Bonjour à tous ! Je tiens à m'excuser pour avoir loupé un week-end (je n'ai pas posté ce chapitre la semaine dernière comme j'aurais dû le faire), j'avais beaucoup de travail entre mon travail et l'inscription à l'université… Voilà, bonne lecture !

- Marché conclu, dit-il en relevant la tête pour regarder les prunelles vertes émeraude de sa Némésis.

Après s'être mis d'accord, Harry alla chercher sa cape d'invisibilité qu'il avait soigneusement rangé la dernière fois qu'il s'en était servi et la donna à Draco qui lui jeta un regard étonné. Il ne s'attendait sûrement pas à ce qu'Harry Potter possède une cape d'invisibilité. Et puis, était-ce autorisé à Poudlard ? Il lui semblait pourtant que non. Mais d'après son père, l'occupation favorite de James Potter et sa bande était de ne pas respecter les règles donc, après tout, il n'y avait pas de quoi être étonné.

- C'était à mon père, précisa Harry sans savoir que Draco l'avait déjà deviné. Met-la sur toi. On va dehors pour ne pas être dérangé.

Le blond hocha la tête en murmurant un faible "merci" et disparut sous la cape. Il se dit que le brun lui faisait étrangement confiance, pour un ancien ennemi. Harry attrapa le poignet de sa Némésis et devina l'étonnement de celui-ci. Rectification : il ne lui faisait pas confiance.

- On ne sait jamais, fit Harry en sortant de son dortoir et en tirant légèrement le bras de Draco, suivis par Hermione.

Lorsqu'ils arrivèrent à l'extérieur du château, Harry mena ses camarades dans un endroit caché par les arbres, apparemment inconnu des autres élèves étant donné les mauvaises herbes qui jonchaient le sol.

L'endroit était plutôt lumineux malgré qu'il soit entouré d'arbres et de buissons, et aucun bruit extérieur à cet endroit ne venait perturber le silence qui pesait.

- Lâche-moi, ordonna Draco dans un grognement.

Il semblait nerveux et perdu. Comme s'il ne savait pas comment agir suite à tout ce qui s'est passé, comme s'il appréhendait.

Harry fronça les sourcils et serra encore plus fort sa main sur le poignet du blond. Draco pensait pouvoir avoir le dessus sur le Survivant ? Jamais, pensa-t-il.

- Je ne te lâcherais pas temps que tu ne m'auras pas rendu ma cape.

Il y eu un moment d'hésitation puis Draco enleva la cape d'invisibilité de sur sa tête, révélant des cheveux clairs et lumineux décoiffés et victime d'électricité statique. Il avait les sourcils froncés, un air fatigué et énervé au visage et tentait en vain de remettre ses cheveux en place.

Hermione se surprit à sourire en pensant qu'il était tout de même mignon quand il laissait de côté son masque d'arrogance. Elle se reprit, et regarda Harry qui récupéra sa précieuse cape avant de relâcher prudemment le poignet de Draco. Ce dernier se massa le poignet sur lequel Harry y avait laissé une marque rouge et s'assit au sol pour reposer ses jambes tremblantes.

Il n'était pas vraiment en forme et ne réalisait pas ce qui se passait. Harry Potter discutant avec lui. Sa mère morte. Lui, sauvé d'une blessure qui aurait pu être mortelle par ses ennemis. D'ailleurs, la faible cicatrice qu'avait entraînée cette blessure lui faisait toujours mal. A chaque mouvement légèrement plus rapide que d'habitude, c'était comme si plusieurs petites aiguille se plantaient au même moment dans sa peau.

La lumière du jour lui paraissait trop intense. Elle l'éblouissait. Tout autour de lui semblait flou, comme irréel. Pendant un court instant, il eut l'impression de s'éloigner de la réalité. C'était comme s'il regardait ce qui lui arrivait à travers quelqu'un d'autre. Il se voyait, assis dans les mauvaises herbes, un air impatient collé au visage…

- ... Malfoy !

Cette voix le ramena à la réalité. Il releva la tête pour regarder les yeux verts émeraude de son ennemi. Il les vit presque briller. D'impatience ? De curiosité ? De colère ? Impossible de le savoir. Pourtant Harry, lui, semblait voir en lui comme à travers une vitre. C'était ce dont il avait l'impression, et il détestait ça. Ce sentiment d'être comme nu devant les personnes qu'il appréciait le moins. C'était une des première fois où ce sentiment avait pénétré son esprit. Il se sentait impuissant. Mais un Malfoy ne doit pas être impuissant.

