Bonsoir tout le monde ! Je sais qu'il est tard (ou tôt pour certains c'est un peu compliqué), mais je voulais poster ce chapitre avant d'aller dormir.
Chef Popo m'a donné l'idée de ce chapitre (ou du moins de l'histoire de ce chapitre), je l'ai un peu travaillé et j'espère que ça vous plaira (surtout toi ma Chef!).
En tout cas, je prends vraiment beaucoup de plaisir à l'écrire cette fanfiction, et j'espère que vous aimez la lire aussi :)
Bonne lecture à tous !
CHAPITRE 6 : Les retrouvailles
"Hallie, mais c'est quoi ce délire?"
Hallie pencha sa tête sur le côté et croisa les bras.
"Tu n'est pas content de me voir?"
Matt était bouche bée, impossible de parler, d'émettre un son. Cela fit rire Hallie.
"Tu verrais la tête que tu fais!"
Matt ne comprenait pas ce qui se passait. Il fronça les sourcils.
"Tu n'as pas répondu à ma question... C'est quoi ce délire?!"
Il regarda autour de lui. Il aimait cet endroit mais il savait que quelque chose n'allait pas. Hallie tenta de lui expliquer.
"De quoi tu te rappelles en dernier?"
Totalement perdu, Matt ferma les yeux et tenta de se souvenir. Il voyait des flammes, il sentait l'odeur de la fumée, et d'un vit le visage de Severide, totalement paniqué.
"L'explosion..."
"Bien! Au moins tu te rappelles!"
Il secoua la tête.
"Mais je ne comprends toujours pas... Je... Je suis mort?"
À ce mot, Matt trembla.
"Pas encore. Tu es dans une hallucination. Le masque à oxygène te fait un peu délirer. L'air pur que tu respires t'a fait pensé à l'air marin, et... Te voilà ici!"
"Mais... Pourquoi toi tu es là? Je suis totalement perdu..." dit-il en passant ses mains dans ses cheveux et fermant les yeux.
"Parce que je suis morte. Et que je te manque aussi."
Matt rouvrit les yeux et affronta ceux d'Hallie.
"Je crois qu'au fond de toi, tu aurais voulu me dire en personne que tu allais devenir papa. Me dire que tu étais heureux avec Gabby, heureux de devenir père."
Mat baissa son regard et acquiesça légèrement.
"Tu as sans doute raison."
Matt s'approcha d'elle, lui prit la main, puis monta doucement vers son visage et sa joue. Hallie ferma les yeux au toucher de Matt.
"Matt, je ne suis pas réelle. Je suis dans ta tête, ne l'oublie pas."
"J'aimerais... Que tout soit effacé. Que tu ne meures pas dans cet incendie..."
Matt s'était presque écroulé au sol, pleurant vivement. Hallie le regardait avec tristesse et s'agenouilla près de lui.
"Matt... Si on vivait avec des ''et si'', on changerait le monde. Mais on ne peut pas, le passé est le passé. Tu dois arriver à vivre avec. Il te façonne, il fait ce que tu es aujourd'hui, et s'il n'y avait pas eu ce passé, tu ne serais pas avec Gabby, tu n'aurais pas eu la chance de devenir père, tu n'aurais pas eu toutes ces aventures."
Matt la regarda, les larmes aux yeux.
"Je n'arrives pas à vivre avec l'idée que... Que tu ne sois plus là."
"Alors... Pense que je suis là, à te regarder tous les jours. À t'encourager tous les jours, à te voir sourire, à te voir profiter de ta vie, de Gabby, de ce futur bébé. Tu dois t'accrocher à cela. Fais-le pour moi Matt."
Hallie prit sa tête dans ses mains et sourit, puis essaya les larmes coulant encore sur les joues de Matt. Celui-ci, après quelques secondes d'hésitation, acquiesça finalement.
"Tu as raison. Je vais profiter... De Gabby... Du bébé... De... Ma vie..."
Matt fronça les sourcils. Les oiseaux avaient arrêtés de chanter, il n'y avait plus de vagues dansant sur la mer et le sable, le sable était devenu froid et dur comme la pierre, le visage, puis le corps d'Hallie s'estompa, le soleil disparut. De peur, il tomba à la renverse, s'effondra au sol sur le dos...
