Ffnet ne respecte pas la disposition de mon texte, notamment pour les dialogues. Je tente donc ce quatrième essai en espérant qu'il soit le bon/
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Merci pour tous vos coms. Je les apprécie à leur juste valeur et ils me permettent de faire de mon mieux pour vous proposer une histoire qui vous captive.
Et pour mogyoda, moi aussi, j'aime faire souffrir les persos et tout spécialement Tony (comme tu le remarqueras dans mes fics précédentes). Je suis à l'aise avec ce personnage plus complexe qu'il n'y paraît dans la série. Je peux le montrer faible ou fort, au choix selon mon humeur du moment. Gibbs est tout aussi intéressant mais étant plus solide, il est plus difficile de le traiter de la même façon.
Voici le chapitre suivant. Bonne lecture et toujours à vos claviers pour le petit mot tant attendu.
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Chapitre 1 : Confrontation
Gibbs surgit dans le bullpen, furieux. Il ne pouvait tolérer pareille chose se reproduire et il ne comprenait pas l'attitude de son agent senior. Divulguer des informations sur une enquête en cours n'était pourtant pas dans les habitudes de DiNozzo mais lorsqu'il se laissait tourner la tête par une belle femme, tout pouvait arriver.
Il stoppa devant le bureau de l'italien tranquillement installé sur sa chaise et le nez fixé sur son écran. Rien ne laissait voir qu'il avait trahi la confiance de son patron, ni même celle de l'agence fédérale pour laquelle il travaillait.
Le visage calme, concentré, il n'avait pas noté l'arrivée de son supérieur. C'est un coup de poing sur son bureau qui lui fit lever les yeux vers lui et prendre aussitôt conscience de l'humeur de son boss.
- DiNozzo, bon sang, mais qu'est ce qui t'a pris ?
- Quoi ? fit Tony totalement pris au dépourvu par l'attaque soudaine de son patron.
- Tu ne savais pas comment lui plaire ou quoi ? Dévoiler des infos sur notre enquête était la meilleure façon de l'amener à s'intéresser à toi ? Ton charme n'était pas suffisant cette fois-ci qu'il a fallu que tu lui donnes ce qu'elle cherchait ?
- Boss, de quoi tu parles ?
- Ne fais pas l'innocent, DiNozzo !
- Je t'assure que je ne sais pas de quoi tu parles insista son bras droit plantant un regard sincère dans les yeux de son boss.
Gibbs scruta un instant le visage étonné et choqué de son second mais il ne vit que ce qu'il voulait y voir et repartit de plus belle à l'attaque.
- Je pensais que toi qui est un flic depuis des années comprenait l'importance de ne rien dire à la presse sur les détails d'une enquête. Pourquoi as-tu ouvert ta grande gueule et donner tous ces éléments à cette journaliste ? Elle t'a tourné la tête, ma parole. Je savais que tu ne pouvais pas garder continuellement ton sang froid et qu'un jour, une telle chose arriverait.
- Boss ! le coupa abruptement Tony. Tu me crois vraiment capable de faire ça ! Après tout ce temps passé à travailler ensemble, je pensais que tu me connaissais mieux que ça. Je vois que, finalement, tu es comme tous les autres, tu sais accuser, juger et condamner sans laisser une chance d'expliquer quoi que ce soit.
- Qu'y a t-il à expliquer quand elle m'a dit de te remercier pour cet interview qui lui avait permis de faire son reportage et d'avoir la primeur de l'histoire ? lâcha Gibbs en élevant la voix.
L'altercation avait pris de l'ampleur et tout l'étage avait cessé son activité pour suivre les évènements et la discussion houleuse entre les deux hommes. McGee et David venaient de sortir de l'ascenseur et stoppèrent en se rendant compte que quelque chose ne tournait pas rond. Voir leurs deux collègues se faire face visiblement furieux les prit par surprise d'autant que tous les autres agents semblaient s'intéresser de près à l'entretien, plutôt même à la dispute.
- Tu m'accuses d'avoir divulgué des infos pour m'attirer les bonnes grâces de cette enquiquineuse ? s'étonna Tony. Bon sang, j'aurais tout entendu de ta part, Gibbs mais ça, ça, c'est vraiment grotesque d'imaginer que…
- Oh non, rien n'est grotesque lorsque ça touche à ta libido, DiNozzo hurla presque l'ancien marine.
