Bonjour tout le monde ! J'espère que vous passez un bon week-end :)

Donc voici le chapitre 2 de cette fanfiction. J'espère que vous allez aimer:)

Bonne lecture !

CHAPITRE 2 : toujours vivant

Un bourdonnement horrible dans les oreilles, une vision trouble et colorée d'orange, de rouge et de jaune, l'odeur de fumée, une quinte de toux... C'est tout ce dont Tony Ferraris, le chauffeur du secours 3 se souvenait avant de perdre connaissance après l'explosion. Il était près de la porte de d'entrée, ou plutôt de sortie, quand il a entendu Casey hurler dans la radio et ensuite... Cette explosion, puis le noir total. Il avait l'impression d'avoir un marteau tapant sur une cloche à la place du crâne. Et son dos le faisait terriblement souffrir. Il pensait avoir été brûlé, et pensait à la fois que son dos brûlait encore. Ses yeux s'habituèrent au peu de lumière qu'il y avait, et s'aperçut que partout autour de lui, il n'y avait que débris, feux et fumée. Une quinte de toux plus tard, il essaya de bouger, ne serait-ce qu'un petit peu, mais cela le fit souffrir encore plus. Il laissa échapper de sa bouche un hurlement de douleur. Il agonisait. Il essaya donc de respirer correctement, au moins d'inspirer et d'expirer convenablement, mais là encore, cela le faisait autant souffrir que de bouger. Son masque était brisé et il perdait de l'oxygène. Se battant contre sa vision trouble, il se concentra sur la recherche de son supérieur et d'Hermann. Il ne pensait absolument pas retrouver Casey vivant. Il inspira profondément et retint sa respiration, se concentrant sur le fait de se dégager et de ne pas crier de douleur pour retrouver ses collègues. Eux avant toute chose, les blessures après. Il savait qu'il était plus ou moins enterré vivant, mais dégager ses jambes fut horrible. Il sentit son genou se déboîter et se remboîter tout seul. Toutes les parties de son corps lui faisait mal. À quelques endroits, il saignait, notamment au niveau du visage. Il avait le goût du sang dans la bouche et son odeur dans le nez. Il sentait aussi quelque chose couler sur son front et il était presque sûr que ce n'était pas que de la sueur à cause de la chaleur de cette fournaise. Après plusieurs minutes à se battre avec les débris, il réussit à se sortir du piège dans lequel il était. Il ne lui restait plus qu'à se frayer un chemin dans cette carcasse pour retrouver tout le monde.

Dehors, c'était le chaos. Tout le monde était au sol, encore choqué par ce qui venait de se passer juste devant eux : quatre des leurs venaient d'être pris dans une énorme explosion et se retrouvaient dans les débris de cette maison. Personne à l'extérieur n'avait été blessé, mais avait plutôt été sonné par l'intensité de cette bombe. Elle n'était pas ordinaire. Pendant que les pompiers reprenaient leurs esprits, le chef Boden essaya de reprendre contact avec ses hommes encore à l'intérieur.

« Severide, Ferraris ! Au rapport ! Casey, Hermann ! Au rapport ! »

Mais même après dix longues minutes de monologue, personne n'avait répondu. Soit ils étaient morts, soit leur radio était hors service. Tout le monde espérait les retrouver vivants quand même.

« Bataillon 25 à centrale ! Je demande d'urgence trois autres unités d'intervention sur Humbolt Park ! La maison a explosé et quatre pompiers étaient encore dedans ! »

« Compris bataillon 25, je vous envoie tout de suite trois unités et deux équipes de déblaiement ».

Ils devaient retrouver leurs collègues, leurs frères de feu. Espérant qu'ils étaient toujours en vie, mais même si ce n'était pas le cas, au moins ils les retrouveraient. Entre le cri désespéré de Casey et l'explosion, il s'était passé cinq secondes. Cela leur avait sans doute laissé le temps de s'enfuir le plus loin possible de la zone d'explosion principale. Tous l'espéraient du plus profond de leur être.

