Bonjour à tous! J'espère que vous passez une bonne semaine et que vous allez bien. Je n'ai pas mis à jour depuis le début du mois, contrairement aux autres histoires que j'ai en ce moment. De ce fait, j'ai écrit ce chapitre pour vous 'tenir informer de la situation'.
Je pense qu'après ce chapitre, je vais en publier encore trois autres, dont le dernier (l'épilogue) sera trèèèèèèèèèèèèèèèès long (si je le divise, il vous spoilera, donc vous aurez tout en même temps). Ensuite l'histoire sera fini!
J'espère que vous continuez à apprécier, et je j'aurai pu répondre au max de questions que vous vous posez (si vous vous en posez encore, questionnez moi et je vous répondrais ;D).
Bonne lecture!
Chapitre 14: On retient son souffle...
« Docteur ? Une salle d'opération sera prête dans quinze minutes mais pas avant », confirma Olivia.
« Il a besoin d'une opération, et maintenant ! »
Tout le monde était sous tension, et hors de la salle 1, personne ne comprenait ce qu'il se passait.
« Docteur Rhodes, vous êtes chirurgien d'urgence n'est-ce pas ? »
« Plutôt thoracique, Stéphane ».
Stéphane était le médecin s'occupant de la radiologie.
« Alors c'est de votre domaine. Vous pouvez opérer ici non ? On vous guidera avec l'angiographie ».
Regardant tout le monde un par un, puis soupirant, le docteur Rhodes avait compris. Tous étaient d'accord avec le radiologue : il fallait opérer ici et maintenant.
« D'accord, ramenez tout le matériel nécessaire dans la salle, ensuite on ferme les portes et on stérilise la pièce. Et on fait cette saleté d'opération avant que ça ne le tue ! »
Hors de la salle, c'était le chaos. Toutes les femmes des pompiers étaient là autour d'une Christie inquiète pour son frère et pleurant à chaudes larmes.
« Ça va aller Christie. Le docteur Rhodes est un bon médecin et un bon chirurgien », affirma Cindy, la femme d'Hermann, elle aussi inquiète pour son mari.
« J-je... Je ne m'inquiète pas pour ça, c'est juste que... Que c'est mon petit frère et... Et il venait de m'annoncer que... Que Gabby était enceinte et... Enfin tu vois ce que je veux dire ? »
Cindy était sans voix, tout comme les autres femmes autour d'elle.
« Gabby va bien, j'en suis sure. Elle a tout fait pour sauver Matt, elle fera tout pour sauver tout le monde, y compris son bébé. Leur bébé. Et quand ce sera fait, il faudra les féliciter tous les deux comme il se doit non ? »
Mais Christie n'avait vraiment pas le cœur à rire. Mais alors pas du tout. Elle se tourna à nouveau vers la porte de la salle 1, où le docteur Rhodes semblait donner des ordres. C'était une grande danse médicale qu'elle n'avait jamais vu, ou osé penser voir un jour. Une main sur son avant-bras la fit sortir de ses pensées. Brusquement, elle se retourna et s'aperçut que c'était l'une des mains de Cindy.
« On est là. Tous ensemble. On est une grande famille au 51. D'accord ? »
Elle laissa à Christie le temps d'acquiescer pour continuer.
« Matt va s'en sortir. Tout comme ceux qui sont encore sous les décombres. Capp m'a dit que le maire était sur le site et beaucoup de médias. On peut suivre le déroulé de l'intervention sur la télévision de la salle d'attente en attendant d'avoir des nouvelles de ton petit frère ».
Christie s'apprêtait à acquiescer et à suivre Cindy quand la porte de la salle s'ouvrit, laissant apparaître le docteur Rhodes. Elle n'avait pas besoin de poser la question, la question que tout le monde se posait : si son frère allait bien.
« Je ne sais pas si Maggie vous a raconté, et je vais partie du principe que non ».
Le docteur Rhodes prit une grande inspiration.
« Votre frère a développé un anévrisme de l'artère illiaque commune gauche, celle qui descend dans la jambe. Cet anévrisme a fait gonflé cette artère mais comprime aussi l'aorte abdominale. De ce fait, une partie de son corps n'est plus irriguée correctement ».
