Bonjour à tous et passez une excellente fin de week-end ! Je sais que je n'ai pas publié un chapitre de cette histoire depuis près d'un mois, mais je n'avais plus de chapitres en réserve, ni l'inspiration nécessaire pour écrire un chapitre convenable. De ce fait, ce chapitre a traîné un peu mais il est là ! ENFIN !

J'ai eu l'idée de me concentrer sur l'état d'esprit de Jimmy Borelli (pour la première partie), à la demande d'une fan (lisant la partie anglaise) qui voulait 'plus de Jimmy'. Chose faite, ça tombe bien, j'avais eu une idée juste avant haha

Appréciez grandement ce chapitre pour la fin de journée )


Tousser. Tousser était tout ce que pouvait faire Borelli. La poussière avait totalement envahi l'espace et l'empêchait de respirer correctement. Ses poumons brûlaient comme jamais à cause de cet air chaud. Toutes les parties de son corps lui faisaient mal, tellement mal qu'il n'osa pas bouger le temps de reprendre ses esprits et de pouvoir respirer correctement. S'il pouvait respirer mieux à un moment ou à un autre. Il devait ouvrir les yeux. Il le fallait car il n'était pas tout seul. Il repensa à ce qu'il s'était passé. Il avait senti la dalle de béton qui servait de toit bouger, l'une des structures qu'il avait mis en place avec Tony céder, et Dawson le pousser sous la structure stabilisée avant de perdre connaissance brièvement et de se réveiller dans cette position inconfortable. Il se concentra sur les sons qui parvenaient à ses oreilles, ceux qui se mélangeaient harmonieusement avec ce son strident qui lui donnait mal à la tête. Son cœur battait à cent à l'heure, sa respiration redevenait presque normale malgré la toux. Doucement, voulant éviter un mal de crâne, il ouvrit ses yeux. Tout était flou autour de lui. Flou, gris, orange, noir et poussiéreux. Après quelques secondes interminables, il commença à s'habituer à cet environnement hostile et tenta de tourner la tête pour voir ce qu'il y avait autour de lui. Son cou lui envoyait des signaux de douleur intense le long de sa colonne vertébrale, mais précautionneusement, il regarda à gauche puis à droite. Sur sa gauche il n'y avait que du béton et de la poussière. Sur sa droite, il y avait une sorte de grand trou tout près de lui dans lequel le plafond continuait de s'effondrer peu à peu.

« Il y a quelqu'un ? », essaya-t-il, mais il fut pris une nouvelle fois d'une quinte de toux.

Il ferma les yeux, trop fatigué et épuisé. Alors c'est ça le métier de pompier se demanda-t-il. Personne n'aurait imaginé que cela pouvait arriver un jour, ce que soit à lui ou à quelqu'un d'autre. Encore moins lui-même. Il était descendu car il était sûr de pouvoir aider les personnes qu'ils considéraient comme des modèles, mais au lieu de cela, il se retrouvait bloqué lui aussi sous les gravats à attendre de l'aide extérieure. Sans pouvoir réellement les aider comme il l'aurait voulu. Quel abruti je fais...Dans un ultime effort, il inspira profondément malgré la douleur et cria de toutes ses forces.

« Il y a quelqu'un ?! »

Et puis il toussa à pleins poumons. L'intérieur de sa poitrine le brûlait, une forte pression exerçant sur elle. Il rouvrit les yeux doucement, posant ses yeux sur cette poitrine qui lui faisait tant mal. Il vit alors qu'un bloc de béton était posé dessus, délicatement, tel une plume. Il se dégagea comme il pouvait et roula sur son côté, se rapprochant dangereusement du trou. Il se plaça de telle sorte que sa tête puisse dépasser de ce trou pendant que le reste de son corps était à l'abri sous les structures. En contrebas, il aperçut de la lumière. Sûrement les lampes sur les vestes. Il devait penser, et vite. Il repensa à tout le matériel que Dawson et lui avaient pu amener. Ils avaient pris des disques de rechange pour la K12, des bouteilles d'oxygène et pleins de matériels dont ils ne pensaient pas avoir besoin. Parmi eux, il y avait des cordes. Il se redressa et s'assit sur le bloc de béton instable et regarda autour de lui, faisant attention à son cou. Il aperçut un morceau de corde qui aurait dû servir pour remonter la barquette de sauvetage avec Kelly à l'intérieur. Il se jeta sur elle, déterminant la hauteur qui le séparait de ces lampes qui l'appelaient et la longueur de la corde. Ça peut marcher. Il essaya de trouver un point d'ancrage, un endroit où la coincer pour descendre dans ce trou. Il en trouva un comme il pouvait : un bloc de béton posé à la verticale sur une autre, assez solide et gros pour pouvoir coincer la corde entre les deux et supporter son poids lors de la descente. Il lança la corde dans le trou. N'ayant pas son dispositif de rappel avec lui, il devait descendre à l'ancienne, comme le lui avait appris son grand frère Danny quand ils étaient plus jeunes. Il bascula dans le vide après avoir expiré profondément pour évacuer tout stress, puis descendit tout doucement à cause de la douleur qui lui lacérait le cou et le dos. Ce qui le rassurait quelque peu, c'était qu'il n'entendait pas les alarmes. Ils savaient grâce à l'Académie de pompiers qu'elles se déclenchaient après une dizaine de secondes sans mouvements de la part du porteur. Arrivé en bas, la poussière avait encore plus envahi l'espace qu'en haut. Et c'était logique : des blocs de béton tombaient encore. Il s'accroupit, tâtant la zone où il y avait la lumière des lampes et s'aperçut vite que ce n'était que les lampes, et qu'il n'y avait personne là où il se trouvait. J'espère que la radio de Dawson marche encore... Il agrippa sa radio et l'alluma.

