Je tiens ici à remercier toutes les lectrices qui, même sans avoir laissé de coms, ont mis cette fic en alerte. Et je salue toutes les nouvelles lectrices qui sont venues s'ajouter à la liste des habituées de mes fics. J'espère simplement qu'elles auront l'occasion et l'envie de me faire part de leur avis en fin d'histoire, ca me ferait vraiment plaisir de connaître leur sentiment sur mes écrits.
Le précédent chapitre a été accueilli de façon mitigée mais c'était à prévoir. Cependant, il était nécessaire afin de bien mettre en place le point de vue de chacun puisque celui-ci aura des répercussions plus tard dans l'histoire.
Alors voici un nouveau chapitre qui va donner un tournant à mon histoire et faire avancer un peu les choses, je me doute que vous souhaitez toutes que ça bouge un peu.
Bonne lecture et comme d'habitude, laissez vos impressions.
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Chapitre 4 : Migration
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Finalement, parfois le destin joue un rôle déterminant dans la vie de bien des gens. Les agents du NCIS allaient en être les premiers surpris.
Un beau jour, une enquête obligea l'équipe à se déplacer au Texas, Dallas avait été le théâtre de la mort d'un marine et la directrice avait décidé d'y envoyer son équipe première dans l'espoir de soulager la tension qui régnait dans le building. Un an jour pour jour s'était écoulé depuis le départ de l'Agent DiNozzo et cet anniversaire créait des frictions entre certains agents.
Un avion militaire qui devait se rendre à la base navale aérienne des forces de réserve de Fort Worth (Naval Air Station Joint Reserve Base Fort Worth* ou NAS Fort Worth JRB en abrégé) avait retardé son départ pour les convoyer rapidement sur les lieux, les lignes aériennes civiles ne leur permettaient pas d'arriver sans délai. Deux heures après l'annonce de leur enquête, l'équipe au complet, y compris une Abby hyper excitée mais sans Palmer absent pour maladie, prit place dans les fauteuils de l'aircraft.
Les six membres s'installèrent dans les places centrales en vis à vis afin de pouvoir discuter de l'enquête durant les quelques heures de vol. Leur déplacement serait plus rapide que par voie commerciale mais ils avaient quand même plusieurs heures à meubler. Curieuse, Abby questionna son mentor sur leur base de destination.
- Gibbs, tu connais l'aéroport où l'on va atterrir, ce n'est pas à Dallas avec un tel avion ?
- Non, Abby, nous sommes attendus à la base navale de Fort Worth confirma Gibbs. C'est une petite base qui sert à plusieurs corps militaires, armées et marine confondus, qui se sont regroupés là il y a quelques années. Elle sert pour tous types d'appareils tels que des F-14 Tomcat, F/A-18 Hornet and McDonnell Douglas C-9B Skytrain II ou aussi des C-40 Clipper, comme celui où nous avons pris place. D'autres appareils tels que le F/A-18 Hornet and KC-130 Hercules sont utilisés par le corps des Marines. Le seul aircraft de l'Air Force est le F-16 Fighting Falcon. (*)
- Tu m'étonneras toujours, bossman par tes connaissances gloussa doucement Abby.
- Pas difficile, Abs, je suis déjà passé par la base avoua Gibbs en lui tapotant la main mais sans s'étendre sur le sujet.
Ensuite, Gibbs enjoignit ses subordonnés à étudier le dossier de leur enquête ou de dormir un peu avant de se caler lui-même dans son fauteuil et de s'endormir quasi instantanément. La gothique lui jeta un regard attendri avant de poser sa tête sur l'épaule de son mentor avant de plonger également dans le sommeil. Ducky avait succombé depuis le départ. Seuls les trois subordonnés étaient encore bien éveillés et discutaient à mi-voix avant que la conversation ne retombe, faute de sujets à aborder.
L'avion amorçait sa descente en prévision de l'atterrissage lorsque Gibbs ouvrit les yeux, il secoua Abby puis son vieil ami pour leur laisser le temps de se préparer. Il jeta un regard indifférent sur ses agents sans faire le moindre commentaire ou leur poser la moindre question. Il en allait ainsi depuis un an chaque fois qu'ils étaient amenés à se déplacer hors de la capitale.
