Je me possède aucun des personnages des livres ou des adaptations au cinéma. Par contre Idelwën et Gohenlass sont des créations qui m'appartiennent.
Faisant suite à ma série « L'histoire d'un roi », voici une série de plusieurs moments prenant place dans la jeunesse de Legolas.
Dans ce 15éme chapitre, 50 ans après la mort de sa mère, Legolas, se retrouve dans une situation périlleuse à la suite d'une patrouille qui a mal tournée.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Si vous cherchez à mettre de l'ordre dans mes fics, faites un tour sur mon profil, la liste est à jour et vous avez un ordre pour les lires biens que la plupart soit des OS.
NOTE (D'après Tolkien) : ça aura de l'importance dans les premiers chapitres. La croissance des enfants elfes est beaucoup plus lente que celle des enfants humains. Ils sortent de l'adolescence et atteignent l'âge adulte entre 50 et 100 ans en moyenne. Ainsi un enfant qui donne l'air d'avoir 7 ans peut avoir en fait entre 20 et 25 ans. Toutefois même si son corps grandit plus lentement, son esprit se développe plus vite, permettant à des enfants d'un an de parler couramment...
L'HISTOIRE D'UN PRINCE
Chapitre 15 : A deux doigts de la mort
Legolas poussa sur ses jambes et parvint à gagner la surface. En frémissant, il se cramponna à la grille qui fermait le puits dans lequel il se trouvait depuis plusieurs heures et gémit avant de se mettre à trembler. Ses forces l'abandonnaient et le jeune elfe ne savait pas s'il allait tenir encore longtemps.
Depuis la mort de sa mère, cinquante ans plus tôt, le jeune homme n'avait cessé de s'entraîner, devenant un guerrier agile, mais les orcs avaient surpris sa patrouille et ils avaient été massacrés. Certains, comme le jeune prince, avaient été faits prisonniers et torturés par les orcs pour se distraire. Après s'être amusés avec lui pendant plusieurs jours, ils avaient trouvé amusant de le balancer dans ce puits d'eau glacé pour finir d'user ses forces et le vouer à une mort par noyade lorsqu'il serait trop épuisé pour se raccrocher à la grille au-dessus de lui. Legolas ne parvenait plus à s'arrêter de trembler. Il sentait bien qu'il ne tarderait plus à céder et ses pensées allèrent à son père et son frère. Il aurait voulu les revoir juste une dernière fois mais, il savait que ce ne serait pas possible. Le jeune homme avait perdu la notion du temps. Il ne savait pas depuis combien de temps il était entre les mains des orcs, mais il savait qu'il serait difficile à ses proches de le retrouver avant que ses forces ne l'abandonnent. Il se sentait si épuisé... Ses yeux se fermèrent et il lâcha à moitié la grille, glissant sous l'eau une nouvelle fois. Dans un dernier sursaut, il parvint une encore une fois à remonter à la surface et se raccrocha à la grille en frémissant avant de se mettre à tousser. Tout son corps lui fit mal pendant qu'il continua à tousser. Le jeune elfe se mit même à tousser du sang avant de se remettre à trembler. Le froid de l'eau n'était pas son seul problème. Ses blessures étaient graves. Non… Il ne tiendrait plus longtemps.
- Goheno nìn adar… Melin le (Pardonnez-moi père... Je vous aime.)…
Des larmes coulèrent sur ses joues pendant que ses yeux se fermèrent et qu'un voile noir l'enveloppa. Legolas tenta de se raccrocher à la grille, mais il se sentit glisser. Cette fois, il savait qu'il n'aurait plus la force de remonter à la surface et que tout allait se finir là.
Juste au moment où il allait perdre connaissance, Legolas sentit une main agripper son épaule et le tirer vers le haut. Le jeune homme prit une bouffée d'oxygène et se mit à tousser pendant qu'une voix résonna à son oreille.
- Thuio (Respire) !
Legolas frémit en ouvrant les yeux et un continuant à tousser. Des bras se refermèrent autour de sa poitrine et il se sentit hisser hors du puits. Son corps fut délicatement posé sur le sol pendant qu'une main pressa sa joue.
- Ouvre les yeux ! Regarde-moi !
Le jeune elfe frémit et trouva la force d'obéir, découvrant le visage trempé de la personne qui avait sauté dans le puits pour l'en sortir. Il frémit et murmura du bout des lèvres.