« Et... Et c'est réversible ? Je veux dire... Euh... »
« Avec votre accord, nous allons procéder à une angioplastie. Le but sera de développer une endoprothèse au niveau de l'anévrisme afin d'éviter la rupture de l'artère. Nous allons aussi en poser une pour dilater l'aorte abdominale et permettre de rétablir le flux sanguin ».
« C'est... Sans danger ? »
« Le plus grand danger est si on ne fait rien : l'artère risque de rompre, et comme l'anévrisme est très proche de l'aorte abdominale, elle risquerait de la rompre aussi. Cela entraînerait la mort en quelques minutes sans que nous puissions faire quelque chose ».
Christie et les autres fermèrent les yeux.
« Vous pouvez sauver mon frère ? »
« C'est mon travail madame ».
« Alors faites-le. Sauver mon petit frère. Peu importe comment, je veux retrouver mon petit frère ».
Connor acquiesça, laissant ses yeux sur cette femme blonde en face de lui.
« Je reviendrais vous voir lorsque l'intervention sera fini ».
Il se tourna et rentra à nouveau dans la salle en fermant les stores. Cindy guida alors Christie dans la salle d'attente pour qu'elle soit entourée de sa seconde famille et qu'elle puisse continuellement avoir des nouvelles des autres pompiers. Quant à Connor, il donnait des ordres au groupe.
« Je veux qu'un médecin monte avec ces mesures pour réaliser l'endoprothèse. On aura qu'un seul essai. Si on se loupe, il meurt. Compris ? »
À l'extérieur de la maison effondrée, les pompiers des casernes 44, 51, 57 et 95, l'équipe de déminage et les deux équipes d'extraction étaient toujours en train de déblayer davantage la zone primaire tandis que les six pompiers sous les décombres dégageaient le passage pour arriver aux quatre pompiers encore coincés.
« Dawson ! Borelli ! Il y a quelqu'un ? » s'écria Boden.
Mais personne ne lui répondait. Cela l'inquiétait, car soit il ne l'entendait pas car ils étaient encore trop loin d'eux, soit ils étaient tous inconscients. Et si c'était le cas, il fallait faire très vite. Devant le chef, il y avait deux galeries. L'une était plus étroites que l'autre, mais il fallait prendre en compte toutes les possibilités.
« On se sépare en deux équipes de trois. Patterson, tu prends Cruz et Debra avec toi, je prends Hermandez, et Silven. On se répartit le matériel et le premier qui les trouve appelle l'autre équipe. Compris ? »
« Compris ».
Patterson et Boden prirent alors deux chemins différents, le premier prenait la galerie la plus étroite tandis que le second s'occupait de l'autre galerie. Cela devenait long pour tout le monde, que ce soit à l'intérieur des galeries comme à l'extérieur de cette maison en ruine. Kenny et le maire de Chicago étaient très tendus, tout comme Will.
« S'il n'arrive pas à les trouver dans l'heure qui suit... »
« Quoi ? » demanda le maire. « Qu'est-ce qui se passera ? »
« Il y aura sans doute un pompier de mort ».
« Q-quoi ?! »
Étant médecin, il savait de quoi il parlait, mais Will n'avait pas l'habitude de parler en terme non médical à quelqu'un qui, qui plus est quand ce quelqu'un est le maire de sa ville.
« Écoutez, Dawson a expliqué que le paroi abdominale de Severide était enflammée. Cela fait plus de deux heures qu'ils sont là-dessous. Si on attend trop longtemps, il partira en septicémie en plus d'être en péritonite, et si c'est le cas, il ne pourra pas faire le voyage entre ici et Chicago Med vivant ».
Ils comprenaient maintenant, lui et le chef, que le temps était compté.
« Vlad, on a des nouvelles ? »
« Il semblerait que le groupe ce soit scindé en deux. Je pense que le chef Boden et le capitaine Patterson se sont séparés pour couvrir plus de galeries ».
