Heya! Nouveau chapitre!
J'espère ne pas vous avoir fait trop attendre ^^
J'ai eu un peu de mal à l'écrire, ce chapitre là, donc si la qualité vous semble moins bonne, c'est dommage mais normal...
Zialema: Ah ben pas grave pour Jessica Rabbit, je trouvais juste que c'était un peu trop fait alors j'ai changé un peu le truc ^^ Ace est parti bouder? :3
-13 novembre 1517-
Purupurupurupurupuru...
Purupurupurupurupuru...
Katcha.
"Moshi moshi?" fit Tami, tout juste réveillée en réprimant un baillement.
-Je requiers vos services. »
-... D'où appelez-vous?"
-Depuis cette île. »
-So ka... Je suis loin de cette île pour l'instant, dans un peu plus d'une semaine, je pourrai y être."
-Je ne bougerai pas, dans ce cas. J'ai hâte de vous rencontrer. »
-23 novembre 1517-
Le Keeper était en vue de Nameless.
Tami était un peu nerveuse sous son déguisement. Son premier gros client l'attendait là-bas. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il voulait pour l'instant, c'est le genre de chose qu'elle voyait en face.
L'embarcation amarra à l'écart, encore une fois, et comme la dernière fois elle attacha la chaîne à un arbre avant de s'éloigner de là. Normalement on l'attendait au niveau des ruines, à l'écart des zones bondées.
La jeune fille avait pris ses précautions, Shidare sous la peau et vu qu'elle savait enfin créer des objets à peu près tangibles, elle courrait encore moins de risques qu'avant. Elle chemina tranquillement jusqu'au point de rendez-vous où l'attendait un type en cape.
Le visage dissimulé par l'ombre de sa capuche, il sortit une rose blanche de son vêtement, signe qu'il avait indiqué pour la rencontre.
"On va pouvoir discuter." conclut la jeune fille. "En quoi puis-je vous aider?"
-Il y a... Quelqu'un... Quelqu'un que je cherche depuis des années."
Eh ben... Il en faisait, du mystère. Néanmoins elle se contenta d'écouter, ne cherchant pas à le presser, pas plus qu'elle n'avait l'intention d'expédier l'affaire comme ça.
"Je pense que cette personne se fait passer pour morte, non elle a juste... Disparue, parce qu'elle cherche à ce qu'on ne la retrouve pas pendant qu'elle vit tranquillement sur une île quelconque."
Il sortit une photo et la lui présenta.
Une femme souriante aux longs cheveux dorés, portant un bébé dans ses bras.
"Son vrai nom est Oris Sanny, mon épouse." précisa-t-il. "Je suis né noble, puis j'ai été accusé à tort et forcé de fuir i ans. Pour qu'on arrête de la harceler et de la menacer à propos de l'endroit où je pouvais être, elle a prit la fuite avec notre fille. Maintenant que je le peux enfin, je voudrais la rejoindre et pouvoir reprendre notre vie là où elle s'est arrêtée."
Pour prouver ses dires, il sortit une lettre de sous sa cape et la lui tendit. La jeune fille lut rapidement, Sanny prévenait son mari s'il se montrait chez eux après son départ et lui faisait part de son plan sans pour autant lui dire où elle comptait aller.
"Donc vous voulez que je la localise pour vous?"
-C'est exact. Je vous serai infiniment reconnaissant si vous pouviez me dire où elle se cache..."
Bien qu'elle ne demandait qu'à croire cet homme sur parole, elle refusait d'être complètement naïve et joua le bénéfice du doute. Elle la chercherait, lui parlerait pour se faire sa propre idée de cette affaire, et selon le résultat, elle donnerait ou non, les infos à son client.
"Je vais faire ce que je peux, mais je ne peux pas garantir de résultats rapides." déclara-t-elle. "Il va vous falloir être patient et si je ne peux pas avoir de quoi vous contacter, alors je vous conseillerais de ne pas trop vous éloigner de Nameless."