- Bien, tu ne veux pas démordre de ça, n'est-ce pas ? questionna l'italien en le fixant droit dans les yeux. Même si je t'assure que je n'ai rien fait de ce dont tu m'accuses ? Je sais ce qui me reste à faire déclara alors Tony d'une voix sourde et triste.
Il ouvrit le premier tiroir de son bureau, en sortit son arme qu'il posa sur son bureau, déclipsa son badge de sa ceinture qu'il déposa à côté, s'empara de sa veste et contourna son bureau.
- Tu auras ma lettre de démission dans quelques heures dit-il simplement en prenant le chemin de la sortie.
- Oh non, tu ne vas pas t'en sortir aussi facilement l'arrêta bien vite Gibbs. Tu es suspendu pour l'instant avant de passer devant les affaires internes pour manquement à ton devoir de confidentialité dès que j'aurai parlé avec la directrice. Et tu restes ici pour l'instant, c'est un ordre.
Et sur cette sentence, il prit la direction du bureau de sa supérieure en grimpant l'escalier deux marches à la fois.
Tony le suivit un instant des yeux avant de reporter son regard sur les deux autres agents qui avaient finalement rejoint leurs bureaux. Il ne pensait même plus à eux en tant que collègues ou coéquipiers, dans son esprit, ils ne l'étaient plus depuis un moment.
- On dirait que cette fois-ci, tu es dans le pétrin, DiNozzo ironisa l'israélienne. Je ne donne pas cher de ta peau et nous allons enfin être débarrassés de toi triompha-t-elle en souriant largement.
L'ère DiNozzo sera bientôt un mauvais souvenir renchérit McGee, nous allons enfin pouvoir faire du travail sérieux sans être sans cesse importuné par un gamin qui refuse de grandir.
- Oh, vous le voyez comme ça, tant mieux pour vous coupa Tony. Vous voulez la guerre, eh bien, je vous prédis que vous allez souffrir grimaça t-il. McGee, bon courage pour la suite, tu peux te préparer de sérieux maux de tête ajouta t-il encore en souriant cette fois.
Il pivota pour se tourner vers la brune et la scruta un instant. Dans ses yeux, il laissa filtrer durant quelques secondes une lueur inhabituelle.
- Tu veux avoir un scoop, McGoo dit-il encore en revenant vers son aîné. Lorsque ma place sera libre, la partenaire que tu admires tant fera tout ce qu'elle peut pour te souffler le poste d'agent senior de Gibbs, elle a déjà un argument de poids qu'elle utilisera pour le faire plier, n'est-ce pas, Miss Mossad ?
- Il dit n'importe quoi, Tim le coupa t-elle vivement. Il espère nous monter l'un contre l'autre.
- Ce serait tellement jouissif de vous voir vous bouffer le nez ricana t-il. Tu seras un ourson face à une tigresse prête à tout pour obtenir ce qu'elle veut.
- Tu es vraiment un beau salaud, Tony, de tenter de nous diviser ainsi lança Tim. Tu espères y gagner quoi au juste ? Tu veux que nous fassions de ta vie un enfer ?
- Tu peux toujours tenter ta chance, McGeek mais tu n'arriveras jamais à un résultat qui te satisfasse parce que j'ai connu mon lot de… commença l'italien avant de s'arrêter abruptement.
Il n'allait quand même pas dévoiler devant eux ce qu'il avait connu avant de devenir agent fédéral, les aléas de ses postes précédents ne les concernaient pas et tout pédante qu'était Ziva qui pensait tout savoir de lui ne connaissait absolument rien sur lui. Il avait bien couvert ses traces et son masque l'avait bien trompée, elle qui croyait savoir déchiffrer les autres. Elle n'avait pas compris que celui qu'elle considérait comme un rival à éliminer savait plus de choses qu'elle ne se l'imaginait. Et il allait le lui prouver séance tenante et ainsi faire comprendre également à Gibbs qu'il n'avait pas été dupe un instant.
- Vois-tu, McGuignol, elle a osé perpétrer un acte qui lui vaut encore la gratitude et la reconnaissance de Gibbs déclara finalement Tony. Elle a tué son frère… pardon, demi-frère Ari Aswari en lieu et place de Gibbs et pour ce geste, elle deviendra bientôt ta supérieure.
