Character(s): Edward/Bella
Rated : T Genre : Romance
Résumé : Le temps semble s'être s'arrêté. Je n'ai peut-être pas eu l'occasion de te le dire mais je t'aime. Je t'aime ...
Par vents et marées
C'était un de ses vieux dimanche pluvieux et morose. Le cimetière était vide de monde et aucun bruit ne briser le calme religieux. J'attendais patiemment qu'il arrive jusqu'à moi. Personne n'avait jamais compris mon amour. Personne ne l'avait jamais aimé comme je l'aimais. Personne ne voulait croire que mes sentiments étaient réels.
J'avais douté jour et nuit. Aujourd'hui encore, je me posais des questions quant à la véracité de tout ce que je pensais ressentir mais, lorsqu'il était là, près de moi, qu'il me prenait dans ses bras fermement et pourtant si doucement, je savais. Je savais que je l'aimais, que je ne pourrais peut-être jamais me résoudre à m'éloigner de lui.
Quand j'étais dans ses bras, tout me semblait risible. Toutes ces heures que j'avais passé à me demandé ce qu'était l'amour n'avaient plus aucun sens. Qu'est-ce que l'amour au juste ? C'était ça. C'était ce sentiment profond de complétude, comme si j'avais enfin trouvé ma place dans ce monde, ma raison d'être, de vivre.
J'aurai voulu vivre éternellement juste pour le regarder sourire indéfiniment. J'aurai souhaité ne jamais quitter son corps. Cela peut semblait fou. Ça l'était. J'avais un besoin vital de lui et de sa présence. Il était comme une drogue … mon héroïne …
Et cet amour me consumait. Littéralement. La flamme des premiers instant s'était trop rapidement propagée en un feu éclatant, détruisant tout sur son passage. Il avait jailli en moi avec une force et une brutalité telle que j'avais craint de ne pas physiquement supporter cet incendie. Ce brasier interne répondait à ses mains dès qu'elles se baladaient sur ma peau et alors, mon corps tout entier était enflammé. Je ne maitrisai plus rien, m'abandonnant pleinement à lui.
J'aurai voulu être riche afin de pouvoir lui offrir tout les plus belles choses du monde cependant, je n'avais qu'une chose à lui donner : moi. Je lui étais dévouée corps et âme. C'était un cadeau tellement ridicule, tellement lamentable que j'étais toujours aussi atterrée avec quelle avidité il m'avait prise et acceptée.
Je ne savais plus quoi penser. J'étais tellement craintive, douteuse … je n'avais pas le pouvoir de voir le futur. J'aurai voulu prédire la suite, notre avenir. Tant de questions qui tournaient inlassablement dans ma tête et que j'essayais vainement d'effacer … qu'étais-je sensée faire ?
Ma plus grande peur était celle de le faire souffrir. Je veux dire … le faire réellement souffrir. Il y avait eu des disputes, des cris, des mots lancés à la volée cependant, j'avais toujours été là pour réparer mes erreurs. J'avais fait beaucoup d'erreurs, hurlé beaucoup de choses que je ne pensais pas mais j'étais toujours revenue. Ç'en devenait presque une habitude à tel point que je ne cessais de me demander comment et pourquoi il continuait à me pardonner mes faux pas. Mais, et si je ne revenais pas ? J'avais si peur de ça ! Et si un jour je décidais qu'il était temps que nos chemins se séparent ? Dans quel état je le laisserai ?
J'ai toujours été du genre à m'enfuir dès que je sentais la fin proche, comme un animal apeuré qui préfèrerait se jeter sous les roues plutôt que d'attendre que la voiture l'écrase. J'aurai voulu changer ça pour lui. Malheureusement, je n'avais jamais cru au changement quoique j'en pensais il ne m'avait jamais rien apporté de bon.
Un bruit de froissement me sortit de ma rêverie, je me tournais sans même m'en rendre compte. A deux mètres de là, il se tenait droit laissant la pluie battante glisser sur lui. J'aurai aimé courir dans ses bras mais j'étais pétrifiée comme engluée dans le sol. J'avançai sans réellement le savoir, trop concentrée à le contempler. Je n'avais jamais compris les gens qui disaient avoir le cœur qui battait la chamade, le mien allait à allure régulière. Néanmoins, en moi, tout allait de plus en plus vite, les sentiments se chevauchaient sans que je n'ai le temps de les identifier.
Je marchai telle un automate, les yeux fixés par l'homme qui se tenait face à moi. Il était mon seul repère dans ce monde qui n'avait de cesse de bouger et de changer. J'aimais cet homme, je l'aimais comme je n'avais jamais auparavant et tout ça me terrifiait. Tout allait beaucoup trop vite pourtant, je n'aurais voulu faire demi-tour pour rien au monde.
C'était presque ridicule dans le fond. Je me rendais compte à quel point ma vie n'avait été qu'un enchaînement d'événements risibles. J'avais passé tant de temps à chercher le bonheur dans la ''normalité'' mais dans le fond, qu'est-ce que ça veut dire ''heureux et normal'' ? C'était tellement bête en y réfléchissant bien. Tout ce temps que j'avais perdu à essayer de faire comme tout le monde alors qu'aujourd'hui, je n'aspirais qu'à une seule chose : être unique à ses yeux.
Je voulais sortir du lot, qu'il me remarque, qu'il m'aime pour mes différences pour qu'au fond, je puisse me dire que personne ne pourrait jamais me l'arracher. Je dédaignais, détestais tout ce qu'il pouvait y avoir de conforme en moi.
Enfin, nous nous retrouvâmes. Nos corps s'entrechoquèrent et ce fut comme si nos âmes fusionnaient pour n'en former qu'une. Je me sentais si bien dans l'étau de ses bras aimants. J'aurai voulu pouvoir appuyer sur le bouton pause et ne jamais plus quitter ma place.
Cependant, il continuait d'avancer. C'était ainsi chaque dimanche et ça le serait encore longtemps, je l'espérais. Je le contemplais tandis qu'il s'approchait de la tombe froide et solitaire, une rose jaune à la main. Il se laissa lentement tomber à terre et je l'y rejoignis, posant délicatement une main sur son épaule.
-Je t'avais dit que même la mort ne m'éloignerait pas de toi mon amour. Chuchota-t-il en posant doucement la fleur sur le tas de terre gondolant, comme il le faisait inlassablement, chaque dimanche depuis bientôt deux ans.
Salut ! Voilà de nouveaux OS pour le plaisir ! Pas très joyeux celui-ci au premier abord mais si vous lisez bien vous verrez tout le contraire, c'est une déclaration d'amour à cœur ouvert. J'espère que cela vous plaira et que vous lâcherez un com' ! Oh et oui, il y aura une suite à Jeunes, beaux et libres ^^
