Je vois que les spéculations sur l'identité du fameux propriétaire vont bon train. Il vous faudra cependant attendre encore un peu pour vérifier si vos suppositions sont exactes ou si vous avez un peu trop présumé !

En tout cas, voici un nouveau chapitre qui va se concentrer plus sur l'enquête – qui au demeurant, n'est pas le centre de mon histoire – avant de prendre une toute autre direction.

Bonne lecture.

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Chapitre 5 : Investigation

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Ducky s'en fut avec le corps pour effectuer l'autopsie à la morgue locale. Il eut la surprise de découvrir que le légiste en place était le Dr James Fergusson, un homme tout à fait charmant d'une quarantaine d'années. Ducky et lui s'étaient rencontrés à un congrès deux ans auparavant et avaient sympathisé, le courant était bien passé entre eux et ils étaient restés en contact épisodiquement au gré de symposiums ou de congrès divers.

La morgue était située dans un bâtiment qui jouxtait le building moderne de la police de Dallas. Le service médico-légal occupait le rez-de-chaussée et la lumière du jour entrait par de grandes fenêtres teintées qui laissaient passer la lumière mais filtraient parfaitement le soleil, la fraîcheur était alors agréable au plus fort de la chaleur extérieure. La climatisation était minimale et tout à fait supportable.

La salle d'autopsie était vaste et bien aménagée, équipée de tout ce qui était nécessaire. Le NCIS était bien appareillé mais la morgue de Dallas semblait plutôt bien fournie également. Ducky avait sous la main tout ce qui était nécessaire pour pratiquer l'autopsie mais également faire des radios ou des scanners sans avoir à changer de pièce ou importer des appareils.

Le Dr Fergusson se proposa pour assister son confrère, ce que Ducky accepta en l'absence de son fidèle assistant Palmer resté à Washington pour cause de maladie. Les deux hommes discutaient de tout et de rien, l'écossais régalait son hôte d'histoires comme à son habitude. Le travail s'effectua sans incident et en un temps record, les conclusions du médecin étaient en accord avec ses estimations précédentes. Le corps fut placé dans l'un des tiroirs réfrigérés avant de pouvoir être rendu à sa famille.

Pendant ce temps, l'équipe de Gibbs avait pu s'installer dans une salle que le département de police de Dallas avait mise à leur disposition lorsque l'ancien marine avait sollicité l'aide du détective Stewart, trop heureux d'aider l'agence fédérale.

McGee s'était aussitôt connecté sur la base de données de l'agence fédérale pour trouver les infos sur leur victime dont le portefeuille et les plaques d'identification avaient été trouvé dans une ruelle à quelques blocs de l'hôtel par un employé municipal qui nettoyait les abords d'un parc, il avait déposé sa trouvaille au commissariat de police le plus proche, c'est-à-dire celui du Détective Steward orientant ainsi le policier vers l'enquête.

McGee devait ensuite visionner les vidéos des caméras de surveillance tandis que David et Jameson se chargeaient de requérir l'aide du labo scientifique de la police pour effectuer les analyses des indices trouvés sur la scène de crime. Ensuite, ils avaient l'ordre de retranscrire les témoignages qu'ils avaient obtenus un peu plus tôt.

David avait été assigné aux interrogatoires des témoins et du personnel de l'hôtel. Gibbs lui avait flanqué Jameson dans les pattes afin de se débarrasser de l'agent qu'il ne supportait que difficilement. Il avait souhaité éloigner l'israélienne qu'il sentait énervée par l'évocation pourtant discrète de la date anniversaire qu'était ce jour-là. Il n'avait aucun désir de se justifier d'être de mauvaise humeur à cause d'elle et sa vue lui rappelait sans cesse que l'italien avait fui par sa faute.

Le Détective Stewart s'était porté volontaire pour leur servir d'agent de liaison et au besoin, de renfort. L'homme avait l'air d'être un électron libre au sein du département d'après les quelques bribes de conversation que Gibbs avait entendues. Il avait eu des partenaires qui n'avaient pas fait long feu, agacé par une attitude un peu trop désinvolte pour eux selon les critères stricts qu'ils estimaient devoir convenir à leur profession.

