- Angleterre... Ça fait déjà trois jours... Tu n'en as pas marre de toujours faire la cuisine pour ces enfants... ?

Bien sûr, cette tentative était pour le moins minable. Surtout que France n'avait pas cessé de lui poser cette question encore et encore depuis qu'Angleterre s'était décidé à nourrir ces deux nouvelles bouches par lui-même. Et pourtant, Angleterre était connu pour son incapacité à cuisiner, même le plat le plus simple au monde. En fait, il suffisait de goûter ses scones pour comprendre que sa situation était désespérée au niveau culinaire.

Mais visiblement, le jeune homme était motivé à s'améliorer et à s'occuper des repas des deux petits garçons sans quémander la moindre aide extérieure...

- Qu'est-ce que tu racontes ? Bien sûr que non.

- Mais tu te rends compte combien c'est frustrant pour moi de te voir jouer à la maman... ? Tu n'as pas honte de jouer avec mes nerfs ? Spécialement habillé comme ça...

Honnêtement, le regard interrogateur d'Angleterre n'avait pas lieu d'être. Après tout, depuis qu'il portait un tablier pour éviter de se salir, France ne pouvait s'empêcher de le détailler du regard, le trouvant littéralement à croquer dans cette tenue. D'ailleurs, son amant devait se retenir de baver quand l'image d'un Angleterre complètement nu sous le fameux tablier s'insinuait dans son esprit pervers...

Non seulement parce qu'Angleterre n'accepterait sans doute pas de réaliser son fantasme... en tout cas, pas tout de suite... mais aussi et surtout parce que les petits qui traînaient tout le temps dans ses jambes l'empêchaient de renverser son amant sur le premier meuble venu de la cuisine pour profiter de son corps comme il l'espérait. Et bon sang, ce qu'il pouvait le désirer lorsqu'il remuait innocemment ses petites fesses comme ça devant lui...

- En plus, je n'arrive pas à avoir un seul instant en tête-à-tête avec toi depuis ces trois derniers jours... Je suis un homme, aussi, tu sais... Et j'ai vraiment le sentiment d'être mis de côté...

- France...

Voyant qu'Angleterre ne l'écoutait que d'une oreille distraite, trop occupé par la préparation de ses plats, France s'était rapproché, collant presque son torse contre le dos de son conjoint. Et si le français s'attendait à être violemment repoussé, au moins au début, surtout en connaissant le caractère complètement tsunedere de son petit-ami, il fut étonné de constater qu'en fait, Angleterre rougissait de sa proximité mais ne semblait pas s'en plaindre pour autant.

A croire qu'il avait tort et n'était pas tout à fait le seul à être en manque de l'autre, finalement...

-ARTHUR... Susurra-t-il à son oreille, incapable de se retenir davantage. Ne sois pas aussi froid avec moi, mon amour...

Se penchant doucement vers les lèvres d'Angleterre pour enfin pouvoir l'embrasser, France ne s'aperçut pas plus que celui-ci qu'ils étaient observés par un Canada hypnotisé par le spectacle de ses deux parents enlacés. Et si le petit garçon n'avait clairement pas l'intention de les interrompre, sans le vouloir, il glissa sur l'une des pattes de son nounours, faisant un bruit monstre en se rétamant sur le sol, avertissant immédiatement ses parents de sa chute.

- C-Canada ?!

- Aïe...

- Canada, est-ce que tu vas bien ?

- Mam... Ah... ?

Relevant la tête vers la main tendue vers lui, Canada s'aperçut finalement que n'était pas Angleterre qui était juste en face de lui mais bel et bien France.

- Est-ce que tu t'ais fait mal quelque part... ?

- ...

- ... ?

- Papa ! S'écria soudainement le bambin, se jetant littéralement au cou du concerné.

Si France fut au début un peu paniqué de voir Canada l'appeler ainsi et se jeter dans ses bras de cette façon, il fut tout de même bien obligé de reconnaître que le regard embué par des larmes d'adoration que lui lançait le petit le faisait complètement fondre. Ce petit garçon-là était tout simplement adorable et France fut tout bonnement incapable de lui demander d'arrêter de l'appeler "Papa".

Ce qu'Angleterre ne manqua pas de lui faire remarquer, d'ailleurs...

- Alors ? Qui joue au parent, maintenant ?