Son indifférence choquait McGee, agaçait David et consternait Jameson mais Gibbs n'en avait cure. Il avait un jour prié chacun de ses agents de se prendre en charge lors de leurs déplacements, de prévoir leurs besoins parce qu'il ne tolérerait pas d'être dérangé pour des broutilles. McGee comprit qu'en tant qu'agent senior, il lui incombait de faire les réservations, de trouver moyen de transport et hôtel, auparavant tâches réservées d'office à Tony. L'informaticien n'avait jamais pensé que l'italien était responsable de ces corvées.
Le pilote leur annonçait bientôt qu'ils allaient atterrir et les priait d'attacher leurs ceintures. Le voyage s'était effectué sans réel inconfort mais au moins en un temps record. L'avion se posa sur l'aéroport et aussitôt débarqué, le groupe prit place dans les deux véhicules qui les attendaient. Ils furent conduits vers les bâtiments qui s'élevaient à l'autre bout du terrain où devaient les attendre le Commandant actuel, le Capitaine Smyers. Il les attendait dans son bureau, debout devant la fenêtre. Il se tourna vers ses visiteurs dès que la porte fut ouverte.
- Entrez, Mesdames et messieurs salua t-il le groupe en s'avançant pour serrer les mains.
Gibbs s'empressa de faire les présentations d'usage en mentionnant le nom et la qualité de chacun des membres de l'équipe. Puis tout le monde prit place sur une chaise, des boissons furent proposées et accueillies avec soulagement.
- Je ne vais pas vous retenir longtemps, je suppose que vous souhaitez vous rendre immédiatement sur la scène de crime annonça Smyers. Mes hommes sont à votre disposition, ils ont ordre de vous emmener là où vous souhaitez vous rendre. Demandez-leur tout ce que vous pourriez avoir besoin, ils vous le procureront.
- Merci infiniment, Capitaine dit Gibbs en se levant. Nous allons sans tarder nous rendre sur les lieux du crime, plus le temps passe et plus les indices risquent d'être inutilisables.
- Pas de crainte de ce côté, l'hôtel a une excellente réputation et le propriétaire est très respectueux de la loi commenta son interlocuteur. Il a donné l'ordre strict de conserver la pièce en l'état et interdit la circulation dans tout l'étage.
- Vous l'avez rencontré, Capitaine ? demanda Gibbs, intrigué d'entendre Smyers donner tant de précisions.
- Reçu un appel téléphonique de sa part indiqua son vis-à-vis. Il savait que vous atterririez ici même le plus tôt possible. Ne me demandez pas ajouta t-il en levant la main, j'ignore comment il savait. Bonne chance dans votre enquête, Agent Gibbs. Un avion sera à votre disposition pour votre retour quand vous le souhaiterez.
- A plus tard donc, Capitaine.
Et dans un bel ensemble, le reste de l'équipe se leva et repartit en direction des véhicules qui les attendaient avec leurs précédents chauffeurs au volant. Le chef d'équipe s'enquit de leur trajet et du temps.
- Par la I-30 E, 20 mn pour couvrir les 13 miles qui nous séparent du centre de Dallas, Agent Gibbs si la circulation est fluide répondit leur chauffeur.
- Ok, embarquons pour Dallas, Sergent conclut l'ancien marine en montant dans le premier véhicule.
Abby et Ducky prirent place avec lui tandis que McGee, David et Jameson s'installaient dans le second. Malgré le but de leur voyage, les trois compagnons prirent plaisir au court voyage, le temps était beau et la chaleur supportable. Leur chauffeur leur indiquait au passage ce qu'il y avait d'intéressant à voir ou les endroits à manger.
Le court trajet leur prit effectivement le temps estimé par le sergent qui les déposa au pied de l'hôtel en leur indiquant qu'ils restaient tous deux à leur disposition, ils allaient se garer dans le parking et les attendraient dans le hall de l'hôtel.
L'hôtel « Les Glycines » portait bien son nom, des arbustes grimpaient le long de treilles et laissaient pendre leurs longues grappes de fleurs allant du blanc le plus pur au violet en passant par le rose. L'établissement respirait le luxe mais sans ostentation aucune. L'harmonieux mélange de style (verre et bois du mobilier) était de très bon goût, le personnel était empressé sans être obséquieux.
