Réponse aux reviews : Je ne me fixe aucune règle, j'écris seulement pour mon plaisir et je me fiche des critiques négatives : yeah, freedom !

Liliplgb69 : J'aime énormément écrire du comique, ça me déride totalement. J'ai quand même du mal à tenir la distance alors je réserve le n'importe nawak aux interludes bizarroïdes (il y en aura un certain nombre, c'est prévu) et on retrouve mon bon vieux style dans l'histoire. Ça commence donc dans la mélancolie, rien d'anormal. Moi aussi j'aime beaucoup Sexy notamment l'épisode où elle est humaine, le gros problème dans la traduction française c'est que le Tardis est masculin ce qui casse complètement l'esprit d'origine. Du coup, je garde le rapport légèrement tordu Docteur/Tardis mais j'ai dû retirer tout l'aspect sensuel (en général, les slash plaisent sur ce site mais j'ai du mal à imaginer le Docteur gai). Je suis sûre qu'il y a une loi intergalactique qui empêche le Docteur de mourir, c'était une sorte de petit clin d'œil à toutes les fois où il aurait dû mourir mais où il n'est pas mort (sans compter que scénaristiquement ça n'aurait aucun sens). Doctor Who, c'est vraiment le fandom idéal pour écrire un énorme crossover. Je vais mélanger un peu tout ce qui existe, j'ai un certain talent pour rendre crédible des situations qui ne s'y prêtent absolument pas (je pense notamment à Derrière la Porte du Placard qui commence à peu près normalement, si peu, et qui part rapidement en cacahuète grillée). Pour le moment, je me suis fixée quelques règles pour choisir mes héros crossover : de préférence des londoniens ou anglais, d'une intelligence supérieure ou avec un pouvoir spécial, particulièrement malheureux et éprouvant un besoin de s'échapper. Je vais tenir compte de tes propositions (et de celles de ma bêta chérie) alors ça risque de tourner au vinaigre aigre douce.

Luinwe Luthien : Faut dire que tu n'en rate pas une, je commence à te connaître. Ça m'apporte autant de travailler avec toi, c'est super stimulant et j'adore notre duo de choc ! Heureusement que tu as osé me proposer ce partenariat parce que, personnellement, je ne pensais pas que mes écrits méritaient l'attention d'une bêta. Sans compter qu'on m'a fait la même offre au même moment et que ça n'aurait pas été pareil sans toi. Voilà la suite que tu attendais tant, un interlude bizarroïde avec un clin d'œil spécial pour toi (les kleenex, on en avait parlé et je l'ai réutilisé). Accroche-toi bien, il est solide celui-là. Je n'ai pas envie de te ramasser à la p'tite cuillère après alors pitié, éloigne ton cerveau de ton crâne !

Petit mot introductif : Voilà le deuxième interlude bizarroïde qui sert à introduire un personnage nouveau et le premier crossover. Au menu : du nawak, des patates et une ponette rose qui sautille. Moi qui pensais ne pas pouvoir faire pire que le premier, je me sous-estimais largement… Vous êtes prévenu, bande de fou !


Interlude bizarroïde 2 : Harry Potter


Acte II : Là encore, vous pouvez vous amuser à reproduire cette scène chez vous. Cependant, un seul macaque dressé ne vous suffira plus : nos budgets augmentent drastiquement et nous avons beaucoup plus d'acteurs. Pour pallier à cette difficulté technique, je vous invite à faire le tour des hôpitaux psychiatriques et à organiser des évasions massives. Si vous n'êtes pas inspiré, je vous conseille de lire ma première fanfiction dans le fandom Harry Potter nommée Derrière la Porte du Placard (attention : cet interlude est bourré de placement de mes propres produits, je peux vous le dire maintenant que vous avez déjà lu le premier). Par mesure de sécurité, infligez-leur une séance d'électrochocs afin de réduire au mieux leur souffrance. Apprenez l'anglais et payez-vous un voyage en Angleterre pour aller chercher David Tennant (probablement quelque part sur le tournage de Broadchurch). Bravo, vous avez réussi à survivre à mon premier Interlude bizarroïde. Vous n'avez plus rien à craindre, celui-ci est parfaitement normal… MOUHAHA, règle numéro 1 : le Docteur ment. Règle numéro 2 : Paloma Swan est pire que le Docteur. Règle numéro 3 : fuyez. Bonne chance… Oups, je veux dire : Bonne lecture !

