Attention : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils ont été créés par J.K Rowling. Je ne suis pas payée pour ce que je fais (et heureusement), l'histoire de base n'est pas à moi.
Helloooo ! Je poste le troisième chapitre deux jours en avance parce que je ne pourrais pas le poster ce week-end. J'espère que vous allez aimer, bonne lecture !
- Je savais qu'il m'aimait trop pour me quitter, sourit fièrement Ron d'un ton ironique en réussissant pour la première fois à caresser le doux pelage de l'animal endormi.
Ce soir-là, Harry mit du temps à s'endormir. Lorsqu'il se réveilla le lendemain matin très tôt, il regretta de s'être endormi. Il aurait préféré passer une nuit blanche plutôt que d'être victime d'un tel cauchemar. Forêt... Pâle… Sang… Tuer…
Il courrait dans forêt interdite. Tout autour de lui semblait flou. Les arbres se trouvaient partout autour de lui et il avait l'impression que leurs branches accrochaient ses vêtements. Quelqu'un le poursuivait et il ne parvenait pas à le semer. Un bruit assourdissant bourdonnait à ses oreilles alors qu'il tentait d'accélérer sa course, à bout de souffle. La personne qui cherchait à le rattraper faisait un bruit fou en se faufilant entre les arbres et les épais buissons. Il en avait mal à la tête. Comme si quelqu'un venait de le cogner. Il mit ses deux mains sur chacune de ses oreilles mais rien n'y fit. Soudain, les arbres arrêtèrent de défiler autour de lui. Il n'avançait plus. Pourtant, il continuait à courir. Il continuait à s'épuiser. Il courrait toujours plus vite avec l'espoir que, par chance, le paysage figé se remettre à bouger, que l'homme qui le poursuivait ne puisse plus gagner du terrain. La forêt s'assombrit subitement, comme si le soleil s'était couché en quelques secondes seulement. Seule la lune éclairait faiblement la sombre forêt. Lorsqu'il regardait autour de lui, il ne voyait que blanches, feuilles, troncs, et ombres. Beaucoup d'ombres. Des ombres aux formes effrayantes.
Paniqué, Harry se retourna, sans pour autant s'arrêter de courir et écarquilla les yeux. Son poursuiveur était là. Il sortait des sombres buissons d'un pas lent et assuré, un sourire mauvais et arrogant collé au visage.
- Expelliarmus, dit-il d'une voix calme, faisant voler la baguette d'Harry hors de sa main.
Il le regarda avancer jusqu'à lui, sa baguette dans la main, ses cheveux blonds presque blancs parfaitement plaqués en arrière sur son crâne. La faible lumière de la lune semblait se refléter sur sa peau et ses cheveux pâle. Il ligota Harry contre un énorme tronc d'arbre. Il savait que le survivant n'avait pas la force de bouger ou même de résister rien qu'un minimum. Il était comme paralysé. Même sa tête semblait ne plus pouvoir bouger. Même ses yeux ne pouvaient pas quitter le visage dur de Draco Malfoy.
Harry tentait de crier son nom, comme pour le supplier de le laisser, mais rien ne franchissait la barrière de ses lèvres. Il regardait son ennemi avec attention. Ses mains pâles vinrent détacher les boutons de sa chemise noire un à un, chemise qui contrastait avec sa peau blanche. Il le fit si lentement qu'Harry crut qu'il aurait le temps de mourir de vieillesse avant que la chemise soit complètement ouverte. Il devinait le regard du blond sur lui, un regard amusé.
Lorsqu'elle tomba enfin à terre, elle révéla un torse pâle qu'Harry voyait très mal. Presque comme s'il n'avait plus ses lunettes sur lui. Puis sa vue sembla s'améliorer à nouveau. Mais au lieu d'y voir un torse parfait et bien dessiné, il y découvrir un torse mutilé de blessures. Le sang coulait à une vitesse folle de ses blessures, de sa peau pâle comme déchirée, et il regardait Harry, d'un visage sur lequel on pouvait seulement y lire de l'indifférence. Eclairé par la lune, il ne laissait transparaitre aucune émotion. Pas même la douleur qu'il aurait dû ressentir à cause de ses graves blessures.
