Réponse aux reviews : Je n'ai jamais eu aussi peu de review et j'adore ça… C'est étrange, non ?

Liliplgb69 : Je crois que j'ai inventé le LSD-lecture, je suis trop forte ! Parlons personnages. Apparemment, quand j'imagine un Harry avant Poudlard, il est mimi parce que je trouve qu'il ressemble étrangement à ma version Derrière la Porte du Placard et Tom l'ami Imaginaire, ça ne peut pas être trois coïncidences. Le Docteur Ten s'est invité de lui-même sans rien demander à personne, j'étais moi-même très surprise de sa venue et je me demandais ce que j'allais bien pouvoir foutre de lui ! Faut quand même préciser que je ne prévois rien à l'avance pour les interludes et que tout vient par instinct/envie/délire. Du coup, j'ai fait un petit clin d'œil à l'épisode spécial 50 ans quand Ten et Eleven comparent leur joujoux, c'est une bonne référence puisque les fans de Doctor Who et ceux qui le sont un peu moins ont vu cet épisode en priorité contrairement à tous les autres épisodes qui sont plus aléatoires. J'aime beaucoup les yaoi par principe même si je ne m'y risque pas trop par manque d'investissement sur les histoires romantiques et par soucis d'authenticité sur mes histoires d'aventure (je peux en glisser un de temps en temps, c'est d'ailleurs prévu mais j'évite de dépasser le ratio qu'on retrouve IRL pour ne pas tomber dans l'excès « tous les élèves de Poudlard son bisexuels »). Du coup, quand j'ai l'occasion d'en placer sans que ça puisse perturber le récit, je ne m'en prive pas ! Pour cet interlude, j'ai joué tout en subtilité pour que le lecteur s'imagine ou non une scène yaoi. Je vais profiter de l'immense liberté que m'offre ce format de fanfiction pour placer un maximum de yaoi, encouragée par le nombre minuscule de lecteur et le ratio yaoiste qui doit avoisiner les 100 %. Est-ce que je dois parler de Pinkie Pie pour insister sur le « j'écris ce qui vient et fuck la logique » ou ce n'est même plus la peine ?

Luinwe Luthien : Qui pouvait imaginer que derrière les kleenex se cachait une fille capable de faire autant d'humour ? Je m'étonne moi-même… Snif, détruire une si belle réputation d'écricopathe ! Mais je n'en reste pas moins profiteuse : comme je passe plus de temps à créer la demande de mouchoir que toi l'offre, je propose 70 % / 30 % en ma faveur et je n'aime pas les cookies. Pour savoir ce que j'aime : faire une liste des habitudes alimentaires de mes personnages (par exemple : Harry et le chocolat ou Sev' et son café brûlant ou Dumbledore et ses bonbons au citr… Euh, non, finalement on oublie) Je préfère largement cet interlude au premier, j'ai réussis à faire encore plus de nawak probablement parce qu'il y a plus de personnages et donc forcément plus de confusion. Pinkie Pie, c'était juste parce qu'il me fallait absolument un poney sur scène (obligé, n'est-ce pas ? La prochaine fois, on passe à la licorne) ; Severus est venu pour placer deux ou trois Derrière la Porte du Placard de plus (c'était un défis personnel à relever) ; Ten euuuh, je sais pas comment ça s'est produit, j'ai dû oublier de prendre mes cachets (ou alors c'est lié aux six épisodes de Doctor Who que je visionnais par soir à l'époque) ; Paloma Swan c'est présence obligatoire pour les interludes (pauvre de moi) même si elle/je (petit problème d'identité) préférerai largement être ailleurs ; le Docteur est officiellement gay (ça va foutre la merde) ; Harry est trop choupi' comme d'habitude et il va clairement en baver (je suis une affreuse tortionnaire) : Mouhaha ! D'ailleurs, je suppose que tu vas te jeter sur ce chapitre dès que tu en auras l'occasion et comme j'aurai probablement la flemme de lever mes fesses pour aller chercher mon téléphone qui est sur mon bureau (c'est loiiin) je te fais passer l'info : je vais officiellement poster le prochain chapitre de Derrière la Porte du Placard le vendredi 3 Juin (je change le jour de publication régulier) et j'ai encore quelques détails à peaufiner donc tu vas devoir bosser en vitesse, idéal pour recommencer, non ? Une tortionnaire se doit de torturer, c'est dans le nom ! Bon, au pire, on relance tout le vendredi 10 et tant pis pour mon assassinat, j'aurai quand même eu une belle vie.

Petit mot introductif : Après deux interludes complètement déjantés, je vous présente le chapitre 1 où l'histoire peut enfin commencer.


Chapitre 1 : Tombé du ciel

Harry était terrifié.