En un sens, Stewart lui rappelait DiNozzo non seulement par son comportement mais également par son physique. Il était aussi grand que Gibbs mais il était aussi brun et bronzé que l'italien, il avait des yeux verts foncés, moins beaux que ceux de Tony. Il était aussi un brun blagueur, ce qui semblait également lui occasionner quelques déboires avec ses collègues.

Le policier s'employa à satisfaire du mieux qu'il put aux desiderata de l'ancien marine dans un minimum de temps. Leur installation fut donc rapide et leur permit de se mettre au travail dans les meilleurs délais. Gibbs sollicita l'adresse d'un bon café pour recharger son besoin de boisson et Stewart l'accompagna lui-même à quelques pâtés de maisons du commissariat. Il en profita pour faire quelques commentaires sur l'ambiance de son lieu de travail et précisa enfin qu'il avait à son actif quelques rencontres amicales avec le propriétaire de l'hôtel dont il appréciait la cordialité et la simplicité malgré son rang et sa richesse.

A cette information, Gibbs leva des sourcils d'étonnement mais ne commenta pas plus. Il attendit que le détective poursuive sur le sujet mais ne provoqua pas d'autres révélations en faisant une remarque quelconque. Cependant, Stewart ne poussa pas plus avant le sujet signalant simplement à l'ancien marine qu'il se ferait sa propre opinion lorsque les deux hommes se rencontreraient, qu'il ne voulait en aucun cas influencer le fédéral dans un sens ou dans l'autre dans la mesure où M. Paddington pourrait être lié à l'enquête.

Revenus au commissariat chargé de son précieux poison, Gibbs fit le point sur les premiers éléments découverts par ses agents avant de se plonger dans ses pensées personnelles tout en étudiant le mince dossier qu'il avait sous les yeux en attendant le rapport d'autopsie de Ducky.

A la morgue, Ducky s'apprêtait à nettoyer la salle à la fin de l'autopsie lorsqu'il fut arrêté par son confrère.

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- Oh, Ducky, inutile de vous y atteler, notre personnel de service est là pour ça précisa t-il en appuyant sur un bouton. Venez, gagnons mon bureau et vous pourrez rédiger votre rapport.

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Il entraîna le Dr Mallard vers son bureau où Ducky s'installa pour rédiger son rapport qu'il transmit via l'informatique à McGee.

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- Bien, maintenant que diriez-vous d'une bonne tasse de thé ? proposa le légiste local.

- Ah, pas de refus, mon cher ami accepta gracieusement l'écossais.

Les deux légistes s'engagèrent ensuite dans une discussion philosophique qui les occupa jusqu'à la fin de l'après-midi.

- Eh bien, voilà une journée qui arrive à son terme annonça le Dr Fergusson. Que pensez-vous d'aller se restaurer dans un petit troquet que je connais bien ? Votre équipe vous pardonnerait-elle cette escapade loin d'elle pour ce soir ?

- Sans aucun doute assura le médecin. Je vais prévenir l'Agent Gibbs qu'il ne s'inquiète pas inutilement.

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Ducky partit à la recherche de son téléphone, joignit Gibbs et engagea avec lui une courte conversation.

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- Jethro, le Dr Fergusson m'invite à partager son dîner si tu n'y vois aucun inconvénient.

- Duck, prends ton temps approuva l'agent fédéral. Nous en avons encore pour une bonne heure et nous irons également à la recherche d'un restaurant ensuite nous tenterons de trouver un hôtel.

- Oui, bien sûr un hôtel déclara Ducky.

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Fergusson lui fit un grand signe en entendant cette phrase.

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- Ducky, vous avez des chambres réservées à celui de Paddington, du moins pour cette nuit l'informa t-il. Personne ne vous en a fait part ?

- Ah, non, personne n'a songé à nous le dire, mon cher nota le vieil homme. Jethro…

- Oui, j'ai entendu, Ducky le coupa l'ancien marine. On dirait que des arrangements ont déjà été faits.