Draco avança d'un pas, s'approchant dangereusement d'Harry. Le brun se rendit compte de ses mains tremblantes étaient humides. Elles étaient trempées. Trempées par son sang à Lui. Harry se mit à crier mais, tout comme lorsqu'il souhaitait parler, aucun son ne sortit de sa bouche.
La main pâle vint attraper le menton d'Harry et bougea sa tête pour que ce dernier puisse plonger ses yeux verts dans les siens, noirs.
- Tu as vu ce que tu m'as fait ? Demanda Malfoy d'une voix douce qui aurait pu en faire craquer plus d'une s'il avait dit une autre phrase à des filles. Le cœur d'Harry sembla rater un battement.
- Tu aurais pu me tuer, Harry, continua-t-il aussi doucement.
Et soudain, l'environnement autour d'eux sembla changer. L'endroit n'était guère plus lumineux, mais ils n'étaient plus dans la forêt. Une lueur d'amusement sembla apparaître dans les yeux noirs dans lesquels les siens étaient plongés. Draco Malfoy prit le visage d'Harry entre ses mains aussi recouvertes de sang que les siennes et lui tourna la tête. Il aperçut ses amis, à genoux, le regard suppliant. Ginny, Ron, Hermione, Charlie Weasley, Sirius, Remus, son père, sa mère... Les autres étaient méconnaissables mais Harry en était certain, il tenait à ces personnes. Des yeux noirs réapparurent devant les siens. Il les contempla longuement. Ils étaient si foncés qu'il ne parvenait pas à distinguer la pupille de l'iris.
- Qui préfères tu que je tue en premier, toi ou tes amis ?
Il n'eût pas le temps de répondre que la paralysie qui s'était progressivement installée dans son corps finit ce qu'elle avait commencé. Même son cœur ne battait plus. Il était paralysé. Complètement. Mort.
Harry se réveilla en sursaut, le souffle court, poussant des gémissements involontaires et effrayés. Pris de panique, il essuya ses mains moites sur sa couverture comme s'il souhaitait enlever le sang de Malfoy qui salissait ses mains dans son rêve.
Malfoy n'a pas les yeux noirs. Il a les yeux gris clairs, un gris métallique qui fonce avec la colère, se répétait-il dans l'espoir de réussir à se rassurer. Il n'est pas un assassin, il n'est pas capable de tuer. Il détestait Voldemort, il n'est pas un assassin.
- Harry ? Appela une voix familière qui fit sursauter le brun.
- Neville, lui répondit-il encore sous le choc du cauchemar.
Son ami sembla hésiter avant de lui poser la question qui le démangeait. Harry était encore essoufflé. Même deux minutes après qu'il se soit réveillé, il avait du mal à retrouver une respiration normale.
- Est-ce que tout va bien ?
Harry s'apprêta à répondre lorsqu'il sentit quelque chose de doux et poilu bouger contre son bras. Il vit alors le jeune renard monter sur ses jambes avant de s'allonger contre son torse comme s'il cherchait à rassurer Harry. Il avait beaucoup trop chaud. Son tee-shirt était trempé de sueur et le fait que Foxy viennent s'allonger sur lui ne l'aidait pas vraiment. Mais il avait besoin de cette tendresse pour se sentir moins seul.
- Tout va bien, Neville. J'ai simplement fait un cauchemar.
Il entendit son ami soupirer de soulagement et, lorsque des ronflements se firent à nouveau entendre, il ferma les yeux et s'endormit après de longues minutes à attendre que le sommeil l'emporte, Foxy confortablement installé dans ses bras.
Quelques heures plus tard, lorsqu'Harry se réveilla à nouveau, il remarqua que l'agitation était encore plus présente au château que la veille. On était samedi et il était déjà dix heures, ce qui signifiait que le courrier était déjà arrivé. Il sortait à peine de son dortoir que des élèves bavards entraient dans le dortoir par groupe. Lorsqu'Hermione entra à son tour, essoufflée pour avoir couru en rejoignant la salle des Gryffondors, elle l'attrapa par le bras et l'entraîna dans le dortoir des garçons à présent désert.
- Hermione, fit Harry d'un ton surpris. Qu'est-ce qui se passe ?
