Bonjour tout le monde :)
Premièrement, désolé de ce retard énorme! Avec mes vacances en Angleterre et l'OS "I really hate you my love", j'ai pris du retard. Au moins, l'OS vous a permis de savoir que j'étais toujours vivante! Breeef, passons :)
Voici donc le chapitre 8, j'espère qu'il vous plaira. Sachez que j'ai souffert d'un syndrome de la page blanche pour ce chapitre, que j'ai d'ailleurs réécrit en entier après avoir appris la mort de Cory.
Je voulais absolument rendre hommage à ce formidable acteur, chanteur et enfin, être humain. Sa disparition m'a fait un choc. Vraiment. J'ai donc décidé de lui rendre hommage à travers ce chapitre, d'où la présence de Finn. Ce sera cependant le seul chapitre je pense où vous verrez le personnage, je tiens à vous prévenir.
Je tiens à remercier Florine, pour la tooonne de review qu'elle m'a laissé! Sache qu'elles m'ont toutes énormément touchées. Alors merci :)
Merci aussi aux autres, qui reviewe, qui follow et qui favorise la fiction. Ça compte énormément pour moi.
Sur ce, enjoy!
Réponse aux guests reviews:
Amande: Je suis désolée de te causer autant de réactions devant Come What May xD Je ne le fais vraiment pas exprès, mais c'est vraiment plaisant de voir que ce sont mes mots qui ont provoqué ça chez toi! Oui, Kurt est malmené dans la fiction, au même titre que Blaine :) Sa "fuite" n'était d'ailleurs pas prévue mais il y a un moment où je me suis dit qu'il devait péter un câble que c'était normal parce que n'importe qui aurait péter un plomb! Merci pour ta review et ton soutien permanent!
CHAPITRE 8
C'est facile de se perdre.
Mais il y a plusieurs façons de l'être.
D'abord, par choix ou par obligation. Parce qu'on veut fuir une réalité ou alors parce qu'on n'a pas le pouvoir de l'empêcher.
Puis, il y a le sens propre et le sens figuré. Quand on perd son chemin ou quand c'est dans notre tête qu'on s'est perdu.
Et enfin, on peut se perdre quelque part et se perdre soi-même.
Kurt n'était pas encore sûr de ses préférences.
Une histoire tournait en boucle dans sa tête. Il ne s'en souvenait pas très bien, elle devait remonter à son enfance. Vu le type d'histoire, c'était bien possible. Il avait dû la lire, ou voir le dessin-animé, ou alors simplement la rêver.
Qu'importe, elle était là.
C'était la bataille d'une licorne contre un dragon. La bataille était féroce, mais une grenouille magique alliée à la licorne avait renversé la tournure du combat. Bien entendu, avec son aide, la licorne avait gagné.
Kurt soupira. Il avait toujours aimé les histoires d'enfants, les contes de fées. Petit, il était accro aux Disney, son préféré restant sans doute la belle au bois dormant.
Si seulement sa vie pouvait être aussi simple que dans les contes. Il y aurait une méchante, mais qui ne faisait pas vraiment peur et surtout le prince charmant. Son prince charmant. Il viendrait l'embrasser dans la plus haute tour, après avoir terrassé la sorcière et ils vivraient heureux pour toujours et auraient beaucoup d'enfants.
Kurt posa sa tête sur le volant, et serra ses doigts autour. Pourquoi n'avait-il pas le droit à cette vie facile lui? Pourquoi tout devait toujours être compliqué?
Il releva la tête et regarda devant lui. Il s'était arrêté sur le bas-côté de la route. A mi-chemin entre l'aéroport et l'hôpital. Il était parti sur un coup de tête, sûr de lui. Mais maintenant, il n'était plus sûr de rien du tout.
Sur le siège passager, son téléphone vibra avant que la sonnerie ne se déclenche. Le châtain ne prit même pas la peine de regarder. C'était surement Carole qui l'appelait pour la douzième fois consécutive.
Il ne voulait pas lui parler, ni même entendre sa voix. Il ne voulait pas qu'elle le touche en plein coeur par sa souffrance parce qu'il savait que s'il l'entendait parler, il resterait à Lima.
Il n'était pas sûr de partir, mais pour l'instant, il voulait encore avoir le choix. Était-ce trop demandé?
Le portable s'arrêta, avant de vibrer une autre fois. Carole avait laissé un message vocal. Encore.
Kurt l'entendait d'ici.
"Kurt? Qu'est-ce que tu fais? Où es-tu? Reviens à la maison je m'inquiète!"
Enfin, il imaginait que ce serait un truc comme ça...
Il resta quelques secondes à regarder la route devant lui avant que son téléphone ne se remette à sonner.
Étrange... Carole n'appelle jamais coup sur coup.
La curiosité le poussant à prendre le téléphone, il s'en apparat. Sur l'écran, ce n'était pas la photo de Carole qui s'affichait, mais celle de Finn.
Finn?
Kurt avait très peu de nouvelles de son beau-frère, voir même pas du tout. Il était en Afghanistan, et les conversations téléphoniques coûtaient une fortune. C'est pourquoi ils ne s'échangeaient que quelques lettres par an.
Kurt décrocha, trop curieux pour décliner l'appel.
"Allô, Finn?"
"Qui veux-tu que ce soit d'autre, espèce de débile freloqué."
Kurt sourit en entendant le mot "freloqué'. Il datait de l'époque où ils étaient encore tous heureux. Finn avait un jour fait une remarque sur sa tenue, encore extravagante comme pas mieux et agrémentée d'une tonne de petites breloques. Mais seulement voilà, Finn ne connaissait pas le mot "breloque", ou en tous cas, pas très bien. C'est pour ça que "breloque" était devenu "freloque" et Kurt un espèce de décile freloqué.
"Un jour je t'achèterai un dictionnaire, Finn, répondit Kurt en souriant."
Il entendit son beau-frère rire à l'autre bout du combiné.
"Bon, ne tournons pas autour du pot, commença Finn. Tu sais que Maman m'a appelé en me disant que tu avais soi-disant disparu, qu'elle ne savait pas si tu t'étais fait enlevé ou si tu avais fait une fugue et que tu ne répondais pas à ton téléphone. Qu'est-ce qui se passe?"
Kurt se renfrogna.
"Si tu m'as appelé que pour ça, tu peux aller te faire brosser!"
"Kurt! On est de la même famille tu te rappelles? On est frères! Et entre frères, on s'entraide! S'il te plait, laisse-moi t'aider..."
Le châtain baissa les yeux et fixa ses doigts qui dessinaient les motifs sur volant. Il avait envie de tout lui dire, de lui dire à quel point c'était dur de rester à Lima, d'avoir abandonné New-York pour une vie qu'il ne voulait pas. Mais voilà, s'il était là, c'était en partie à cause de Finn. Parce qu'il avait fui à l'autre bout de la planète en laissant Carole seule, obligeant Kurt à revenir. Et le châtain savait que s'il lui avouait tout, Finn se sentirait mal
"Tu ne peux pas m'aider, Finn. Tu es de l'autre côté de la planète."