- Mais... il est trop mignon... Finit par avouer France, répliquant cependant à la moquerie presque aussitôt. Et puis, après tout, il me ressemble. Beaucoup plus que l'autre petit monstre qui a dû chopper ton mauvais caractère...

Si la remarque visait avant tout Angleterre, América le prit cependant très mal, celui-ci s'étant précipité vers la cuisine en entendant que son petit frère s'était peut-être blessé. Attrapant un pan du pantalon de sa mère pour avoir son appui en cas de problème, le jeune mal élevé choisit donc de tirer la langue à son père.

- J'en suis super content, moi, d'abord. Tu es un stupid daddy et je ne veux pas te ressembler, de toute façon !

- Et c'est un môme grossier, en plus de ça...

Soupirant face à l'indéniable tension entre América et son père, Angleterre coupa court à leur dispute stérile, préférant aborder un sujet beaucoup plus important, caressant doucement les cheveux du petit garçon enlaçant ses jambes pour l'apaiser un peu.

- Quoi qu'il en soit... Est-ce que ça signifie... que tu vas m'aider à les élever... ?

La question était posée assez timidement, Angleterre semblant hésiter à paraître aussi intéressé par cette idée. Un instant, France sentit même un sourire intimidé s'imposer sur ses propres lèvres. Mais heureusement, les réflexes poussant toujours France à embêter son compagnon revinrent rapidement en flèche, les empêchant de sombrer dans un mélo un peu trop gênant...

- Après tout, pourquoi pas... ? Et puis, sinon, tu risques de ruiner leurs papilles gustatives alors qu'ils sont en plein développement... Je ne peux décemment pas laisser mes enfants avoir un goût aussi mauvais que le tien...

- H-Hey ! Protesta immédiatement Angleterre, les doigts d'América se resserrant sur ses vêtements comme pour le protéger des attaques de France.

- P-Papa... Geignit même Canada entre ses bras, lui aussi semblant un peu gêné par les remarques de son paternel...

- Allez, laissez-moi faire ! Il est grand temps que je reprenne les choses en main, de toute façon !

Et bien sûr, malgré les protestations d'Angleterre, France ne leur laissa pas d'autre choix que de quitter la cuisine pour le laisser travailler son art.

D'ailleurs, à peine Angleterre demanda-t-il aux enfants de s'asseoir à table pour le déjeuner que le jeune homme leur présenta son oeuvre...

- Voilà ! Le classique bœuf bourguignon ! Un joli et délicieux repas pour une modeste famille telle que la nôtre...

- Shut up, marmonna Angleterre à voix basse pour que seul France puisse l'entendre, un peu vexé.

- C'est super bon ! S'exclama Canada, ne se rendant pas compte qu'il ne faisait qu'en rajouter une couche.

Soupirant en constatant que le plat que France venait de le servir était sans doute meilleur que la totalité des siens, Angleterre choisit de s'avouer vaincu pour cette fois. Sauf que s'il s'apprêtait à vider sans discuter le contenu de son assiette, son regard s'attarda soudainement sur Amérique qui se dandinait sur sa chaise, semblant plutôt mal à l'aise.

- Est-ce qu'il y a un problème, América... ?

- Mommy... Tu pourrais aussi faire quelques scones... ? Osa finalement demander le petit garçon.

- QUOI ?! S'écria bien sûr France, incapable d'accepter ne serait-ce que l'idée de quelqu'un appréciant un tant soit peu la cuisine d'Angleterre.

- Oh... Sure. Je reviens tout de suite.

Evidemment, il fut immédiatement retenu par son compagnon qui se saisit de son bras pour l'empêcher de trop s'éloigner.

- Hey ! Où est-ce que tu vas ? Assis-toi et mange.

- Je vais juste prendre les scones que je faisais ce matin. Arrête de toujours me dicter ce que je dois faire et de me coller !

Irrité par la remarque, France refusa de relâcher le jeune homme, tirant au contraire sur sa main pour le forcer à s'asseoir sur ses genoux, entourant sa taille de ses bras pour être certain qu'Angleterre reste assis à table comme il venait de le lui ordonner assez fermement. Sauf que bien sûr, le jeune homme n'accepta pas si facilement la situation, se débattant pour pouvoir se dégager de son étreinte au plus vite.