Le choc qu'il lut sur les traits du visage du brun le remplirent un instant de joie avant qu'il ne se tourne vers l'autre membre de l'équipe. Elle avait la bouche ouverte et l'étonnement peint sur sa figure n'était pas feint. Elle ne figurait pas qu'il savait ce qui s'était passé dans le sous-sol de l'ancien marine. La colère s'empara très vite de la jeune femme et elle lança sa main en direction du visage qu'elle haïssait tant en cet instant précis.
Tony avait anticipé son geste et bloqua d'une poigne ferme son poignet avant de l'obliger à baisser le bras.
- Pas de geste de ce genre, ma chère l'avertit-il, on nous regarde. Tu ne voudrais pas ruiner tes chances d'être à la tête de l'équipe, n'est-ce pas ?
Elle comprit, en jetant un regard discret aux alentours, qu'il avait raison et que des têtes s'étaient tournées vers eux. Même si la conversation restait suffisamment basse pour ne pas être entendue, la tension qui s'était instaurée parmi eux avait attiré l'attention.
Tony sourit triomphalement à l'israélienne avant de repasser derrière son bureau. Il se saisit de son sac à dos qu'il vida de ce qui appartenait à l'agence, fit de même pour les tiroirs de son bureau avant d'y enfourner ses effets personnels.
- Qu'est-ce que tu fais ? s'enquit malgré lui McGee en le regardant faire.
- Ca ne se voit pas, McGoogle ironisa l'italien. Je vais subir une suspension de durée indéterminée qui va laisser mon bureau sans surveillance. Je préserve simplement mes effets personnels avant de les retrouver dans une poubelle.
Il se saisit d'une clé USB qu'il fit tourner ostensiblement entre ses doigts. Les yeux de chacun des deux autres agents le regardaient, avides de savoir ce qu'il allait en faire. L'officier du Mossad s'approcha et tenta de s'en emparer mais l'ancien policier parvint à esquiver son geste.
- Je vois que vous souhaitez vivement mettre la main sur ce trésor gloussa Tony. Faut dire que son contenu serait précieux pour celui qui deviendra le prochain agent senior de Gibbs, n'est-ce pas ? les nargua t-il. Tout ce qu'il faut savoir pour lui plaire, toutes les infos utiles pour servir la grande cause, la bible DiNozzo et bien plus encore dit-il encore en faisant tourner l'anneau de la clé autour de son index. Qui aimerait en être le bénéficiaire ? demanda t-il d'un ton doucereux en enlevant le capuchon comme s'il allait l'offrir à l'un ou l'autre en l'installant sur l'ordinateur du gagnant.
Le fédéral et l'officier de liaison se regardèrent avant de s'approcher encore plus près du bureau de l'italien pour tenter une manœuvre afin de se saisir du bien si précieux pour le prochain bras droit, même temporaire, de Gibbs. Ils savaient tous deux que, sur les fichiers enregistrés sur la clé, étaient regroupées cinq années de recherches, d'infos en tous genres qui les aideraient grandement dans leur tâche.
Lorsque deux mains se tendirent dans un bel ensemble, Tony esquiva à nouveau puis ouvrit délibérément sa main. La chute de la clé surprit durant quelques secondes les deux agents et leurs mines horrifiées la virent atterrir dans le verre de coca posé sur le bureau.
- Oups fit simplement Tony. Comme c'est dommage ! Plus personne ne sera en mesure de l'utiliser maintenant soupira t-il.
- Bon sang, DiNozzo, t'es vraiment un con s'insurgea la brune en essayant de lui taper sur la main qu'il retira vivement d'un geste preste.
- Un con qui a su voir venir, ma chère affirma t-il en la fixant dans les yeux. Je savais que tu convoitais cette clé et je suis étonné que tu n'en aies pas fait de copie. Mais peut-être n'as-tu pas réussi à trouver l'endroit où je la cachais ? Je sais que tu as forcé le cadenas de mon casier, le tiroir de mon bureau et que tu as fait une incursion ailleurs également. Tu as réussi finalement à te débarrasser de cette horrible couleur jaune à ce que j'ai constaté. Tu as dû y passer une bonne partie de ton week-end, n'est-ce pas, Miss fouineuse ?