« Dawson, tu me reçois ? »

Mais il n'eut aucune réponse concrète, juste le grésillement. Il toussa une énième fois, se redressant pour éviter la couche de poussière dans l'air ambiant. Mince, j'avais oublié. Sa radio est dans le tunnel pour relayer le signal… Personne n'était en bas, alors où pouvaient-ils bien être ? Il s'assit un moment, le dos contre l'un des blocs de béton, posant douloureusement la tête dessus et soupira tout en fermant les yeux. Il n'était qu'un simple stagiaire, qui débutait dans le métier, et il devait prendre en main une situation qui le dépassait, et de loin. Comment pouvait-il gérer la situation alors que même les pompiers les plus expérimentés n'y arrivaient pas ? Il était totalement perdu. Quelques secondes passèrent, et Jimmy entendit du bruit au-dessus de lui. Il sursauta, surpris, comme s'il s'était un peu endormi. Il se redressa, se leva non sans mal et se dirigea vers la corde qu'il avait utilisé pour descendre.

« Borelli ? Borelli, c'est toi ? »

Il soupira de soulagement, fermant les yeux une nouvelle fois. C'était Gabby qui l'appelait.

« Oui, c'est moi ! Je ne vous avais pas trouvé là-haut ! »

« Désolée, je devais mettre en lieu sûr Hermann et Severide ! Tu étais inconscient quand je suis venue vérifier si tu allais bien et… Et comme tu étais le moins blessé… »

« Ce n'est rien Dawson ! Tu as bien fait ! Je remonte ! »

Il s'agrippa à la corde et commença à remonter tout doucement. Son dos le faisait souffrir comme jamais, mais il devait rester fort. Pour le groupe. Après quelques minutes, il arriva en haut, aidé par Gabby. Il se rassit, ferma les yeux et soupira en grimaçant.

« Tu es blessé ? » demanda Gabby.

Il ouvrit légèrement les yeux, se concentrant sur le visage de Gabby et son expression d'inquiétude qu'il pouvait lire sur son visage et hocha la tête non sans mal. Gabby se rapprocha en grimaçant elle aussi et plaça ses mains sur son cou. Il baissa la tête vers le sol.

« Tu es blessé toi aussi », remarqua-t-il quand il vit que du sang coulait sur ses jambes.

« Ce n'est rien. J'ai vécu bien pire que ça, crois-moi ».

Jimmy savait ce que cela signifiait, et il savait que Gabby savait aussi. C'était évident.

« Tu es en état de choc Dawson ».

« Tu as raison. Mais c'est ce qui me permet d'être encore consciente ».

« Alors… Tu ne sens… Vraiment rien ? Aucune douleur ? »

Elle secoua la tête tout en palpant la zone du cou de Borelli. Celui-ci grimaça et laissa échapper un petit cri de douleur. Gabby enleva tout de suite ses mains et fit face à Jimmy.

« Tu as une commotion et je pense que la zone va être un peu… Sensible ces prochains jours. Allez, il faut rejoindre les autres », dit-elle en faisant dos à Jimmy

« Attends Dawson ! Gabby ! »

Elle se retourna brusquement, surpris que son camarade l'appelle par son prénom.

« Désolé. Je voulais juste que… Que tu m'écoutes ».

Elle se redressa et s'assit en face de lui, prête à l'écouter malgré la colère qui l'habitait.