Il entendit Finn soupirer à l'autre bout du fil.
"Ça peut faire du bien de parler. C'est même toi qui m'a appris ça. Qu'il fallait toujours extérioriser."
C'est vrai, pensa Kurt.
Le châtain se souvenait de sa première année de Glee Club, quand il avait rencontré Finn et que tout le monde croyait que c'était lui le père du bébé de Quinn. C'est Kurt qui lui avait conseillé de tout avouer aux parents de la belle blonde, c'est vers lui que Finn s'était tourné.
Dire qu'il avait le béguin pour lui à ce moment-là. Si Kurt n'était pas si mal, il en rigolerait.
"C'est compliqué à expliquer, c'est long... tenta d'esquiver Kurt."
"On me l'a fait pas, Freloque. J'ai tout mon temps."
Le châtain soupira.
"On n'est jamais capable de s'appliquer ses propres conseils". C'était une citation qu'il avait lue dans un livre dont il ne se rappelait plus le titre. En fait le livre était minable, il ne se souvenait que de cette phrase. Elle l'avait marqué, et à ce moment-là, il se rendit compte à quel point elle était vraie.
"D'accord..."
Il savait que son récit blesserait surement Finn. Mais peut-être méritait-il un juste retour des choses? Il savait que c'était mal de penser ainsi, et qu'il ne devrait pas lui en vouloir mais il ne pouvait tout simplement pas. Il y aurait toujours cette petite rancœur, cette jalousie aussi. Celle de savoir Finn loin alors que lui était bloqué ici.
Il partit alors dans le récit de tout ce qui s'était passé ces derniers jours, commençant par sa visite à Monsieur Schuester et à sa découverte de ce qu'était devenu le Glee Club. Finn n'en cru pas ses oreilles. Schuester, alcoolique? Ce n'était pas possible.
Ensuite, Kurt lui raconta sa rencontre avec Blaine, comment le destin l'avait traîné dans cette salle de chant avec lui et l'avait forcé à chanter Teenage Dream. Et comment Kurt était tombé amoureux de sa voix et avait couru après comme si sa vie en dépendait. Comme si c'était le seul moyen pour lui qu'il se sente vivant.
"Kurt, je crois que tu es sincèrement fou à propos de la musique, tu le sais ça? avait répondu Finn"
Le châtain n'avait pas relevé et continué à déballer son histoire. C'était plus facile de parler sans s'arrêter. Comme ça, il réfléchissait moins.
Il avait donc enchaîné sur comment il l'avait retrouvé, Josh, et puis cette nuit dans la cabane. Comment il avait ramené Blaine chez lui et...
"Attends, attends. Tu as ramené ce malade chez toi?"
Kurt tiqua. Finn traitait Blaine de malade sans même savoir que c'était vrai. Sans même se douter de la portée de ses paroles.
"Ne dit pas ça, Finn."
Kurt entendit son beau-frère ricaner dans le combiné.
"Voyons Kurt, ouvre les yeux! Ce garçon a un problème, c'est évident."
Kurt ferma les yeux, contrairement au conseil de Finn. Les paroles de son ami le blessaient, sans qu'il sache vraiment pourquoi. De toute façon, depuis le tout début c'était ainsi. Kurt souffrait sans qu'il soit capable de comprendre pourquoi tout ça l'atteignait à ce point. Il se savait être un cœur de guimauve mais pas avec les inconnus.
Blaine n'est pas un inconnu. Plus.
Mais comment pouvait-il ne plus être un inconnu alors que Blaine et Kurt se connaissaient à peine. Alors que leurs véritables échanges se comptaient sur les doigts de la main?
Peut-être parce que de découvrir quelqu'un se vidant de son sang dans sa salle de bain, ça rapproche...
Kurt ne comprenait rien. Il y avait quelque chose chez ce garçon, quelque chose qui faisait que Kurt se souciait de lui. Quelque chose qui faisait que si Kurt venait à le perdre, il se sentirait anéanti. Une autre goutte d'eau dans le vase. Une goutte d'eau qui ferait peut-être tout déborder.
Il était peut-être destiné à ça. A être fou lui aussi.
"Finn... Ne parle pas de lui comme ça, murmura Kurt."
Pendant quelques secondes, le châtain entendit la respiration régulière de son beau-frère. Le connaissant, il était en train de retourner toutes les informations dans sa tête pour trouver la solution. Pour trouver ce que Kurt ne voulait pas lui dire.
"Continues ton histoire, fit seulement Finn."
Alors Kurt continua là où il s'était arrêté. Il reprit sur la découverte de Blaine dans la salle de bain, veines ouvertes, à moitié mort. Il s'était attendu à une réaction de la part de l'autre garçon, mais Finn ne disait toujours rien. Il n'y avait plus que son souffle régulier dans le combiné.
Puis, il avoua pour la bipolarité. Il entendit un hoquet dans le téléphone, mais Finn ne fit pas de commentaire. Toujours pas...
Alors, vint le moment crucial. Celui où il devait parler de sa fuite mais surtout, des raisons de sa fuite. La partie qui impliquait implicitement Finn. Celle qui le blesserait.
Il ne mérite pas ça.
Il a voulu savoir. Il en paye les conséquences.
Kurt prit une grande inspiration. De toute façon maintenant, il avait commencé. Il devait finir.
"Je suis rentré dans sa chambre. Il n'était vraiment pas bien ça se voyait. D'un côté, il venait d'apprendre qu'il était malade, d'une maladie mentale en plus. Ça m'a fait étrange d'entrer dans cette pièce. Il y avait un telle tension. Mais plus que ça, c'était quelque chose qui se dégageait de Blaine. Un mal-être, une infinie tristesse et... une résignation que je n'ai pas comprise. J'ai essayé de lui parler, pour rompre cette drôle de sensation mais il ne m'a jamais répondu. Alors je lui ai fait une promesse, que je voulais vraiment tenir. Je lui ai dit que je ne le laisserai pas tomber, quoi qu'il fasse. Ça paraissait simple sur le moment. Naturel. Il était là, allongé paisiblement dans son lit et c'était naturel de rester, de lui dire que je ne laisserai pas tomber. Et puis, je suis sorti. Une fois dans l'hôpital, quelque chose m'a accroché l'estomac. Un mal-être, une sensation de trop plein. Je déteste l'hôpital, tu le sais bien. Depuis... Depuis Papa. En tous cas, je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai eu un trop plein de tout. De la situation, de ma vie, de rester coincé à Lima. Alors je suis parti, j'ai sauté dans ma voiture."
Silence...
"Finn? Tu es toujours là?"
"Tu voulais aller où Kurt?'
Il y était. Ses prochains mots, ses prochaines phrases avoueraient à son beau-frère ce que sa fuite en Afghanistan avait causé. Comment ça avait rendu Kurt malheureux comme les pierres.