- Ada (papa)…
- Oui ion nìn (mon fils)… Je suis là…
- Ada… Im ring (j'ai froid)…
- L'eau était glacée, mais ça va aller… Je vais te sortir de là… Je vais te réchauffer…
- Ada… Je voulais tant vous voir une dernière fois avant de mourir…
Thranduil frissonna, bouleversé autant par la faiblesse que par les propos de son fils qu'il avait cherché pendant plus de cinq jours en priant les Valar de lui permettre de le retrouver en vie.
- Tu ne vas pas mourir…
- Si… Mais ce n'est pas grave… Vous avez Arenor…
Thranduil sursauta en comprenant le sous-entendu dans les mots de son plus jeune fils.
- Non… J'ai besoin de toi aussi, ma petite feuille, répondit Thranduil en le secouant doucement pour l'empêcher de perdre connaissance.
Mais, il était déjà trop tard. Exténué par cinq jours de torture, Legolas venait de perdre connaissance. Son père, continua de le secouer doucement pour tenter quand même de le faire revenir à lui, pendant que ses yeux ne pouvaient pas se détacher des blessures qui marquaient profondément sa poitrine.
- Reste avec moi mon petit, murmura le roi en glissant les mains sous le corps affaibli de son fils pour le prendre dans ses bras lorsqu'il comprit que ses forces l'avaient définitivement abandonnée.
Thranduil se redressa en tenant son fils et se dirigea vers la sortie de la forteresse des orcs. Il ne devait plus perdre de temps s'il voulait le sauver.
...
Pâle et exténué, Legolas était étendu dans son lit dans le palais souterrain des elfes de la Forêt Noire. Son père prit une couverture dont il recouvrit son corps qu'il venait de finir de soigner. Un large bandage lui entourait le ventre et un autre l'épaule gauche brisée par ses bourreaux. Le roi avait aussi soigné les marques de coup de fouet dans son dos, mais ce qu'il l'inquiétait le plus était sans doute la teinte légèrement bleutée de ses lèvres. Le roi ne savait pas combien de temps son jeune fils était resté coincé dans ce puits d'eau glacé, mais il avait tellement de mal à le réchauffer. Il remonta la couverture jusque sous son menton et murmura en caressant sa joue trop blanche.,
- Gorn ion nìn… avo vado (Courage mon fils... Ne pars pas)… J'ai tellement besoin de toi…
Les doigts de Thranduil effleurèrent doucement la joue de son enfant comme s'il avait peur de le blesser plus gravement avant de se mettre à la caresser délicatement tout en invoquant mentalement les Valar pour que son jeune fils survive à ces cinq jours de torture. Depuis la mort d'Idelwën où il avait déjà failli périr de la suite de ses blessures, le roi des elfes étaient devenus plus protecteur avec son jeune fils, moins critique, mais il reconnaissait qu'il n'était peut-être pas assez démonstratif dans son affection, ce qui expliquait les propos tristes du jeune elfe agonisant, lui murmurant que sa mort ne serai pas bien grave…
- Si seulement tu savais à quel point c'est faux mon enfant… Si seulement tu savais à quel point je t'aime… Murmura le roi en luttant contre ses larmes dans un frémissement.
Il caressait toujours doucement la joue de cet enfant qu'il aimait tant, lorsque la porte de la chambre s'ouvrit et qu'un elfe à la haute carrure et à la chevelure au reflet doré pénétra en courant dans la pièce.
- Adar !
Arenor traversa rapidement la salle et se rapprocha de son père et de son frère inconscient. L'elfe n'avait que 7 ans de plus que son jeune frère, mais sa carrure rappelait nettement plus celle de son père ne serait-ce que par la taille et la largeur des épaules.
- Je viens juste de rentrer ! … On vient de m'apprendre que vous l'avez retrouvé !
- Oui, murmura Thranduil en se redressant un peu.
Arenor fit le tour du lit de son jeune frère pour s'asseoir de l'autre côté sans parvenir à quitter des yeux son visage pâle et exténué. Il frémit et souleva la couverture pour se faire une idée de l'ampleur de ses blessures avant de lui prendre la main. Un frisson le parcouru.
- Il est tellement froid.
Thranduil frémit et répondit sans quitter Legolas des yeux.
- Après l'avoir torturé pendant des heures, ces monstres l'ont jeté dans un puits d'eau glacé… Il était à bout de force… J'ai juste eu le temps de le sortir avant qu'il ne se noie…
- Mon Dieu, murmura Arenor bouleversé par ce que son jeune frère avait dû traverser.