Il enfila sa veste, glissa son sac sur son épaule, ramassa arme, badge et sa carte officielle, contourna son bureau, s'approcha de celui de Gibbs sur lequel il jeta bruyamment plus qu'il ne déposa les trois objets dont il devait confier la garde le temps de sa suspension à son chef direct comme le prévoyait le règlement. Le choc du revolver sur le bureau sonna définitivement comme une fin de non-recevoir pour l'italien.
Il resta un instant à les contempler avant de se retourner une dernière fois vers ceux qui avaient été ses partenaires de travail durant un certain temps.
- Que la guerre commence et que le plus mauvais gagne ! leur dit-il. Je vous souhaite bien du déplaisir avec celui qui vous servira de patron. Préparez votre bouclier, vous allez en avoir besoin.
Sur cette pirouette, il se dirigea vers les escaliers au lieu de l'ascenseur. Il avait vu Gibbs posté au sommet de l'escalier du bullpen et voulait à tout prix éviter de se retrouver coincé dans la cabine avec lui.
Il ne salua ni McGee, ni Ziva qui étaient toujours plantés à l'entrée de leur espace. En quelques minutes, il quitta le bâtiment, rejoignit sa voiture et sortit du parking sans s'accorder le temps de réfléchir. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il était accusé de quelque chose qu'il n'avait pas fait.
Il savait qu'il agissait sur un coup de tête mais si Gibbs le pensait capable d'une chose pareille après tant de temps passé à bosser ensemble, s'il n'avait pas plus confiance en lui, c'est qu'il avait méjugé l'ancien marine. Comme tous ceux qui l'avaient précédé en tant que patron de l'italien, il ne valait pas la peine de faire un effort pour se défendre. Gibbs avait déjà pris une décision et rien ne le ferait changer.
Une fois assis dans sa voiture, il se pencha vers la boite à gants d'où il extirpa un téléphone portable. Il appuya sur une touche et attendit que son correspondant décroche. Après deux sonneries, une voix lui répondit.
- Allô ! dit-on à l'autre bout de la ligne.
- Ici, Tony dit l'italien en s'éclaircissant la voix. La coupe est pleine cette fois, je décide de mettre notre plan à exécution affirma t-il d'un ton ferme.
- Tu es sûr de toi, Tony ? demanda son correspondant. Pas de retour possible en arrière très facilement, tu le sais ?
- J'en suis conscient mais de toute façon, ce n'est pas comme si je voulais revivre tout ça souffla le jeune homme. Je passe chez moi et je te retrouve au rendez-vous convenu.
- D'accord, dans une heure, le temps que je me libère de mes obligations et je te rejoins là-bas indiqua son interlocuteur. J'apporte ce qu'il faut avec moi et je m'occupe du reste.
- Merci, vieux soupira Tony. A charge de revanche.
- Ouais, gamin rit-on en retour, sans façon, j'aime ma vie actuelle. A plus.
Chacun des deux raccrocha et Tony démarra sa voiture. Il sentit son cœur se serrer en passant la barrière et le poste de garde. Il savait qu'il avait laissé la situation aller trop loin, il aurait dû y mettre un terme plus tôt. Il avait eu le tort de songer que Gibbs le soutiendrait et l'épaulerait face à l'officier du Mossad. Apparemment, la devise des marines avait fait long feu pour lui, l'ancien marine qu'était Gibbs n'avait pas conservé sa loyauté vis-à-vis de son bras droit.
Tony soupira et continua son chemin jusqu'à son appartement. Il y fit ce qu'il avait à faire, prit une douche, continua ce qu'il avait entrepris avant d'aller rejoindre son ami au lieu de rendez-vous. Il n'était pas plus enchanté que ça de faire ce qu'il faisait mais pour sa propre sécurité, il devait réagir. S'il servait toujours de protection à son boss sur le terrain, il ne recevait plus le même service de la part de ses coéquipiers.
Il avait failli se faire tuer à deux reprises au cours de leurs dernières enquêtes parce que McGee ou David avaient décidé de prendre leur temps pour assurer ses arrières. Il avait écopé de blessures et avait même reçu une remontrance de son chef pour s'être mis en danger inutilement sans songer qu'il mettait également la vie de ses coéquipiers dans la ligne de mire de leurs suspects.
Un comble quand il s'agissait en fait de tout l'inverse.