"Je voulais aller à New-York..."
Nouveau silence.
"Pourquoi? demanda Finn avec une voix étrange."
Kurt prit une grande inspiration et resserra sa prise sur le téléphone.
Courage.
"Parce que je haie Lima. J'ai toujours détesté cette ville, du plus loin que je m'en souvienne. Petit, personne ne voulait jouer avec moi parce que je chantais trop. On me trouvait bizarre parce que je regardais des comédies musicales plutôt que des dessins-animés. Et puis j'ai grandi, et quelque chose c'est imposé à moi. J'ai essayé de le cacher de tout le monde, de mon père, de moi-même. Mais à quoi bon? C'est une partie de moi aussi importante mon cœur. Je suis gay. Mais tu sais, être gay n'est pas dur en soi une fois qu'on l'a accepté. Ce qui est dur, c'est de le faire accepter aux autres. Et à Lima, personne n'est capable de ça. De comprendre. Alors qu'à New-York, la ville est immense, il y a beaucoup trop de gens pour que qui que ce soit se préoccupe des autres. Là-bas, c'est la liberté. Et l'amour aussi. Jamais je ne trouverai quelqu'un ici, c'est tout simplement impossible. Mon âme sœur est à New-York, Finn. En restant ici je me prive de tous mes rêves. Broadway, l'acceptation, l'amour... J'ai l'impression que je ne pourrai être quelqu'un que là-bas, qu'ici je suis à moitié mort.
Kurt s'arrêta, les larmes aux coins des yeux. Il n'avait jamais formulé tout ça à voix haute, se contentant de retourner ses misères dans sa tête sans jamais les partager.
On dit que parler de ses problèmes aide, que c'est un premier pas vers les solutions. Foutaises! Kurt se sentait encore plus mal qu'avant.
Quel impact avait eu ses paroles sur son beau-frère? Comment réagirait-il en comprenant qu'il était la raison de tout ça?
Finn était quelqu'un de fort, mais seulement dans la moyenne. Il n'avait jamais vraiment souffert. Bien sûr, il avait perdu son père quand il était encore bébé mais il était trop jeune pour le réaliser. D'accord, il avait perdu son beau-père mais il avait fui. Il avait préféré ignorer la réalité en partant à l'autre côté de la planète.
Finn était quelqu'un de fort... Pour la fuite. Alors Kurt ne savait pas comment il pourrait réagir devant de telles paroles qui lui balançaient la vérité à la figure. Qui lui montraient toutes les conséquences de ses actes.
"C'est de ma faute... murmura-t-il"
Simple constatation. Comme s'il ne l'avait pas vraiment réalisé avant. Mais Kurt savait que Finn était conscient de tous ce qu'il laissait derrière lui en partant. Il savait qu'abandonner Carole la rendrait encore plus malheureuse, que Kurt n'était pas heureux à Lima. Il savait qu'il brisait deux destins.
Mais c'était facile d'enfouir des choses comme ça. De les enterrer jusqu'à ne plus y penser. Continuer sa vie en ignorant ceux qu'il avait blessés.
Kurt n'était pas fou. Il savait pourquoi les lettres se faisaient rares de la part de Finn...
Alors admettre cette réalité à voix haute était blessant. Ça piquait de toutes parts, des frissons secouaient son corps. Kurt pouvait facilement l'imaginer.
Il aurait aimé pouvoir dire quelque chose de réconfortant à Finn. Lui dire que ce n'était pas de sa faute. Mais ça l'était.
'Finn, ça va aller.."
"Non, non ça ne va pas aller. Je suis un connard, un vrai connard! Un salop de vous faire vivre ça. De TE faire vivre ça. De quel droit je suis parti? Hein? De quel droit? J'aurai du rester avec Carole à Lima. Tu devrai à présent être à New-York sur les planches aux côtés de Rachel dans Funny Girl!'
'Attends, comment tu sais que Rachel est dans Funny Girl?"
"Parce qu'Internet existe, tu sais. Et que j'aime surveiller ce qu'elle fait."
Finchel n'est donc pas mort...
"Mais on s'en fiche de Rachel là, continua Finn. On s'en fiche, on ne parle pas d'elle. On parle de toi qui veux te casser à New-York et de ma connerie d'il y a trois ans."
Il se tu, et le silence s'installa. Kurt ne savait pas quoi dire, que pouvait-il répondre à ça?
"Tu sais, reprit Finn, si je pouvais je rentrerai. Je reviendrai auprès de Carole et tu pourrais retourner à New-York et vivre pleinement ta vie. S'il le faut, si c'est que tu avais voulu, je me serai même occupé de Blaine. Il n'a pas l'air méchant. Seulement, je ne peux pas. Je ne peux plus. Je suis trop engagé dans cette guerre pour qu'ils me laissent partir..."
Kurt le savait ça, que Finn était coincé là-bas maintenant. On ne quitte pas l'armée comme ça.
"Ecoute Kurt... Je ne veux pas t'influencer dans ton choix, je ne veux pas te forcer encore une fois. Mais tu sais, je sais ce que c'est de déserter, je sais ce qu'on ressent. La honte qui te bouffe le cœur à chaque seconde. Crois-moi, c'est une des choses les plus horribles. La honte. C'est un sentiment dont tu ne te débarrasse jamais. Et même si en journée tu arrives à l'oublier, elle revient la nuit dans tes rêves, pour achever de te persécuter. Tu ne peux plus te regarder dans le miroir parce que tu ne t'y reconnais plus, tu détestes ce que tu es devenu, tu détestes ce que tu as fait. Chaque chose bien que tu fais, chaque petit bonheur, chaque moment de joie est entaché par ça. C'est comme une cloche dans un coin de ta tête qui sonne pour te rappeler qui tu as laissé derrière toi et les conséquences de ta fuite. Kurt... Je te connais, je sais qui tu es. Tu es l'une des personnes les plus fortes que je connaisse. Je sais que tout ça est dur, je sais que je peux paraître égoïste en disant ça Kurt et complètement hypocrite mais... Tu es quelqu'un de bien. Les gens biens font des erreurs, c'est normal. Mais il y en a des plus grosses, qui transforment quelqu'un de bien en une autre personne. Une demi-personne rongée par la honte et le remord. Et je ne souhaite ça à personne, même à mon pire ennemi. Même à ce foutu Brody! Alors encore moins à toi."
Kurt renifla. Il avait oublié le moment exact où il s'était mis à pleurer mais ça lui importait peu.
Une tempête faisait rage dans sa tête. Trop de sentiments qui se bousculaient, se battant pour la domination... Colère, honte, frustration, tristesse, manque, envie.
"Ne te perds pas, Kurt... Ne reproduit pas les erreurs de ton imbécile de beau-frère, Freloque."
Au surnom, Kurt sourit à travers les larmes, émettant un son entre le sanglot et l'éclat de rire. Finn le perçut et rit doucement au bout de fil.