Paloma Swan – Physique : jeune fille de vingt ans, blonde aux yeux bleus. Ses lèvres sont régulièrement mordillées (et par conséquent parfois en sang). Costume : toujours intraduisible, désolée.

Harry Potter – Physique : enfant, petit et maigre. Ses cheveux sont noirs comme le jais et ses yeux sont verts comme l'émeraude. Il a une étrange cicatrice en forme d'éclair sur le front. Costume : Une chemise à carreaux trop grande pour lui ouverte sur un T-shirt gris délavé, un jean rapiécé et des chaussures usées. Il a des lunettes rondes.

Le Docteur – Physique : Toujours aussi grand et maigre avec des mèches rouges et une coiffure improbable semblant venir d'un autre temps (ça tombe bien, c'est un voyageur dans le temps). Costume : gothico-émo-bizarro, référez-vous à l'Acte I ou improvisez avec des poupées barbies et des paillettes (il adore ça).

Severus Rogue – Physique : Désolée mesdemoiselles, Severus n'est pas une gravure de mode contrairement à vos rêves les plus fous. Je ne suis pas cruelle (remarque du Docteur censurée) donc je ne briserai pas vos rêves en le décrivant. Costume : Prenez des chiffons, ça fera l'affaire ou alors lisez ma fanfiction Derrière la Porte du Placard (Placement de produit).

David Tennant – Physique : David Tennant. Costume : Dixième docteur. Pour ceux qui ne connaissent pas, consultez votre Google Image et réservez une semaine entière afin de visionner les meilleurs épisodes de Doctor Who avec le meilleur Docteur que toute cette série n'ai jamais connu. Pensez à vous équiper d'une dizaine de Kleenex afin de faire face à sa mort (je suis sponsorisée par cette marque et ils m'ont autorisé à écrire quelque chose de drôle sous réserve de citer trois fois la franchise dans cette fanfiction).


Scène 1 :

Le rideau s'ouvre sur le même décor : le bureau, la chaise et l'ordinateur. Au fond de la scène, dans l'ombre : un escalier montant jusqu'au plafond et une porte de placard légèrement entrouverte. Paloma Swan est encore en train d'écrire sur l'ordinateur (elle n'arrête décidemment jamais).

Paloma Swan : Je me demande ce que me réserve cet interlude bizarroïde. Le premier était très déroutant et j'en garderai un profond traumatisme. Que puis-je craindre de pire ?


Scène 2 :

Pendant qu'elle parle, la porte du placard s'ouvre entièrement et Harry en sort, craintif.

Harry Potter : Excusez-moi de vous déranger, mais que faites-vous dans mon salon ?

Paloma Swan – surexcitée - : Harry Potter, j'ai toujours voulu te rencontrer ! C'est un si grand honneur. Oooh, le plus beau jour de ma vie qui se réalise enfin.

Elle se lève et au même moment, Harry se fige dans le temps. Paloma ne s'en rend pas compte tout de suite et tourne autour du garçon pour l'observer sous tous les angles. Un grand sourire illumine son visage.

Paloma Swan : C'est exactement comme ça que je t'imaginais, J. K. Rowling a fait un excellent travail de description. La fameuse cicatrice et les lunettes rondes, il manque juste ta baguette magique. Où l'as-tu rangé ?

Harry ne répond pas (toujours figé) et Paloma semble s'en rendre enfin compte. Elle retourne sur sa chaise.

Paloma Swan : Il faudrait régler ce petit problème… Ce n'est vraiment pas pratique d'être obligée d'écrire pour te parler.

Harry Potter : Excusez-moi mais je ne sais toujours pas qui vous êtes.