- Tu imagines… Pardonnes-nous de ne pas t'avoir retrouvé plus vite mon petit, dit le roi en caressant du pouce la joue de son fils, accroche-toi. Je sais que tu es fort, comme l'était ta mère… Ne meurs pas…
Le roi frémit et se leva pour aller chercher une couverture de plus pendant qu'Arenor pressa plus fort les doigts de son frère.
- Ne t'en fais pas, je vais te réchauffer honeg (petit frère)…
Le prince elfe souleva un peu la couverture pour se glisser dans le lit au côté de son frère blessé. Il passa un bras sous sa nuque et l'attira dans ses bras avant de caresser sa joue.
- Tiens bon… Nous sommes là…
Thranduil revint en portant la couverture et fronça les sourcils.
- Que fais-tu ?
- Il a besoin de se réchauffer. La chaleur de mon corps peut lui faire du bien.
Le roi hocha la tête et déposa la couverture sur le corps de son fils avant de s'allonger lui aussi de l'autre côté. Il se blottit contre son enfant et lui murmura à l'oreille en déposant sa joue sur sa tête.
- Réchauffe-toi ma petite feuille, nous restons prêts de toi… Ne nous quitte pas… Melin le…
Le roi ferma les yeux pour lutter contre ses larmes pendant que ses sens percevaient les battements faibles et irréguliers du cœur de son jeune fils en souffrance. Il adressa une nouvelle prière au Valar, murmurant pour lui-même sans parvenir à retenir une larme.
- Il est si jeune… Mon tout petit… Ne me l'enlevez pas… Je vous en supplie… Ne me l'enlevez pas…
Thranduil se tut vaincu par ses larmes et ferma les yeux sans voir que son fils aîné pleurait lui aussi. Les deux elfes avaient déjà tellement perdu dans cette guerre qu'ils ne supportaient pas l'idée de le voir s'éteindre lui aussi… Lui qui était si jeune… Il avait toute l'immortalité des elfes devant lui… Il ne pouvait pas mourir alors qu'il avait à peine vécu…
...
Ce fut la douleur, qui irradiait de sa poitrine et l'empêchait de respirer qui fit ouvrir les yeux à Legolas plusieurs heures plus tard. Le jeune elfe frémit à cause du froid profond qu'il ressentait encore malgré les couvertures déposaient sur lui. Mais ce n'était pas tout, la tête de son frère reposait sur son épaule ce qui le fit sourire malgré la douleur. Mais ce n'était pas tout… De l'autre côté reposait son père et, malgré la douleur et le froid, il se sentit en sécurité dans les bras de ces deux hommes qu'il aimait profondément et qu'il avait tant souhaité revoir pendant que les orcs le battait pour se distraire.
Legolas dut émettre un léger gémissement sans s'en rendre compte puisque la main de son père se posa doucement sur sa joue.
- Lass pîn nìn (ma petite feuille), murmura-t-il doucement.
- Ada…
- Comment tu te sens ?
- J'ai froid et… j'ai mal… Je suis désolé…
- De quoi es-tu désolé ? D'avoir mal ?
- De ne pas avoir mené cette patrouille à bien… De n'avoir pas compris que c'était un piège…
- Mon garçon, répondit avec douceur Thranduil en lui pressant la joue. Tu n'as pas à demander pardon pour cela… Nous sommes en guerre avec ces monstres… Nous gagnons des combats, mais il arrive que nous perdions… Et cela n'est en aucun cas ta faute ! Cette patrouille était ta toute première… Si une personne doit être désolée dans cette chambre, c'est moi… Je pensais qu'elle serait sans danger… Pardonne-moi mon fils… De t'avoir mis en danger… D'avoir failli te faire tuer…
Les larmes montaient aux yeux de Thranduil sans que le roi ne puisse faire grand-chose pour les empêcher tandis qu'il continuait de caresser avec douceur, la joue livide de son jeune fils.
- Je n'ai pas été à la hauteur…
- Je t'interdis de dire cela…
Legolas tenta de répondre, mais la douleur fit un pic dans sa poitrine et il gémit plaintivement. Sa plainte, plus forte que les précédentes, fit ouvrir les yeux à Arenor qui s'était réellement endormi d'épuisement aux côtés de son frère… Thranduil n'avait rien fait pour l'empêcher de s'effondrer. Son aîné n'avait pas pris de repos depuis cinq jours, cherchant sans relâche son jeune frère…
Arenor s'assit et pressa doucement l'épaule de son jeune frère qui gémissait toujours.