Ils restèrent un moment tous les deux comme ça, chacun de son côté de planète, tenant le téléphone. Finn écoutant les pleurs de Kurt et Kurt le souffle de Finn qu'il avait du mal à percevoir à force de pleurer.
Le temps s'était arrêté. Ils se sentaient tous les deux proches l'un de l'autre comme ils ne l'avaient jamais été. Physiquement ils n'avaient jamais été aussi loin alors que psychiquement, ils étaient plus proches que jamais. Comme une communion.
On peut dire ce qu'on veut sur la famille. On peut dire que les liens du sang sont les fondateurs de ce lien étrange et puissant. Kurt et Finn savaient que c'était faux.
"On ne choisis pas sa famille." Encore un autre diction qui se révélait être faux. Ils avaient choisis leur famille, ils avaient choisis d'être frères. C'était le même genre d'amour, peut-être juste un peu différent. Le leur était peut-être plus fort que pour la plupart des frères.
"Je t'aime Finn, murmura Kurt dont les sanglots se calmaient."
"Je t'aime aussi espèce de débile freloqué."
Kurt sourit et sécha les larmes sur son visage.
"Tu dois vraiment parler à Rachel, tu le sais ça? Elle t'aime encore, j'en suis sûr. Enfin, Santana en est sûre, elle me l'a dit. Brody n'est rien qu'un figurant dans la vie de Rach'. Toi tu es le personnage principal."
"J'y penserai fréro, j'y penserai..."
"Je t'interdis d'y penser! Prends ton courage à deux mains et vas-y. Tu n'as rien à perdre mais tout à gagner. Tu as Rachel à gagner."
"Et toi alors? demanda Finn. Tu comptes faire quoi?"
Kurt fronça les sourcils.
"Faire quoi pour quoi?"
"Tu restes ou tu pars?"
Kurt savait la réponse à cette question. Il la savait depuis le début, bien qu'il ne s'en était pas rendu compte. Il ne pourrait pas vivre en ayant laissé ceux qu'il aimait derrière lui. Même pour Blaine il en serait malade.
Kurt Hummel connaissait bien Kurt Hummel.
Pourtant, ce n'était pas pour ça qu'il se sentait prêt à rentrer chez lui. Son pétage de câble avait remué trop de choses en lui, trop de questions. Il avait besoin de rester éloigné un moment de tout le bordel qu'était devenue sa vie, pour pouvoir faire le point et repartir sur de nouvelles bases.
Il savait ce qu'il voulait pour le futur. Il veillerait sur Carole, comme il l'avait toujours fait, en gardant un œil sur Blaine. Il ferait tout pour aider le garçon, il l'accompagnerait à l'hôpital, lui ferait prendre ses médicaments. Il serait son ami. Et parallèlement, il continuerait à aller au Glee Club et il mènerait les New Direction à la victoire aux Régionales et ensuite aux Nationales. Et il arriverait peut-être à convaincre Blaine de les rejoindre, d'embarquer dans cette aventure avec lui et de faire profiter tout le monde de la voix splendide que le ciel lui a donné.
"J'ai besoin de temps avant de pouvoir rentrer à la maison mais... Je reste."
Il aurait presque pu entendre le sourire de Finn à l'autre bout du fil.
"Je suis fier de toi, Kurt."
Le cœur du châtain se gonfla dans sa poitrine. Rendre quelqu'un fier pouvait faire tellement de bien parfois.
"Merci pour tout ce que tu as fait Finn. Merci. Sans toi je ne sais pas ce que j'aurai fait"
"Ne me remercie pas. C'est moi qui te dit merci de ne pas répéter les erreurs de ton stupide beau-frère. Et je m'excuse. D'être parti. Je m'excuse."
"Tu es pardonné, souffla Kurt."
"Je t'aime, Bro.'"
"Je t'aime, aussi."
Sur ce, Kurt et Finn raccrochèrent, heureux d'avoir parlé l'un avec l'autre, d'avoir eu cette conversation qui leur permettrai d'avancer tous deux dans leurs vies et qui avait changé quelque chose au niveau de leurs liens.
Ils n'étaient plus des beaux-frères. Ils étaient frères à présent.
Kurt enclencha la clé dans la voiture et le moteur ronronna.
Il venait d'appeler Carole, pour lui dire qu'il allait bien, qu'il avait seulement besoin de prendre du recul par rapport à tous ce qui c'était passé et que tout irait bien. Il avait ensuite appelé Santana pour lui demander s'il pouvait dormir chez elle pour cette nuit.
"Britt' et moi on vit dans un hôtel tu sais... Mais pas de soucis, ramène tes précieuses fesses, ici!"
Kurt n'avait pas d'affaires de rechanges avec lui, mais ils avaient convenus avec Santana et Carole que cette dernière préparerait un sac avec des affaires pour une semaine que la Latina irait récupérer. La châtain ne se sentait toujours pas capable d'affronter Carole, même si entendre sa voix ne l'affectait pas.
L'hispanique lui avait laissé l'adresse de son hôtel. Kurt connaissait bien Lima, ce n'était pas un problème pour s'y rendre.
Il tourna le volant pour s'engager de nouveau sur la route.
En chemin, il pensa à tout ce qu'il venait de se passer, son pétage de plomb, sa conversation avec Finn...
Finn. Comment lui en vouloir désormais? C'était le garçon le plus gentil et le plus serviable que le monde connaissait. Quelqu'un d'honnête et droit. Même s'il avait peur de certaines choses.
Certains ont peur du noir, d'autre de la mort.
Il gara sa voiture devant l'adresse indiqué par Santana. Le bâtiment n'était pas du grand luxe, Kurt grinça des dents. Eh bien oui, Kurt restait Kurt malgré tout et l'esthétique était une part de lui. Même l'esthétique des hôtels.
Il sortit de la voiture, rentra dans la réception et ne rencontra personne.
Dans un autre hôtel, Kurt se serait inquiété, mais vu l'état de celui-là il ne s'en préoccupa même pas. Santana lui avait donné le numéro de la chambre et il savait marcher. Trouver une chambre d'hôtel ne devait pas être bien compliqué!
En effet, il ne mis que quelques minutes à frapper à la porte numéro 5 * et Brittany n'eut besoin que de quelques secondes pour venir lui ouvrir.
"Kurt! Santana m'a dit que tu arrivais, entre!"
Elle se poussa de la porte et Kurt pénétra dans la chambre d'hôtel sommaire, avec un grand lit recouvert d'un monticule de vêtement. Santana et Brittany n'étaient pas des fées du logis et le ménage leur passait au-dessus de la tête.
"Comment tu vas Kurt?"
Le garçon se tourna vers la blonde et rencontra ses grands yeux bleus inquiets. Il lui raconta alors tout ce qu'il s'était passé après qu'ils aient découvert Blaine dans sa flaque de sang jusqu'à sa conversation avec Finn.
La blondinette ne décrocha pas un mot pendant tout le monologue de Kurt. Elle semblait réfléchir.
