Heya Minna! Nouveau chapitre!
J'avais dit qu'on se retrouverait très bientôt :D
Zialema: Honnêtement, même si Lady Red tient plus de la légende, elle y était déjà dans les hautes sphères x) Oui, mais c'est le personnage, et j'adooore le victimiser :3 *attrape le chat pour faire un câlin*
Barukku Iris: Arf, grillée jusqu'à la grande muraille... Tu garde le secret hein? ;3 Oh oui, Law va devenir barge et il en aurait tous les droits x)
Merry Archer: Désolée pour le spoil... Tami est sûre, oui, pas confiante, mais elle ira quand même. J'aime beaucoup aussi, faire les disputes pour un rien ou juste les montrer à deux m'éclate, la différence c'est que Tami ne change pas, alors que Law garde son masque de "Shi no Gekai" quand il n'est pas avec elle ^^ Merci matelot! :D
Tagli-tagli: Trafalgar est partout, y'a qu'à voir sa prime qui trône au-dessus du bureau de Tami! (*sbam* Aïeuh! Ok ok, je dis plus rien...) Oui, tu as bien deviné ^^ Law va tellement péter les plombs quand il s'en rendra compte XD Merci pour la demande à Tami, elle a été entendue mais refusée TwT
Bref! Aujourd'hui on attaque un gros poisson! *badum tsss*
...
*hum hum* Bonne lecture!
-2 novembre 1519-
Tami était perdue dans ses pensées alors qu'elle marchait au milieu de la foule. L'endroit n'était peut-être pas noir de monde, mais il y avait du peuple malgré l'averse.
La pluie lui faisait du bien. C'était mécanique.
Certes, elle l'affaiblissait légèrement depuis l'acquisition de ses pouvoirs, mais elle l'aimait toujours autant.
Shabaody serait pour bientôt, peut-être 3 mois tout au plus. Elle avait déjà fait une partie du chemin, mais elle appréhendait. Elle savait qu'elle serait constamment sur les nerfs, une fois arrivée, ou en tout cas, c'était à prévoir.
Bien sûr, ne pas se précipiter, mais elle ne chercherait pas à prolonger son séjour...
La jeune femme s'arrêta et leva son visage, les yeux fermés, appréciant la sensation de la pluie qui tombait sur elle. Peu importait les regards des badauds, elle se sentait moins stressée à cet instant.
"Dépêche-toi!"
Le cri la fit regarder sur sa droite, vers une ruelle d'où il semblait provenir. Un bruit de chute l'intrigua et elle approcha pour jeter un œil. Un gyojin se relevait, apparemment tombé contre une poubelle alors qu'un mec portant un tablier le fusillait du regard.
"Ce salopard m'a menti en disant que tu ferais du bon boulot!" aboya-t-il. "Tu tiens tellement à ce que je la détruise, ta babiole à la con?"
Le gyojin à la peau bleutée s'agenouilla, faisant tinter des chaînes qu'il portait aux poignets, s'excusant platement en silence. Tami comprit ce qu'il en était.
Esclave.
Brisée se mit à gronder, mais elle la fit taire.
Une fois que le type fut rentré, laissant le gyojin sous la pluie, elle s'en approcha pendant qu'il recommençait à se lever.
"Ossan..." l'interpella-t-elle.
Il leva les yeux vers elle, une lueur de méfiance dans ses yeux, toujours sans rien dire.
"Qu'est-ce qui vous retient ici?" demanda-t-elle d'emblée.
Le gyojin sembla surpris de la question, peut-être aussi du fait qu'elle le vouvoyait, mais ne répondit pas. La pirate comprenait parfaitement.
"Je vais revenir." assura-t-elle avant de faire demi-tour.
Elle allait commencer par faire ses achats, puis se remplir les poches.
.
.
"Barman!"
Les clients du bar se retournèrent en entendant la voix forte et assurée de la nouvelle venue.
Tami faisait à nouveau des siennes. Grimée en bourgeoise, voire en noble, avec bijoux tapageurs en or, lunettes de soleil et même boa de plumes sur les épaules. Ondulant des hanches dans sa robe de haute-couture et ses talons d'excellente facture, elle s'avança jusqu'à l'homme qui semblait comme hypnotisé.
"Euh... Oui?" balbutia-t-il.