Il pénétra dans le bar et avisa aussitôt celui qu'il cherchait. Il accosta la serveuse, passa sa commande en l'accompagnant d'un sourire et partit rejoindre son ami. Il n'avait fait que quelques pas lorsque ce dernier le vit, se leva et l'accueillit en l'enlaçant brièvement avant de le regarder vraiment. Il trouva que Tony avait une sale tête. Il lui désigna un siège et reprit sa place.
- Alors ? demanda t-il comme pour être certain que le plan pouvait se poursuivre.
- Je passe mon tour, cette fois répondit Tony. Je ne peux plus leur faire confiance, ils ne sont plus dignes de mon amitié non plus.
- Tu veux donc vraiment adopter le plan ?
- Oui, dès demain confirma tranquillement l'italien tout en faisant tourner la bière que la serveuse avait déposé devant lui quelques secondes plus tôt.
- Tu veux prévenir l'une de tes connaissances ?
- Non, personne ne vaut la peine que je le ou la prévienne, mon ami affirma t-il avec une grimace. Aucun de mes amis n'a remarqué le manège de mes coéquipiers ou daigné me faire savoir qu'il avait compris ce qui se passait. Pourtant, leur attitude était parfaitement claire et compréhensible. Je ne peux pas croire que même Abby n'ait pas compris ce qui se tramait alors même qu'elle m'a apporté son aide pour préserver mon travail, elle n'a posé aucune question et simplement fait ce que je lui demandait sans chercher à en connaître la raison et Ducky a fait quelques allusions qui auraient dû l'amener à prévenir Gibbs.
- Et Gibbs, qu'a-t-il fait pour toi ?
- Rien sinon laisser les choses continuer ; il avait tout intérêt à encourager la compétition, c'était tout à son avantage lâcha Tony en grimaçant à cette idée. Je ne veux pas me retrouver coincer entre l'enclume et le marteau ou servir de cible mouvante pour un assassin entraîné du Mossad soupira t-il. C'est bien ce qui risque d'arriver et je me retrouverai sur une des tables de Ducky en tant que victime et non plus comme patient. J'ai tenu tant que j'ai pu mais sans le soutien de Gibbs ou la certitude qu'il sait ce qui se passe et qu'il y mettra bon ordre bientôt, je ne peux pas continuer.
- Si ta décision est prise et surtout si elle est mûrement réfléchie et non impulsive, je te suis et t'encourage à suivre ton idée déclara son interlocuteur. Voici tout ce que tu as besoin, tout est en règle et dûment enregistré ajouta t-il en tendant une petite mallette à l'italien. Il te reste à me donner ce qui ne te servira plus et dont je prendrais le plus grand soin avant de faire le nécessaire et de te le restituer dans les plus brefs délais.
- Comment être certain que rien ne me trahira ? McGeek est un petit génie pour ce qui touche l'informatique et avec l'aide d'Abby, il serait capable de trouver n'importe quoi s'inquiéta Tony.
- Aucune crainte à avoir, j'ai fait appel moi aussi à un expert et nos traces seront couvertes certifia son compagnon. Impossible de trouver quoi que ce soit que tu ne veuilles leur laisser trouver.
- Bien souffla l'italien. Je fais ce qui doit être fait, n'est-ce pas ? questionna t-il anxieusement.
- Tout à fait, Tony lui assura l'autre en lui tapotant la main dans un geste de soutien. Je ne tiens pas à devoir assister à ton enterrement dans les semaines qui viennent. Il faut mettre un terme définitif à tout ça sans plus retarder l'échéance. Tu as été trop patient, selon moi et il est temps que tu y remédies. Ce n'est peut-être pas la meilleure façon de t'y prendre mais si elle garantit ta survie, je te suis dans cette voie. Tu as quelque chose pour moi, je présume ?
- Oui, dans ma voiture confirma l'ancien policier. Des enregistrements sonores pour la plupart, j'espère que ce sera suffisant pour le juge. J'ai également fait un rapport détaillé de tous les évènements qui se sont déroulés ses trois derniers mois dans l'ordre chronologique et leur degré d'importance.
- Si les voix sont reconnaissables, il n'y aura aucun problème pour les bandes déclara son ami. Pour ton rapport, il faudra sans doute des témoignages et une confrontation directe entre toi et les autres protagonistes si le juge l'estime nécessaire. Seras-tu en mesure de poursuivre jusqu'au bout l'accusation ?