"Tu sais, tu as bien fait de rester, dit-elle finalement."
"Pourquoi est-ce que tu dis ça? demanda Kurt."
La blonde lui offrit un immense sourire, qui réchauffa le cœur fatigué de Kurt comme un millier de rayons de soleil.
"Réfléchis Kurt! Blaine est gay et toi aussi. Tu es sexy, lui aussi. Tu crois réellement que tu es obligé de t'exiler à New-York pour trouver quelque chose que tu trouverai peut-être ici?"
Kurt secoua la tête. Lui et Blaine? Non, ce n'était tout bonnement pas possible.
"Britt', je suis désespéré mais je ne me jetterai pas les bras du premier gay venu."
"Blaine ne te plait pas?"
Kurt leva les yeux au ciel. Ce n'était même pas une alternative à envisager, Blaine était malade et Kurt trop perdu pour envisager quoi que soit. D'accord, Blaine était plutôt pas mal mais il ne s'y était jamais penché.
Heureusement pour lui, Santana débarqua dans la chambre telle un ouragan, balançant son sac qui alla rejoindre les montagnes de vêtements sur le lit double. C'était une parfaite distraction pour Brittany.
"Santana! s'écria la blonde en prenant la Latina dans ses bras."
Santana l'enlaça et laissa courir son nez dans la chevelure de sa fiancée. Elle avait toujours adoré son odeur.
En parlant de fiancée, il y en a un qui n'est toujours pas au courant.
"Eh d'ailleurs Kurt! Britt' et moi on a quelque chose à t'annoncer. On aurait voulu le faire dans les règles de l'art, avec un diner sympa et tout et tout mais étant donné les circonstances, c'est un peu mort."
Kurt leva un sourcil. Il se souvenait que les deux filles lui avaient déjà parlé d'une nouvelle qu'elles devraient lui annoncer mais avec tous les évènements "Blaine", ça n'avait finalement pas pu se faire et tout le monde avait oublié.
"Nous allons nous marier! Cria Brittany en frappant dans ses mains et en entama une petite danse de la joie."
Elle fut immédiatement suivie de Kurt, qui s'empressa de prendre les deux filles dans ses bras.
Il voyait déjà les deux robes de ses amies. Qu'elles le veuillent ou non, c'est lui qui les confectionneraient. Il voyait bien Santana dans une belle robe fourreau, épousant ses formes avec un décolleté qui la mettrait en valeur. Une robe qui ferait ressortir son côté sauvage. Alors que pour Brittany, il voulait quelque chose de plus fluet, moins moulant mais qui la mettrait tout de même en valeur. Son côté enfantin ne devait surtout pas être oublié dans sa tenue de mariage.
Pour le lieu, il voyait grand. Un vieux château ou un manoir. Il y en avait un pas très loin de Lima et il était splendide! Kurt l'aménagerait à sa façon et tout sera parfait.
Pour la musique, il embaucherait le Glee Club! Au moins, ils feront des économies sur ça.
"Je vous promets que vous aurez le mariage le plus beau! Tellement beau que même les princesses seront jalouses."
Il se plongera dedans, corps et âme. Parce que ce sera au moins une chose qui apporterait une étincelle de joie à sa vie, qui le distrairait de tout ce qu'il devait supporter autour.
Comme quoi tout n'était pas noir, ou tout n'était pas blanc. Contrairement aux idées reçues, Kurt voyait le monde en gris. Parce que rien n'est parfait, tout comme rien n'est totalement mauvais.
"Je sais que ton petit cerveau grouille d'idées bien guimauve mon petit Kurt mais tu dois savoir que tu n'es pas le seul sur le coup!"
Kurt se recula. Qui pouvait-il y avoir d'autre? Pas que le garçon pensait que les deux filles n'avaient personne dans leurs vies mais il était tout de même étonné.
"Qui?"
"Ma grand-mère, sourit Santana."
Battement de cœur raté. La grand-mère de Santana? Mais pourtant elle l'avait rejetée en apprenant que Santana était gay!
"Tu te souviens des messages où je ne voulais pas te dire où j'étais? demanda Santana"
Evidemment que Kurt s'en rappelait. Il avait encore cru à une magouille de la part de la Latine, espérant qu'elle n'ait pas entrainé Brittany dans quelque chose de louche.
"Eh bien j'étais chez ma grand-mère."
"Comment est-ce possible?"
Kurt n'y comprenait plus rien.
"Attends, dit Brittany en s'enroulant autour de la brune. On va t'expliquer."
FLASH BACK
Une blonde et une brune. Comme pendant leur enfance.
Jamais l'une sans l'autre, toujours main dans la main, envers et contre tous. Alors ce n'était pas maintenant que ça allait changer. Pas maintenant qu'elles étaient toutes les deux devant la maison de la Grand-mère de Santana.
La brune tremblait. Elle se souvenait des derniers moments qu'elle avait passés ici. Une étrangère. C'est ce qu'elle était devenue ce soir-là, quand elle avait avoué son homosexualité. Une étrangère qu'on avait méchamment jetée dehors.
Ca faisait des années qu'elle n'était plus venue ici. Elle avait fini par se persuader elle-même qu'elle était orpheline, qu'elle n'avait plus que Brittany et que ça lui suffisait amplement.
Pourtant, elle était là, attendant que quelqu'un vienne lui ouvrir la porte où elle venait juste de frapper.
La blond resserra ses doigts autour des siens, pour lui dire qu'elle était là, que quoi qu'il arrive elle serait toujours là.
Alors, devant cette porte qui fut celle de la maison où elle se sentait le plus chez elle, commença son enfer personnel.
Elle ne pouvait pas quitter des yeux la poignée qui avait commencé à tourner. Puis, la poignée finit sa course et la porte s'ouvrit finalement sur sur le visage encore plus vieilli de sa grand-mère.
"Santana?"
L'interpellé ne répondit pas, restant tétanisée devant le regard gris de sa grand-mère?
"Santana? L'appela à son tour Brittany."
Elle tourna la tête vers la blonde et croisa son regard bleu azur, s'y plongeant, cherchant en eux le courage qui lui manquait. La blonde resserra ses doigts sur les siens et Santana se sentit mieux. Elle n'était pas seule.
Alors, elle osa tourner la tête et rencontrer le regard surpris de sa grand-mère.
"Bonjour, dit-elle simplement."
Que pouvait-elle dire d'autre? Bonjour grand-mère? Abuelita? Elle ne savait même pas si elle avait encore le droit de l'appeler comme ça.
La vieille femme ne l'invita pas à entrer, mais ne la chassait pas non plus, ce qu'elle traduisit comme un encouragement.
"Qu'est-ce que tu veux? demanda la plus âgée."
Santana vit bien qu'elle ne savait pas où poser les yeux. Elle n'osait pas regarder sa petite fille en face, baladant son regard sans savoir où le fixer. En tous cas, surtout pas sur les mains entrelacées des deux fiancées.