- Courage petit frère… ça va aller…
Legolas frémit et murmura faiblement en réponse.
- Im ring…
- Ne t'en fais pas, nous allons te réchauffer, lui répondit Arenor.
- Et moi, je vais te préparer quelque chose qui va t'aider à avoir moins mal, renchérit Thranduil en déposant un baiser sur son front avant de se lever du lit.
Le roi frémit, comme il était inquiet… Legolas était conscient, mais il paraissait si faible et il souffrait tellement… Son cœur se serra… Il n'aurait jamais dû mettre sa petite feuille en danger… Il y avait tant de choses de sa mère en lui… Dans ses yeux… Dans ses expressions… Arenor lui ressemblait, mais Legolas… Legolas avait tant de point commun avec sa mère… S'il le perdait, non seulement il perdrait une partie de son cœur, mais il perdrait Idelwën pour toujours et cela le terrifiait aussi…
...
Lorsque Thranduil pénétra de nouveau dans la chambre, Arenor était carrément assis sur le lit de son jeune frère. Il l'avait installé dans ses bras avant de l'enrouler avec les couvertures et de le bercer avec douceur. Legolas avait déposé sa tête dans le cou de son grand frère et frémissait toujours de froid et de douleur.
En voyant les yeux clos de son jeune fils, Thranduil frémit et se laissa tomber assis sur le bord du lit. Arenor releva la tête vers son père qui découvrit son visage baignait par les larmes.
- Il est tellement faible…
- Il a perdu connaissance ?
- Oui… Il va mourir…
- Non, je ne le permettrais pas…
- J'aurais dû être avec lui… Je l'aurais protégé…
- Arenor… Les orcs sont si violents et sadiques… Ils t'auraient massacré toi aussi…
- J'aurais protégé sa fuite…
- Parce que tu crois qu'il t'aurait laissé derrière lui ? Ne pleure pas… Nous allons le sauver…
- Son cœur bat à peine…
- Mais il bat… Cela veut dire qu'il lutte… Et dans cette famille nous savons ce que veut dire lutter… Ne pleure pas tout de suite. Il n'est pas mort… Berce-le dans tes bras… Donne-lui ta force… Ne pleure pas…
Arenor hocha doucement la tête, tentant comme il pouvait de lui obéir et soudain Thranduil eut l'impression d'être devenu Oropher demandant à son fils de ne pas pleurer la mort de sa mère, Merilruin…
- Le temps des larmes viendra plus tard ion nìn, mais pour le moment il est temps de se battre… Tes larmes ne sont d'aucune utilité dans le maniement de ton sabre !
Thranduil avait l'âge de son ainé ce jour-là… et il avait obéi… Ne pleurant plus en présence de son père sauf le jour où il était mort dans ses bras… Il se souvint de sa solitude et des larmes qu'il ne pouvait retenir la nuit et frémit… Il ne voulait pas que son fils fasse la même chose… Cela lui avait fait si mal de devoir pleurer seul alors, il tendit une main et la posa sur la joue d'Arenor.
- Non... Je suis désolé mon fils. Je ne veux pas effacer ta peine… Te voir pleurer me fait souffrir, mais si tes larmes peuvent t'aider à traverser cela, pleurs mon fils… Berce ton frère et pleurs… Nous allons le sauver… Aide-moi à lui faire boire cette coupe… Cela devrait diminuer ses douleurs…
Arenor frémit et tout en ne parvenant pas à faire stopper ses larmes, il fit doucement basculer la tête de son frère contre son épaule pour que son père puisse lui faire boire le breuvage apaisant qu'il avait préparé…
Thranduil le fit en silence, observant Arenor qui ne pouvait pas s'arrêter de pleurer. Les larmes de son fils aîné le touchèrent profondément… Ses deux enfants s'aimaient tellement… Un amour que retranscrit Arenor en murmurant dans un sanglot étranglé…
- Nous ne pouvons pas le perdre… Pas après maman… Je me rappelle de ma joie lorsque j'ai posé la première fois les yeux sur lui… C'était mon petit frère… J'imaginais déjà les jeux et les bêtises que nous pourrions faire ensembles… Ada… Je ne veux pas assister à sa mort… Honeg nìn[10]… Pitié… Ne m'abandonne pas…
Ses larmes se firent plus violentes et Thranduil se mit à genoux sur le lit pour serrer ses deux fils dans ses bras… Celui qui était inconscient et celui qui souffrait de toute son âme. Il n'abandonnerait ni l'un ni l'autre, car ces deux enfants étaient son unique raison de vivre…
...