À l'intérieur, Tony fit un grand effort pour essayer de se frayer un chemin. Il savait à peu de chose près où il était. D'après lui, il se trouvait au rez-de-chaussée en face de la sortie. Il y avait donc une chance que son signal radio passe au travers de la couche de débris. Il attrapa désespérément sa radio et essaya tous les canaux.

« Chef ? Chef, vous m'entendez ? »

Mais il n'entendait que de la friture. La douleur dans le dos s'intensifiait à mesure qu'il avançait. D'une main sa hache, de l'autre le pied de biche, il recommença à se frayer un chemin.

De l'autre côté de ce qui était une maison auparavant, Kelly Severide commençait à se réveiller. Il grogna un peu à cause de la douleur, et ouvrit les yeux doucement. À peine les eurent-ils ouvert qu'ils brûlaient comme jamais. Il sentit qu'il était bloqué, assis, à moitié sous les débris et à moitié en dehors. Sur ses jambes il y avait une énorme barre en acier, sans doute une des poutres porteuses de la maison, ou du moins ce qu'il en restait. Il laissa échapper une douloureuse toux et se concentra à essayer de se libérer. Il tenta de bouger ses jambes mais il réalisa vite qu'il ne pouvait le faire sans douleurs atroces. Quand il bougeait, il croyait qu'on le poignardait de partout, ce qui le fit hurler de douleur. Tout autour de lui, il vit de grosses flammes éclairant l'espace où il était. Il pouvait voir dans quelle position il était, les blessures qu'il avait. Il sentait que son bras gauche était sans doute cassé, et qu'une partie de ses côtes l'étaient aussi ou étaient en tout cas fissurées. Sa tête ressemblait à une balle que l'on frappait contre un mur. Son arcade saignait abondamment mais ce n'était pas le plus important. Tentant de soulever la poutre d'acier malgré son bras cassé, il réussit à se libérer une jambes sans savoir comment, et heurta quelque chose avec son pied. Il tenta de se pencher pour voir, mais tout ce qu'il eut comme récompense fut une douleur atroce sur son côté droit. Il jeta un œil et vit qu'une des armatures en métal du béton s'était logée dans son flanc droit sur peut-être cinq centimètres, voire plus. La fumée qui enveloppait la pièce l'empêchait de respirer correctement et il pouvait entendre quelque chose d'autre en dehors du sifflement qu'il avait dans les oreilles.

« Il y a quelqu'un? Hey, ya quelqu'un ? »

Distinctement à présent, il pouvait entendre quelqu'un tousser, et c'était proche de lui.

« C'est toi Hermann ? »

Plus un bruit, à part celui des flammes et des débris en mouvement perpétuel.

« Sev... »

La personne ouvrit les yeux, et observa les alentours. Elle n'était pas bloqué par les gravas et se leva doucement et prudemment. Sa poitrine lui faisait mal, mais la douleur était supportable pour le moment. Elle entendait quelqu'un crier de douleur juste à côté d'elle.

« Ne crie... Ne crie pas comme ça... Tu vas me tuer... »

Kelly n'avait pas reconnu la personne qui se tenait presque debout à cause de sa vision trouble, mais il reconnut cette voix.

« Je vais essayer... Tu vas bien Hermann ? »

« Je... Pense avoir des côtes cassées, mais je crois qu'on a évité le pire non ? »

« Ouai... Heureusement que... Que Casey nous a dit de courir... »

Soudain, Kelly paniqua.

« Où est Matt ?! »

Sa tête bougeait dans tous les sens, tentant de trouver son meilleur ami, son frère.

« MATT ! »

Severide sentit quelques débris bouger et une douleur s'empara de son flanc droit.

« Kel... Bouge pas comme ça... »

Cette voix murmurait à peine, mais il la reconnut parmi tous les bruits et voix qu'il connaissait.

« Matt, où tu es? »

« Juste... Sous toi... »

Kelly arrêta d'un seul coup de bouger le moindre petit morceau de son corps.

« Comment ça sous toi ? »

Hermann se mit à hauteur de Kelly et vit un trou derrière lui par lequel il pouvait voir de la lumière. Il n'était pas gros mais il put voir ce qu'il se passait en-dessous.

« Il a raison Kelly. Ne vaudrait mieux pas que tu bouges d'un centimètre, sinon tu vas faire s'effondrer pas mal de débris sur Casey ».