- Dieu bénisse ce cher homme, il a pensé à tout souligna le légiste.

- Bien, on se retrouvera donc à l'hôtel conclut Jethro. Passe une bonne soirée, Duck et à plus tard.

- Merci, mon ami dit Ducky. Bonne soirée également.

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Les deux hommes raccrochèrent et s'en furent chacun vers leur occupation. Gibbs houspilla ses agents pour obtenir les infos préliminaires à toute enquête. McGee avait déjà parcouru le dossier militaire du jeune marine et était maintenant plongé dans l'étude des comptes bancaires de la victime. Tout était en marche et pourtant, Gibbs n'était pas satisfait comme à chaque fois qu'une enquête démarrait trop lentement à son goût.

McGee avait fini par comprendre que l'impatience de Gibbs à résoudre une affaire était proportionnelle à la vitesse à laquelle les indices parlaient. Plus les preuves étaient longues à trouver, plus l'irritation de son patron augmentait. Et cette affaire était de cet acabit. Il semblait que peu d'éléments avaient été laissé au hasard.

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- McGee lâcha soudain l'ancien marine faisant sursauter le jeune informaticien.

- Patron répondit-il enfin après avoir repris son aplomb. Rien d'anormal dans les relevés bancaires de notre victime, aucun versement ou retrait extraordinaire. Aucun compte caché non plus apparemment, il vivait sur sa paie sans faire d'extras. Le Sergent Mark Porter ne vivait pas au dessus de ses moyens. Engagé dans la marine dès sa majorité, il est âgé de 35 ans, natif de Fort Alamo, il est célibataire, possède un véhicule qui date quelques années, une petite maison dans la banlieue de Dallas.

- Ses relevés téléphoniques ont donné quelque chose ?

- J'ai lancé une recherche mais là aussi rien d'anormal, pas de numéro appelé en dehors de l'état et aucun reçu d'ailleurs non plus. Il semble que la vie de notre sergent soit tout ce qu'il y a de plus ordinaire.

- Alors comment se fait-il qu'un homme dont la vie soit aussi morne se retrouve sur une table d'autopsie, étranglé ? Il n'est manifestement pas décédé de mort naturelle ironisa l'ancien marine. Je veux des réponses et vite commença à s'énerver Gibbs.

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Il avait à peine terminé sa phrase que David et Jameson revenaient de leur périple à la rencontre des rares témoins que la police avait pu localiser. Tous deux s'installèrent devant un ordinateur mis à leur disposition et attendirent le bon vouloir de Gibbs qui n'allait pas manquer de les interroger sur leur travail. Si Jameson était encore un peu trop perturbé par l'attitude de son patron, il s'efforçait de ne pas le montrer tandis que l'israélienne ne cachait pas son mécontentement.

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- Alors ! les fustigea soudain leur patron. Un témoignage intéressant qui nous aiderait à découvrir le coupable.

- Aucun qui puisse nous servir pour l'instant, Gibbs commença David. Notre victime a été aperçu dans le hall de l'hôtel il y a trois jours, seul. Il a dîné au restaurant de l'établissement vers 20:00 et est parti vers 21:30, toujours seul. Il a demandé au personnel l'adresse d'un bar sympa, l'employé l'a orienté vers « Le Timberlake » à deux pas d'ici, il s'y est rendu et en est reparti vers 1:00 d'après le portier. Ensuite, plus personne ne semble l'avoir vu, aucun membre du personnel de l'hôtel ne l'a vu revenir.

- Bien, attendons donc de voir ce que donnera l'analyse des caméras de surveillance pour poursuivre déclara le leader de l'équipe. McGee, vous continuerez demain annonça t-il soudain. Il est temps d'aller dîner, vous avez des chambres retenues à l'hôtel. Allez, hors d'ici avant que je ne change d'avis décréta t-il en faisant un geste de la main vers la sortie.

- Vous venez avec nous, patron ? s'enquit avec hardiesse Jameson.

- Non, je reste vérifier quelques infos, je n'ai pas faim pour l'instant lui fut-il répondu.

