Heya Minna ! Nouveau chapitre, comme promis !

Désolée pour l'attente, mais je peux pas vous en donner trop souvent, après vous prenez de mauvaises habitudes :p

Pas de nouveaux abonnés depuis la dernière fois donc les notes seront courtes, je vous laisse lire tranquillement ! ^^

Bonne lecture~


-4 août 1521-

Après 4 jours de navigations ininterrompue, les côtes de Yocast furent en vue.

- Law, réveille-toi, on est presque arrivés ! appela Tami.

Le jeune homme ouvrit les yeux et se redressa dans son sac de couchage (« Hors de question que je dorme encore dans ton lit ! C'est pas correct ! »), se frottant les yeux en poussant un grognement.

- Bonjour à toi aussi ! sourit la jeune femme d'un air amusé.

- J'ai dormi combien de temps ?

- Attends voir… Il est 10h.

Sachant que la dernière fois qu'ils avaient échangé leur poste, il était près de 20h. Law fit rapidement le calcul dans sa tête, avant d'adresser un air de reproche à la demoiselle, se moquant royalement qu'elle ne puisse pas le voir de là où elle était.

- T'abuses, on avait dit pas plus de 8h pour se relayer !

Elle leva les yeux au ciel. Et c'était reparti…

- Oh ça va, on est sur la fin du voyage !

- C'est pas une raison !

- Tu vas quand même pas râler dès le réveil ! De toute façon ça sert à rien de se disputer là-dessus, ce qui est fait est fait !

.

.

Quand le Keeper s'amarra aux quais de l'île, il était près de 11h du matin, quelques membres des Heart étaient déjà en ville, à prendre du bon temps, sans doute, d'autres étaient toujours sur le Polar Tang à s'occuper des tâches quotidiennes, et certains attendaient tranquillement sur le pont extérieur, dont Bepo, toujours accompagné de Musha.

Laquelle leva soudainement la tête, les oreilles aux aguets et la queue se mettant à fouetter l'air quand elle entendit la voix de Tami qui l'appelait.

La bête se leva d'un bond sous le regard confus de son ami ours polaire pour quitter le sous-marin et se ruer vers sa maman, et même se jeter sur elle en poussant des jappements joyeux. La jeune femme mit le genou à terre pour réceptionner sa canaille et commencer à la câliner tout en riant sous les coups de langue qu'elle se recevait.

- Tu m'a manqué aussi ma belle, sourit-elle en grattouillant derrière ses oreilles.

Jusque là, Musha qui se jette sur Tami, rien de surprenant, par contre…

- Cap'taiiiin !

Sbam.

Que Bepo en fasse autant avec Law, c'était déjà un peu plus inhabituel. Le Shi no Gekai resta parfaitement de marbre, soulevé du sol par le Mink qui semblait très content de revoir son capitaine et dont les bras semblaient ne plus vouloir le lâcher.

C'était une drôle de scène, on ne pouvait pas le nier.

Tami décida de voler à la rescousse du jeune homme en tapotant l'épaule de l'ours qui lui accorda son attention, laissant son capitaine respirer et regagner le sol en un seul morceau.

- Bepo-san, Arigatou, sourit-elle. Merci d'avoir pris soin de Musha, je vous suis redevable.

- Ah… Iie… Iie… Après tout on est nakama… balbutia-t-il alors que ses joues prenaient une teinte rosée sous les remerciements.

La jeune femme ouvrit de grands yeux surpris, n'en croyant pas ses oreilles.

- Qu'est-ce que… Tu as dit ? fit-elle, incrédule.

- Le cap'tain a dit que tu étais notre nakama, non ?

Law leva les yeux au ciel en voyant que sa petite sœur avait l'air choquée. Après tout, c'était Bepo, du moment que sa place dans la hiérarchie de l'équipage était respectée par rapport aux arrivants, il n'était pas du genre à ostraciser ou à chercher des emmerdes à qui que ce soit.

Néanmoins le sourire radieux et les joues roses d'une Tami aux anges suffit à lui retirer l'idée de le faire remarquer. Pourquoi gâcher son bonheur ? Les autres ne faisaient que l'insulter ou se foutre de sa gueule.

