Réponse aux reviews : Nouveau lecteur en vue ! Je suis heureuse, juste heureuse.

Luinwe Luthien : Argh, mon dieu ! N'était-ce pas une allusion sexuelle qui sous-entendait que ce docteur et moi… MAIS QU'EST-CE QUE TU AS CROQUE ? Oh, mon dieu… Je vais me remettre à croire en dieu, je dois me confesser et pas lire un bouquin au chaud à côté des cierges (comment j'étais censé savoir que ce beau bâtiment était un lieu de culte religieux ?) Bref, un chapitre plus court que jamais puisqu'ils sont écrits d'une traite et doivent refermer une seule unité (c'est-à-dire que nos personnages n'ont pas le droit de changer de lieu ou de sauter le temps dans un même chapitre). Bonne nuit, chère bêta que j'adore.

Nutel Ginger : AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! J'ai un nouveau lecteur ! Une nouvelle lectrice ! Waw, c'est génial ! J'adooore ça. Youpiii (bon, Valou, c'est bon, on a compris). Cette fanfiction, c'est juste un énorme délire pour me détendre puisque mes autres fanfictions sont très graves (maltraitance, séquestration, viols, homosexualité, pédophilie, dépression, maladies psychiatriques…) et je voulais tester l'humour. Crois-moi, je n'ai jamais écrit un seul texte comique avant celui-ci et on a l'impression que j'ai fait ça toute ma vie. Bon, bien sûr, mon ironie est légèrement trop caustique mais on ne fait pas un lapin à partir d'une panthère des neiges. Mais qu'est-ce que je raconte ? Bienvenue, j'espère que tu n'hésiteras pas à me soumettre des idées ou des envies sur l'orientation que pourra prendre ce texte à l'avenir (il faudra être patient(e) par contre) et très bientôt, une image d'illustration avec ce fameux docteur imaginé pour cette aventure (une très bonne idée, je m'en félicite moi-même). J'ai tendance à chouchouter mes lecteurs donc mets-toi à l'aise et BON VOYAGE !

Petit mot introductif : C'était un hasard total mais chaque titre de chapitre était un titre ou un extrait de chanson, j'ai décidé de poursuivre avec « Que vois-je ? » de Danny Elfman pour Tim Burton. Je tiens à souligner aussi la ressemblance frappante entre Jack et ce Docteur alternatif, surtout sur cette chanson.


Chapitre 3 : Je n'en crois pas mes yeux

« C'est impossible, il ne peut pas faire ça. »

Sans se soucier des regards obliques des londoniens, le Docteur marchait furieusement en contournant l'endroit où l'enfant avait disparu, tel un lion coincé dans une cage. Si son Tardis n'avait pas été en pleine régénération, il aurait pu accéder à un matériel de scanner indispensable et il ne songeait même pas à son meilleur ami le tournevis sonique sous peine de finir ses jours sous antidépresseurs.

« Non, il n'a pas le droit ! Ce n'est pas du jeu, comment a-t-il pu juste disparaître ? »

Ne se souciait-t-il donc pas de l'équilibre élémentaire de sa propre planète ? Magicien ou pas, il n'avait pas le droit de violer la loi de conservation de la matière en disparaissant juste comme ça. Il n'y avait que deux possibilités : soit il se fichait totalement des règles chimiques de base (quel avenir pour cette génération d'enfant prétentieux) soit il s'était simplement téléporté ailleurs. Mais où ? comment ? pourquoi ? Le Docteur détestait ne pas savoir et il était au bord de la crise de nerfs.

« Il me faut un parapluie ! s'écria-t-il alors que le ciel était parfaitement dégagé. »

Evidemment, il avait fallu qu'il s'écrase en une magnifique journée de printemps et qu'il se promène au beau milieu des fleurs. Il savait de source sûre que le destin avait de l'ironie... Ne pouvait-il pas s'abstenir ou prendre un jour de congés ? Aucun respect pour les dépressifs, dans quel monde vivons-nous !

Oooh, mais que vois-je ? Ceci est trop beau pour mes yeux si sombres, je vais pleurer de joie. Un handicapé !