L'équipe au complet, Gibbs en tête, fit une entrée remarquée parmi les clients et visiteurs de l'établissement. Gibbs n'eut pas besoin de s'identifier, le blouson et la casquette à l'effigie du NCIS disaient tout à eux seuls. Un officier de police les accueillit lorsqu'ils débouchèrent à l'étage et s'avança vers eux.
- Agent Gibbs, je présume ? demanda t-il en s'adressant directement à Gibbs qui leva les sourcils d'étonnement.
- Oui, c'est moi grogna Gibbs. Et vous êtes ?
- Détective Graham Stewart, police de Dallas indiqua le flic. Je suis chargé de l'enquête, du moins, j'étais chargé rectifia t-il rapidement lorsqu'il vit les sourcils de Gibbs se froncer. Nous avons sécurisé la scène de crime, recueilli les premiers témoignages possibles, obtenu noms et adresses des témoins.
- Qu'en est-il du personnel de l'hôtel ? Sera-t-il coopératif ? voulut savoir l'agent fédéral un peu sceptique.
- Aucun souci de ce côté, il a ordre de se mettre à votre disposition et si absolument nécessaire, vous pourrez au besoin présenter vos demandes particulières au propriétaire l'informa le détective.
- Rarement eu autant de bonne volonté surtout lorsqu'un meurtre a lieu dans un endroit aussi public et chic qu'un hôtel comme celui-ci bougonna Gibbs de plus en plus curieux. Pour quelles raisons est-il aussi coopératif ?
- A vrai dire, je crois que le propriétaire connaît la chanson et qu'il ne veut pas avoir d'ennui reconnut le flic tentant de minimiser les choses.
- Un homme sage, Jethro, si tu veux mon humble avis intervint le légiste. Dr Mallard, légiste se présenta t-il ensuite. Puis-je accéder à la chambre ?
- Bien sûr, Docteur répliqua derechef Stewart. Nicholson, accompagnez le Dr Mallard jusqu'à la chambre, je vous prie ordonna t-il poliment à l'un de ses hommes.
- Mes agents également précisa Gibbs en faisant signe aux trois autres de suivre Ducky.
Stewart revint ensuite vers Gibbs et Abby qui attendait sagement à ses côtés. Il soupira avant de poursuivre la discussion.
- Ecoutez, Agent Gibbs se lança t-il, le propriétaire, M. Paddington a repris les affaires en main l'année dernière sauvant non seulement l'hôtel mais également les 150 emplois menacés. Il a passé beaucoup de temps à remettre tout à flot non seulement pour cet hôtel mais également celui dont il a hérité à Fort Worth. Il possède également un ranch d'élevage de chevaux près de Brenbook Lake. C'est un homme très occupé mais qui se rendra disponible si besoin.
- C'est lui qui vous a chargé de nous dire tout ça ? demanda Gibbs surpris par toutes ces infos qu'il n'avait pas sollicité.
- Oh, non et il n'aime pas que l'on parle de ses affaires affirma le policier. Vous êtes ici au dernier étage de l'hôtel, c'est celui qui est exclusivement réservé à l'usage du propriétaire, de sa famille et de ses invités personnels. Or, M. Paddington n'a jamais autorisé quiconque à utiliser cette suite depuis au moins deux mois. La clé électronique qui permet d'accéder par l'ascenseur à cet étage n'existe qu'en deux modèles, l'un est détenu par le gérant pour le service de nettoyage et l'autre par le propriétaire.
- Donc comment notre marine s'est-il retrouvé ici ? questionna Abby s'immisçant dans la conversation. Il doit être impossible de venir ici sans la bonne clé, je présume ?
- Exact, jeune dame lui sourit Stewart. Et vous êtes ? osa t-il afin d'être présenté.
- Abby Scuito, scientifique au NCIS l'informa la gothique.
- Oh, j'aurais dû deviner soupira Stewart.
Gibbs commençait visiblement à être agacé par les allusions de ce policier. Comment avait-il obtenu ces renseignements ?
- Dites-moi, Stewart, qui vous a rencardé sur nous ?
- Eh bien, en toute logique, j'ai appelé la base NAS à Fort Worth. Un capitaine Smyers m'a précisé qu'il n'était pas compétent pour enquêter sur un meurtre fut-il celui d'un marine.