« Deux équipes de trois ? Qui savoir qui est avec qui ? »
« D'après mon expérience ? Il y a plus de balises allumées dans cette galerie à gauche de l'écran. La galerie à droite est donc plus... Plus étroite que l'autre. Selon les gabarits, je dirai que dans la galerie de gauche il y a le chef Boden, Hernandez et Silven. Quand à l'autre, celle qui doit être plus étroite, il y aurait le capitaine Patterson, Cruz et Debra. Ils ont des plus petits gabarits. Je ne fais que des suppositions, mais j'aurais procédé de la sorte si j'avais été là-dessous ».
« Merci Vlad. Tenez-nous au courant ».
« Pas de soucis ».
Les médias essayaient de fourrer leur nez un peu partout pour avoir des informations croustillantes, et ce malgré le barrage des policiers.
« Monsieur le maire ! » cria l'un des journalistes. « Est-ce qu'on en sait un peu plus sur les pompiers qui sont dans les décombres ! »
Il se tourna vers Kenny. Il avait compris la question non posée.
« N'en dites pas trop monsieur le maire. J'ai déjà travaillé avec la caserne 51, leurs membres sont très soudés. Si l'un d'eux est à l'hôpital, leurs familles y sont aussi. Et quelque chose me dit qu'ils sont en train de regarder les informations ».
« Merci beaucoup ».
Il prit une grande inspiration et s'avança vers le groupe de journalistes.
« Ce que l'on sait, c'est qu'il y a deux heures, les pompiers de la caserne 51 ont été appelé ici pour un feu de structure. La maison a ensuite explosé en condamnant quatre pompiers à l'intérieur. Deux des leurs se sont portés volontaires pour aller les chercher. Ils ont tous les deux l'expérience des pompiers et des secouristes et étaient les seuls à pouvoir passer sous les décombres. Quand le groupe a été localisé, on a pu libérer l'un des blessés, mais il y a eu un nouvel effondrement. Une équipe de sauvetage est dans les galerie pour tenter de localiser les pompiers à l'heure où nous parlons. Je ne peux pas vous en dire plus ».
« Monsieur le maire, est-ce que ce drame aurait pu être évité ? »
Pour le maire, c'était la question à ne pas poser. Il prit une nouvelle inspiration, et cette fois, parla avec son cœur, comme un citoyen ordinaire.
« Sans le sang froid et la réflexion rapide du lieutenant Casey, il y aurait eu davantage de blessés, et sans doute des morts. Ce drame, comme vous l'appelez, il n'aurait pas pu être évité, mais on a évité le pire grâce au lieutenant Casey. Alors maintenant, vous allez arrêter de poser des questions et laisser les pompiers faire leur travail pour sauver leurs frères. Compris ? »
Il n'attendit pas une réponse pour tourner le dos à tous les journalistes qui étaient bouches bées, sans voix. Il retourna dans la tente.
« Alors comment ça s'est passé monsieur le maire ? »
Il ferma les yeux et soupira.
« Si je veux sortir de la tente le temps que le sauvetage se fasse, promettez-moi que vous allez m'attacher à cette chaise ».
« À... À vos ordres monsieur ».
« Comment vous faites ? J'ai beau être maire de cette ville, là... »
« Sans vouloir vous offenser monsieur... Théoriquement vous êtes le chef suprême des pompiers. Et de ce que je sais de vous, vous avez postulé pour être un jour pompier. Vous connaissez notre métier, vous connaissez les risques. Alors oui. Cette situation vous touche de près. Car vous voyez les pompiers de votre ville comme des frères ».
Au fond, Kenny avait raison. Le maire le savait.
« Savez-vous pourquoi je n'ai pas été affecté à une caserne ? »
Will écoutait attentivement, sans le vouloir, la conversation entre le chef de bataillon et le maire de Chicago.
« Non monsieur ».
« Parce que je n'ai pas réussi le test physique. Je n'ai pas pu le finir en moins de sept minutes, et je n'ai pas voulu le repasser à cause de ma... Claustrophobie. À l'époque, je ne pensais pas pouvoir la surmonter, et je ne pense pas être capable de le faire aujourd'hui ».
Capp, qui n'était pas loin les interrompit.
« Gabriela Dawson est aussi claustrophobe ».
Le maire et Kenny se tournèrent vers Capp, les yeux interrogateurs.
« Le lieutenant Casey et le lieutenant l'ont aidé à surmonter sa peur, et à passer le test. Et aujourd'hui, elle est sous les décombres pour sauver ses frères d'armes malgré sa grossesse ».