D'ailleurs il ferait en sorte d'y remédier avant qu'elle ne rejoigne vraiment l'équipage, il aurait trop peur qu'elle ne veuille finalement pas en faire partie à cause de ça, et ça le ferait chier qu'après des années de séparation ils ne puissent même pas rester ensemble. C'est vrai quoi, c'était sa petite sœur et c'était son rôle de la protéger ! Il serrait les dents et la laissait bosser de son côté pour le moment, mais seulement parce qu'elle avait promis de rester avec lui si leur plan de vengeance aboutissait !

Après avoir perdu ses parents et Cora-san, et échoué à protéger Lami… Il ne pourrait tout simplement pas supporter de la perdre, elle aussi.

- Law ? Tu m'écoutes ?

Le pirate cligna des yeux quand une main passa devant son visage.

- Non, avoua-t-il. Qu'est-ce que tu disais ?

- Tu devrais aller rejoindre les autres pour leur dire qu-... Que tu es là.

- Et toi, qu'est-ce que tu vas faire ?

- Je vais aller en ville pour chercher une bibliothèque ou une librairie où je peux trouver de quoi décrypter nos infos. Je pense que vu la quantité je vais en avoir pour quelques jours, expliqua-t-elle.

Vu le travail que ça pouvait représenter, elle n'avait que sa motivation pour l'aider à tenir.

- Tu veux un coup de main ?

- Non, non, ça devrait aller, assura-t-elle. Tu as d'autres choses à faire, ça fait bien un mois que t'es absent. Va t'occuper de tes hommes, je me charge du reste.

Puis elle le planta là avant qu'il ne cherche à argumenter, pour partir en direction de la ville, une Musha toute contente sur les talons.


-6 août 1521-

Tap tap tap tap tap…

La tête dans les mains, penchée sur des pages pleines de gribouillis et de ratures, Tami tentait de garder son calme. Elle respira un grand coup et tira jusqu'à elle le Dictionnaire de Lambspring pour tenter d'y voir un peu plus clair dans ce fichu code. Aucun des bouquins qu'elle n'avait à bord n'avait permis d'obtenir un résultat, donc elle s'était dit qu'en trouvant des livres un peu plus rares et approfondis sur le sujet et les techniques de décryptage, elle pourrait y arriver, mais il n'y avait qu'en bibliothèque qu'elle avait pu en trouver.

Et impossible de les emprunter parce qu'elle n'habitait pas sur l'île, donc elle était condamnée à occuper une table dans un coin de l'immense pièce presque silencieuse.

Presque.

Tap tap tap tap tap…

Voyons voir… Si cette technique ne marchait pas, peut-être celle-ci…

Tap tap tap tap tap…

- Tu voudrais pas arrêter un peu ? finit-elle par souffler d'un air exaspéré vers la gamine qui se trouvait à la table d'à côté et qui tapait frénétiquement sa plume sur le bois depuis des plombes.

L'adolescente à la peau sombre s'arrêta d'un coup et lui adressa un sourire désolé. La jeune femme remarqua qu'elle aussi semblait plongée dans une ribambelle de bouquins, apparemment en difficulté, et décida de laisser tomber l'affaire. Après tout elles semblaient dans la même galère à ne pas comprendre ce qu'elles devaient faire.

Surveillant l'heure, la pirate constata que la bibliothèque allait fermer dans moins d'une heure et se dépêcha de prendre des feuilles vierges pour recopier le plus rapidement possible les techniques de décryptage qu'elle pouvait, histoire de pouvoir continuer d'y travailler le soir même. Quand la cloche sonna, elle n'avait pas énormément de choses, mais ne savait-on jamais.

Elle rassembla ses papiers, alla remettre les bouquins non-étudiés à la bibliothécaire pour les réserver pour le lendemain dès l'ouverture, et s'en alla rejoindre le Keeper, passant devant le Polar Tang et les quelques hommes qui se trouvaient sur le pont sans même leur accorder un regard, perdue dans ses notes.


-9 août 1521-

« Je vais finir par croire que t'es maso. »

-Ta gueule… grogna la pirate, sans même prêter attention au fait qu'elle était dans une bibliothèque pleine de potentiels témoins au fait qu'elle parlait toute seule.