-Voici mes coordonnées, appelez-moi dès que vous saurez où elle est, s'il vous plaît."
-10 décembre 1517-
Bien entendu, chercher une personne en particulier avait été un vrai casse-tête, mais elle avait fini par chopper quelques rumeurs au vol. L'île choisie comme pied à terre par Sanny était éloigné de Nameless, environ 15 jours de voyage.
Restait à la jeune fille d'éclaircir cette affaire, histoire d'être certaine qu'elle n'allait pas faire une grave erreur. Tami se dirigea donc vers l'adresse que quelques passants lui avaient donné. Sanny était justement devant la vieille baraque qu'elle avait pu avoir et tentait de réparer la porte qui pendait sur ses gonds.
"Ohayo?" fit la pirate.
La blonde se retourna, de légères cernes sous les yeux par rapport à la photo, mais c'était bien elle.
"Besoin d'aide?" proposa Tami.
-Je veux bien, merci."
La porte fut replacée correctement en quelques minutes. C'est sûr qu'à deux, c'était bien plus facile.
"Est-ce que je peux vous parler? "demanda encore la pirate. "Seule à seule?"
La blonde fronça les sourcils.
"Si ce que j'entends ne me plaît pas, je vous mets à la porte." menaça-t-elle avant de s'écarter du passage pour la laisser entrer.
-Marché conclu." fit Tami en entrant. "Oris Sanny-san, c'est le nom que m'a donné celui qui se dit votre mari."
-Il est vivant?!"
Sanny sembla à la fois surprise, heureuse et inquiète.
"Je n'ai pas vu son visage, il a pris soin de se cacher, néanmoins, il m'a donné cette photo pour que je vous retrouve..."
Elle posa la photo sur la table.
"Et m'a montré une lettre que vous avez laissé à son intention. Il ne croit pas à votre mort à toutes les deux et cherche à vous retrouver." expliqua-t-elle. "Raison pour laquelle il a fait appel à moi."
La blonde ne répondit pas, perdue dans ses pensées.
"Oris Joseph... Mon époux né noble..." murmura-t-elle. "J'étais la fille d'une fermière, vous savez..."
Elle afficha un sourire amer.
"J'ai jamais su pourquoi il m'avait choisie à une autre noble, mais la famille a voulu se venger... Je le croyais mort pendant sa fuite... Et j'apprends qu'il est vivant..."
-Il m'a dit qu'un mot pouvait prouver qui il était."
-Comment ça?" s'étonna la blonde.
-Sablé."
La femme ouvrit des yeux ronds, puis rougit légèrement, les yeux larmoyants.
"C'est lui..."
Tami afficha un sourire.
Une chose était sûre, ces deux-là, qu'ils soient de classes sociales différentes ou pas, ils s'aimaient. Elle sortit son denden et composa le numéro de son client, avant de tendre le combiné à Sanny.
« Moshi moshi? »
-... Joseph?" tenta la blonde.
« ... Sanny... Ma chère et tendre... »
Eurg... Les choses commençaient à virer au rose bonbon, pas la tasse de thé de la pirate, merci bien. Avant qu'ils ne passent des heures à s'extasier sur le fait d'entendre la voix de l'autre, elle décida d'y mettre son grain de sel.
"Je crois que j'ai fais mon boulot." fit-elle.
« Et même bien plus! Je vous en suis infiniment reconnaissant! » s'extasia l'homme. « Ma chérie, où te trouve-tu? »
La conversation tourna à toutes les couleurs de l'arc-en-ciel de l'amour cul-cul la praline et Tami se dit que même pour un couple, ils étaient un peu trop poétiques à chaque phrase envers l'autre...
Finalement, entre deux dizaines de mots doux, Sanny donna les coordonnées de l'île à son mari qui promit de les rejoindre au plus vite.
« Vous revenez sur Nameless pour vos honoraires? » demanda-t-il à Tami après ça.
