« Stéph, je sais que tu as voulu bien faire, mais... »
Leur filleul dans les bras et lui tapotant le dos pour lui faire faire son rot, la sous-nommée se tourne vers son mari :
« Mais quoi ? Je dois vraiment te rappeler que toi aussi tu étais d'accord ?
- Oui, répond Jim. Pour être son parrain, et c'était pour Katie.
- Et à quoi sert un parrain si il ne peut pas garder son filleul pour rendre service à ses parents ? »
Et reprenant avant qu'il n'ouvre la bouche pour répliquer :
« Je sais ce que tu pense de Joshua, mais il fait son possible pour s'amender.
- Comme tous les méchants ! »
Soupirant doucement, Stéphanie rejoint son homme à la table de la cuisine où il est assis, portant Will d'un bras ferme et maternel, quand elle tend l'autre devant elle dans une demande muette.
Comprenant l'allusion, Jim saisit sa main dans la sienne, soufflant doucement :
« Je vois bien la façon dont il s'occupe de son fils, et ça prouve énormément de choses, mais ça change rien à ce qu'il a fait. D'autant plus avec tous ces autres supers détenus lâchés dans la nature...
- Jim, appelle doucement la blonde. On a aussi besoin de souffler. Depuis presque quatre mois qu'on cavale en entraînant parfois les enfants, on a tous besoin de retrouver un rythme normal, même si c'est le temps d'un baby-sitting. »
Comme pour donner plus de poids à ses paroles, Will lâche soudainement un rot dix fois plus gros que lui, régurgitant également une bonne portion de lait sur le devant du chemisier de sa marraine - et ce, malgré le lange dont elle avait prit soin de se couvrir.
Au son du hoquet dans son cou suivi d'un petit rire fripon, cette dernière soupire doucement.
Ce genre de normalité, elle doit bien admettre qu'elle l'avait oubliée.