Paloma Swan : Ta plus grande fan, enfin je suppose. Ma vie n'aurait probablement aucun sens si je ne t'avais pas rencontré. J'avais six ans et je m'en souviens comme si c'était hier : l'immense salle de cinéma, accompagnée par ma mamie à l'avant-première et les cadeaux à la fin. Poudlard l'école de sorcellerie, le Quidditch et la Pierre Philosophale. Un des moments les plus intenses de ma vie, j'en ai encore la larme à l'œil.


Scène 3 :

Alors que Paloma est sur le point de faire une syncope de bonheur, le Docteur sort du placard en trébuchant.

Le Docteur : C'est la dernière fois que je fais un créneau aussi serré, j'ai failli démolir la structure de cette maison !

Il s'arrête en plein milieu de la scène, face à Paloma.

Le Docteur : Toi ?

Paloma Swan : Toi ?

Le Docteur : Toi !

Paloma Swan : Toi !

Le Docteur : Toi ?!

Paloma Swan : Toi ?!

Le Docteur : TOI !

Paloma Swan : TOI !

Ils semblent sur le point de se jeter l'un sur l'autre, pour s'étriper ou s'embrasser, on ne le saura probablement jamais. Harry s'interpose juste avant que cette fanfiction ne tourne au drame (ou au porno, mais ça revient au même).

Harry Potter : Arrêtez ! Je vous en prie, ne vous frappez pas. Je ne sais pas qui vous êtes ni comment vous êtes entré dans mon placard mais évitons de faire trop de bruit ou mon oncle va se mettre en colère.

Le Docteur : Qu'est-ce que c'est que cette chose minuscule qui parle ? C'est certainement une erreur génétique, ce monde est vraiment désespérant.

Paloma Swan : C'est un enfant.

Le Docteur : Non ! – Paloma hoche la tête - Si ? - Paloma hoche la tête - Vraiment ? - Paloma hoche la tête - C'est ça, un enfant ? - Paloma hoche la tête - J'imaginais ça plus… Tu vois ? Moins… Ne m'oblige pas, bon d'accord. Moins moche !

Paloma Swan : Chut, taisez-vous tous les deux. Il y a quelque chose qui cloche, une chose si évidente que je ne la remarque pas… Qu'est-ce que ça peut bien être ?

Paloma se lève, Harry et le Docteur se figent instantanément. Elle fait les cents pas, les sourcils froncés. Elle s'arrête à côté du placard et le fixe pendant une minute avant d'écarquiller les yeux.

Paloma Swan : Bon sang mais oui : le placard ! Le jour où Harry reçoit la première lettre de l'école de sorcellerie, son oncle lui offre la seconde chambre de Dudley. Ce qui veut dire qu'il n'a pas encore reçu sa première lettre. Oh merde ! Je crois que j'ai spoilé Harry Potter.

Pendant qu'elle parle, Harry et le Docteur reprennent conscience et commencent à discuter l'un avec l'autre. Elle ne les voit pas, bien trop occupée à réfléchir à la suite du récit.

Paloma Swan : Bon, ce n'est pas dramatique. Je ne viens que de perturber le récit original mais j'ai encore une certaine maîtrise sur ma fanfiction, ça n'arrive pas tous les jours. Il faut absolument que je trouve un habile moyen de renvoyer le Docteur dans son Tardis : il ne doit pas parler à Harry avant le chapitre où ils doivent se rencontrer officiellement, ça n'aurait plus aucun sens.

Elle frappe dans ses mains, fière d'elle-même et se retourne pour faire face à la situation… Qui lui a échappé sans qu'elle s'en aperçoive !

Paloma Swan : Qu'est-ce que vous êtes en train de faire, vous deux ?

Le Docteur : On discute simplement comme deux êtres civilisés. Ça ne risque pas de t'arriver dans ta vie alors observe bien ce phénomène étrange…

Paloma Swan : Non ! Pourquoi faut-il que ça tourne toujours en ma défaveur ? Quelle est cette divinité supérieure qui fait de ma vie un enfer ?