« On a encore des balises ? »

« Quoi ? » demanda-t-elle, étonnée.

« Des balises de détresse, tu sais ? Celles qu'on a emmené dans un sac et placé dans les galeries. Il nous en reste ? »

« Euh… Oui je pense ? Pourquoi, je ne comprends pas ».

« Si on active le signal d'urgence, ils peuvent encore nous retrouver n'est-ce pas ? »

« Oui, oui, elles ont une portée très grande même sous les gravats ».

« Si on en a quatre, qu'on place au même endroit, ils vont sans doute savoir qu'on est vivant et ils vont venir nous chercher ».

« Une seule ne suffira pas ? »

« Si, mais quatre balises pour quatre pompiers. Ils sauront qu'on est tous en vie ».

Gabby se mordit la lèvre et posa sa main sur son ventre. Il fallait vite qu'elle sorte d'ici. Elle était terriblement inquiète pour Matt. Et pour son bébé.

« Ca peut marcher. Mais avant, il faut rejoindre les autres. Ils sont stables mais inconscients. Je les ai traîné dans les galeries comme je pouvais mais là… »

« Les balises sont avec eux ? »

Elle acquiesça.

« Alors allons-y ».

Ils se mirent à quatre pattes, et rampèrent dans les tunnels pour arriver près de Kelly et Hermann.


Dehors, c'était encore bouillant de testostérone. Après que Riddle et Vermulen aient été renvoyés par le maire de Chicago, la tension était encore palpable. Boden, Patterson, Cruz, Vlad et les deux démineurs se pressaient pour reprendre leur travail et descendre dans les galeries.

« Kenny ? Tu prends le relais ici ? »

« Pas de soucis. Va sauver tes hommes Wallace ».

Celui-ci fit un signe de tête à son collègue, comme pour le remercier de prendre la tête des opérations pendant qu'il allait descendre pour secourir ses quatre pompiers. Il se tourna vers Capp.

« Capp, peux-tu appeler les proches, et leur dire d'aller à Chicago Med ? Explique-leur ce qu'il se passe réellement et demande à Cindy de prendre des nouvelles de Casey et de nous tenir informer ».

Lui aussi acquiesça, allant chercher son téléphone dans le camion dans lequel il exerçait. Will et le maire étaient à proximité de Kenny.

« Vlad ? C'est ça ? »

Vlad se tourna et secoua sa tête de haut en bas.

« Malheureusement, tu ne veux pas redescendre. Il me faut quelqu'un ici de l'équipe de déminage ou qui soit expert en déminage qui puisse être aussi doué que Vermulen. Pour nous guider ».

Il pointa sa poitrine, très étonné de la considération qu'il recevait. Considération qu'il avait pour la première fois depuis son début de carrière. Il avala sa salive et s'approcha du groupe.

« Vous êtes… Sûr que je serai à la hauteur ? »

« Pas vous ? »

Les yeux grands ouverts pendant plusieurs secondes, il prit un air sérieux et acquiesça.

« Si monsieur. Je serai à la hauteur ».

Il s'approcha encore d'eux et prit la tablette qui servait à indiquer les balises qui fonctionnaient toujours.

« Tiens c'est bizarre ça ».

« Quoi donc ? » demanda Kenny.

« Ces quatre balises là, vous les voyez ? », dit Vlad en pointant l'écran. « Je suis quasiment certain que nous n'y avons jamais mis les pieds. Et pourtant quatre balises fonctionnent, toutes au même endroit ».

Remarquant que c'était un signal d'urgence, il agrippa sa radio immédiatement et l'alluma.

« Chef Boden ?! Chef ! J'ai un signal, je sais où sont vos hommes ! »

« Répétez-moi ça ? »

« Je sais où sont vos hommes chef ! J'ai quatre signaux d'urgence qui sont affichés sur mon écran, et nous n'avons pas exploré cet endroit avec notre groupe ».

« Quatre signaux ? Mais pourquoi quatre ? »

« Quatre hommes, quatre signaux ! Ils sont en vie chef ! Et on a leur position ! »

Vlad sortit de la tente, et s'approcha au plus près du signal, tourna en rond un moment et s'arrêta.

« Ils sont en-dessous de moi ».

Il se baissa et se mit sur les genoux pour voir si la dalle de béton sur laquelle il était, était stable et avait des points de passage petits. Il attrapa sa radio une nouvelle fois.

« J'ai besoin d'un émetteur radio et d'une caméra ! Et vite ! »

Le maire recula, laissant les pompiers travailler ensemble comme jamais, main dans la main, tout comme Will. Ils regagnèrent la tente en compagnie du chef de bataillon pour diriger toute l'opération.