Mais même si Angleterre était intenable et alla même jusqu'à repousser son visage avec sa paume de main, France réussit à tenir bon.

- Qu'est-ce qui te prend, stupid frog ?! Lâche-moi ! Tout de suite !

- Mange, d'abord. Tu dois goûter à quelque chose de délicieux avant de t'empiffrer de ces horreurs de scones !

- Non mais qu'est-ce que t'entends par là, exactement ?!

- Uh... Um... Bafouilla Canada, ne sachant comment réagir face à ses deux parents en pleine dispute de couple.

- Mais je veux les scones de Mommy, moi ! Geignit América.

Sauf que sa plainte fut à peine entendue par les deux adultes trop occupés à se chamailler comme deux enfants...


- ...Et quand ce fut fini, il se tenait devant son petit frère. Alors il prit son père et Marlinchen par la main, tous les trois étant heureux de pouvoir rentrer chez eux pour le dîner. Fin.

Refermant son livre de conte, Angleterre sourit en voyant ses deux petits garçons sagement endormis l'un contre l'autre, les admirant silencieusement pendant quelques instants. Malgré ses interminables disputes avec France, la journée s'était finalement déroulée sans trop de problèmes et les deux adultes s'étaient essentiellement concentrés sur leurs enfants pour éviter de se sauter à la gorge.

Et maintenant que le soir était tombé, il était grand temps qu'Angleterre couche leurs deux petits anges...

- Good night, boys...

Déposant un baiser sur le front des deux concernés, la nation fit son possible pour s'éloigner le plus silencieusement possible de leur lit, fermant la porte derrière lui avec le plus de délicatesse possible pour ne surtout pas réveiller les deux petits garçons. Sauf qu'à peine referma-t-il cette fameuse porte qu'une voix familière retentit juste derrière lui.

- Les jumeaux sont endormis, my love ?

- ...Oui, ils dorment. Et inutile de tenter de parler anglais. Tu as le pire accent du monde, France.

- Wait, mon cher !

Retenant le jeune homme par la main en voyant que celui-ci tentait encore une fois de s'enfuir, France entrelaça doucement ses doigts avec les siens, portant sa main à sa bouche pour y déposer un rapide baiser, ignorant les sourcils froncés d'Angleterre.

- Nous n'avons plus à nous occuper des enfants, maintenant. Alors nous pouvons... tu sais...

- Où est-ce que tu veux en venir, you fool ?

- ...A ça.

Capturant les lèvres qui lui faisaient tant envie depuis ces derniers jours, France laissa aussi ses mains descendre vers les hanches d'Angleterre, le serrant tout contre lui, ravi de constater que son amant ne lui opposait pas une grande résistance. Mais si Angleterre laissa la langue de France caresser la sienne durant un moment, refusant de s'avouer qu'il savourait ce french kiss, le britannique repoussa soudain violemment son petit-ami.

- Attends, attends, attends ! Stop ! Juste stop ! J'ai dit stop alors retiens-toi un moment, you beast !

- ...Raaah ! Quoi encore ?!

- Les enfants, you moron !

- C'est une mauvaise excuse, n'est-ce pas ? Conclut France à cette réponse, prenant son visage en coupe pour tenter de l'embrasser à nouveau. Au moment où nous parlons, ils dorment tranquillement...

- Non, non, non ! Ecoute-moi, bon sang ! FRANCE !

Son hurlement eut au moins le mérite de forcer la nation à relâcher sa prise sur lui. Ne serait-ce que pour pouvoir se boucher les oreilles, France dut cesser de poser ses mains sur lui pour tenter de le déshabiller, ses tympans devant probablement tinter douloureusement. Mais Angleterre ne se sentit pas le moins du monde coupable. De toute façon, il était nécessaire de l'arrêter avant que les choses ne dérapent.

- Mes pauvres oreilles... Pourquoi tu hurles d'un seul coup, comme ça... ?

- Idiot. Regarde autour de toi, pour une fois, frog.

D'un coup d'œil circulaire, France s'aperçut alors qu'ils étaient en effet juste devant la porte de la chambre de leurs deux enfants. Autant dire que ce n'était sûrement pas le meilleur endroit pour une partie de jambe en l'air. Surtout que France avait tout sauf envie qu'Angleterre retienne sa voix. Après tout, après trois jours d'abstinence, ce serait de la torture de devoir encore se contenir pour une quelconque raison.