En même temps, déjà que le chemin depuis Malviera était fatiguant, elle comptabilisait trois nuits blanches, à travailler sur ce décryptage à la con sans la moindre pause, et pourtant sans le moindre progrès. Donc il se trouvait qu'à ce stade, elle n'en avait un peu rien à foutre qu'on la voie parler avec Brisée.

Les feuilles éparpillées devant elle était recouvertes de signes bizarres, de calculs qui n'aboutissaient à rien, de ratures, de tâches d'encre et de pâtés dû à la fatigue et à la lassitude. Il se pourrait bien qu'elle fasse une allergie aux poèmes pendant un certain temps après ça, parce que bordel ce code-là, contrairement à celui de l'invitation, il était juste monstrueusement difficile à déchiffrer, en plus de faire des kilomètres.

Presque une semaine qu'elle bossait dessus et toujours rien, sauf que cette bibliothèque, aussi fournie soit-elle, était loin d'avoir tous les livres de décryptage existants, et si elle arrivait à la fin de sa réserve sans le moindre résultat… Disons que même sa chère personnalité aurait à s'inquiéter pour sa santé mentale.

Décoder cette saloperie l'obsédait au point qu'elle ne pensait plus à rien d'autre.

La frustration, la fatigue, le fait qu'elle ne prenait même plus le temps de manger, l'accumulation de tout ça sur près de 7 jours jouait dangereusement avec son seuil de tolérance et formait un cocktail explosif de mauvaise humeur et d'une colère latente, mais néanmoins omniprésente, d'où le fait que Brisée ait décidé de sortir de son hibernation.

« Tu sais, tu devrais essayer de dormir, peut-être que ça t'aiderait à rester calme pour la suite. »

- Je t'ai pas sonnée, Brisée, boucle-la.

« Ok, donc si tu veux pas dormir, peut-être qu'au moins Law pourrait t'aider avec tout ce bordel ? »

- Pour que ses hommes aient des raisons supplémentaires de me rabaisser ? C'est mort. Et je te rappelle que je te hais toujours, surtout depuis que j'ai failli lui sauter à la gorge. Par ta faute.

« Si tu l'avais vraiment fait, il aurait trouvé un moyen de t'arrêter, ou je l'aurais fait. »

- Je veux pas de tes excuses à la con. Fous-moi la paix, je voudrais pouvoir bosser tranquille.


Bepo observait avec perplexité son capitaine tourner comme un lion en cage, faisant les cent pas encore et encore dans l'infirmerie du Polar Tang.

Des jours qu'il était censé s'occuper de ses dossiers, il avait même une des nouvelles thèses de médecine publiée, posée sur le coin de son bureau, courtoisie des autres médecins de l'équipage, mais il n'y avait pas touché, alors qu'il se serait jeté dessus en temps normal.

Le Shi no Gekai était bouffé par l'impatience. Une semaine qu'il espérait voir Tami débarquer avec les infos décryptées, il avait déjà bien rongé son frein. L'attente lui semblait interminable, le temps avait l'air de se ralentir, de s'étirer à l'infini, juste pour le plaisir de le tourmenter un peu plus.

Il savait qu'il devait être patient, et il l'était de nature, mais se savoir si proche du but le rendait fou.

Ou plutôt, c'était de ne rien pouvoir faire alors qu'il était si proche du but, qui le rendait fou.

Mais Tami s'était montrée catégorique, elle voulait qu'il se charge de ce qu'il avait à faire, pendant qu'elle se concentrait sur le décodage. Vu qu'il n'avait pas de nouvelles, sûrement que la chose se révélait bien plus difficile que ce qu'ils avaient cru aux premiers essais.

Il s'arrêta soudain de tourner en rond, augmentant la tension chez son navigateur qui se demandait vraiment ce qui lui prenait.

Et puis merde, c'était lui le capitaine, il n'avait pas à obéir à Tami.

- Bepo, on a des livres sur le décryptage des codes ? demanda-t-il soudain, faisant sursauter le mink.