Il s'accrochait désespérément à la cheminée mais sa chaussure glissait… Ses doigts lâchaient peu à peu leur prise et il savait qu'il allait tomber. Si ça arrivait, il se casserait la jambe et approximativement trois côtes mais il n'en avait rien à faire. Puisque la chose qu'il craignait le plus, ce n'était pas de tomber mais au contraire, de s'en sortir. Il s'en sortait toujours et par n'importe quel moyen mais à quel prix ?

« Que fait-il sur le toit de l'école ? Comment est-il arrivé jusque là-haut ? Appelez les pompiers ! »

En dessous, l'équipe scolaire s'affolait. Ils ne comprenaient pas comment l'enfant avait pu se téléporter de la cour de récréation jusqu'à la plus haute cheminée. Malgré l'étrangeté de cette situation, ils essayaient de ne pas y réfléchir pour mieux l'aider.

« Ne t'inquiète pas, mon garçon. On est en train de téléphoner à ta famille. Quand tout ça sera fini, tu pourras aller les rejoindre. »

Ce qu'ils ne savaient pas, c'est qu'ils ne devaient surtout pas chercher à l'aider. Une chute de plusieurs mètres était bien peu de chose pour Harry Potter. En réalité, c'était même son quotidien.

« La directrice est allé chercher l'échelle d'urgence. Agrippe-toi encore quelques instants et tout sera terminé. »

Ne pas interférer, c'était la meilleure chose à faire. Mais comment pouvez-vous expliquer ça à des adultes responsables ? Ils n'écoutent jamais personne, c'est bien connu. Alors laissons-les s'affoler un peu, ils l'ont cherché.

« Vite, allez chercher le médecin. Il sera peut-être blessé… »

Harry savait qu'il devait lâcher prise puisque c'était la seule solution. La douleur allait être horrible, il essayait déjà de le prévoir. Une jambe, trois côtes et sans doute son poignet droit s'il tentait de se rattraper dans un dernier réflexe de survie (il était droitier). Bien peu de chose, n'est-ce pas ?

« Ecoute-moi, Harry. L'échelle est en train d'être dépliée, tout sera bientôt terminé. Tu dois tenir encore quelques minutes, tu peux le faire. »

Il devait le faire, il ne lui restait plus beaucoup de temps. Harry inspira profondément tandis qu'il se préparait mentalement à l'horrible douleur qui allait bientôt irradier tout son corps.

« Tu vas pouvoir rentrer chez toi, très bientôt. »

Jamais ! Il ne devait pas rentrer et certainement pas après avoir fait une anormalité. Si l'hôpital pouvait lui éviter le placard alors cet accident était la plus belle chance de sa semaine. Courage…

Au moment où l'échelle se calait enfin sur la structure la plus solide du toit, l'enfant lâcha prise. Il se laissa tomber, appréciant la vitesse et le vent qui caressaient son visage pour le calmer. Il ne devait plus avoir peur puisque bientôt, il se blesserait terriblement et le placard ne l'avalerait pas.

Tout se passa si vite et pourtant si lentement. Le cœur serré, toute l'école assista à l'horrible spectacle : Harry chutait. Ils ne pouvaient plus rien faire, l'impact était imminent.

Plus personne ne pouvait rien faire pour lui et c'est exactement pour cette raison que quelqu'un pouvait faire quelque chose pour lui. Quand un enfant a peur, il fait une dernière prière et sa souffrance est entendue par l'unique personne pouvant lui venir en aide. Le dernier recours.

« Je crois que vous avez appelé un docteur ? Je suis là ! »

Harry s'attendait à la pire douleur de sa vie (du moins jusqu'à la prochaine). A la place, il tomba dans un cocon de douceur. Il s'en sortait indemne, une fois de plus. Alors la porte du placard se fermerait et le noir l'engloutirait tout entier. C'était la seule fin possible, à chaque fois.

« Fais attention, tu as failli tomber du ciel. »

La voix était douce et rocailleuse, ses yeux jeunes et vieux et il venait de très loin même s'il semblait toujours avoir été ici. Qui était cet homme ? Comment était-il entré dans cette école ? Etait-il déguisé pour le carnaval ?

« Pourquoi m'avez-vous sauvé ? demanda Harry.

- C'est ce que je fais, je sauve des gens. »

Un corps aussi jeune, c'était relativement nouveau pour lui. Il n'avait pas encore assimilé toutes les nouvelles caractéristiques de son physique. Alors, quand il essaya de faire son plus beau sourire, il fit la plus terrible des grimaces. Du genre à alimenter à jamais les cauchemars d'un petit garçon.

« Vous n'aviez pas le droit ! hurla Harry avec rage. »

La colère montait en lui comme un feu dévastateur. Les poings serrés, la respiration hachée, ses yeux lançaient des éclairs mortels. Il ne voyait plus qu'une seule chose et ça le terrifiait : le placard.