Scène 4 :

Severus Rogue arrive en scène côté Jardin.

Severus Rogue : Je viens de traverser tes fichiers, tout est tellement bien organisé que je n'ai pas eu beaucoup de mal à te retrouver. Sais-tu qui je suis ?

Paloma Swan : Je commence à avoir mal à la tête… Qui que tu sois, fais vite.

Severus Rogue : Je viens du dossier « 2015 » où est rangé le sous-dossier « Projets » où est rangé le sous-sous-dossier « Ecriture » où est rangé le sous-sous-sous dossier « Fanfictions » où est rangé le sous-sous-sous-sous dossier « Harry Potter » où est rangé le sous-sous-sous-sous-sous dossier « Projets en cours » où est rangé le sous-sous-sous-sous-sous-sous dossier « Textes » où est rangé mon fichier d'origine : Derrière la Porte du Placard (Placement de produit).

Paloma Swan : Aïe, ma tête…

Le Docteur : Qui que vous soyez, je vous adore !

Severus Rogue : Ah oui ?

Le Docteur : Vous avez réussi à filer la migraine à Paloma ! Yeah, mon premier meilleur pote.

Les deux hommes se tapent dans la main comme de vieux complices et improvisent une danse qui dévoile malgré elle leurs talents de danseurs. Est-ce de l'ironie ? Nous ne le serons jamais…

Severus Rogue : Si j'ai fait tout ce chemin, c'est pour livrer un message de la plus haute importance. Paloma Swan, tu m'as posé une question et je vais y répondre.

Paloma Swan – d'une voix robotique - : De quoi qu'il parle ? Moi plus réussir à parler. Fonction cérébrales désactivées… Explosion imminente.

Severus Rogue : Tu m'as demandé quelle était cette divinité supérieure qui fait de ta vie un enfer, ceci a créé un passage entre mon monde d'origine et celui-ci puisque je me pose moi-même régulièrement cette question. C'est toi-même et sois maudite à jamais, tu es devenu le personnage de tes propres récits alors tu vas souffrir autant que nous. Bienvenue à l'enfer des personnages de fanfictions, il y a pire comme situation mais ce n'est pas forcément un mieux pour autant.

Son message étant délivré, Severus repart côté Cour.


Scène 5 :

Paloma Swan : Je récupère mes fonctions cérébrales vitales, tout va bien. Patate ! Licorne ! Miam-miam ! Ça y est, je suis pleinement moi-même et je peux faire face à l'énorme pétrin dans lequel je me suis moi-même fourrée.

Le Docteur : Je suis un spécialiste à ton service, pour ce qui est de s'extraire d'un pétrin causé par moi-même j'ai déjà tout vu. De quoi as-tu besoin ? Rayon hyper-sonique, manipulateur de vortex, baballe en caoutchouc… J'ai tout ce qu'il faut.

Paloma Swan : Génial, il coopère. Ça va être beaucoup plus facile que je ne l'avais craint. Docteur, tu dois partir immédiatement et ne pas t'approcher de cet enfant. C'est une question de vie ou de mort, enfin au moins pour le futur de ma fanfiction.

Le Docteur : D'accord, je te laisse.

Paloma Swan : - à part - C'était beaucoup trop facile, je crains le pire…

Il s'en va dans le placard et on entend en fond sonore le bruit caractéristique du Tardis qui s'engouffre dans le Vortex du Temps.


Scène 6 :

Harry Potter : Je ne comprends toujours pas ce que vous faites dans mon salon.

Paloma Swan : Apparemment, la chambre où j'écris toutes mes fanfictions a une connexion directe avec ton salon alors j'en profite. Je te rencontre, qui n'a jamais eu envie de rendre visite au célèbre Harry Potter ?

Harry Potter : Je ne suis pas célèbre, je suis juste moi.

Paloma Swan : N'as-tu jamais fait de choses bizarres, lorsque tu étais triste ou que tu te sentais en colère ? – à part – J'ai toujours rêvé faire ça.

Harry fronce les sourcils et semble réaliser quelque chose.

