang gicla et aspergea Legolas qui n'y prêta pas attention, car un autre ennemi l'assaillait déjà. Le jeune elfe ne le laissa pas se rapprocher. Il para un coup, écartant la lame de l'orc avant de lui enfoncer la sienne sous le menton. Sa lame fine et courbe lui traversa la mâchoire et sortit par sa joue, Legolas retira son arme et acheva l'orc en lui tranchant la gorge. Quand le sang noir l'éclaboussa de nouveau, le tout jeune guerrier se retrouva projeté dans la clairière le jour de la mort d'Idelwën. Il y avait l'odeur du sang, la mort et cela finit de décupler sa rage. Legolas la laissa s'exprimer et pourfendit brutalement un autre ennemi. Quand il s'écroula au sol, son regard balaya le champ de bataille juste au moment où deux elfes de son groupe se faisaient sauvagement tués par leurs ennemis. Legolas frémit et pensa soudainement à la tristesse dans les yeux d'Arenor quand il rentrait de certaines patrouilles… Voir la vie quitter les yeux de ses deux compagnons d'armes fit frémir le tout jeune elfe que Gohenlass bouscula pour qu'il ne se fasse pas empaler par un coup de lance sournois dans son dos. Le capitaine fendit le crâne de l'orc imprudent avant de secouer son jeune prince.
- Qu'est-ce que je t'ai dit ! Tu n'as pas le temps pour ça Legolas ! Nous pleurerons les morts plus tard !
- Désolé.
- Bats-toi !
Il le secoua doucement et le bouscula pour lui faire éviter le coup d'un autre ennemi. Legolas s'en rendit compte et trancha la main de l'orc avant de l'achever. Le combat était loin d'être fini et le jeune elfe ne pouvait pas se permettre de faire une cible facile. Il ne devait pas laisser ses sentiments le rendre vulnérable. Il ne pouvait pas tomber dans un piège mortel le jour de sa première patrouille, sa mère avait péri pour le sauver. S'il mourrait aujourd'hui, ce serait une bien piètre marque de reconnaissance pour son sacrifice. Ce simple constat décupla ses forces et il se mit à combattre avec rage et frénésie.
Deux orcs se plantèrent devant lui. Il était visible que Legolas était plus jeune que les autres elfes, mais ils se rendirent rapidement compte que ce n'était pas forcement une cible plus facile. A travers ce combat, le jeune elfe avait fini par laisser s'exprimer toute sa douleur, celle qu'il avait accumulée depuis des semaines et qui le rongeait de l'intérieur, celle qui devait sortir pour ne pas le consumer. Dans un même mouvement, Legolas enfonça ses lames dans le ventre de ses deux ennemis. Il sentit leurs chairs se déchirer, leurs os se briser sous la force de son impact, mais cela ne l'impressionna pas. Il recula pour retirer ses lames avant de leur trancher la gorge d'un mouvement sec quand ils s'effondrèrent à genoux devant lui.
Du coin de l'œil, Gohenlass assista à la scène et frémit… Il lui avait dit de se battre, mais Legolas était trop jeune pour faire preuve d'autant de violence et de rage. Son cœur se serra… Il était surtout trop tôt pour le jeter dans un tel combat.
Alors que l'affrontement faisait rage, les elfes finirent par prendre le dessus sur leurs assaillants. L'un après l'autre, ils vinrent à bout de la compagnie d'orc. Deux d'entre eux tentèrent même de s'enfuir, Gohenlass encocha deux flèches sur son arc et les abattit avant qu'ils ne se mettent à l'abri sous le couvert des arbres... Pas de quartier... Pas de témoins...
Le combat finit brutalement et le calme revint brusquement dans la clairière. Legolas haleta et se figea pour observer la scène autour de lui. Les orcs étaient morts, ainsi que plusieurs elfes dont les compagnons se rapprochèrent pour récupérer les corps et les ramener au palais. Le jeune prince baissa les yeux sur ses lames et ses mains pleines de sang et soudain, il frémit avant que ses doigts ne se mettent à trembler… Ils étaient morts… Les orcs, les elfes… Il se tenait debout au centre de cette clairière, recouvert de sang et entouré par les morts… Sa poitrine fut prise de spasmes qui lui donnèrent la nausée, comme il se sentait mal… Legolas frémit et se laissa tomber à genoux pendant que les larmes lui montèrent aux yeux sans qu'il ne puisse les arrêter… C'était donc cela la guerre : donner la mort et assister impuissant à la mort de ses compagnons… Un nouveau frisson le parcourut… Le jeune prince avait espéré si longtemps ce moment… Comme il donnerait tout pour ne jamais l'avoir vécu maintenant…
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En silence, la patrouille de Legolas pénétra dans le palais souterrain. Les premiers étaient les elfes qui portaient les civières sur lesquelles reposaient les corps des morts. Certains cris de désespoir retentirent lorsque leur famille reconnut leurs dépouilles. Des cris qui glacèrent le sang de Legolas qui se retrouva projeté en arrière lorsqu'une patrouille avait ramené son père plus mort que vivant au palais…
Les regards les détaillèrent. Il fallait dire que la patrouille avait mauvaise mine. Le combat avait été si violent que Legolas était recouvert de sang, mais le jeune elfe ne semblait pas en faire cas. En fait, il marchait avec un regard vide qui inquiéta Arenor dés qu'il l'aperçut. L'aîné des enfants de Thranduil se rappelait de son premier combat... Il se rappelait cette urgence à vaincre pour ne pas se faire tuer. Il se souvenait de la mort de certains de ses compagnons et de la nausée devant leurs corps mutilés. Arenor vit cette détresse dans les yeux de son jeune frère et cela le toucha. Leur mère était morte il y avait si peu de temps, voir Legolas aussi mal n'était pas envisageable.