- La Gazette du…
Elle s'interrompit subitement à la vue d'un petit animal roux qui descendait du lit d'Harry avant de s'étirer. Il bailla devant l'air attendrit du brun et, lorsqu'il se rendit compte que les deux Gryffondors le regardaient avec attention, il se figea.
- Que raconte la Gazette du Sorcier ? Insista Harry en tentant de capturer le regard inquiet d'Hermione de ses yeux.
La jeune femme soupira et baissa les yeux. Elle semblait ne plus vouloir dire ce qui lui paraissait important quelques secondes avant.
- Il y a eu un autre meurtre, annonça-t-elle d'une voix presque enrouée. Ils ne savent toujours pas qui a fait ça et… Les Aurors n'ont encore trouvé aucune piste. Tout n'est que suppositions, ils n'ont aucune preuve…
Harry fronça les sourcils.
- Un moldu ?
La jeune fille secoua la tête en signe de négation en tentant de lui faire comprendre d'un regard qu'elle ne voulait pas en parler à cet endroit. Mais Harry ne comprenait pas. Si seulement la télépathie existait entre les sorciers, pensa-t-elle.
- Hermione, dis-moi, s'impatienta Harry chez qui la peur commençait à monter.
Et si c'était un membre de la famille Weasley ? Ou ses amis ? Il ne s'imaginait pas perdre à nouveau quelqu'un qu'il aimait. Pas encore. Il ne fallait surtout pas. Mais Hermione ne paraissait pas vraiment triste, elle semblait plutôt horrifiée. Terrorisée à l'idée que tout recommence.
Il vit le regard de son amie fixé sur le jeune renard qui les regardait attentivement. Elle le regardait avec compassion. Lorsqu'Harry posa à son tour le regard sur Foxy, il le vit baisser les yeux, comme gêné par la situation avant de se lécher la patte pour la rendre encore plus propre que ce qu'elle était avant. Cet animal est étonnamment très propre, pensa Harry. Même pour faire ses besoins, il attendait qu'Harry le sorte et, une fois à l'extérieur, il partait se cacher entre les arbres. Tout à coup, Harry le trouva étrange. Quelque chose chez ce renard ne tournait pas rond. Il n'était pas spécialement sauvage, il ne se jetait pas sur la nourriture comme le font les autres animaux (en fait, il ne mangeait pas du tout), il était très propre, presque pudique, il semblait ne pas apprécier certaines personnes telles que Ron et…
Harry soupira longuement. Ce n'était pas vraiment le moment de penser à la raison pour laquelle Foxy paraissait presque humain.
-Hermione, regarde-moi et dis-moi qui est mort.
La jeune femme passa une main dans ses cheveux indomptables et regarda autour d'elle, en retenant son souffle.
- Ferme la porte. A clé, lui conseilla-t-elle avant de reposer son regard sur l'animal aux poils blancs et roux.
Il ferma la porte du dortoir et jeta un sort à la clenche pour la verrouiller.
- Narcissa Malfoy.
- Quoi ? demanda Harry en ouvrant les yeux en grand, une lueur d'incompréhension dans les yeux.
- La mère de Draco Malfoy est morte, répéta la jeune brune en reposant son regard sur le jeune renard. C'est un meurtre. Retrouvée morte hier soir dans le salon principal du manoir Malfoy par les personnes qu'elle avait invité pour dîner.
Au moment même où Harry regarda l'animal, intrigué par l'attitude d'Hermione envers ce dernier, cette adorable boule de poils incroyablement douce sembla se transformer. A peine une seconde plus tard, un jeune homme remplaça Foxy. Il avait les cheveux blonds presque blancs, les yeux d'un gris métallique, la peau claire presque blanche et la douce lumière du jour qui passait entre les rideaux permettait à Harry de remarquer qu'il était vraiment fin. Même presque maigre. Ses vêtements étaient déchirés et salis, ils semblaient avoir été trempés de sang.
- MALFOY ! S'écria Harry, surpris et effrayé par ce qui venait de se produire.
Draco réagit au quart de tour. Il se précipita sur Harry, le plaquant au mur, sa main blanche sur la bouche du brun. Harry se tortilla sous la force de sa Némésis, essayant par tous les moyens de lui échapper. Hermione avait plaqué sa main sur sa bouche, et semblait ne pas réagir jusqu'à ce que le blond fatigué par le fait qu'Harry ne cesse de se débattre, plaqua sa jambe entre celles du brun :
- Malfoy, lâche-le, lui ordonna-t-elle calmement en tentant de ne pas dire son nom à haute voix pour ne pas attirer l'attention de d'autres Gryffondors.