- Et dire que tu ne le remarques que maintenant...

- Mmh... Dans ce cas... Changeons immédiatement d'endroit ! Décida finalement France, faisant décoller le corps d'Angleterre du sol pour le placer sur son épaule, histoire de pouvoir le transporter facilement jusqu'à sa chambre.

- H-Hey ! Repose-moi tout de suite ! France ! Je ne me répéterai pas ! Lâche-moi !

Mais si Angleterre se plaignit tout le long du chemin, France choisit volontairement d'ignorer ses jérémiades, préférant le balancer sur son lit. Oui, le sien et non le leur. Angleterre avait tenu à avoir une chambre séparée durant toute la durée du voyage, même si cette disposition s'était avérée tout à fait inutile puisque les deux jeunes hommes avaient toujours passé leur nuit ensemble, mise à part ces trois derniers jours, bien sûr.

Déboutonnant sensuellement sa chemise sans quitter un instant Angleterre du regard, France apprécia à sa juste sa valeur le regard que celui-ci laissait couler sur son torse désormais dévêtu, grimpant sur le lit pour aller se pencher au-dessus du jeune homme rougissant dont le haut s'enlever petit à petit.

- J'ai attendu ce moment depuis trois jours... Alors maintenant que je t'ai juste pour moi... Crois-moi, je ne vais pas te laisser te reposer de toute la nuit... Alors prépare-toi... My love...

Caressant les lèvres d'Angleterre du bout des doigts, France sourit en voyant le jeune homme comprendre ce qu'il désirait, ce dernier ouvrant la bouche pour lécher précautionneusement certains de ses doigts.

- Nn...

Enlevant à regret ses doigts de la bouche du jeune homme, France posa doucement ses lèvres sur les siennes, enroulant sa langue contre la sienne dans un baiser profond alors que sa main descendait peloter ses fesses fermes en glissant à l'intérieur de son pantalon et de son caleçon.

En tout cas, jusqu'à ce qu'Angleterre place ses mains devant son visage, semblant signaler un temps mort...

- France... Attends...

- Et pourquoi doit-on s'arrêter maintenant cette fois... ?

- Eh bien... Si jamais América et Canada n'ont pas été conçus simplement par les choux mais par... ça... ? Parce que si c'est le cas... tu es vraiment prêt à en enlever un autre avec moi... ?

Un peu surpris par la question, France finit tout de même par lui sourire, un petit soupir s'échappant de ses lèvres. Apparemment, Angleterre n'était pas contre l'idée de faire l'amour avec lui mais simplement inquiet d'être abandonné avec un enfant de plus sur les bras. Une inquiétude qui se comprenait mais France ne put s'empêcher de se moquer gentiment de lui, plaquant un doux baiser sur ses lèvres.

- Imbécile. Bien sûr que je resterai à tes côtés. Je te l'ai dit, non ? Je compte bien protéger les papilles gustatives de tous nos enfants...

- ...Frog bastard.

Mais malgré l'insulte, Angleterre semblait réellement soulagé.

D'ailleurs, il n'opposa aucune résistance quand France le poussa à s'allonger sur le lit, terminant de le déshabiller complètement. Et si Angleterre se saisit d'un oreiller pour le serrer contre lui lorsque France caressa son intimité avec ses doigts lubrifiés de salive, rougissant et gémissant de plus en plus fort, il ne fit même pas semblant de protester pour une fois, ses chairs palpitantes semblant montrer qu'il était autant en manque de sexe que France...

Si bien que son amant prit soudainement confiance, fouillant si fort son corps chaud qu'il fit pousser un cri de plaisir et de honte à Angleterre...

- AH ! Damnit, France ! S'écria d'ailleurs le jeune homme, se tournant vers lui pour lui jeter un regard assassin.

- Hon hon hon ~ Se moqua ouvertement France en souriant. J'imagine que c'est suffisant...

Retirant doucement ses doigts du corps de son amant, France écarta un peu plus ses jambes, pénétrant Angleterre avec le plus de délicatesse possible. Après tout, France ne voulait pas blesser son petit-ami. Surtout qu'il ne désirait pas seulement son propre plaisir mais aussi celui du britannique.