« Oooh… Je me serai contenté d'un simple merci. C'est trop d'honneur, j'ai peur de rougir. »

Son intuition était nouvelle et elle ne lui avait jamais fait défaut auparavant (ne cherchez pas l'erreur, c'est un alien) : quelque chose perturbait l'atmosphère. Il renifla l'air tel un chien cherchant un os enterré depuis trop longtemps. Ne trouvant pas ce qu'il cherchait, il s'allongea sur le sol et lécha consciencieusement le béton.

« BEURK ! s'exclamèrent la plupart des enfants présents dans une harmonie quasiment parfaite. »

Beurk ? Comment ça, beurk ? Sa journée débutait à peine et il était déjà surbooké, il n'avait encore pas pu jeter un œil sur un miroir, était-il si moche que ça ? A moins que ce ne soit le fait de lécher un milliard de bactéries. En tout cas, le goût n'était pas si mal… Meilleur que les framboises en tout cas, il détestait ça.

D'une main distraite, il tâtonnait les poches de son pantalon semblant chercher quelque chose de vital et n'en sorti qu'un tournevis futuriste brisé en deux.

« Oh, nooon. Pas toi, je t'adorais. Tu étais mon meilleur pote… Va falloir que je me trouve un nouveau meilleur pote. »

Frustré, il balança son tournevis le plus loin possible et se releva dans un même mouvement. Il tourna sa tête à gauche, à droite, à gauche, à droite, à gauche, à droite, à gauche, à droite…

« Toi, dit-il en pointant Harry avec son indexe. Ça te plairait de devenir mon nouveau meilleur ami ? Je viens de perdre mon tournevis…

- Je vous déteste ! répondit le garçon avec haine.

- Moi aussi je me déteste, c'est un premier point commun. Oooh, je sens qu'on va rapidement très bien s'entendre toi et moi. »

L'inconnu sautillait partout comme un gamin le jour de Noël.

Le visage fermé à toute émotion traitresse, Harry s'éloignait peu à peu de ce fou. S'il restait trop près de lui, il allait se mettre en colère et faire une deuxième chose anormale. Alors la porte du placard grincerait et le noir l'engloutirait comme à chaque fois.

La directrice de l'école s'approcha de l'intrus, elle devait lui poser quelques questions d'ordre technique :

« Je vous remercie pour votre geste héroïque mais qui êtes-vous ? Comment êtes-vous entré dans mon école ? »

Sans répondre à sa question, l'étranger sorti une carte de sa poche. Son fidèle papier psychique, toujours là pour lui. Il ne le laisserait pas tomber comme ce fichu tournevis sonique. Lâche, traitre, scélérat !

« Excusez-moi mais il y a un énorme trou sur votre carte… On dirait que vous sortez d'un incendie.

- C'est exactement ça. Je viens de réchapper à un incendie, j'ai perdu mes deux meilleurs amis et j'ai sauvé un enfant. Pourquoi ne me laisseriez-vous pas tranquille ? Je suis traumatisé, regardez-moi : brrr.

- Vous êtes entré par effraction dans un lieu sécurisé, répondit simplement la directrice de l'établissement avec un air menaçant dans la voix.

- Oooh, je vois… »

Il n'en pouvait décidemment plus d'attendre, toute sa nouvelle énergie débordait dans son organisme telle la plus puissante adrénaline du monde. Il avait vraiment hâte de tester son nouveau corps et ça semblait se rapprocher. Il allait avoir besoin d'élan.

Même s'il ne savait pas encore ce qu'il combattait, c'était pour très bientôt. Il avait tant attendu, des siècles de guerre interminable et le moment était enfin venu.

« Harry, est-ce que tu aimes cette école ?

- Personne n'aime l'école, répondit alors le garçon.

- Es-tu bon en gymnastique ? Je suis très doué en leçons de gymnastique, j'ai toujours aimé ça… Enfin, je n'ai jamais vraiment été à l'école puisque je me suis échappé dès mon premier jour mais je suppose que j'aurai adoré ça.

- Je suis assez fort en sprint et en endurance. »

Brillant ! Génial ! Phénoménal !

Il devrait exister un mot pour exprimer la plus grande joie au monde… Pourquoi les humains n'avaient-ils pas inventé un tel mot ? Une espèce si fatalement déprimée n'en avait certainement pas besoin mais une toute nouvelle régénération de Seigneur du Temps plus que jamais.

« Alors apprête-toi à courir… Genre : maintenant ! »

Harry n'aurait pas dû le suivre, c'était un adulte comme il les détestait tant. Pourtant, il n'hésita même pas une seule seconde. Sans doute que la proposition était trop alléchante : courir et échapper au placard, toute sa vie résumée en quelques mots.

« Benzaï ! »

Et dans cette toute nouvelle expression désignant le bonheur le plus intense, leur alliance démarra par une course effrénée.