« Hermann... »

« Il est littéralement... En-dessous de toi ».

Matt exprima sa douleur en fronçant des sourcils et en serrant les dents. Et Hermann le vit aussitôt.

« Casey ? Ça va ? »

Hermann pouvait entendre la respiration de Matt, rapide, haletante et superficielle.

« Ça... Aurait pu être pire... Je pense ».

Matt tenta de sourire, mais cela lui fit encore plus mal. Hermann se sentait vraiment mal pour son lieutenant qui toussait du sang. En même temps, Kelly comprit pleinement la détresse de la situation

et recommença à essayer de se dégager, mais la seule chose qu'il faisait était d'envoyer de la poussière et des débris sous lui.

« Kelly STOP ! Si tu bouges encore, tu vas tuer Casey ! »

Les mots qu'Hermann venait de prononcer étaient beaucoup trop durs pour Severide. Alors il arrêta de bouger et tourna sa tête vers Hermann.

« Hermann, qu'est-ce qui se passe ? »

Il murmurait pour ne pas éveiller la panique chez son petit frère bloqué sous lui.

« Sa tête est juste en-dessous de la dalle sur laquelle tu es. Si tu bouges ne serait-ce qu'un peu trop, la dalle s'effondrera sur lui ».

« Et comment il va ? »

La visage d'Hermann s'assombrit d'un coup.

« Pas très bien... Il est à peine conscient, il a du sang sur le visage, il saigne des oreilles et il tousse du sang ».

« Tu peux descendre et évaluer ses blessures? »

Hermann secoua la tête de gauche à droite.

« Le trou n'est pas assez grand pour que je puisse y passer. Je suis désolé ».

Severide ferma les yeux, à la fois à cause de la douleur qui le lacérait, mais aussi à cause de cette nouvelle. Il entendait parfaitement Casey, son frère, en train de tousser comme jamais. Hermann se remit sur le ventre douloureusement.

« Casey ? Reste calme et essaie de prendre de grandes inspirations ».

« Peut... Peut pas... Trop mal... »

« Alors de petites et rapides inspirations ».

Matt essaya, et à sa bonne surprise, il pouvait respirer presque correctement de cette façon. La douleur était persistante, mais elle était beaucoup plus supportable qu'avant.

« C'est ça lieutenant. Au fait... Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je croyais... Que tu n'avais pas bougé ».

« Je n'ai pas bougé... Je tremblais... Comme une feuille mais... Pas assez pour déclencher la bombe... Elle s'est déclenchée d'elle-même... »

« Un minuteur ? »

Matt n'arrivait presque plus à parler, alors il tenta d'acquiescer, mais le mouvement le paralysa. Le seul son qui sortit de sa bouche fut un cri de douleur atroce. Tellement atroce qu'Hermann et Severide avaient fermé les yeux, comme s'il pouvait voir la scène.

« Casey ? »

« Bien... Vais... Bien... »

En fait, il était à bout de force et sa respiration devenait saccadée.

« Est-ce que... Vous avez une radio... Qui fonctionne ? »

Severide essaya d'attraper la sienne sans trop bouger, mais elle se trouvait sous les débris. Et celle d'Hermann semblait inutilisable.

« La mienne est hors service, Severide ? »

« Elle est sous les gravas. Je peux pas l'atteindre sans bouger ».

« Attends je vais essayer de l'atteindre pour toi ».

Hermann essayait de visualiser où se trouvait la radio avant d'engouffrer ses mains dans les débris. Doucement et faisant attention à ne pas faire tomber d'autres bloc de béton sur Casey, il arriva à agripper la radio de Kelly et de la sortir des décombres.

« Mince... Elle est cassée aussi ! Casey, la tienne marche ? »

« Sais pas... Elle est entière, mais... Je sais pas... »

« Tu peux l'atteindre ? »

Après quelques secondes d'intenses douleurs, Casey réussit à bouger son bras.

« Trop... Mal... »

Hermann voyait que son supérieur se retenait de pleurer. Pleurer de douleur.

« Combien sur une échelle de 1 à 10 ? »

« Euh... 11 ? »