Tout comme sur le site, l'hôpital de Chicago était très occupé et bouillant. Capp venait d'appeler Cindy, Jenny, Christie, Benny et Danny et leur avait expliqué que ce qu'ils voyaient à la télévision en ce moment était leur appel et que leurs proches étaient dans les décombres et blessés, ou emmenés à l'hôpital pour le cas de Matt. Il leur avait aussi demandé de se rejoindre dans la salle d'attente de l'hôpital, et demandé à Cindy de les tenir informé de l'état de Casey. Il s'était à peine écoulé quinze minutes que déjà, une bonne partie des proches étaient présentes. Ils se connaissaient tous plus ou moins, s'étant rencontrés à la caserne ou dans de nombreuses occasions extérieures. Cindy étaient déjà là, à demander des nouvelles de Matt, en vain. Personne ne voulait lui en donner. La porte des urgences s'ouvrit et machinalement, la femme d'Hermann regarda vers l'entrée et aperçut une femme blonde. Elle ne la connaissait pas, mais ce visage était le même que quelqu'un qu'elle connaissait bien. Elle s'avança vers elle, voyant qu'elle était perdue.

« Bonjour, excusez-moi… »

La jeune femme était au bord des larmes, et Cindy l'invita à s'asseoir.

« Vous êtes ici pour Casey ? Matt Casey ? »

La jeune femme bloqua son regard sur cette autre femme blonde, un peu plus vieille qu'elle. Puis elle acquiesça.

« Je suis Cindy Hermann, le femme de Christopher Hermann. Votre frère et mon mari travaillent ensemble ».

« Votre mari aussi a été libéré ? Pourquoi il n'y a aucun pompier ici ? »

« Il n'y a personne ici parce qu'ils sont toujours sur le site. Il y a eu un second éboulement et ils n'ont pu faire sortir que Casey. J'essaie d'avoir des nouvelles mais… Comme je ne suis pas réellement un proche… »

« Je… J-je peux essayer ? Je suis vraiment perdue… »

« Hey… »

Cindy se rapprocha et enlaça Christie.

« Tout va bien se passer d'accord ? Nos proches sont des battants, des bons pompiers. Tout va rentrer dans l'ordre ».

Christie retourna cette étreinte et serra Cindy contre elle.

« Merci », murmura-t-elle.

Elle essuya les quelques larmes qui avaient commencé à couler sur son visage, se leva et se rendit au bureau en éclaircissant sa voix.

« Bonjour, euh… Je souhaite avoir des nouvelles de Matt Casey ? »

« On vous a déjà dit non ! »

L'infirmière leva les yeux, presque pleins de colère. Ils étaient vraiment très occupés ces dernières heures.

« Oh… Pardon ? Excusez-moi. Je croyais que c'était encore… Peu importe. Nous sommes très occupés, alors à moins que vous soyez un proche parent, je ne peux rien faire pour vous ».

« Je suis Christie Casey, la sœur de Matt ».

« Je vois ».

Elle tourna la tête vers une des salles d'examen.

« CONOR ! » cira-t-elle.

Peu après, il sortit de la chambre et s'avança vers le bureau.

« Il y avait besoin de crier comme ça ? »

Elle plaça une main dans le dos de Conor pour qu'il avance un peu plus et puisse faire face à Christie.

« Docteur Rhodes je vous présente christie, la sœur de Matt Casey. Christie, je vous présente le médecin qui soigne actuellement votre frère ».

Elle quitta ensuite le couple et retourna à son bureau où l'attendait toute la paperasse.

« Vous voulez bien vous asseoir un instant ? », demanda-t-il en lui signant de le suivre dans un endroit plus tranquille.

« Euh… Cette femme est avec moi. Elle a besoin de nouvelles aussi je pense. Son mari travaille avec mon frère ».

« Ah. Oui, j'avais oublié à quel point les pompiers peuvent être une grande famille. Elle peut venir aussi ».

« Merci. Attendez-moi juste quelques secondes ».

Elle se retourna vers Cindy et lui fit signe de venir. Elle se leva et rejoignit le couple.

« Le docteur Rhodes a des nouvelles de Matt ».

« Vous voulez bien me suivre ? »

« Christie, c'est gentil à vous, mais… Le reste du groupe va arriver, et il faut quelqu'un pour les accueillir ».

« Dans ce cas… Parlons ici et maintenant ».

Christie croisa les bras, déterminée.

« Asseyons-nous quand même ».

Ils s'assirent sur les chaises, le médecin face aux deux femmes.