« Toutes mes condoléances pour votre jambe, puis-je vous emprunter ceci ? »

Sans même attendre la moindre réponse, notre Seigneur du Temps enleva sa canne à ce pauvre homme comme si c'était son plus beau cadeau de Noël. Il ne se soucia pas un seul instant de l'énorme « Pouf » qui s'en suivi, l'handicapé était tombé par terre.

Il ne lui manquait donc plus qu'une corde, une bouteille en verre, des guirlandes électriques, un rouet, une cuillère, un tricycle, un coquetier, une moulinette, un sac poubelle et un cornichon pour construire un révélateur de téléporteur et sa télécommande. Un jeu d'enfant.

S'il trouva la plupart de ces éléments dans un centre commercial classique (l'idéal pour tester ses nouvelles performances à la course après s'être échappé sans avoir payé), il eut d'avantage de soucis pour le rouet, le tricycle et les guirlandes électriques. Malheureusement, il ne pouvait ni s'en passer ni les substituer puisque les deux premiers seraient un moteur et le dernier l'impulsion électrique nécessaire au bon fonctionnement de l'expérience, trois éléments essentiels sans quoi l'ensemble ne servait à rien.

« Excusez-moi de vous déranger, sauriez-vous où je pourrai dénicher un rouet ? »

Le Docteur se trouvait fort poli et ne comprenait pas du tout pourquoi tout le monde le regardait comme s'il avait deux têtes, des ailes de chauves-souris et un aspect gluant. Quelqu'un le qualifia même de « fou furieux » et notre héro regretta instantanément de ne pas avoir acheté de hache. Après tout, si les troncs d'arbres avaient si régulièrement le plaisir de goûter au tranchant idyllique de ce merveilleux objet, il ne comprenait pas pourquoi les humains n'en gardaient pas une à portée-de-main pour se divertir. Ah, décidément, les habitants de la planète Terre resteraient pour toujours une grande source d'interrogation pour lui.

« Personne ne peut m'indiquer un endroit où trouver une guirlande électrique ? Ou bien un tricycle ? Un rouet, encore une fois ?

- Vous pourriez p't-être aller au bric-à-breloque. On y trouve souvent de tout au milieu du rien, il faut savoir fouiller. »

Pour la première fois de sa vie, le Docteur n'était pas dévisagé comme un fou en exile. Il ne semblait même pas « barge » ou légèrement « dérangé » plutôt parfaitement normal dans un monde trop petit. Cet humain n'avait rien de conventionnel, il était visiblement supérieur puisqu'il avait tout compris.

« Merci mon cher monsieur, je vous souhaite un excellent Noël. Puissent vos vœux se réaliser. »

Quelqu'un d'ordinaire aurait regardé le ciel pour souligner la température trop douce ou l'aurait dévisagé comme un fou. Peut-être qu'une personne polie aurait simplement souri sans oser perturber son récit trop incohérent, par respect ou idiotie (une sorte de synonyme). Cet homme-là était juste heureux comme si le seul fait de lui parler était une sorte de miracle et quand le Docteur fut témoin du visage indifférent des passants, il comprit que les sans-abris seraient toujours une honte qu'importe leur gentillesse spontanée et leur intelligence évidente.

« Je fais une promesse, je vous assure que vos vœux vont se réaliser avant ce soir. »

Oh, le Docteur avait peut-être l'air d'un cadavre ambulant avec son teint blafard et ses longs membres osseux, il semblait porter toute la misère du monde dans ses yeux trop vieux pour son visage et ne souhaitait plus qu'admirer toute l'horreur du monde sans ne plus devoir se soucier de le sauver chaque jour. Il était sans doute légèrement égoïste et fatalement déprimé.

Malgré tout ça, jamais au grand jamais il ne supporterait être juste le témoin d'une société trop individualiste dérivant vers sa propre apocalypse. Bien évidemment, il souhaitait se délecter de l'immense vide qui risquait d'aspirer la race humaine mais seulement après y avoir sauvé ceux qui valaient la peine. Il n'y en avait peut-être pas beaucoup mais il ne pouvait pas sciemment les abandonner aux mains autodestructrices de leurs semblables.

Alors, le Docteur se faisait une promesse qu'il tiendrait à tout prix.