"Je voudrais t'annoncer quelque chose, commença Santana en rougissant fortement."
Sa grand-mère attendait qu'elle continue, qu'elle laisse échapper la bombe. Mais la brune ne s'en sentait pas capable
Et ça, la blonde s'en aperçut...
"Nous somme fiancées, déclara-t-elle comme si elle annonçait la météo."
La regard gris de la vieille femme jeta des éclairs. Une tempête dans les nuages.
"Pardon?"
Enfin, elle regarda Santana dans les yeux, d'une façon tellement dure, tellement dégoûtée que la Latina eut envie de pleurer.
"Oui, fit Brittany continuant son massacre. Nous nous aimons, nous allons nous marier et..."
"Stop! Stop! Stop! s'écria la grand-mère? Je ne veux pas en entendre plus. Toi, la blonde, tu restes dehors. Santana. Entre. Il faut qu'on parle."
Sans avoir eu le temps de dire 'ouf', Santana se retrouva tirée à l'intérieur et Brittany seule sur le pas de la porte.
Sa grand-mère l'entraîna dans la cuisine où elle l'assit de force sur une chaise.
"Mais à quoi tu joues?"
Étrangement, sa voix était radoucie et ses yeux ne ressemblaient plus à deux petits orages, ce qui surprit Santana.
"Je ne joue à rien!"
"Je croyais que c'était seulement une période, que tu reviendrais dans le droit chemin."
Santana baissa les yeux, murmurant cependant:
"Il n'y a pas de droit chemin en ce qui concerne les choses aussi compliquées que l'amour."
La vieille femme d'assit brutalement sur la chaise en face d'elle.
"Voyons Santana! Je ne comprends pas! Tes parents t'ont bien élevée, en accord avec la religion. Tu sais que ce que tu fais n'est pas bien. Alors pourquoi tu continues? Pourquoi tu t'obstines? Qui veux-tu défier?"
"Je ne veux défier personne, chuchota Santana. Mais on ne choisit pas de qui on tombe amoureux."
"Rectification. On ne choisit pas le garçon dont on tombe amoureuse."
"Garçon, fille... Le sentiment reste le même?"
La grand-mère soupira, sans répondre. Elle se leva et fit les cent pas et passa une main dans ses cheveux.
"Comprends-tu que tu ne peux pas être ma petite fille si tu ne changes pas?"
"Dans la religion ne dit-on pas d'accepter autrui avec ses qualités comme ses défauts?"
Santana commençait à se sentir plus sur la défensive. Quoi qu'en dise sa grand-mère, son amour pour Brittany était plus fort que tout, plus fort que son rejet et que la tristesse qu'il lui causait. C'était cet amour qui lui donnait la force de combattre. Brittany valait la peine que sa grand-mère apprenne à la connaitre, qu'elle l'accepte et qu'elle accepte le fait qu'elles s'aimaient plus que tout.
"Etre gay n'est pas une défaut, c'est une tare."
Tare. Le mot frappa la jeune Latine en plein cœur. Parce que c'était une insulte dirigée contre elle, mais aussi contre Brittany et contre l'amour presque sacré qu'il y avait entre elles.
"Tu insinues que si j'aime Brittany, je ne vaux rien?"
Un éclair de peine traversa les yeux de la plus âgée.
"Ce n'est pas ce que j'ai dit.."
"Non, mais tu l'as sous-entendu."
Le silence s'installe entre les deux femmes, seulement rompu par le bruit des pas de la grand-mère sur le carrelage brillant.
Plus personne ne parlait, ni ne savait qui dire. Où les menait cette discussion au final?
"S'il te plait abuelita... Tu sais que je t'aime."
La concernée serra les poings. Mais pas de rage. Seulement à cause de la confusion crée par ses simples mots dans son esprit.
"Je ne peux pas t'aimer si tu restes comme ça, soupira-t-elle"
"Tu ne peux pas où tu ne veux pas?"
Lorsque sa grand-mère ferma les paupières, un soupçon d'espoir naquit dans le cœur de Santana? Quoi qu'elle en dise, sa grand-mère l'aimait.
Elle se leva et, sans prévenir, prit sa grand-mère dans ses bras. Cette dernière accepta son étreinte sans rechigner, même si elle ne lui rendit pas.
Santana savait qu'il faudrait du temps pour que tout redevienne comme quand elle était petite.
FIN DU FLASH BACK.
"Après ça, je suis retournée la voir. J'essaie de faire en sorte qu'elle m'accepte et qu'elle accepte Brittany. C'est difficile mais on progresse et on continuera comme ça jusqu'à ce que tout soit comme avant. Elle m'a même dit qu'elle voulait s'occuper de ma robe de marier et qu'elle voulait que je porte le diadème que toutes les Lopez ont à leur mariage."
Kurt regarda Santana avec tendresse. Il était heureux pour elle. Il savait très bien à qu'elle point elle aimait sa grand-mère. Etre rejetée l'avait détruite.
Pourtant, toute cette histoire envoyait un pied acéré dans le cœur du garçon. Connaîtrait il un jour le même destin? Un amour aussi puissant? Un mariage magique? Il en doutait. Et ça faisait mal. Très mal.
Pourtant, son sourire le cachait bien.
"Et tes parents? demanda Kurt."
Le visage de Santana se ferma.
"Il m'ont foutus dehors il y a des années. Ils ne sont pas près de me revoir, crois-moi."
Comme quoi, certaines blessures ne se cicatriseraient jamais...
TROIS JOURS PLUS TARD
Blaine regardait autour de lui, les yeux brûlant. Il ne connaissait pas cet endroit, il ne reconnaissait rien.
Recroquevillé dans un coin de la pièce, roulé en boule, comme un petit garçon voulant se protéger, il examinait tous les coins de la chambre.
Un lit double, un bureau vide, une armoire avec quelques vêtements qui ne lui appartenaient pas. Il reconnut sa boîte verte sur un monticule de T-shirt. Sa boîte verte. Qu'est-ce qu'elle faisait là? Qui y avait touché? Il ne l'avait pas sortie de son sac, il en était sûr. D'ailleurs, où était son sac?
Il regardz partout dans la pièce mais ne trouva aucune trace de son East pack noir.
Quelqu'un s'était permis de déranger ses affaires, de l'amener dans un endroit inconnu.
Blaine se roula en boule contre un mur. Tout ça ressemblait bien trop à la prison.
Ses yeux fiévreux se posèrent sur la boîte verte qui semblait l'appeler. Il voulait la prendre, il voulait la toucher, la lire, l'ouvrir. Il voulait retrouver ce petit brin de vie qui lui appartenait. Mais voilà, traverser cette chambre inconnue lui faisait trop peur. Comme si des bras pouvaient sortir de sous le lit et l'entraîner en enfer. Comme si des hommes pouvaient survenir de nulle part et le tabasser. Le tabasser en l'appelant Bouclette. Comme en prison.