- Je doute que mon action puisse aller aussi loin dit Tony septique. L'officier David a l'appui de la directrice et certainement celui de Gibbs, il lui doit la vie après tout et surtout, elle a vengé en quelque sorte la mort de Kate. Il se sentira redevable envers elle et prendra très certainement son parti.
- Et toutes ces années où vous avez travaillé ensemble ne compteront pas, selon toi ? s'étonna son ami.
- Elles seront bien vite balayées par un des arguments faciles de l'ancienne partenaire et amoureuse de Gibbs, notre chère directrice Shepard supposa l'italien en soupirant. Elle ne laissera pas tomber celle qui fut sa complice et partenaire sur des enquêtes louches en Europe.
- Tu sembles connaître pas mal de choses sur tes collègues ? sourit son ami.
- Il suffit parfois de laisser traîner ses oreilles, de savoir écouter sans rien dire et de paraître indifférent pour découvrir quelques petits secrets qu'on dévoile un jour par mégarde dit Tony en haussant une épaule. J'ai toujours réussi à berner mon monde depuis un âge très tendre et je suis devenu très fort à ce jeu.
- Bien, je vais te laisser pour ce soir, j'ai un rendez-vous dans une heure avec une collègue l'interrompit son ami. Gibbs va-t-il tenter quelque chose à ton avis ?
- Pas ce soir, il est trop en colère pour ça affirma fermement l'italien. Il va attendre un jour ou deux pour s'assurer qu'il ne sera pas tenté de me frapper gloussa t-il mais ce sera trop tard. La machine sera lancée.
- Oui et ce sera tant mieux. Penses-tu qu'il connaisse notre amitié et supposera que je t'ai aidé ?
- Non, je n'ai jamais mentionné que nous étions devenus proches confirma le brun en lui souriant et en lui caressant la main et il ne nous a jamais vus ensemble. Donc, je suppose que tu n'as pas de mouron à te faire.
- Pas de problème avec ça, je saurais faire face répliqua son ami en lui rendant sa caresse et en laissant son pouce aller et venir sur la peau dorée de l'italien.
Les deux hommes laissèrent quelques billets sur la table, se levèrent et prirent le chemin de la sortie. Ils rejoignirent leur voiture sur le parking, firent quelques échanges avant de se saluer en s'étreignant puis ils se regardèrent un moment avant de s'embrasser longuement avec cette frénésie qui précède les longues séparations.
- Salut, mon vieux et merci pour tout déclara Tony avec sincérité.
- Donne-moi des nouvelles rapidement recommanda son ami. Je serai disponible quand tu veux si tu as besoin, je fais mon affaire de mon patron sourit-il en faisant également un clin d'œil. Je prends soin de ta beauté, rassure-toi.
- Ok, je t'appelle bientôt, mec dit l'italien en le saluant de la main tandis qu'il le regardait disparaître avec un pincement au cœur.
DiNozzo monta en voiture, resta un instant à contempler le vide avant de se décider à démarrer. Il se lançait dans une nouvelle direction, il espérait que ce qui l'attendait serait meilleur que ce qu'il avait vécu ces derniers mois. Il souhaitait que la tension et la fatigue qui l'habitaient disparaissent, que le sommeil soit de retour afin qu'il puisse retrouver sa forme.
Il allait avoir besoin de toute son énergie dans les prochaines semaines afin de suivre l'orientation qu'il voulait donner à sa vie. Il lui avait fallu du temps pour se décider mais maintenant que son choix était fait, il avait foncé afin de ne pas revenir en arrière.
Il était cependant dommage qu'il ne puisse voir la tête de Gibbs lorsqu'il réaliserait qu'il avait mésestimé son subordonné et que celui qu'il comptait faire comparaître devant les affaires internes serait en fait l'accusateur premier. Il avait déjà déposé une première requête qu'il avait abandonnée puis réactivée pour les besoins de ce dépôt de plainte.
Il secoua la tête, vérifia le plein d'essence de son véhicule avant de se décider à prendre le chemin de son domicile. Il avait l'espoir d'un avenir plus serein et c'est le cœur plus léger qu'il s'infiltra dans la circulation de début de soirée.
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Voilà pour le premier chapitre. La suite dans quelques jours si vous avez l'amabilité de me faire connaître votre avis.