-Hm... Non, ça me prendrait une quinzaine de jour pour revenir, or, je pense que vous rêvez de sauter dans le premier bateau qui mène jusqu'ici, je me trompe?"
« Pas du tout, je suis impatient de retrouver ma famille. »
-J'ai de l'argent de côté." objecta Sanny. "Peut-être pas la somme que vous pourriez espérer, mais c'est ça ou devoir attendre deux semaines avant de repartir..."
-Un point pour la dame." accorda la pirate avec un sourire en coin. "Cette solutoin vous va, Oris-san?"
« Je... Bien. Faisons ainsi.»
Après une vingtaine de mots d'amour supplémentaires, ils finirent par raccrocher et Tami se dit qu'elle préfèrerait être mal payée plutôt que de supporter ça en direct live pour avoir son salaire...
-15 décembre 1517-
Le Keeper accosta sur une île couverte de neige, rendant Tami nostalgique. Cora-san tombait encore plus souvent avec la neige, c'en était ridicule, comme toujours, et ça le faisait rire aussi.
La jeune fille se rappelait de la seule fois où c'était elle qui avait glissé sur une plaque de glace et qu'en voulant la rattraper, ils avaient fini par former un tas humais tous les trois, grâce à la maladresse du blond. Ce souvenir la fit rire un peu, chassant la mélancolie. S'il y avait une chose qu'il leur avait laissé, c'était son sourire, alors elle n'avait pas à déprimer pour si peu.
Les paysages blancs étaient magnifiques. Beaucoup de forêt, encore une fois, mais cette fois il s'agissait essentiellement de sapins.
Tami s'habilla chaudement, enfilant des bottes fourrées avant de sortir. Elle était peut-être plus à l'aise pieds nus, mais elle n'était pas folle! Les chaussures ne la dérangeaient pas tant que ça en temps normal et elle avait tout sauf envie de se taper une pneumonie, quand bien même le meilleur médecin du monde pouvait se trouver sur cette île!
Par contre, avec la couche de vêtements, elle n'avait pas pris la peine de rentrer Shidare dans sa peau, ce serait impossible de ressortir l'arme rapidement si elle avait des ennuis. Le nodachi sur l'épaule, elle partit donc en quête d'une ville ou d'un village pour se réapprovisionner. Il devait bien y en avoir un dans le coin...
Passant près d'une demi-heure à cheminer dans la neige au hasard, elle arriva en haut d'une corniche où effectivement un village se détachait en contrebas. Donc il lui fallait descendre pour la rejoindre... Super...
Tami fit demi-tour, dans le but de trouver un accès quand une plaque de verglas décida d'accélérer les choses. La jeune fille glissa sur la glace, fit quelques roulades et s'étala en bas, dans la neige dont elle était aussi recouverte désormais.
"Ite-te-te-te..." grimaça-t-elle en se relevant. "J'espère que personne n'a vu ça..."
Elle testa ses membres pour vérifier qu'elle n'avait rien de cassé, pas de trauma crânien non plus, juste quelques bleus en perspective, donc. Au moins... Elle était en bas...
Retirant tant bien que mal la neige de ses vêtements, elle se rapprocha des abords du village.
S'ils avaient un temple, elle en profiterait peut-être... Après tout, le lendemain serait un jour spécial.
Entrant dans le premier commerce qu'elle trouva, elle s'approcha du comptoir en regardant autour d'elle.
"Bienvenue oujo-san!" salua le vendeur. "Ici on trouve tout le tissus de lin que vous pourriez vouloir! Parfait pour la couture et le rembourrage! On a aussi du coton, un peu de soie, il suffit de demander!"
Tami le remercia d'un hochement de tête et d'un sourire poli. Bon, elle n'avait pas vraiment regardé où elle allait, mais ça ne lui ferait pas de mal de jeter un œil... Elle alla flâner dans les rayons de différents tissus, dont tous ceux destinés au rembourrage de manteau ou tout autre vêtement ou meuble.
Par contre, pas de fourrure, ce qui était assez étonnant.