Est-ce qu'on l'avait renvoyé là-bas? Mais pourquoi? Qu'avait-il fait? Il ne se souvenait de rien. Il y avait bien un visage qui se promenait derrière ses paupières, un bleu constant qui ne partait jamais. Et un nom...
Ce n'était pas le nom auquel il était habitué et il ne souffrait pas quand il l'entendait. C'était seulement très doux, un petit cocon qui se formait autour de lui. Il avait envie de se blottir dans cette bulle et de ne jamais en sortir, d'y rester, d'y vieillir et finalement d'y mourir.
Kurt.
L'océan.
Le regard de Blaine fouilla encore une fois la chambre et il tomba sur un cadre accroché au mur. Il y reconnu Kurt et Carole, ainsi que deux autres hommes qu'il n'avait jamais vu.
Il fixa le regard du châtain. C'était un océan de joie, son sourire était splendide. Jamais Blaine ne l'avait encore vu comme ça, sans une ombre sur son visage qui altérait ses couleurs et ses émotions. Il avait l'impression que ce n'était plus le même garçon.
Sous ses yeux bleus, il se sentait protéger. Il sentait la bulle se raffermir, comme si rien ne pouvait l'atteindre. Il regarda la chambre, fixa longuement le dessous du lit et décida que si Kurt le regardait, rien ne pourrait lui arriver.
Et il voulait vraiment récupérer sa petite boîte de fer verte.
Il se leva donc, surveillant la photo de Kurt des yeux.
Tu ne me laisseras pas tomber, hein? Tu me le promets qu'il ne m'arrivera rien?
Les yeux de papier glacés de Kurt continuaient de lui sourire, sans aucune réaction. Ce qui était plutôt normal puisque c'était une photo. Mais il y avait dans ce regard quelque chose de rassurant, de protecteur. Et dans ce sourire une promesse que Blaine traduisait comme une réponse à sa question.
Il murmura un timide merci et fit trois pas dans la pièce.
Ses yeux effrayés balayaient l'endroit frénétiquement, à la recherche du moindre mouvement, de la moindre chose anormale. Puis, il reposa son regard sur Kurt et avança encore un peu plus.
Son cœur battait, plus vite qu'il ne l'avait peut-être jamais fait. La peur lui enserrait l'estomac, l'empêchait de respirer correctement, comme si sa cage thoracique c'était rétrécie et que ses poumons s'en retrouvaient bloqués.
Pourtant, il parvint jusqu'à sa boîte qu'il attrapa comme si sa vie en dépendait. Il la serra contre lui et déposa un doux baiser dessus. Cette boîte, c'était toute sa vie maintenant qu'il n'avait plus rien.
Il se laissa glisser contre le mur et se roula en boule, la boîte contre lui. Il la serrait comme si c'était la chose la plus précieuse de toute sa vie, comme s'il avait peur que quelqu'un ne lui vole.
"Blaine?"
La porte s'ouvrit et le brun se colla au mur, terrorisé, comme s'il voulait se fondre aux briques pour se cacher.
Il sera sa boîte encore plus férocement contre lui.
"Blaine? Répéta la voix."
Son souffle s'accéléra, en accord avec les battements de son cœur.
Une main apparut sur la porte, suivie bientôt d'une tête puis d'un corps entier. Le cœur de Blaine se calma instantanément et il se sentit entourer d'un cocon protecteur.
Vanille, cannelle, océan.
Kurt ouvrit ses yeux en grand lorsqu'il découvrit Blaine recroquevillé sur le parquet, une goutte de sueur coulant le long de sa tempe, une boîte en fer verte dans ses bras. Ses yeux semblaient fous, à la fois terrorisés, admiratifs et rassurés. Tant d'émotions contradictoires qui se battaient dans le feu de sa pupille.
Cette vision brisa le cœur du châtain. Mais il avait pris le temps de réfléchir à tout ça, il avait pris le temps de s'y préparer. C'était pour des moments tels que ceux-là qu'il avait voulu prendre du recul. Mais maintenant, il était prêt.
Il s'approcha de Blaine, doucement, ne voulant pas lui faire peur. Mais curieusement, le garçon ne semblait plus avoir peur, sa bouche s'étirait même en un doux sourire de reconnaissance et ses jambes avaient glissées sur le sol au lieu d'être serrées contre lui.
Kurt s'assit à côté de lui sans rien dire, sans que Blaine ne réagisse. Le bouclé ne le quittait juste pas des yeux, continuant à le regarder comme si il était tout pour lui, comme s'il était la chose la plus importante de sa vie.
"Comment tu vas Blaine? murmura Kurt"
Le bouclé ne répondit pas, se contentant de lui adresser un sourire radieux, ce qui déstabilisa Kurt. Il n'était pas habitué à voir un Blaine comme ça. Il n'avait vu que la face violente et désespérée de Blaine, pas celle où il était doux comme un agneau. Cette maladie pouvait vraiment transformer quelqu'un du tout au tout.
"Je suis désolé d'être parti, tu sais... continua-t-il"
Blaine haussa un sourcil.
"Parti? Mais Océan, tu n'étais pas parti. Tu étais là, regarde."
Il pointa son doigt vers le mur d'en face. En suivant la trajectoire, Kurt tomba sur une vieille photo qui datait d'avant le mariage de son père avec Carole. Elle les représentait lui, son père, Carole et Finn..
Il ne sut pas quoi répondre à ça. Son cœur saignait de voir Blaine comme ça, mais en même temps, il ressentait une grande douceur dans son cœur qui émanait du brun.
Il savait que ce n'était pas lui, que ce n'était pas Blaine qui était assis à côté de lui. C'était quelqu'un d'autre, une autre personnalité que la maladie lui avait fabriquée. C'était dur de réaliser une chose pareille. C'était dur de comprendre qui était Blaine, surtout pour lui qui ne l'avait jamais connu sans cette maladie.
Mais en regardant le garçon à côté de lui, une expression calme sur un visage souriant, il ne pouvait pas s'imaginer que ce même garçon avait attenté à sa vie quelques jours plus tôt. Pourtant, un coup d'œil à son poignet, toujours enfermé dans un bandage blanc lui prouvait le contraire.
Carole l'avait prévenu quand il était arrivé. Blaine était tout à fait instable, passant des larmes à la colère en quelques secondes. Elle ne lui avait cependant pas parlé de cet état si étrange dans lequel était le bouclé.
"Dit, tu restes pour de vrai maintenant, Océan?"
Kurt regarda Blaine. Océan... Il devait surement l'appeler comme ça à cause de ses yeux. Mais une chose était sûre, jamais le véritable Blaine Anderson ne l'appellerait ainsi.
"Oui je reste, fit-il doucement. Je ne partirai plus, c'est promis."
Blaine pencha la tête sur le côté en caressant la boîte.
"Je suis où? demanda-t-il en regardant la chambre."
Kurt haussa un sourcil. Ça faisait trois jours que Blaine était ici et il ne savait toujours pas?