- Draco, depuis quand es-tu un animagus ? Tenta Hermione d'une voix douce.

Le blond lança un regard surpris à la jeune femme avant de répondre simplement :

- Je me suis transformé pour la première fois quelques mois après la mort de Dumbledore.

- Pourquoi ? Demanda le Survivant, les bras croisés sur la poitrine.

- Pourquoi quoi ?

Le ton sec qu'avait repris la voix de Draco fit soupirer Hermione. Ces deux-là ne pouvaient pas discuter sans s'agresser. Puis elle songea aux nombreuses disputes qu'elle avait eues avec Ron avant de sortir avec. Après tout, peut-être qu'avec le temps ça leur passera. Au fond d'elle, elle espérait que Draco soit une bonne personne et que les deux ennemis deviennent un jour amis.

- Pourquoi es-tu devenu un animagus ?! S'écria Harry en serrant les poings. Tu le fait exprès ?!

La jeune femme sursauta face à l'énervement soudain de son meilleur ami. Draco, lui, ne cligna même pas des yeux. Il répondit d'une voix incroyablement calme :

- Non, je ne le fais pas exprès. Tu souhaites peut-être que je t'apprenne à parler, Potter ? Parce que si tu ne sais pas formuler correctement tes questions, ça risque d'être un problème.

- Répond !

- Voldemort ne l'a ordonné ! Et ne me donne pas d'ordre ! S'écria le blond qui commençait déjà à perdre patience.

Harry fit un rire ironique et haussa un sourcil face au ton autoritaire de sa Némésis.

- Vraiment ?

Les yeux gris de Draco étaient plus foncés qu'il y avait quelques minutes et ses cheveux clairs décoiffés qui retombaient devant ses yeux lui donnaient un air enragé. Hermione appréhendait. Elle savait que lorsque l'un des deux était énervé contre l'autre, leurs paroles à tous les deux devenaient blessantes. Et là, les deux étaient furieux.

- Justement, en parlant de lui, ce n'est pas ce que tu répondais à Voldemort quand il te donnait des ordres !

Draco se figea et, d'un geste brusque, il sortit sa baguette pour la pointer sur Harry. Il grimaça. Cette fichue blessure l'affaiblissait. Ce dernier sortit aussi la sienne et, par réflexe, lança un expelliarmus à sa Némésis. La baguette de Draco atterrit au sol, sous le regard énervé de son propriétaire. Le blond s'approcha dangereusement d'Harry, sachant très bien que ce dernier n'utiliserait pas sa baguette si son adversaire n'était pas armé. Sa baguette tomba au sol lorsque Draco plaqua violemment Harry contre le tronc d'arbre le plus proche. Sa tête cogna contre l'arbre, mais Harry ne cligna même pas des yeux. Il les gardait braqués dans ceux de Draco. Il le défiait du regard. Celui qui détournait le regard le premier perdait cette bataille. Mais aucun ne céda et Harry décida d'en venir aux mots. Il savait Draco Malfoy très fort à ce jeu-là, mais quelle meilleure victoire que de battre son adversaire sur un terrain dont ce dernier est le meilleur ?

- Depuis quand Draco Malfoy se contente-t-il de pratiques moldues ? Ironisa Harry avec un léger sourire qui avait pour seul but de faire rager son ennemi.

- Arrête ça tout de suite, le menaça-t-il.

- Arrêter quoi ?

Harry regarda Draco droit dans les yeux, se retenant tant bien que mal de sourire face à l'air déstabilisé du blond. C'était si rare qu'on puisse lire en lui certaines de ses faiblesses qu'il pensa aussitôt à en profiter.

- De... De me provoquer !

- De te provoquer ? De te provoquer ? Répéta-t-il en prenant un air abasourdi. C'est ce que tu fais depuis la première année ! Tu me provoques, chaque jour !

Draco hésita un instant avant de répondre d'une voix hésitante :

- Je ne le fais plus.

- Evidemment ! S'emporta Harry la voix tremblante d'énervement. Je n'ai plus rien à t'envier. Tu ne peux plus te vanter d'avoir des parents...

- Harry ! L'interrompit Hermione d'une voix suppliante.