Lorsqu'Harry comprit enfin qu'il ne voulait pas qu'il fasse le moindre bruit, il cessa de se débattre, ou même de parler. Il le regarda, droit dans les yeux, avec un air de défi. Il remarqua à quel point il avait maigri, depuis sa disparition il y avait quelques jours. En fait, il avait maigri depuis que son père était à Askaban. Ou peut-être depuis qu'il avait reçu la marque des ténèbres. Il ne savait pas vraiment. A vrai dire, il n'avait pas fait particulièrement attention à son aspect physique, pas qu'il y faisait vraiment attention maintenant, mais il trouvait sa perte de poids frappante. Il avait les joues légèrement creusées et une lueur de colère dansait dans ses yeux. Draco sembla lui lancer une menace silencieuse et le relâcha, sans un mot. Harry se sentit presque rassuré. Sa peau bien que blanche ne l'était pas autant que dans son cauchemar, ses yeux n'était pas noirs mais bien gris et, les tâches de sang qui se trouvaient sur ses vêtements était déjà sec.
- Arrête de me regarder comme si j'avais ressuscité, Potter, grogna-t-il.
Harry sursauta, se rendant compte que son regard était fixé sur le torse recouvert d'un vêtement déchiré de Draco. Il le revoyait, avec du sang coulant le long de sa peau, trop blanche à son goût. Son visage était tellement pâle qu'il avait l'impression qu'il en avait mal aux yeux. Son teint donnait à Harry et Hermione l'impression qu'il était malade.
- Tu es porté disparu depuis plusieurs jours et tout le monde parle de toi comme étant un criminel, lui rappela-t-il en passant une main dans ses cheveux en bataille.
Draco ne prit pas la peine de lui répondre. Sous le regard attentif des deux amis, il prit le journal de ses doigts fins et chercha des yeux l'article concernant sa mère des yeux. Pendant un long moment, le silence régna dans la pièce. Harry pouvait entendre les voix et les rires des autres Gryffondors.
Il vit Draco fermer longuement les yeux et l'entendit respirer bruyamment.
Hermione s'approcha du blond et posa une main sur son épaule tandis que la respiration de celui-ci s'accélérait. Lorsqu'il rouvrit enfin les yeux, il regarda longuement Hermione, qui avait toujours sa main sur son épaule, comme pour le consoler. Elle le regardait, un mélange de compassion et de pitié dans les yeux. Mais elle n'avait pas le droit. Personne ne doit regarder un Malfoy avec pitié, et surement pas ses ennemis.
- J'ai horreur que les gens aient pitié de moi, cracha-t-il, le souffle court et la voix tremblotante.
Il se précipita dans la salle de bain du dortoir et claqua la porte derrière lui, laissant les deux Gryffondors seuls. Harry regarda sa meilleure amie. Elle avait le regard fixé sur ses pieds, l'air blessée. Le brun s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.
- Laisse tomber, murmura-t-il en la serrant contre lui. Il n'en vaut pas la peine.
Il ferma les yeux et posa son menton sur la tête d'Hermione tout en tentant d'écouter le moindre bruit provenant de la salle de bain.
- Je pense que si, fit doucement Hermione. Finalement, c'est facile de dire ça lorsqu'on n'a pas fait partit d'une famille telle que la sienne. Une famille au service de Voldemort.
Harry lui jeta un regard surpris puis mit fin à l'étreinte.
- Ce n'est pas ce que je…oui. Tu as raison.
Il s'écarta de son amie, s'approcha de la porte de la salle de bain et toqua à la porte.
- Sors de là, Malfoy.
Il crut entendre un rire ironique puis le silence retomba. Harry regarda Hermione qui haussa les épaules, lui faisant savoir qu'elle ne savait pas vraiment comment réagir face à la situation.
- Malfoy, répéta-t-il en soupirant.
- Pourquoi je devrais sortir ?