A grands pas, Arenor traversa donc la pièce et posa une main sur l'épaule de son petit frère qui sursauta comme s'il venait de s'extraire d'un rêve. Son regard un peu vide se posa sur son frère et il frémit avant de se laisser basculer dans ses bras. Il était perdu et traumatisé.
Arenor le comprit et noua ses bras autour de sa poitrine. Il le sentit se mettre à trembler et le serra un peu plus fort.
- Je suis là honeg (petit frère)…
- Tout ce sang, murmura Legolas avant de se mettre à pleurer.
- Ne pleure pas… Tout va bien… Tu n'as rien…
- Ce n'est pas moi, murmura Legolas en continuant à pleurer.
Le jeune elfe était si bouleversé qu'il tremblait de tous ses membres et son frère se sentit mal pour lui. C'était bien cela qu'Arenor craignait le plus. Depuis des années, il tentait de protéger son cadet des combats, de la souffrance et de la mort, mais ces choses terribles avaient finis par le rattraper et cela lui faisait mal. Il était son petit frère. Il n'était encore qu'un enfant… Il ne voulait pas qu'il soit confronté à ça… L'espace d'un instant Arenor en voulu à son père d'avoir jeté Legolas dans cette guerre, mais il se rappela que, de toute manière, la guerre était là pour les engloutir s'ils refusaient de la faire…
Alors Arenor se contenta de serrer un peu plus fort Legolas dans ses bras, le laissant pleurer et luttant contre ses propres larmes.
...
Un peu en retrait, Thranduil observait la patrouille qui venait de rentrer. Son regard glacial se posa sur les morts puis sur les vivants avant de s'arrêter sur Gohenlass qui le salua avec respect.
- Les orcs étaient nombreux. Une bonne trentaine aran nìn (mon seigneur).
- Ils étaient sur nos terres.
- Oui, répondit Gohenlass en hochant la tête. Ils nous attendaient.
Thranduil acquiesça pendant que son regard se posa sur ses fils. Legolas pleurait dans les bras d'Arenor qui avait bien du mal à retenir ses propres émotions. Gohenlass suivit le regard de son roi et soupira.
- Il s'en battu comme un vrai guerrier, mais ce n'est encore qu'un enfant. Sa place n'est pas ici.
- Il est mon fils. Sa place est dans vos rangs.
- Avec tout mon respect, regardez-le. Il est bouleversé.
- C'est son premier combat. Cela changera au prochain. Nous sommes en guerre. Mes fils doivent apprendre à s'endurcir.
Gohenlass frémit, mais ne dit rien devant la réflexion froide et cinglante de son roi. Un roi qui était en train de changer depuis la mort de son épouse et cela inquiéta le jeune capitaine. Ces changements reflétaient un malaise proche de celui ressenti par ses fils… C'était la douleur de la perte qui était en train de le transformer en une personne froide qu'il n'était pas. A ce moment, Gohenlass se surprit même à prier Eru pour cela n'aille pas plus loin, pour que cet elfe qu'il aimait comme un père ne se perde pas dans les méandres de son chagrin… Le changement était déjà si visible… Le Thranduil qui l'avait recueilli après Dagorlad aurait traversé la pièce pour prendre ses fils dans ses bras et leur dire qu'il les aimait. Le Thranduil de maintenant se contenta d'un regard avant de sortir de la pièce pour préparer un nouveau plan de bataille. Le cœur de Gohenlass se serra. Non, il refusait de voir ce père qu'il aimait devenir un autre à cause de son chagrin, mais il ne savait pas que faire pour l'aider.
Vous êtes arrivé au bout de ce chapitre, il vous a plu ou pas d'ailleurs, alors n'hésitez pas à laisser une review surtout si vous l'ajoutez en favori, merci d'avance et à bientôt !