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A cette réponse, les trois jeunes gens saluèrent leur chef et prirent le chemin de la sortie sans plus s'inquiéter. Dès qu'ils disparurent de sa vue, Gibbs poussa un soupir de soulagement, il en avait assez de les voir parfois. Il referma le dossier qu'il avait devant lui et qu'il avait pris comme excuse, s'empara de son téléphone et appela Abby que le Détective Stewart avait déposé plus tôt au laboratoire scientifique.

La jeune femme répondit à la seconde sonnerie et salua son mentor avec excitation, signe que son périple au sein du sanctuaire scientifique était un bon moment pour elle. Gibbs sourit et l'invita à le rejoindre pour aller se restaurer ensemble. La gothique lui apprit qu'elle allait accompagner l'officier Bella Cartwright qui l'avait invité si cela ne le dérangeait pas. Il soupira mais assura la jeune femme qu'elle était libre de sa soirée. Il raccrocha en se demandant ce qu'il allait pouvoir bien faire lorsque Stewart se pointa dans l'embrasure de la porte.

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- Agent Gibbs, puis-je vous faire une proposition ?

- Dites toujours, Détective et je verrais dit Gibbs réservant sa réponse.

- Puisque vous semblez avoir été abandonné par votre équipe, je vous invite à vous joindre à moi pour un dîner si vous êtes partant.

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Intérieurement, Gibbs bénit le policier pour cette invitation inopinée qui lui permettrait de passer quelques heures sans avoir à ruminer des pensées noires. Il se leva, se saisit de sa veste qu'il enfila.

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- Où m'emmenez-vous ? s'enquit-il.

- Tout dépend de ce que vous aimez comme cuisine, on trouve pas mal de restaurants à Dallas avec des spécialités bien différentes. Vous aimez quel type de cuisine ? L'italienne ? Pour ma part, je suis un consommateur régulier de plats italiens mais on peut aller autre part si vous voulez proposa le détective lorsqu'il vit le fédéral tiquer à la mention de cuisine italienne.

- Non, ça m'ira très bien décida rapidement Gibbs mais avec un peu de réticence qui ne passa pas inaperçu.

Il savait qu'il ne pourrait pas éternellement éviter tout ce qui lui rappellerait de loin ou de près son ancien agent.

- Je vous vois plutôt comme un gourmet et un bon steak ne doit pas vous faire peur, je présume. Dans ce cas, je vous emmène chez Nick & Sam déclara Stewart, c'est chic mais l'endroit est agréable et la cuisine délicieuse.

- Alors, en avant dit simplement Gibbs en suivant l'homme.

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Quelques minutes en voiture et les deux hommes étaient rendus devant un bel établissement dont le parking semblait bonder. Le détective ne s'arrêta pas pour se garer à l'étonnement du fédéral, il fit le tour et prit une entrée latérale qu'il franchit avant de parquer son véhicule et d'éclairer son invité.

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- Les propriétaires sont devenus des amis au fil du temps, je suis toujours le bienvenu quel que soit le moment où je passe et le nombre de personnes que j'amène indiqua le policier tout en guidant son compagnon vers la porte qui menait visiblement dans une salle de restaurant plus intime que celle qui donnait sur l'avenue principale. Nous serons plus tranquilles ici que dans l'autre salle et Nick pourra venir nous saluer quand il pourra sans être importuné trop souvent sourit Stewart.

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Le policier salua le personnel qu'il croisa et s'avança vers celui qui semblait l'attendre, un grand sourire aux lèvres.

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- Eh, salut, Graham l'aborda l'homme en lui tapant sur l'épaule en guise de bienvenue. Bien longtemps que nous ne t'avons vu ici.

- Ah, le boulot, tu sais ce que c'est, Sam, on pense avoir le temps de visiter les amis et le temps passe avant qu'on ne réalise qu'il y a un bon moment qu'on n'a vu personne répondit le flic en rendant l'accolade. Je te présente l'agent spécial Gibbs du NCIS, il est ici pour affaire.