- Oh, je ne sais pas ! fit Harry d'un ton ironique. Peut-être parce que tu as dormi trois ou quatre jours dans mon lit sous la forme d'un renard, que tu… Que cet animal était adorable et qu'il s'avère qu'il est en fait Draco Malfoy, un ancien mangemort porté disparu depuis plusieurs jours. J'aimerais simplement que tu répondes à quelques question comme : Depuis quand es-tu un animagus non déclaré ? Ou bien : Pourquoi te caches-tu ?
- Tu t'es pris pour un journaliste de la Gazette du sorcier, Potter ? « Un ancien mangemort qui est un animagus non déclaré. Décidément, il aurait vraiment dû être envoyé à Askaban tout comme son père, qui est le seul parent qui lui reste », cracha le blond en imitant un lecteur du journal, avant de soupirer longuement.
- Non, mais je peux me déguiser en Rita Skeeter si tu veux. J'ai entendu dire que tu prenais beaucoup de plaisir à lui parler de moi, répliqua le brun en passant à nouveau sa main dans ses cheveux.
Il se félicita intérieurement pour cette réplique et, de toute évidence, il attendait avec impatience ce que Draco avait à répondre à ça. Comme si le blond avait lu dans ses pensées, il fit le contraire de ce que le Survivant souhaitait : il ne répondit pas. Hermione s'approcha à son tour de la porte en lançant un regard d'avertissement à Harry :
- Oublie ce qu'Harry vient de dire, Draco.
- Et qu'est-ce que j'y gagne, moi, à répondre à vos stupides questions ?
Il avait repris son air arrogant et froid. L'heure de la fin du petit déjeuner dans la grande salle approchait et les amis de dortoir d'Harry risquaient de revenir bientôt.
- Je ne sais pas, ce que tu veux, gémit Hermione d'un ton désespéré en tapant les pieds au sol.
Elle savait que si les garçons revenaient alors qu'il était toujours enfermé dans la salle de bain, ils se douteraient de quelque chose.
- Non, pas ce que tu veux, corrigea le brun en écarquillant les yeux d'horreur.
Pour rien au monde il souhaiterait être au service d'un Malfoy en échange de quelques réponses, ou quelle que soit la condition.
- Tu y gagnes notre aide.
- Votre aide ? demanda-t-il sans comprendre.
Harry soupira. C'est vrai, l'aider à quoi, au juste ? Et si c'était lui qui commettait les nombreux crimes qui arrivaient depuis quelques temps ? Il l'aiderait à tuer des moldus ? Mais au fond, Harry savait que ce n'était pas lui. Lors des meurtres, il était avec lui, dormant dans son lit.
- Harry t'emmènera à l'enterrement de ta mère sous ta forme animagus, fit Hermione sous le regard horrifié de son ami.
Encore un enterrement. Il allait encore voir des gens pleurer la mort de quelqu'un.
Le souffle de Draco sembla de couper. Il déglutit difficilement et posa sa main sur la clenche de la porte après avoir lancé un Allohomora.
- Vous aurez besoin de l'autorisation de McGonagall. Elle ne doit pas savoir que je suis vivant.
Le brun lança un regard surpris à Hermione qui haussa les épaules. Faire croire à sa mort à la directrice de Poudlard ? Etrange…
- On s'arrangera pour trouver une excuse sans lui dire la vérité, répondit la Gryffondor qui regardait machinalement la porte du dortoir dans l'espoir que personne ne les déverrouille.
La porte de la salle de bain s'ouvrit, dévoilant Draco, les yeux gris humides. Il regarda Harry droit dans les yeux et lui tendit sa main. Il espérait du fond du cœur que, cette fois-ci, le Gryffondor accepte de la serrer. Lorsqu'il sentit une main douce serrer la sienne, une vague de soulagement l'envahit. Il regarda leurs deux mains enlacées, l'une pâle, l'autre dorée par un léger bronzage. Il aurait souri si la situation n'était pas aussi compliquée. Si sa mère n'était pas morte sans qu'il prenne la peine d'essayer de la protéger. Si sa famille n'avait pas été détruite, s'il ne s'était pas sentit aussi seul.
- Marché conclu, dit-il en relevant la tête pour regarder les prunelles vertes émeraudes de sa Némésis.
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Une review m'aiderait surement à m'améliorer !
Merci d'avoir lu et j'espère que vous avez aimé
A la semaine prochaine !