« Avant toute chose, je veux que vous sachiez ce qui est arrivé. Pour que vous compreniez tous les paramètres ».

Les deux femmes acquiescèrent et laissèrent le docteur Rhodes s'expliquer, inquiètes.

« Je tiens mes informations des deux ambulancières de la caserne de vos proches qui ont aussi emmené Matt. Il y a de cela environ deux heures, la caserne 51 au complète a été appelée sur les lieux d'un incendie sur Humboldt Park. Ils se sont séparés pour trouver l'origine de l'incendie et des potentielles victimes, mais il n'y avait aucun feu. Matt s'est très vite rendu compte du problème et a trouvé la source de la fumée. Il s'agissait d'une bombe ».

Les deux femmes laissèrent échapper un cri d'horreur, se tenant la main et leur main libre atteignant leur bouche.

« Matt a eu le temps de prévenir les autres, mais la bombe a explosé alors que lui, Hemrann, Severide et Ferraris étaient encore à l'intérieur du bâtiment. Dawson et Borelli ont décidé de descendre dans les gravats pour aller les secourir ».

« Gabby ?! » coupa sèchement Christie. « Mais elle est enceinte ! De mon frère ! »

« Apparemment, elle aurait insisté pour descendre, expliquant qu'en tant que pompier et ancienne ambulancière en chef, elle avait les compétences pour les sauver ».

Cindy et Christie était très inquiète.

« Arrivés au niveau du groupe, ils ont stabilisé la structure où se trouvait le groupe et ont commencé à soigner les blessés. A ce moment-là, je crois que si j'ai bien compris, Matt… Matt était en arrêt cardiaque ».

« Qu-quoi ? »

Christie ouvrit la bouche, laissant échapper de nouveau des larmes de ses yeux. Elle n'en revenait pas.

« M-mon frère est mort ? »

« Non, non, il n'est pas mort. Dawson l'a ranimé. De ce que je sais, l'arrêt a duré sept minutes. C'était il y a un peu plus d'une heure. Il a été libéré il y a un quart d'heure environ, et tout de suite amené ici ».

« Comment il va alors ? Comment va mon petit frère ? »

« Il est stable pour l'instant. Nous avons fait des examens pour déterminer l'étendue des dégâts internes, mais nous ne pouvons pas l'opérer. Nous n'avons pas de salles d'opération de libres pour l'instant ».

« Mon frère a besoin d'une chirurgie, mais il ne peut pas l'avoir ».

« Pour le moment oui. Comme je le disais il est stable. De nombreuses personnes sont dans un état bien plus critique que votre frère et doivent passer avant lui. Si son état se détériore alors il passera en priorité, ce qui n'est pas le cas pour l'instant ».

« Et… Euh… L-les examens ? »

« Son bassin et son fémur sont fracturés à des endroits assez délicats. Mais il n'y a pas d'hémorragie massive. Nous avons cependant posé un drain abdominal pour être sûr que tout se passe bien. Nous l'avons sédaté pour éviter tout problème, que ce soit avec ses blessures qu'avec lui. D'après ce que j'ai compris, il a inhalé beaucoup de fumée, ce qui fait que sa trachée est œdématiée et ses poumons ont du mal à fonctionner correctement. Nous traitons ses poumons pour que la poussière encore à l'intérieur puisse être filtrée hors de son organisme ».

« E-et… Et sa tête ? Il n'a rien à sa tête ? »

« Un traumatisme crânien modéré, mais rien de plus. Il avait du sang dans les oreilles mais tous les examens ne montrent aucun signe de traumatisme plus grave. Par contre, on va nettoyer ses oreilles car ils a de nombreux micro-objets indésirables. C'est ce qui a sûrement causé le saignement. Comme je le disais, votre frère est stable pour l'instant ».

« Je peux le voir ? J-je peux voir mon frère ? »

Le docteur Rhodes contempla les deux femmes, l'une très inquiète, et l'autre pleurant à chaudes larmes.

« Bien sûr, je vous y amène. Mais je dois vous prévenir : il a un tube dans la gorge l'aider à respirer, et le drain abdominal. Surtout n'y faites pas attention, ni au reste des instruments. Il nous permette de savoir comment va votre frère ».

Christie acquiesça et tourna la tête vers Cindy qui lui sourit en retour.

« Je reste ici pour accueillir les proches. Et prévenir les autres de l'état de Matt ».

« D'accord. Surtout n'hésitez pas à venir d'accord ? »

Christie suivit le docteur Rhodes en salle d'examen 1 pendant que Cindy attrapait son téléphone et appelait Capp.