Paloma Swan : Tu es un sorcier, Harry. Le plus puissant de toute l'Angleterre et tu iras dans la meilleure école de sorcellerie au monde, Poudlard. Bon, après ça va tourner un peu à la catastrophe : tu seras poursuivi par le plus grand psychopathe de l'univers, tu vas atrocement souffrir et tous tes proches mourront pour te sauver. Mais bon, c'est le prix à payer pour devenir un héros. Tu alimenteras le récit de nombreux auteurs amateurs dont je fais partie et ils écriront tous des histoires sur toi pour te torturer éternellement. Alors profite de ta jeunesse, petit gars.

Harry Potter : Est-ce que c'est censé me rassurer ?

Paloma Swan : J'en sais rien, je ne suis pas le Docteur ! Je n'ai jamais su consoler les enfants perdus, ils m'énervent. C'est le seul conseil qu'on ne m'a jamais donné durant toute ma vie : « profite de ta jeunesse » comme si je risquais de mourir en vieillissant, c'est ridicule. Tout le monde sait que les écrivains vivent éternellement.

Harry Potter : Je ne veux pas souffrir…

Paloma Swan : Alors adresse-toi au Service de Réclamation des Personnages Maltraités. Je te déconseille ma file d'attente, tu devras patienter un bon demi-siècle tellement la foule est dense. Celle de ta créatrice d'origine est encore plus fournie que la mienne, j'en ai peur. Je n'ai que vingt ans, j'ai encore beaucoup à apprendre à l'école des psychopathes, c'est une formation à vie.

Harry Potter : Et si j'arrive à faire entendre ma plainte, je ne souffrirai plus jamais ?

Paloma Swan : Ha ha ! Quel con. Absolument pas, c'est un fake. Ça sert juste à donner un faux espoir à toutes ces âmes torturées. Ce dont tu as vraiment besoin, c'est d'un Docteur.

Harry Potter : Il peut me sauver ?

Paloma Swan : Bah… C'est à double-tranchant. Il ne vient que si on a besoin de lui mais on n'a besoin de lui que si la situation est désespérée. Par cette unique définition, il est à lui seul porteur d'espoir et de malheur. C'est le Docteur, quoi !

Harry Potter : Docteur, à l'aide. A l'aide, j'ai besoin de vous. Docteur, j'ai peur. Sauvez-moi.

En fond sonore, on entend le bruit caractéristique du Tardis et Paloma Swan se met à chanter une comptine d'enfant à tue-tête pour le couvrir.

Paloma Swan – à part - : Argh, il est doué. Il est en train de se sauver lui-même, je ne peux pas le laisser faire ça. J'ai tant de projets diaboliques, il a toujours été mon punching-ball préféré !

Harry Potter – d'une voix soulagée - : C'est lui ! Il a entendu ma prière et il est venu pour moi.


Scène 7 :

La porte du placard s'ouvre et David Tennant traverse la scène en courant comme si sa vie en dépendait (sans doute est-ce le cas).

Paloma Swan : Ah, merde ! Ça se corse…

Harry Potter : Mais… Ce n'est pas le Docteur !

David Tennant : Si, je suis le Docteur. Le seul et unique, enfin le dixième mais c'est compliqué.

Paloma Swan : - à part – Je n'arrive pas à croire que j'ai réussi à le glisser dans ma fanfiction. Harry Potter et le Docteur dans la même pièce, il ne manque plus qu'un poney pour que je sois comblée.


Une ponette rose traverse la scène en sautillant sans que personne ne la voie, c'est Pinkie Pie tout est normal.


Harry Potter : Docteur, j'ai besoin d'aide.

Paloma Swan : Ce n'est pas le vrai Docteur, est-ce qu'il ressemble au vrai Docteur ? En fait, c'est un imposteur qui veut t'enlever pour te torturer.

David Tennant : Mais pas du tout, enfin. Je suis le Docteur !

Paloma Swan : Harry, ce que je vais te dire là maintenant est très important. Tu dois me faire confiance, je suis Paloma Swan. Trust-me, I'm Paloma Swan. – à part – Cette réplique est tellement plus classe en anglais.