- Euh… Wakaranai…

- …

Le Shi no Gekai sortit de l'infirmerie sans dire un mot de plus, se dirigeant à grands pas vers l'une des réserves du sous-marin, qui, avec le temps, avait été transformée en petite bibliothèque, pour y ranger divers ouvrages, dont essentiellement les traités et les thèses de médecine, la clique de médecins qu'ils étaient en étant friands. Il chercha dans les différentes étagères, lisant attentivement les titres, tirant parfois un volume un peu poussiéreux pour voir le résumé au dos. Après tout ils avaient peut-être acheté quelques ouvrages au cas où.

Bingo.

Quand Bepo vit son capitaine sortir de là, il avait une demi-douzaine d'ouvrages sous le bras et se dirigeait vers le pont.

- Cap'tain, où est-ce que vous allez ? Lui demanda-t-il.

- J'en ai marre d'attendre, je vais aller déchiffrer ces codes moi-même s'il le faut.


Tami réduisit une nouvelle feuille en boulette de papier sous la frustration d'un nouvel échec.

- Toi, poubelle, soupira-t-elle en repoussant l'un des derniers bouquins qu'elle avait pu trouver.

Hésitant entre se mettre à hurler, fracasser la table ou fondre en larmes, elle tira vers elle un autre livre.

Bam.

La jeune femme récupéra sa main douloureuse, tout en lançant son meilleur regard meurtrier à l'individu qui venait de lui taper sur les doigt, qui n'était autre que… Law.

Lequel lui lançait également son meilleur regard de tueur, visiblement en colère.

- J'étais venu te donner un coup de main, mais quand je vois la tête que tu as, je pense que je vais surtout m'assurer que tu t'arrêtes, siffla-t-il.

- Non, je peux pas arrêter maintenant, la bibliothèque ferme dans deux heures, protesta-t-elle.

- Meirei da.

- Je m'en fous, je peux pas arrêter maintenant !

- Tu oses ignorer un ordre de ton capitaine ?

- Ah, parce que maintenant tu acceptes enfin de garder ton poste pour toi ? C'est bien quand ça t'arrange !

Law pousse un soupir silencieux, fermant les yeux pour peser le pour et le contre, puis son regard noir se posa à nouveau sur sa sœur.

- Tu sais que j'aime pas faire ça.

Clac !

Tami porta la main à sa joue, levant vers le jeune homme un regard d'incompréhension, mêlé de colère.

- Maintenant tu vas arrêter tes conneries. Je me fous bien de ces putains de codes si c'est pour que tu te ruines la santé à cause d'une fierté mal placée ou je sais pas quoi ! Tu rentres au Keeper immédiatement et si tu n'y est pas quand je t'y rejoindrai, je te jure que ça ira très mal.

La jeune femme serra les dents et les poings, se retenant visiblement de répliquer, puis se leva si brutalement que sa chaise tomba en arrière, faisant encore plus de bruit que leur dispute. Elle se dirigea à pas rageurs vers la sortie, bousculant son capitaine au passage et claqua la porte en sortant.

Le regard que Law lança à la ronde suffit à convaincre les spectateurs qu'il ne présentait aucune forme d'intérêt. Il déposa ses livres sur la table le temps de regarder ceux que Tami avait pris. Aucun qu'il ne connaissait, seulement un qu'il possédait également, mais de toute façon, vu le mystère pur et simple qu'il pouvait voir sur les feuilles éparpillées sur la table, ils n'étaient pas d'une très grande aide, ils pourraient donc s'en passer à l'avenir.

Il remit la chaise debout, rassembla les notes et reprit ses propres bouquins pour sortir, la bibliothécaire pouvait se débrouiller pour le reste, après tout elle était payée pour ça.

.

.

Quand il entra dans la cabine du Keeper, il put constater -non sans un certain soulagement- que Tami était là, assise à la table et tapant du pied avec agacement. Elle avait une mine affreuse, et pas seulement parce qu'elle faisait la gueule. Sa peau était pâle et maladive, ses joues un peu creusées par la privation de nourriture, et elle n'avait pas pris de douche depuis un moment apparemment.

Maintenant qu'il y pensait, elle lui rappelait ces images de spectres dans les légendes. Il déposa les notes et ses bouquins sur le bureau, puis se planta devant elle.