De son côté, Severide était totalement affolé. Quelques secondes plus tôt, la bouteille d'oxygène fut hors d'usage, mais peut de temps avant, Matt avait arrêté de respirer. Il avait sursauté, pris de peur, il s'était jeté sur la poitrine de Matt, tentant désespérément un massage cardiaque pendant qu'Hermann essayait d'insuffler de l'air dans ses poumons. Dix secondes, vingt secondes, une minute... Rien n'avait changé. Matt ne bougeait toujours pas, ne respirait toujours pas, ne donnait aucun signe de vie.
"Allez Matt, allez! MATT!"
Appuyant sur sa poitrine en rythme, il sentit les larmes lui monter aux yeux. À la fois par désespoir de ne pas réussir à réanimer son frère, mais aussi de douleur. Une douleur qui lui lacérait le ventre et son bras cassé. Hermann avait déjà cessé le bouche-à-bouche et regardait Severide tout essayer pour ramener Matt. Il prenait parfois sa place, puis reprenait la sienne.
"Hermann ici Ferraris, tu me reçois?"
Hermann ne répondit pas, sous le choc de la scène qui se déroulait sous ses yeux.
"Hermann!"
Hermann sursauta, et agrippa sa radio d'une main tremblante.
"Oui... Je suis là."
"Hermann? Qu'est-ce qui se passe?"
Hermann avait la bouche ouverte, mais aucun son ne parvenait à sortir. Il regardait Severide, toujours à compter et à injurier un Matt sans vie.
"Matt! Merde, allez! Matt! Je t'en supplie PUTAIN!"
C'était un cri de désespoir à présent. Il ne retenait plus ses larmes, il ne pouvait plus.
"Qu'est-ce qui se passe avec Matt? HERMANN!" cria Gabby dans sa radio.
Mais Hermann ne pouvait plus parler. Sa radio était allumée, mais il ne disait rien. Il entendait Gabby et Ferraris hurler dedans, mais il s'en fichait. Il rejoignit Severide, et recommença son travail. Il insuffla deux grandes bouffées d'air dans la bouche de Matt et attendit le décompte de Severide.
"Allez Matt, allez! Allez, allez, ALLEZ!"
Toujours sur son massage cardiaque, les larmes coulaient à flot à présent et se répandaient sur le t-shirt de Matt et sur ses propres mains.
"S'il te plaît Matt REVIENS!"
De l'autre côté de la dalle, Tony et Gabby entendaient tout. Ils échangeaient un regard à la fois de terreur et de désespoir. Ils avaient tous les deux compris ce qu'il se passait. Pas besoin de prononcer un mot. Ferraris s'empara de la K12 et attaqua la dalle pour la faire sauter pendant que Gabby réactivait une balise pour aider les secours à les retrouver depuis la grande poche d'air. Elle priait pour qu'ils puissent le réanimer le plus rapidement possible.
Dehors, la situation était tendue. Les pompiers avaient réussi à créer un petit espace, mais seule une caméra pouvait passer par ce trou.
"Je vais envoyer une caméra avec un micro. S'ils sont intelligents, ils ont dû rester à l'endroit où ils ont activé la balise."
"S'ils sont intelligents? Ça veut dire quoi ça?! Que c'est parce que c'est une nouvelle recrue et que c'est une femme ils ne sont pas capables de penser correctement?!" s'exprima Boden.
"Non, je... Je n'ai pas dit ça. Je voulais juste dire que c'est ce que j'aurais fait..."
Boden inspira profondément.
"Ecoutez-moi, je sais que vous avez un différent avec ma brigade de secours, mais ce sont mes hommes avant tout, et ce sont vos frères pompiers aussi! Alors laissez votre rancune au placard et sortez-les de ce foutoir! Sinon je fais en sorte que la punition que le secours vous a donné soit encore plus grande. Et c'est une promesse."
Verlumen savait parfaitement de quoi il parlait. Il ravala sa salive et acquiesça légèrement. Son cœur battait à cent à l'heure. Tous les pompiers du 51 le regardaient avec force, comme pour dire 'fais quelque chose, où tu le regretteras'. Il prit la caméra et la guida à travers le minuscule trou. Quant à Boden il attrapa sa radio.