-Votre Gyojin, j'en ai besoin." lui dit-elle comme s'il n'était qu'une saleté sur le mur. "Le mien vient de passer l'arme à gauche. Combien vous en offrez?"
-Euh... C'est-à-dire, Ojou-sama... Il n'est pas à vendre..." voulut-il refuser.
-Eeeh? Vous voulez dire qu'un homme comme vous aurait plus besoin de cette chose que moi?! Savez-vous au moins à qui vous parlez?!" fit-elle avec l'air le plus méprisant qu'elle put afficher.
Le type semblait en pleine panique à l'idée d'avoir contrariée la noble demoiselle et secoua la tête à toute vitesse.
"Non non! C'est tout simplement que ce Gyojin ne sert pas vraiment à grand-chose, c'est un incapable..." se justifia-t-il.
Le gyojin en question se trouvait dans la pièce, observant la jeune femme avec circonspection quand elle lui jeta un regard... Étrange...
"Humph! C'est simplement parce que vous ne savez pas le dresser! Ce n'est qu'un animal, après tout!" lui cracha-t-elle. "Je saurais le rendre utile! Dites-moi votre prix et il sera le mien!"
Après négociations, elle sortit une bourse pleine de l'argent demandé et il sortit quelque chose de sa poche.
"Ce médaillon est la seule chose qui le tient à carreau." expliqua-t-il. "Il y tient tellement que sa liberté lui importe moins que l'état de sa babiole."
-Wakatta. Je l'emmène."
-Un plaisir de faire affaire avec vous, milady."
-C'est ça." fit-elle avec sarcasme. "Eh! Toi là-bas! Tu viens avec moi!"
Tout en interpelant le gyojin, elle brandit l'espèce de médaillon en cristal et il se renfrogna avant d'obéir à son ordre. Tous deux quittèrent l'établissement.
Elle comptait le ramener sur le Keeper, avant de lui fournir des explications. Il avait pas mal de blessures...
Une fois à l'intérieur et la porte de sa cabine refermée, elle aggrippa les cheveux de sa perruque en grognant de rage et de dégoût.
"J'arrive pas à croire que j'ai sorti des conneries pareilles!" se lamenta-t-elle avec exaspération.
Le tout sous le regard circonspect de son esclave fraîchement acquis.
Elle enleva ses talons et jeta le boa sur sa couchette, puis retira lunettes, masque et perruque.
Le gyojin s'étrangla, franchement surpris.
"Nihi!" lui sourit-elle de toutes ses dents. "J'avais dis que je reviendrais!"
Puis elle reprit un air déprimé.
"Hontou ni gomenasai..." soupira-t-elle. "Je ne pensais absolument pas ce que j'ai dit, mais il le fallait pour que ce soit crédible... Enfin... Asseyez-vous."
Elle lui pointa une chaise et il obéit à son injonction plus par habitude qu'autre chose. Le pauvre était complètement perdu pendant qu'elle farfouillait dans un placard pour revenir avec sa trousse de secours.
"Ne, c'est quoi votre nom?" demanda-t-elle en sortant du désinfectant et des pansements. "Enfin, si vous voulez bien me le dire, si vous voulez pas parler, ne parlez pas, je ne vous force à rien."
-...Salomon desu, ojou-sama." fit-il d'une voix rauque.
-Iie, iie, ore wa Tamashii." réfuta-t-elle. "Comme vous êtes un Camarade, je vous le dis, mais ne parlez de moi qu'en tant que "Brisée", si vous ne voulez pas avoir un type dangereux aux fesses."
-Camarade?"
La jeune femme afficha un sourire amer.
"J'appelle comme ça les gens qui ont traversé la même chose que moi." expliqua-t-elle. "Donc vous n'êtes pas muet, au final... Cherchez pas à comprendre, sachez juste qu'à partir de maintenant, vous êtes libre."
Il semblait halluciner.
"Vous... Vous êtes sérieuse?" demanda-t-il, incrédule.
-Hm!" sourit-elle joyeusement. "Ah, d'ailleurs..."
Elle sortit le médaillon de sa sacoche pour le poser avec précaution sur la table devant Salomon qui eut les larmes aux yeux.
"C'est..."
Quoi qu'il ait voulu dire, sa voix s'étrangla et il cacha ses yeux derrière l'une de ses mains palmés, récupérant son bien dans l'autre. Tami sourit à nouveau, tout simplement heureuse de ce qu'elle venait de faire.