Elle espérait de tout cœur qu'il ne finisse pas cette phrase. Que les deux ennemis se serrent à nouveau la main comme il y avait quelques minutes.

- ... tu n'as plus rien. Tu n'as plus de famille.

Il avait prononcé ces derniers mots en murmurant d'une voix emplie de haine. Il était essoufflé et ne s'était pas rendu compte que le bras de Draco qui le bloquait contre le tronc d'arbre ne le touchait à présent même plus.

- Oh non, Harry... Gémit doucement Hermione, les mains sur le visage. Elle avait du mal à réaliser que ces mots étaient sortis de la bouche de son meilleur ami. À présent, elle appréhendait la réaction du blond. Le temps paraissait figé. Draco ne bougeait pas d'un poil et Harry respirait difficilement. Il regrettait presque d'avoir été aussi dur dans ses paroles. "Tu es aveuglé par la haine !" La voix de Remus semblait résonner dans sa tête et lui répéter qu'il avait été trop dur avec Draco. Harry en arrivait presque à avoir pitié de sa Némésis lorsqu'il la vit, les yeux brillants. Il ne savait pas si ce qu'il voyait se passait réellement ou si c'était le fruit de son imagination mais il avait presque cru voir les yeux du blond se remplir de larmes.

- je..., fit Harry sans même savoir quoi dire.

- Alors peut-être que nous ne sommes pas si différents que ça, répliqua simplement Draco en haussant les épaules.

"Peut-être, oui" pensa le brun en passant nerveusement sa main dans ses cheveux en bataille. Il baissa les yeux vers ses pieds et soupira. Il avait honte de ce qu'il avait dit. S'il avait été à la place de Draco, il se serait frappé.

- Au moins, j'ai pu profiter d'eux, moi, ajouta Draco en insistant sur le dernier mot.

La colère monta à nouveau en Harry. Ses joues se colorèrent et il serra les poings. Il voyait sur le visage de Draco l'indifférence qu'il avait tant pu voir durant les sept dernières années. Il avait retrouvé son masque. Le Draco blessé et sensible aux paroles d'Harry n'existait plus.

- Va te faire...

- Certainement pas, le coupa le blond en lui lançant un regard noir.

'Et encore moins par toi', pensa-t-il avec haine.

Il se mordit l'intérieur de la joue pour s'empêcher de pleurer mais ça ne fit qu'empirer les choses. Une larme s'échappa de ses yeux et n'eut pas le temps de rouler sur sa joue qu'il l'arrêta rageusement. « Ne laisse jamais quelqu'un voir ou atteindre tes faiblesses. » C'était ce que son père lui avait souvent répété, avant d'aller à Poudlard. « Un Malfoy n'est soumis à rien ni personne ». Draco ramassa sa baguette et donna un violent coup de pied dans le premier caillou qui se trouvait sur son chemin. Sans même lancer un regard à Harry ou Hermione, il reprit sa forme animagus et se dirigea à pas lent vers le lac près du château. « Un Malfoy n'est soumis à rien ni personne », se répéta-t-il. Quelle phrase idiote ! Apparemment, Voldemort faisait l'exception. La peur aussi. Draco avait peur de lui, il en était conscient. Et il était soumis à cette peur, puisqu'elle l'a poussé à obéir au Maître de son père. Les animaux ont des maîtres, les Elfes de maison aussi, mais pas les sorciers. Encore moins les grandes familles de Pur-Sang. A ce moment précis, il ne savait pas qui il devait haïr le plus entre son père et le Survivant.

Il sentit soudain des mains entourer son maigre petit corps, et ses petites pattes blanches ne touchèrent déjà plus le sol. Surpris, il mordit le premier bout de chair qui était à sa portée et ne manqua pas de retomber violemment au sol.

- Aïe ! S'écria une voix féminine juste à côté de lui.

Mais ce cri l'importait peu. Sa récente blessure le lançait à nouveau. Il ferma les yeux et tenta de se concentrer sur autre chose que sur la douleur, mais ça lui était impossible.

Au bout de quelques secondes, quand la douleur commença à disparaitre, il réussit enfin à se concentrer sur les bruits qui l'entouraient.

- Aïe, aïe, aïe…, soufflait la voix.