Scène 8 :

La porte du placard s'ouvre une dernière fois (mais que se passe-t-il donc Derrière la Porte du Placard, placement de produit) et le Docteur marche sur scène tel Napoléon sur un champ de bataille.

Paloma Swan : Ah bah ce n'est pas trop tôt ! Arrête de faire l'idiot, j'ai failli perdre Harry avant votre première rencontre, le futur aurait été réécrit et mon scénario fichu en l'air. Ça fait des semaines que j'y travaille alors tu n'as pas intérêt à me décevoir.

David Tennant : Qui est cet énergumène ?

Le Docteur : Je suis un toi alternatif imaginé par Paloma Swan. Avoue que j'ai plus la classe.

Il sort son tournevis sonique, David Tennant de même et ils comparent leurs jouets alors que Paloma Swan perd définitivement toute lueur de lucidité et qu'Harry songe de plus en plus à fuir.

David Tennant : On compense à ce que je vois.

Le Docteur : T'es juste jaloux !

David Tennant : Pas du tout, qui voudrait avoir ta tête de dépressif agonisant ?

Le Docteur : Ce n'est pas pour te contredire mais toi-aussi tu as une tête de dépressif agonisant.

David Tennant : Je le sais, mais ce n'est pas une raison pour être grossier.

Paloma Swan : STOP ! Les mecs, s'il-vous plaît. La situation est suffisamment compliquée comme ça alors n'en rajoutez pas. David Tennant, je vous ai toujours admiré et je suis sincèrement désolée de devoir vous évacuer mais vous n'avez pas votre place dans ma fanfiction. Docteur, on s'en tient au plan !

Au même moment, le Docteur pousse David Tennant hors du cadre et ils disparaissent ensemble côté Cour. Si vous voulez placer un moment érotique et gai, je vous suggère de le faire maintenant tandis que les deux hommes sont en dehors de la scène. Veuillez le faire en silence, il y a encore un enfant sur scène.


Scène 9 :

Paloma Swan : Harry, il faut que tu me fasses confiance maintenant. Qui est le vrai Docteur ? Le type sympa avec lequel tu as discuté ou l'autre que tu ne connais pas. Si tu devais choisir l'un d'entre eux, lequel serait-ce ?

Harry Potter : Il y a un piège puisque tu as dit que je souffrirai.

Paloma Swan – à part - : Ce n'est vraiment pas le bon moment pour devenir plus malin que moi !

Harry Potter : Quand on était à l'écart et qu'on discutait, il m'a dit une phrase que je n'ai pas comprise : je suis le seul. C'est un Seigneur du Temps et il est très malin… C'était un signal pour que je choisisse le bon chemin. C'est lui le vrai Docteur.


Scène 10 :

Le Docteur rentre en scène côté Cour, sa chevelure est encore plus paranormale que d'habitude et son manteau en cuir est déboutonné. Que s'est-il passé derrière le rideau ?

Le Docteur – d'une voix essoufflée - : Bravo Harry, tu as gagné un voyage dans mon Tardis.

Harry Potter : Euh… Il est passé où l'autre ?

Le Docteur : Il est très occupé. Paloma, je te l'ai chauffé comme convenu.

Paloma Swan : Merci. C'est officiel, je prends des vacances définitives !

Elle s'en va côté Cour pour retrouver David Tennant sanglé à une chaise de torture… Sans un seul regard pour l'acteur, elle envoie un texto à Pooky : son seul et unique amour pour toujours et à jamais. (Hey ! What did you expect ?)


Scène 11 :

Le Docteur : C'est à toi de conclure, Harry.

Harry Potter : Avant, j'avais peur, seul dans mon placard et je pleurais. Un jour, le Docteur est arrivé et il m'a emmené très loin dans les étoiles. Depuis, je suis heureux. Enfin, j'espère… Puisque ça ne s'est pas encore officiellement passé.

La lumière s'éteint peu à peu et le rideau se ferme.


Fin de l'acte II