"Yosh, la liberté est une bonne chose, mais au-delà de ça, il y a l'hygiène et la santé!" plaisanta-t-elle. "Vous connaissez vos mensurations? Je vais aller vous chercher des vêtements tout à l'heure."
Il ne répondit pas, tremblant d'émotions et en retirant sa main elle put voir son visage marqué, baigné de larmes et affichant un sourire tremblant. Il se jeta à terre pour se mettre en dogeza devant elle, qui pour le coup, ne savait plus où se mettre et vira au rouge pivoine.
"Ano..." fit-elle.
-Arigatou!" la coupa-t-il. "Hontou ni arigatou!"
La jeune femme s'abaissa pour qu'il se relève et il lui prit les mains dans les siennes, qui étaient bien plus grandes.
"Je-Je ne sais pas comment vous remercier..." fit-il. "Si vous avez besoin de quoi que ce soit il vous suffira d'un mot!"
-Alors... Tendez les bras vers l'avant?" proposa-t-elle.
Il s'exécuta sans réfléchir malgré l'étrangeté de la demande et elle sortit ses crochets pour commencer à trafiquer les serrures des menottes qui tombèrent au sol l'une après l'autre dans un bruit sourd. Le gyojin se mit à contempler ses poignets nus avec fascination, ses larmes de joie coulant de plus belle.
"Allez, donnez-moi vos mensurations que je puisse aller vous chercher du change." fit-elle avec un nouveau sourire.
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Elle revint sur le Keeper, les bras chargés de vêtements à la taille de Salomon qui était assez imposant avec sa carrure, elle le trouva assis à la table, à tourner et retourner le bijou en cristal entre ses doigts.
"Yosh!" dit-elle pour signaler sa présence, le faisant un peu sursauter dans le processus. "J'ai vos changes! Désolé si c'est pas à votre goût, mais pour le moment il vaut mieux que vous ne vous fassiez pas voir..."
-C'est parfait." réfuta-t-il avec, encore une fois, une forte émotion dans la voix.
-La salle de bain se trouve là, je vais mettre le moteur en marche pour faire chauffer l'eau, faites-vous plaisir." indiqua-t-elle en posant les vêtements sur la table, avant de se diriger à l'avant de l'embarcation.
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Quand Salomon ressortit de la salle de bain, il avait l'air d'un autre gyojin. Ses cheveux argentés si sales et emmêlés se retrouvaient bien plus longs une fois peignés et couvraient son dos marqué. Il avait également l'air bien plus jeune. Maintenant qu'on le voyait bien, son nez assez pointu et ses lèvres fines lui faisaient un plutôt beau visage.
Le pantalon de toile et la chemise en coton lui allaient bien et il semblait plus que ravis d'avoir des chaussures à ses pieds.
Néanmoins ce n'était pas encore fini.
"Vous voulez bien retirer votre chemise?" demanda poliment Tami en pointant la trousse de secours du doigts.
Il comprit où elle voulait en venir et obtempéra pour qu'elle puisse soigner ses blessures les plus récentes, à grand renfort de désinfectant et pansements, voire baume pour les nombreuses ecchymoses qu'il avait sur tout le corps.
Ensuite elle passa aux jambes, une fois qu'il eut enlevé ses nouvelles chaussures et retroussé son pantalon.
Tout ça lui prit bien une demi-heure, vu tout ce qu'il y avait à traiter.
Puis il la regarda en silence pendant qu'elle rangeait la trousse de soin dans son placard. Son estomac se manifesta et il détourna le regard, tête basse et rentrées dans ses épaules par réflexe. La pirate eut un gloussement qui lui sembla mélodieux et commença à étaler de la nourriture devant lui.
"Régalez-vous, Salomon-san, essayez juste de ne pas manger trop vite." lui dit-elle avec un sourire.
Un ange... Il avait l'impression d'avoir un ange devant lui...
C'était bien trop beau pour être vrai, il y avait forcément un piège...
Il ne toucha pas à la nourriture, contemplant la jeune femme qui avait l'air soudainement en pleine réflexion.
"Par contre, je n'avais pas pris le lit en compte... En mode double il sera peut-être à la bonne taille pour vous... Reste à voir où je vais dormir..."