Cela remontait le moral de tout le monde.
« Mon petit doigt me dit que c'était davantage pour sauver son fiancé que ses 'frères d'armes' comme vous le dites », ajouta le maire. « Ce qui est une noble cause, je le conçois. Mais la vie personnelle est passée dans la vie professionnelle sur ce cas ».
« Officiellement, Dawson est descendue car elle était l'une des seules personnes à pouvoir descendre. De plus, avec son ancien poste d'ambulancière en chef, elle a les dispositions pour apporter les premiers secours et diriger le sauvetage. La relation qu'elle entretient avec son lieutenant et sa grossesse sont passées bien après tout le reste dans ses choix ».
Capp était très convainquant. Mais il disait la vérité : Gabby n'avait pas pensé à sa grossesse quand elle s'était portée volontaire. Certes elle avait pensé à Matt, ce qui était logique puisqu'elle l'aimait de tout son cœur, mais cela n'avait pas interféré ses choix.
« Messieurs ? L'équipe de sauvetage de Patterson est presque au niveau des quatre balises d'urgence ».
À l'hôpital, dans la salle d'attente, c'était une scène a déchirer plus d'un cœur. Tous regardaient la télévision qui diffusait en boucle l'intervention de leurs proches. Les journalistes étaient tous proches de la tente dans laquelle se trouvait le maire, un médecin et deux pompiers en tenue de feu.
« Monsieur le maire ! » commença le journaliste qui se trouvait devant la caméra de la chaîne d'informations. « Est-ce qu'on en sait un peu plus sur les pompiers qui sont dans les décombres ! »
Tous put voir le maire se tourner, le dos face au caméra, et parler avec l'un des pompiers. Puis le maire s'avança vers le groupe de journalistes.
« Ce que l'on sait, c'est qu'il y a deux heures, les pompiers de la caserne 51 ont été appelé ici pour un feu de structure. La maison a ensuite explosé en condamnant quatre pompiers à l'intérieur. Deux des leurs se sont portés volontaires pour aller les chercher. Ils ont tous les deux l'expérience des pompiers et des secouristes et étaient les seuls à pouvoir passer sous les décombres. Quand le groupe a été localisé, on a pu libérer l'un des blessés, mais il y a eu un nouvel effondrement. Une équipe de sauvetage est dans les galerie pour tenter de localiser les pompiers à l'heure où nous parlons. Je ne peux pas vous en dire plus ».
« Monsieur le maire, est-ce que ce drame aurait pu être évité ? »
Christie et les autres femmes ainsi que Danny retenaient leur souffle. Le groupe voulait tant être sur place pour frapper ce journaliste qui avait posé cette question honteuse. Mais le maire répondit avant que l'une des femmes réagisse.
« Sans le sang froid et la réflexion rapide du lieutenant Casey, il y aurait eu davantage de blessés, et sans doute des morts. Ce drame, comme vous l'appelez, il n'aurait pas pu être évité, mais on a évité le pire grâce au lieutenant Casey. Alors maintenant, vous allez arrêter de poser des questions et laisser les pompiers faire leur travail pour sauver leurs frères. Compris ? »
Puis il tourna les talons et retourna sous la tente pendant que les journalistes restaient plantés là, incapables de parler. Cindy tourna alors la tête pour voir Christie. Celle-ci était en larmes.
« Hey, ça va aller, tout va bien se passer ».
« Mon... Mon petit frère a évité en drame en... En se sacrifiant pour les autres et... Et ton mari est encore sous les décombres. Comment tu fais pour surmonter cela et ne pas pleurer ?! »
« J'ai confiance, c'est tout. Et je prie pour que Dieu ne prenne pas mon mari avec lui. Ils vont sortir nos hommes des gravats, Casey va s'en sortir. Ne t'inquiète pas, tout va bien se passer ».
Au même moment, la porte de la salle 1 s'ouvrit, laissant apparaître le docteur Rhodes et surprenant tout le monde dans la salle d'attente. Il avait le visage fermé, et s'avançait vers eux. Christie comprit alors que quelque chose n'allait pas quand le docteur Rhodes s'approcha, s'assit en face d'elle. Et lui prit les mains.