- Tu sais ce qu'il va se passer ? demanda-t-il.

- Tu vas m'en faire baver.

- Non, je vais remplir mon rôle de grand frère, mais aussi de capitaine. Non seulement tu fous ta santé en l'air au point de ressembler à un cadavre, mais en plus tu t'es permise de me manquer de respect devant des témoins. Parce que tu es ma sœur, et parce que j'ai clairement démontré mon autorité malgré ton insubordination, j'aurais pu passer l'affront…

Il posa les mains sur les épaules de Tami, plantant son regard orageux dans le sien.

- Mais est-ce que tu te rends seulement compte que cette dispute a attiré l'attention sur nous ? Que si la moindre personne reliée de près ou de loin à la Family entend dire que je me suis disputé avec toi, ça pourrait remonter aux oreilles de Doffy ? Qu'il saurait que tu es en vie, à quoi tu ressembles maintenant et où tu te trouves, voire peut-être ce qu'on cherche à faire ?

Les yeux de la jeune femme se mirent à éviter les siens, bien qu'elle semble toujours aussi contrariée.

- Je ne sais pas ce qui t'a pris, mais ton comportement te vaudra une sanction, continua-t-il. À partir de maintenant, je t'interdis de travailler sur ce décryptage, et ce, jusqu'à nouvel ordre.

- Mais-

- Non. Je ne veux rien savoir. Tu vas aller te laver, tu vas manger, puis aller directement au lit, wakatta ?

- Je suis pas une enfant !

- Alors arrête de te comporter comme tel, trancha-t-il.

Il la toisa d'un regard sévère, inébranlable, alors qu'elle tentait de lui tenir tête, puis finalement, elle eut un grognement de rage et partit s'enfermer dans la salle de bain, claquant la porte. Le pirate se laissa tomber sur la chaise la plus proche et poussa un long soupir, se demandant ce qui avait bien pu passer par la tête de sa sœur pour qu'elle en vienne à tout laisser tomber pour ça.

Bien sûr que ces infos étaient importantes, voire même capitales pour leur plan, mais en arriver à ce stade ?

Musha quitta son coussin, maintenant que le calme semblait être revenu, et vint frotter sa truffe sur les jambes du jeune homme qui passa distraitement sa main dans la fourrure en retour.

- Comment je suis censé ne pas m'inquiéter pour elle après ça… souffla-t-il pour lui-même.

.

.

Quand Tami sortit de la salle de bain, sa peau paraissait encore plus pâle, débarrassée de la crasse et de la sueur. Sans un mot, il lui désigna la table où se trouvait désormais deux assiettes creuses et vu l'odeur, ce que contenait le plat devait être le ragoût que Law faisait si bien.

En baissant la tête elle pouvait voir que Musha avait déjà eu sa part.

Finalement, elle consentit à obéir et se laissa tomber sur la chaise, sans rien dire. Le jeune homme prit son assiette et la chargea d'une bonne portion avant de la reposer devant elle.

- Mange, ordonna-t-il.

Mécaniquement, elle se saisit de sa cuillère pour commencer à manger, pendant que lui-même se servait. Pas un mot, pas un regard ne fut échangé sur la durée du repas. Un verre d'eau fut déposée devant la jeune femme et elle l'avala d'une traite, avant de docilement se diriger vers sa couchette, s'allongeant en lui tournant le dos.

- J'emmène tout avec moi, histoire d'être sûr que tu n'essaiera pas de continuer pendant que j'ai le dos tourné, annonça-t-il en récupérant les papiers et les livres sur le bureau.

Puis elle l'entendit monter les quelques marches de l'escalier et refermer la porte derrière lui en sortant. Son air rageur s'évanouit lentement et elle se recroquevilla.

- Gomenasai...


*le temps que vous finissiez le chapitre, vous vous rendez compte que l'auteur est déjà enfermée dans son bunker*

Mouahahahahaha ! Je suis à l'abri de vos menaces !

Et puis je sais pas encore comment je vais faire débuter le prochain chapitre donc je sais pas quand vous aurez la suite, du coup double raison de rester là ! Na !

Allez, à la prochaine~