Les battements du cœur de Draco s'accélérèrent. Il se retourna pour regarder le visage de la personne qui avait tenté de le porter et vit Hermione, qui secouait sa main en grimaçant. Sa joie soudaine retomba et il allongea son petit corps frêle sur l'herbe fraiche. Pansy…, pensa-t-il. Pendant un court instant, il avait cru que c'était son amie. Pendant un court instant, le bonheur l'avait salué. Le chuchotement plaintif qu'avait fait Hermione ressemblait beaucoup à celui de sa meilleure amie, et il avait réagi au quart de tour. Il voulait tellement la revoir. Il voulait pouvoir s'assurer qu'elle aille bien, l'entendre parler, rire, glousser et surtout, l'entendre le consoler. Il ne savait pas vraiment si sa façon de le consoler était efficace, mais il était certain que ça l'apaisait.

Mais ce n'était pas elle. La jeune femme qui sautillait bêtement sur place en se tenant le poignet n'était pas Pansy, mais la meilleure amie de son ennemi. D'un de ses nombreux ennemis.

- Tu m'as fait mal, se plaignit-elle en lui présentant sa main ensanglantée.

'Tu as connu pire', voulu répondre Draco. A la place, il s'approcha d'elle et frotta sa petite tête rousse contre sa jambe comme pour s'excuser.

Hermione sourit et se baissa pour caresser le jeune renard de sa main qui n'était pas blessée. Elle se jeta ensuite un sort de désinfection avant de refermer sa plaie.

Elle fit ensuite signe à Draco de la suivre et se réfugia derrière un épais buisson tout près du lac, suivit par l'animagus de Draco.

- Tu peux reprendre ta forme humaine, personne ne te verra, ici.

Mais Draco ne bougea pas d'un poil. Et puis quoi encore ? S'il reprenait sa forme humaine, la jeune femme verrait ses yeux rougis. « Ne laisse jamais quelqu'un voir ou atteindre tes faiblesses. » 'Conneries' ragea Draco intérieurement. T'es faiblesses ont laissées Mère seule au Manoir. Elles ont pourrit l'existence de notre famille. Mère est morte par ta faute, pensa-t-il.

- S'il te plait, Malfoy.

Le sourire satisfait que fit Hermione lorsqu'elle vit que Draco avait repris sa forme humaine le fit grogner rageusement.

- Je ne me suis pas transformé parce que tu me l'as demandé, fit-il sèchement.

- Ah ?

- C'est juste que… Je suis longtemps resté sous la forme d'un renard ces derniers temps et… Je préfère ma forme humaine.

Hermione afficha un léger sourire et toucha sa plaie récemment refermée du bout de ses doigts fins.

- Désolée, marmonna Draco sans oser la regarder dans les yeux.

Son regard vint se poser sur le reflet du soleil qui dansait sur les légères vagues du lac.

Pansy…

Le sourire d'Hermione s'agrandit. Un Malfoy qui s'excuse ? On aura tout vu !

- Je ne t'en veux pas, je t'ai surement fait peur. Et puis, tu étais énervé.

Le Serpentard hocha la tête. Oui, il était énervé… D'ailleurs, si Harry racontait la vérité à son propos à qui que ce soit, il se promit de faire en sorte que la prochaine disparition soit la sienne.

- J'aimerais savoir ce qu'il t'est arrivé, murmura la brune.

Draco haussa les épaules et posa son menton sur ses genoux, le regard vide.

- Ils ont tué ma mère…

Hermione ouvrit les yeux en grand et observa Draco avec attention.

- Qui ? Des mangemorts ?

Draco hocha la tête.

- Ils t'ont aussi attaqué ? C'est de là que vienne tes blessures ? Sembla comprendre la Gryffondor.

Nouveau hochement de tête.

Il lui était impossible de parler. Il savait que s'il prononçait un simple petit mot, il se mettrait à pleurer.

Le silence s'installa pendant un long moment entre les deux jeunes adultes. Ils étaient comme perdus dans leurs pensées. Hermione reprit la parole.

- Je suis désolée pour ce qu'a dit Harry.

Le blond haussa les épaules.

- Je ne pense pas qu'il voulait être méchant à ce point. Mais lorsqu'il est énervé, il a tendance à cracher tout ce qu'il pense. Je pense qu'il voulait que tu ressentes ce qu'il a ressenti lorsque tu lui parlais de la mort de ses parents ou de Sirius en riant. Sirius était tout ce qui lui restait. Sa seule famille. Et il a été tué par ta tante. Sirius était un grand homme, tu sais.