Thranduil remonta doucement la couverture sur ses fils. Arenor avait beaucoup pleuré avant de s'effondrer de fatigue et Legolas était toujours inconscient… La douleur semblait pourtant avoir diminué et il le trouvait moins froid. Il déposa un baiser sur leurs fronts et se redressa avant de sortir de la chambre en chancelant légèrement. Comme toute cette douleur le bouleversait. Quand il trébucha dans le couloir, il se serait effondré si une main ne l'avait pas rattrapé. Thranduil tourna la tête vers l'elfe qui venait de le retenir, souriant légèrement en découvrant la chevelure blonde très foncée et les yeux verts de Gohenlass.
- Vous allez bien ?
Le roi des elfes passa un bras sur l'épaule de son ami pour se caler en position debout.
- J'irais bien quand mon fils ira mieux…
- Je sais, mais je vous trouve pâle et épuisé. Avez-vous pris un peu de repos pour vous ?
- Je dois sauver mon enfant… Il est si jeune…
- Et ces horreurs ne sont pas de son âge… Murmura Gohenlass en récitant ce que le roi avait murmuré pour lui après Dagorlad.
- Oui, mais tu vois… Avant nous pouvions protéger nos enfants, car la guerre se faisait hors de nos contrées, mais maintenant… elle est à nos portes et elle n'épargne personne.
- Peut-être devrions-nous demander de l'aide aran nìn (mon seigneur) ?
- J'ai demandé de l'aide une fois… J'ai bravé l'une des tempêtes les plus terribles que j'ai connue pour me rendre à Fondcombe… Et pour m'entendre dire que je fabulais…
- Pourtant, le seigneur Elrond…
- Avec toute l'amitié que j'ai pour Elrond, ce ne sont pas les renforts qu'il pourrait nous envoyer qui suffirait à nous protéger de nos ennemis… Les elfes d'Imladris sont quelques centaines, nous sommes des milliers Gohenlass… Des milliers parmi les meilleurs guerriers de toute la Terre du Milieu… Si nous ne pouvons repousser cette ombre seul, personne ne le fera pour nous…
...
Thranduil se laissa tomber sur le bord du lit dans lequel reposaient ses fils en soupirant légèrement. Sa main se posa sur le froid de Legolas et il sursauta lorsque ce dernier entrouvrit les yeux. Un grand sourire se dessina sur le visage du roi. Sa peau était moins froide, il semblait moins souffrir et il était éveillé. Thranduil lui caressa doucement la joue.
- Mon tout petit… Tu es de retour parmi nous.
Legolas s'autorisa un sourire.
- Comment te sens-tu mon fils ?
- Mieux…
- C'est une bonne chose… Tu nous as fait tellement peur…
- J'en suis désolé…
- Cesse de dire cela…
- Arenor va bien ?
- Pourquoi cette question ?
- Il ne s'est pas réveillé depuis que j'ai repris connaissance.
- Il n'est pas blessé, mais il est épuisé… Il a tellement eu peur de te perdre…
Thranduil marqua une légère pause avant de demander.
- Est-ce que tu penses être assez en forme pour tenter d'avaler quelque chose ?
- Je ne sais pas, mais… j'ai faim…
- C'est que tu vas mieux, lui sourit Thranduil. Je vais demander à Gohenlass d'aller te chercher quelque chose.
- Il est là ?
- Oh, je suis sûr qu'il est derrière la porte ! Dit malicieusement le roi en imaginant la scène.
Legolas sourit pendant que son père se leva du lit. Thranduil sentit un poids s'enlever de ses épaules. Son fils allait mieux… Il allait survivre à cette épreuve… Survivre pour continuer à se battre, mais survivre… Et pour le moment, c'était la seule chose qui importait…
Vous êtes arrivé au bout de ce chapitre, il vous a plu ou pas d'ailleurs, alors n'hésitez pas à laisser une review surtout si vous l'ajoutez en favori, merci d'avance et à bientôt !