- Exact, ce n'est qu'une base de réserve nota l'ancien marine. Donc, il vous a orienté vers nous ?
- Oh non, ce n'est pas lui. J'étais en ligne avec le capitaine lorsque M. Paddington est arrivé inopinément et m'a soufflé d'aviser le NCIS du meurtre en appelant directement votre directrice le renseigna diligemment le flic. Elle m'a indiqué qu'elle envoyait sa meilleure équipe, je lui ai demandé de me préciser vos noms, votre moyen de transport, ce genre de choses afin de savoir à qui j'aurais à faire.
- Comment M. Paddington savait-il qu'il fallait avertir notre service ? spécula Gibbs. En général, nous sommes inconnus du grand public remarqua t-il.
- Demandez-lui à l'occasion si vous le rencontrez proposa le policier d'un ton retenu.
- Sûrement quelqu'un qui a déjà eu à faire avec nous, Gibbs ou qui a entendu parler de nous suggéra Abby.
- Oui, j'aurais quelques questions à poser à ce monsieur de toute façon concéda l'agent fédéral. Bien, merci pour votre coopération, Détective. Si j'ai besoin, je ferais appel à vous si vous êtes d'accord.
- Sans problème, Agent Gibbs accorda Stewart. Nous avons déjà bossé à quelques reprises avec le FBI fit-il avec une moue. J'espère que notre éventuelle collaboration se passera mieux. Mlle Scuito, notre laboratoire sera honoré de vous prêter ses locaux si vous en avez besoin.
- Ah, je suis en villégiature et non pas en service mais merci quand même pour l'avoir suggéré, Détective sourit la gothique.
- Remerciez M. Paddington, c'est lui qui l'a proposé rit Stewart devant l'air stupéfait de la jeune femme. A vrai dire, comme il a fortement participé à la modernisation de nos équipements, notre département ne pouvait faire autrement que d'accéder à sa modeste requête. La morgue sera également à la disposition de votre légiste si vous souhaitez effectuer l'autopsie à Dallas, Agent Gibbs.
- D'accord, Détective, nous verrons ça avec Ducky.
- Enchanté de vous avoir rencontré et à bientôt sans doute finit le détective.
En les saluant et sur ces paroles, il fit signe à ses hommes et tous quittèrent l'étage. Abby les suivit des yeux et s'empressa de rattraper Gibbs qui avait pris le chemin de la chambre.
- « Mystère et meurtre à Dallas », ça ferait un bon titre de roman, tu ne trouves pas pouffa Abby. J'ai hâte de pouvoir rencontrer cet énigmatique M. Paddington qui semble en savoir pas mal sur nous.
- Moi aussi, à vrai dire, Abby approuva Gibbs. Nous allons terminer les interrogatoires préliminaires, rassembler tous les indices, récupérer le corps et nous nous mettrons en quête de notre informateur. De toute façon, j'ai quelques questions en suspens pour lui.
- Très bien, Mister opina la scientifique. Et en passant, je te remercie de m'avoir autorisé à t'accompagner même si je suis en vacances.
- De rien, Abs sourit son mentor. Nous avions bien besoin tous d'un petit changement d'air surtout ces jours-ci indiqua t-il en faisant référence à la période de l'année qui marquait un anniversaire que certains auraient souhaité oublié.
Il avait décidé d'offrir ce petit plaisir à la jeune femme comme pour s'amender envers elle de son attitude lors du départ de DiNozzo. Il s'estimait responsable et fautif d'avoir manqué de discernement à cette époque et cela avait coûté à la gothique une amitié qui lui tenait à cœur. DiNozzo et elle étaient plus proches que des amis, ils étaient plus comme frère et sœur, ils avaient des goûts en commun et ils se liguaient parfois pour en faire voir de toutes les couleurs à leurs collègues.
Gibbs avait souvent été indulgent envers les deux jeunes gens. D'une part, parce qu'il considérait la jeune femme un peu comme une fille de substitution et d'autre part, parce que ses sentiments pour DiNozzo le poussait à lui laisser de temps en temps l'occasion d'exprimer cette facette de sa personnalité qu'il appréciait même s'il s'en défendait. Et étant enfant unique, Tony n'avait jamais eu l'opportunité de connaître ses joies de faire des blagues à d'autres, son enfance s'étant passée presque exclusivement au contact d'adultes.