"Excusez-moi, vous avez un temple sur l'île?" finit-elle par demander.
-Non, vous m'en voyez navré, nous ne sommes pas très croyants, dans le coin." s'excusa le vendeur.
-Iie, ne vous inquiétez pas, je ne comptais pas là-dessus." éluda-t-elle. "Je peux vous poser une autre questions?"
-Bien entendu."
-Simple curiosité, pourquoi il n'y a pas de fourrure dans votre boutique?"
Le visage du quarantenaire se froissa en une mine contrarié et sévère.
"Parce que je refuse d'en acheter et d'en vendre." répondit-il sèchement. "Le braconnage fait bien trop de dégâts dans le coin pour que je l'encourage."
-Oh... Je vois..." balbutia-t-elle. "Pardon d'avoir demandé."
Elle quitta la boutique sans un mot de plus, cherchant après d'autres commerces et trouva finalement de quoi refaire ses réserves de provisions.
"Vous n'allez pas les porter sur votre dos, mam'zelle?" fit le marchand baraqué qui tenait l'endroit.
-Je peux!" répondit-elle avec un sourire en coin, tous les sacs empilés sur ses épaules.
-Il est où votre bateau?"
-Euh... Sur la côte... Ouest, si je ne m'abuse..." réfléchit-elle.
-Ben dans ce cas je peux vous livrer tout ça! C'est qu'avec les grosses neiges qu'on a ici, c'est facile de tomber et je préfère éviter les accidents! Surtout qu'il y a des gars pas très nets dans le coin en ce moment...
-Je sais me défendre, vous en faites pas."
Après un débat acharné, Tami poussa un soupir et finit par accorder le point à l'homme qui commença à charger les sacs sur un traineau.
La jeune fille sortit donc de là et partit en quête d'un autre genre de boutique, une quincaillerie ou quelque chose du genre. De base elle voulait profiter du temple pour acheter quelques bougies, mais puisqu'il n'y en avait pas...
.
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Bon, après avoir fait le tour du village, elle n'en avait pas vu... Merde, elle aurait dû prévoir le coup avant...
C'était pas très grave, mais elle aurait quand même voulu le faire cette année encore...
"Mattaku... J'ai vraiment merdé sur ce coup-là..." soupira-t-elle en se faisant un facepalm.
-Ce ne sont pas de jolis mots dans la bouche d'une jeune fille." pointa quelqu'un dans son dos.
Elle se retourna pour voir une vieille dame emmitoufflée qui la regardait.
"Sumimasen, oba-san." s'excusa la pirate, cherchant à ne pas offenser un autre habitant de cette île.
-Qu'est-ce qui vous tracasse?" fit la grand-mère en affichant un sourire, visiblement satisfaite.
-Je cherche un endroit où me procurer des bougies, pour refaire les réserves de mon bateau."
-Si ce n'est que ça..."
Elle fit signe à la jeune fille de la suivre et avança d'un pas énergique pour quelqu'un de son âge et de sa taille.
"Vous restez combien de temps?" demanda-t-elle.
-Je compte rester à terre demain, sinon j'attendrai que le log se recharge, je ne sais pas encore."
-Vous venez d'arriver?"
-C'est ça."
-Alors si je ne me trompe pas... Normalement vous pourrez partir dès demain soir." déclara la grand-mère. "Je suis curieuse sur ce qui vous pousse à rester ici..."
Elle tourna la tête pour la regarder de ses yeux bleus sombres et la jeune fille eut l'impression d'être passée au rayon X. Ces raisons la regardaient, pourtant.
"Je suis un peu fatiguée, la navigation a été dure pour arriver, avec la diminution des réserves." mentit-elle.
-Et la vraie raison?"
Tami écarquilla les yeux. Elle savait qu'elle mentait?
"Qui êtes-vous?" demanda-t-elle au lieu de répondre.
-Personne que tu ne dois craindre." sourit la grand-mère.
Maa... Quelle grand-mère bien mystérieuse :D