- Agent Gibbs fit Sam en tendant la main à l'ancien marine. Bienvenue dans mon modeste établissement plaisanta le restaurateur. Vous êtes ici pour le meurtre du marine à l'hôtel des Glycines, je présume supposa son hôte. Pauvre bougre, mourir ainsi, c'est toujours une tragédie pour ces hommes qui servent leur pays soupira t-il encore.

- Ancien militaire ! supputa Gibbs.

- Oui, ranger durant plus de 20 ans avant de me lancer dans le métier avec mon ami avoua l'homme en souriant. Et vous, si je suis correct, ancien marine ?

- Touché, sniper et officier de réserve précisa Gibbs.

- Wouah, tout ça. Et vous ajoutez agent fédéral, ça fait beaucoup pour un seul homme se moqua gentiment le restaurateur. Prenez place, je suis à vous dans quelques instants et la première boisson vous servie sous peu est pour la maison, il suffit de passer votre commande.

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Gibbs demanda son poison habituel, ce qui fit sourire Stewart qui commanda une bière.

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Et ceci renforce encore la similitude avec DiNozzo soupira Gibbs intérieurement.

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- Vous semblez bien pensif remarqua soudain le policier.

- Oui, vous me faites songer à quelqu'un avoua presque malgré lui l'ancien marine.

- Quelqu'un de bien, je présume souligna Stewart. Vous ne semblez pas supporter la médiocrité ou l'incompétence d'après le peu que j'ai pu observé aujourd'hui.

- Vous avez raison.

- Qui était-ce si ce n'est pas trop demandé ?

- Mon second.

- L'agent McGee ? s'étonna le policier qui ne pensait pas à cette réponse.

- Oh, non rectifia le fédéral. Mon ancien bras droit, un ancien détective des services de police de Baltimore.

- Ah ! Que lui est-il arrivé ? Mort au combat ?

- Non fut la réponse laconique de Gibbs qui ne s'étendit pas.

- Je suis désolé de vous rappeler de mauvais souvenirs, je ne pensais pas être un oiseau de mauvaise augure plaisanta le détective.

- Pas du tout, au contraire le contredit Gibbs.

- Alors, parlez-moi de lui que je puisse comprendre ce qui fait que vous pensez à lui en me voyant demanda simplement le flic.

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Alors, sans doute submergé par la nostalgie, Gibbs évoqua le souvenir de l'italien avec le policier, les bons souvenirs comme les mauvais et notamment l'épisode de la peste pneumonique toujours si vivace dans son esprit. Le repas se déroula au gré des anecdotes amusantes ou plus sérieuses mais toujours tournant autour de Tony. Stewart comprit alors que l'ancien marine avait grandement apprécié l'agent. Il ne put toutefois découvrir la raison de son départ que Gibbs ne donna pas.

La soirée finalement apporta à Gibbs un apaisement qu'il n'avait pas ressenti depuis bien longtemps et il remercia le policier au moment de se séparer devant l'hôtel. Les deux hommes avaient conclu comme une trêve implicite et Stewart savait qu'il le devait au fait qu'il rappelait un homme bien à cet ancien marine plutôt avare de ses sentiments.

Ils se saluèrent et se souhaitèrent une bonne nuit avant de se quitter. Gibbs récupéra la clé de sa chambre et demanda si ses collègues étaient tous présents, ce que lui confirma le veilleur. Il était donc le dernier rentré mais la soirée s'était bien déroulée et il n'en éprouva aucun remords. Il gagna rapidement sa chambre, prit une douche rapide et se glissa dans les draps frais.

Il doutait de pouvoir s'endormir rapidement, remuer tous ses souvenirs l'avaient non pas rendu triste mais envieux d'un temps à jamais disparu. Finalement, il soupira, se tourna et s'enfonça dans le sommeil sans s'en rendre compte.

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Voilà, ce n'est sans doute pas ce que vous vouliez lire mais savoir mettre l'eau à la bouche est un bon moyen de vous tenir en haleine, n'est ce pas ?

Le prochain chapitre sera une révélation. Soyez donc au rendez-vous et n'oubliez pas de me laisser vos coms. Je les lis scrupuleusement et remercie toutes celles qui ont la gentillesse de me faire part de leurs remarques.

A bientôt.