Il avait donc difficilement supporté le climat froid et tendu qui s'était instauré entre Abby et lui après le départ de son agent. Durant plus de deux mois, la laborantine lui avait fait part des résultats des tests par mail refusant de s'adresser à lui. Lorsqu'il était parvenu à laver publiquement son ancien bras droit de tout soupçon de divulgation d'informations, elle avait lentement révisé son attitude. Il avait néanmoins fallu près de six mois pour amadouer à nouveau sa fille de cœur et retrouver une Abby plus abordable.
Il avait retenu la leçon et s'était juré de faire amende honorable dès que l'occasion se présenterait. Il avait estimé que ce petit voyage hors de la capitale serait un bon moyen de payer une dette imaginaire pour elle mais réelle pour lui. Il ferait en sorte que ces quelques jours puissent lui changer les idées et l'aide à redevenir la Abby qu'il aimait, souriante, pleine d'énergie et d'entrain qu'elle était avant toute cette affaire déplaisante.
Il sortit de ces réflexions lorsque Ducky lui tapota le bras pour attirer son attention.
- Ca va, Jethro ? l'interrogea le légiste.
- Oui, Ducky le rassura t-il. Quelques souvenirs qui remontent à la surface avoua t-il simplement.
- Pas étonnant vu l'époque nota l'écossais. Moi aussi, j'ai tendance à me souvenir assura t-il en soupirant.
- Qu'as-tu pour moi, Ducky ? s'enquit enfin l'ancien marine revenant à des préoccupations plus terre à terre.
- Notre marine a été étranglé indiqua le médecin. Sa mort remonte sans doute entre 36 à 48 heures, la climatisation a été poussée à fond, elle a donc retardée la rigidité cadavérique et la décomposition du corps. Je pense néanmoins ne pas me tromper dans mon estimation de l'heure du décès.
- Autre chose qui nous aiderait ?
- La chambre a servi à des ébats sexuels et tes agents ont recueilli les indices : liquide séminal et vaginal, cheveux et tout ce qu'ils ont pu trouver.
- Le service de surveillance nous apporte les DVD des caméras de surveillance, patron annonça McGee. Cet hôtel est décidément moderne, il conserve les DVD durant plusieurs mois.
- La police nous offre son labo et sa morgue pour effectuer tout sur place si nous le souhaitons indiqua Gibbs.
- Hum, en quel honneur ou à qui devons-nous ces facilités ?
- Apparemment, la police doit quelque chose au propriétaire de l'hôtel et celui-ci leur a suggéré de nous retourner le service dit Gibbs en haussant les épaules.
- Bien, si tu n'y vois pas d'inconvénient et si la morgue est aussi bien équipée que la nôtre, je peux faire l'autopsie ici même admit le légiste. Nous pourrons sans doute en profiter pour passer quelques jours ici et souffler un peu souffla t-il en faisant un signe de tête vers l'équipe.
- C'était bien mon intention, Ducky révéla l'ancien marine. Si nous parvenons à résoudre ce meurtre rapidement et que notre meurtrier sait faire preuve de tact en se laissant capturer, nous aurons sans doute quelques jours de répit pour profiter d'une relâche.
- Oh, c'est pour ça que tu as entraîné Abigail avec nous approuva alors l'écossais.
- Tout à fait, j'espère qu'elle se changera un peu les idées et si elle souhaite pousser le voyage et faire une visite à ses parents, elle n'est pas très loin.
- Futé et très malin de ta part, Jethro nota le vieil homme en souriant. Bon, je vais de ce pas m'enquérir pour obtenir le transport de ce monsieur et me mettre au travail.
- Je vais moi aussi trouver un endroit où nous pourrons nous installer déclara son ami.
Chacun des deux hommes fit donc appel à un employé de l'hôtel pour obtenir ce dont il avait besoin. Durant ce temps, l'équipe continuait son travail habituel dans un silence qui, lui, était tout sauf normal. La tension qui avait présidé le départ était toujours palpable mais s'y ajoutait aussi une sorte d'anticipation, comme si un évènement inattendu allait se produire et que tous en étaient conscients.
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(* Information trouvée sur Wikipédia en anglais)
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On progresse lentement mais sûrement. A vous de spéculer sur la suite et de me faire part de vos idées quant au prochain chapitre.