Cependant, en voyant les lèvres du jeune homme articuler son nom sans qu'aucun son ne sorte de la bouche d'Angleterre, France ne put s'empêcher d'accélérer ses coups de reins, ouvrant un peu plus le corps fébrile de son partenaire. Angleterre remua légèrement pour faciliter la pénétration, ayant déjà hâte de sentit son sexe s'enfoncer plus profondément en lui, bien qu'il ne l'avouerait jamais à son petit-ami.

Murmurant tout de même à son oreille qu'il n'était pas en sucre, Angleterre fut néanmoins tout à fait ravi de sentir la cadence s'accélérer, leurs cris se faisant alors de plus en plus chauds, le sexe de France entrant et sortant de plus en plus vite. L'une des mains du français quitta finalement les hanches de son amant pour glisser sur son ventre, empoignant la verge raide d'Angleterre, masturbant en rythme avec ses allées et venues.

- Aah... Francis... Ne me... Ne me branle pas comme ça, sinon je vais... je vais vraiment...

- Mmh... Arthur...

Refusant délibérément d'obéir à la demande d'Angleterre, France continua au contraire à caresser son membre et à enfouir son propre sexe aussi profondément que possible, excité par les cris d'abandon du britannique, pinçant même le gland humide du jeune homme pour le pousser à jouir avec lui. Leurs cris prirent vite la forme de leurs prénoms, l'orgasme les empêchant d'articuler quoi que ce soit d'autre, leur semence inondant leurs deux corps désormais satisfaits.

Après un baiser d'abandon où leurs langues se retrouvèrent avec le plus grand plaisir, les deux hommes se murmurèrent trois petits mots doux que les amoureux aiment souvent s'avouer après l'amour, se blottissant l'un contre l'autre avant de sombrer dans un profond sommeil...


- ...Ow ! H-Hey ! Stop ! J'ai dit stop !

Les cris venaient de très près de lui et Angleterre finit par se réveiller en les entendant résonner à ses oreilles.

- Bonjour, Maman...

Sauf que sa première vision ne fut pas celui qui poussait ces hurlements mais bien un petit garçon tout blond et aux yeux clairs assis au niveau de ses genoux qui lui fit une peur monstre à apparaître si soudainement devant lui pour le saluer. Par réflexe, Angleterre replia d'ailleurs ses jambes, faisant presque dégringoler le petit garçon qui faillit lui atterrir sur le visage.

Heureusement, en s'aidant de ses mains, Angleterre réussit finalement à stabiliser son fils, bien que son cœur continua un moment à faire des bonds à cause de la surprise qu'il lui avait causé... Mais si Angleterre avait l'intention de lui demander de ne plus lui faire une peur pareille, ses priorités furent changées lorsqu'il s'aperçut qu'América était en train de frapper la tête de son père à l'aide d'une de ses pantoufles et que les cris venaient en fait de France.

- Angleterre ! A l'aide !

- America ! Arrête ça tout de suite !

Pour le stopper, Angleterre fut même obligé de prendre le petit dans ses bras, le mettant ainsi hors de portée du visage déjà meurtri de France. Un geste qui fit soupirer de soulagement le français qui, définitivement, avait beaucoup de mal à gérer cet enfant-là et les accès de rage qu'il semblait avoir contre lui.

- Thank you, Angleterre...

- Hey, Mommy ! Regarde, j'ai pris ta pantoufle !

América avait l'air particulièrement fier de lui et Angleterre aurait sans doute dû lui faire la leçon à ce sujet. Ce n'était pas très sain pour un enfant d'avoir de tels accès de violence contre son père, même si l'enfant en question n'était pas un simple humain mais une nation. Mais étrangement, en captant le regard reconnaissant de France, Angleterre fut incapable de détourner les yeux, seulement de paraître un peu trop touché par un tel regard.

- Mommy ! Look ! Look ! Insista encore América, désirant visiblement attirer l'attention de "sa mère" sur lui, ce qui fut cependant totalement inutile.

- France... Tu es toujours sûr pour ta promesse d'hier soir... ?

- Pour être tout à fait honnête... Non. Mais une promesse est une promesse, n'est-ce pas ?

Laissant un léger sourire pointer sur ses lèvres, Angleterre hocha doucement la tête, leurs deux fils toujours dans ses bras, les yeux étincelant de bonheur.

Une promesse était une promesse, en effet...