-Ne vous dérangez pas pour moi, je dormirai par terre!" fit-il.
-Ah non!" refusa-t-elle. "D'une, il n'y a pas assez de place, et de deux, je tiens à ce que vous dormiez dans un lit!"
-Mais..."
-Non négociable!" le coupa-t-elle en pointant l'index. "Allez, mangez au lieu de délirer."
Un bruit en haut de l'escalier qui menait à l'intérieur l'intrigua et il tourna la tête pour voir une louve descendre et aller faire la fête à sa bienfaitrice.
"Okaeri Musha!" rit-elle en grattouillant la bête entre les oreilles.
Elle s'agenouilla et subit une attaque de coups de langues qui lui tira un autre rire.
"Oi, calme Musha, calme." fit-elle.
La bête obéit en agitant joyeusement la queue, avant de se tourner vers Salomon en penchant la tête sur le côté, l'air de dire "t'es qui toi?".
"Salomon-san, voici Musha, une petit canaille absolument adorable!" présenta la pirate.
La canaille en question se leva pour venir le renifler avec curiosité, puis leva la tête avec un jappement approbateur. Le gyojin leva une main palmée et elle y frotta sa truffe avant de se détourner pour aller se rouler sur son coussin.
-3 novembre 1519-
"Tamashii-sama..."
-Salomon-san, je vous ai déjà dit que les 'sama' ne sont pas nécessaires..." le reprit-elle gentiment. "Je suis votre égale, pas votre propriétaire."
-Ah... Summimasen..."
-Il n'y a pas de mal, c'est juste une habitude à prendre." assura-t-elle. "Donc, vous vouliez me demander..?"
-Euh... Simplement si je pouvais faire quelque chose..." répondit-il.
-Absolument rien."
Devant son air interdit, elle s'expliqua.
"Hier et aujourd'hui sont des jours de repos que je me suis accordé, comme je me suis occupé du ménage et du ravitaillement hier, tout ce que vous pouvez faire est passer le temps. J'ai pas mal de romans dans ma bibliothèque, si ça vous tente et si vous savez lire. J'ai aussi des dials pour de la musique et vous pouvez vous promener sur la plage si vous restez dans le coin pour qu'on ne vous voit pas."
Tout ça lui donnait le tournis. La perspective d'avoir autant de temps libre et surtout... De pouvoir sortir s'il le voulait... Il porta une main palmée au médaillon qui pendait autour de son cou et se sentit à nouveau sur le point de pleurer de joie.
"Et vous, que faites-vous?" demanda-t-il encore, hésitant une fois calmé.
-Je travaille, mais j'ai bientôt fini." répondit-elle. "Ma paperasse avait besoin d'une mise à jour alors je m'en occupe pendant que je suis à terre."
-S-So ka..."
Le silence retomba entre eux, uniquement perturbé par le grattement de la plume, le bruit des feuilles qu'on déplaçait sur le bois et le bruit étouffé des vagues dans le lointain.
-4 novembre 1519-
Tami profitait du vent marin, les yeux fermés et un léger sourire jouant sur ses lèvres. Le gyojin avait voulu l'accompagner sur le pont, à la fois parce que rester seul à l'intérieur le mettait plutôt mal à l'aise, et parce qu'il voulait rester à disposition si elle avait besoin de quoi que ce soit.
Ils naviguaient ainsi depuis quelques heures maintenant, sans vraiment tenir de conversation. La jeune femme s'était bien rendu compte que Salomon parlait peu, et elle se doutait bien de la raison, elle-même avait tendance à ne pas vouloir se faire remarquer quand elle était petite... Enfin bref.
Elle ne regrettait absolument pas d'avoir aidé le gyojin, mais elle avait quelques difficultés à dormir, entre le sommeil plutôt agité de son invité et ses propres cauchemars qui refaisaient surface...
"Vous connaissez la navigation?" demanda-t-elle soudainement.
-Iie... Je n'ai pas eu l'occasion d'apprendre."
-L'idée d'apprendre vous tente?"
Il afficha un air intrigué alors qu'elle lui faisait signe d'approcher d'un mouvement de tête.
On se retrouve encore une fois dans deux jours pour le prochain chapitre! :D
Qui donc va trouver le petit jeu de mot avec le nom du gyojin? ^^