"Dawson, Borelli, au rapport."
"Chef? C'est vous?"
"Borelli, bon sang... Comment ça va là-dessous?"
"Uh... On a trois départs de feux dans une des galeries, et il y a pas mal de fumée, mais c'est gérable pour l'instant."
"Vous avez retrouvé un des nôtres?"
"Uh, oui. Ferraris. Gabby et lui sont repartis dans les galeries. Il savait où se trouvaient Hermann, Severide et Casey. Ils étaient en contact, mais le signal n'est pas très fort."
"Comment ils vont?"
"Uh... Ferraris est brûlé au second degré dans le dos. D'après lui, Hermann et Severide avaient l'air d'aller bien, mais Casey se trouvait sous une... Dalle qui menaçait de s'effondrer, je ne sais plus trop."
Boden se sentit un peu soulagé. Ses quatre hommes étaient en vie, et cela comptait plus que tout.
"Et tu as des nouvelles depuis?"
"Gabby m'a dit d'attendre ici pour aiguiller les secours et de m'abriter au cas où quelque chose arrivait si vous creusiez. Le signal est trop faible pour parvenir aux Trois Mousquetaires, il faut aller au fond de la galerie pour leur parler par radio."
"Les... Trois Mousquetaires?"
"Ah, oui! Désolé, Ferraris les a appelé comme ça tout à l'heure."
"Ne t'excuse pas Borelli. En fait... ça leur va bien."
Borelli sourit un peu, pendant que Vermulen évaluait la situation.
"Alors Vermulen?"
"Votre nouvelle recrue se trouve dans une grande poche d'air. Ils sont doués ces deux-là. Il y a assez de place pour faire descendre cinq à six hommes et organiser le sauvetage depuis cet endroit."
"Donc on peut continuer à creuser?"
Vermulen prit le temps de réfléchir.
"Il... Faut faire attention. Une grande poche d'air signifie beaucoup d'instabilité. Il faut faire vite, mais prudemment. Il ne faudrait pas les enterrer plus."
Boden secouait sa tête de haut en bas, et ralluma sa radio.
"Borelli? Cela va prendre un peu de temps de venir là où tu es. Il y a un risque d'effondrement important. On va devoir travailler prudemment. D'accord?"
"D'accord. Chef? Est-ce qu'il vous reste du matériel médical dehors? Je pense que si j'ai bien compris Ferraris, il y aurait pas mal de blessure et je ne suis pas sûr que les deux trousses médicales vont suffire le temps que vous puissiez descendre."
"Il y a quatre ambulances en attente sur les lieux. Mais on ne peut pas descendre de matériels."
"Et par là où on est rentré Gabby et moi?"
Boden et Vermulen se regardèrent. L'idée n'était pas mauvaise, bien au contraire. Vermulen acquiesça, sachant que cela valait le coup.
"D'accord, rejoins-nous à l'entrée du trou. On te passera tout le matériel nécessaire d'accord?"
"Compris chef. À tout de suite."
Gabby et Ferraris continuait de creuser la dalle avec difficulté. Le disque commençait à s'user et il n'y en avait plus de rechange. Elle avait une grosse boule au ventre, la peur la gagnait. La peur de perdre l'être aimé. La radio d'Hermann continuait toujours d'émettre, et malgré la K12 en route, elle pouvait entendre Kelly crier et pleurer dans la radio. Severide continuait désespérément son travail, massant toujours plus fort. Il sentait la poitrine de Matt se soulever et se baisser sous son poids, mais il s'en fichait. Il voulait juste ramener Matt à la vie. Hermann passa deux doigts sur sa carotide, et attendit quelques secondes. Le pouls et la respiration ne revenaient toujours pas, ils étaient à bout de souffle, quand ils entendirent un énorme bruit. Hermann regarda brièvement autour de lui mais ils ne voyaient rien. Puis il regarda par le trou par lequel Severide et lui étaient descendus, et il aperçut le visage de Gabby, totalement plein de poussière et les yeux exorbités, la bouche ouverte.
"MATT!"