- Uhm, fit-il simplement d'une voix enrouée pour acquiescer.

Pansy… Si tu savais qui me parle comme si nous étions amis…

- Donc le marché que j'ai passé avec Potter n'est plus valable ? Osa le blond après s'être assuré que sa voix ne flancherait pas.

Hermione sembla hésiter.

- Si tu ne comptes pas répondre à ses questions, je ne pense pas qu'il soit toujours valable. Malgré tout, je pense que tu as raison de ne pas vouloir raconter ce qui t'est arrivé. Cette histoire concerne les Aurors, après tout. Je suppose que Harry veut des réponses parce qu'il n'a pas vraiment été agréablement surpris que ce soit toi, le renard qu'il a hébergé dans sa chambre.

tu serais folle,…

- Est-ce que tu pourras au moins m'aider à voir Pansy, ce soir, après le dîner ? Demanda Draco d'une voix presque suppliante.

- Je t'aiderais, répondit Hermione en hochant la tête.

Sa réponse sonnait comme une promesse, et Draco savait qu'elle ne comptait pas faire le contraire de ce qu'elle avait dit.

, folle de jalousie.

Un silence pesant s'installa. Tous les deux étaient perdus dans leurs pensées. Hermione imaginait la réaction de Ron lorsqu'il sera mis au courant que son adorable petit Foxy était en réalité le détesté Draco Malfoy. Elle grimaça et regarda le blond. Il avait un léger sourire aux lèvres et regardait dans le vide. Il voyait Pansy, pleurant à chaudes larmes, heureuse de le retrouver mais il l'imaginait aussi déçue par son retour. Et à ce moment-là, son sourire s'effondra.

- Tu aimes lire ? demanda soudain Hermione après un instant d'hésitation.

Draco hocha la tête.

- Un de mes livres préférés me fait penser à toi et Harry, expliqua-t-elle. Le Petit Prince, tu connais ?

Silence.

- Dans ce livre, le renard demande au Petit Prince de l'apprivoiser, et c'est ce qu'il fait. « On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser... » C'est ce que dit le Petit Prince. Harry a su apprivoiser tes faiblesses et tes peurs. Ainsi, il lui était possible de te blesser facilement.

- Je n'ai pas pleuré, dit-il en tentant de masquer sa voix qui était devenue de nouveau tremblante.

Pourquoi Hermione lui racontait ça ? Quel intérêt ?

Draco fronça les sourcils lorsqu'il se rendit compte que la jeune femme souriait. Elle savait qu'il mentait. Rien ne la trompait. Ses yeux légèrement rougis, elle les avait remarqués. A ce moment précis, elle le trouva adorable.

- Potter a juste planté le couteau au hasard. Il espérait m'atteindre au bon endroit.

Il serra les poings et lança au passage à Hermione un regard noir.

- C'est possible aussi, admit-elle.

Elle arracha quelques brins d'herbe et s'amusa à les détruire en plusieurs morceaux sans aucun but.

- Mais ce livre est vraiment bien, ajouta-t-elle. Il a été écrit par Antoine de Saint-Exupéry, un moldu.

Elle releva son regard noisette sur lui et sourit doucement.

- Je peux te le prêter, si tu le souhaites.

- Je ne lirais pas ton livre moldu, cracha presque Draco.

Il se leva subitement sous le regard assombrit d'Hermione et pensa un moment à retourner au château. Mais la réalité le rattrapa bien vite : sans Hermione, un renard n'aurait aucune chance d'entrer dans le château. Sans Hermione, il serait beaucoup trop risqué de trouver Pansy. Sans Hermione, il n'y aurait personne pour raisonner Harry et l'inciter à garder le secret de Draco. Et enfin, sans Hermione, il n'aurait sûrement aucun endroit acceptable pour dormir.

Draco se rassit doucement et baissa la tête pour la poser sur ses genoux.

- Pardon…, s'excusa-t-il en fermant les yeux.

Voilà ! Ce chapitre est terminé. J'ai eu du mal à l'écrire alors n'hésitez pas à me donner votre avis, qu'il soit positif ou négatif.

Qu'est-ce que vous aimez le plus dans ce que j'écris et qu'est-ce que vous aimez le moins ?

Au week-end prochain !