Ou alors c'est peut-être sa crise qui lui fait oublier.
"Je suis encore en prison? Je n'aime pas la prison, tu sais. Les gens font peur et ils sont méchants avec moi. Du coup, je suis méchant avec eux aussi mais je ne veux pas l'être. Je n'ai juste pas le choix. Mais moi je ne veux pas être méchant avec toi. Alors Kurt? Je suis en prison? Pourquoi tu me regardes comme ça? Est-ce que tu pleures?"
Kurt essuya la larme qui roulait le long de sa joue. Voir Blaine ainsi était déchirant. Son attitude étrangère et puis ces paroles... Ces paroles dans lesquelles Blaine se livrait un peu plus.. Le châtain savait que le bouclé avait fait de la prison, parce qu'il l'avait laissé échapper une fois dans pendant une de ses crises. Mais Kurt savait que le vrai Blaine ne voudrait pas en parler, qu'il ne lui aurait même pas dit. Alors il avait l'impression de le trahir, de prendre les informations derrière son dos et de profiter de son état de faiblesse.
Et puis, ce qu'il disait, ces paroles, comment il parlait de la prison... Comment il parlait de son passé derrière les barreaux... Kurt avait l'impression d'avoir devant lui un petit garçon effrayé que la vie avait malmené. Un petit garçon qui n'avait jamais rien demandé alors que la vie s'était acharnée sur lui.
"Je... Je ne pleure pas, Blaine. Ne t'en fait pas."
"C'est l'océan qui déborde?"
Kurt devait sortir. Il devait pleurer, laisser toutes les larmes qu'il tentait avec peine de ravaler. Cette naïveté, presque enfantine, à l'opposé de ce qu'était Blaine ne l'arrangeait pas. Elle lui donnait envie de prendre le brun dans ses bras, de la serrer contre lui, de lui dire que tout irait bien et de pleurer toutes les larmes de son corps.
Seulement voilà, il ne se le permettrait pas. Parce que ce n'était pas vraiment Blaine en face de lui, c'était un autre garçon qu'il ne connaissait pas, qui existait seulement à cause de cette maladie. Et il savait que jamais, au grand jamais, le véritable Blaine n'aurait accepté que Kurt fasse ça. De toute façon, il n'aurait jamais dit de telles choses.
"C'est ça Blaine, c'est l'océan qui déborde. Je dois aller... Je dois aller... Nettoyer l'océan. D'accord? Pour ne plus qu'il déborde. Ok? Je... Je reviens plus tard."
Le regard de Blaine se voila.
"Tu pars?"
"Non. Je reviens Blaine, je vais nettoyer l'océan. Mais regarde, je... Je suis là, sur la photo. Tu vois?"
Blaine tourna la tête vers la photo et sourit. Oui, Kurt était prêt de lui, sa bulle de protection ne partirait pas tant qu'il y avait les océans pour veiller sur lui.
"Oui! Je vois!"
Alors, Kurt se leva et, jetant un dernier regard à Blaine qui fixait la photo, il ferma la porte derrière lui.
Il laissa alors ses larmes couler. Il pensait s'être suffisamment préparé, il pensait qu'il serait assez fort pour supporter. Maintenant, il était évident qu'il ne l'était pas.
Il pensa à Finn. Il comprenait de mieux en mieux sa fuite.
De toute façon, que je sois fort ou non, je ne partirai pas. Jamais je ne m'enfuirai. J'ai fait une promesse et il y a trop de choses ici.
"Ça vas Kurt?"
Le châtain tourna la tête vers Carole, debout dans le couloir, le regard inquiet. Elle était restée dans ce couloir tout ce temps, s'attendant à entendre des cris ou des pleurs. Ou alors à entendre seulement Blaine élever la voix s'il n'était pas en crise. Elle était extrêmement surprise de n'avoir entendu aucun bruit provenant de la chambre, comme si les deux garçons étaient restés à parler gentiment. Elle y avait presque cru.
Mais Kurt sortant de la pièce en pleurs lui avait indiqué le contraire.
Le châtain s'avança vers elle et elle le prit dans ses bras.
"Il t'a dit des choses affreuses, c'est ça? murmura Carole à son oreille."
Kurt secoua la tête.
"Non.. Non, bien au contraire. Il était en crise mais... Doux comme un agneau. Il m'appelait Océan, il souriait tout le temps. On aurait dit un petit enfant, c'était tellement... Étrange et triste en même temps. J'ai déjà vu Blaine en crise mais là... Ce n'était vraiment plus lui. Je crois que je le préfère quand il hurle et qu'il insulte tout ce qu'il y a autour de lui. Ça lui ressemble plus que cette... cette attitude. J'ai eu l'impression que Blaine avait disparu."
Carole serra son beau-fils contre elle et posa son menton sur son épaule.
"Ça va aller Kurt, tu n'es pas tout seul."
Elle avait peur que Kurt reparte, qu'il décide cette fois-ci de s'en aller parce qu'il ne se sentait pas assez fort. Mais Carole savait que c'était faux. Kurt était la personne la plus forte qu'elle connaissait, le châtain n'était juste pas conscient de cette force qui sommeillait au fond de lui. Il ne croyait pas en lui, il se sous-estimait. Et ça rendait Carole dingue.
"Je sais.. Je sais.."
Ils restèrent un moment là. Les larmes de Kurt se tarirent vite, dans les bras chauds de Carole, c'était plus facile. Il ne se sentait plus seul, il savait qu'ils étaient deux à combattre ça. Et il savait que Santana et Brittany ne les laisseraient pas tomber. Puis, Finn le supportait d'une certaine façon.
Il n'était pas seul, et ça faisait du bien de le savoir.
"Qu'est-ce que tu vas faire maintenant?"
"Je vais aller au Glee Club, déclara Kurt pris d'une soudaine pulsion. Je vais aller au Glee Club et... Je crois que je vais chanter."
Carole ouvrit grand ses yeux, à cause de la surprise. Ça faisait des années que Kurt n'avait plus chanté en dehors de cette maison, devant quelqu'un d'autre qu'elle.
"Tu es sûr? demanda-t-elle."
Le châtain se détacha d'elle et la regarda dans les yeux, sûr de lui.
Il ne savait pas d'où venait cette idée. C'était seulement une envie qu'il avait, presque un besoin. Vous savez, comme une pulsion. Parfois on sait ce qu'il faut faire, sans savoir pourquoi. C'est juste quelque chose qui est là, enfoncé dans nos crânes sans qu'on puisse l'enlever.
Il allait aller au Glee Club, il allait chanter quelque chose et il se sentirait mieux. Il en était certain.
Il déposa un doux baiser sur la joue de Carole, sans lui répondre. Il n'en avait pas besoin.
Kurt poussa la porte de la salle de chant, et découvrit les élèves assis sur leurs tabourets, se racontant tous les ragots du lycée. Kurt se rappelait bien cette époque. Les histoires de cœur, d'amitié... Ça lui manquait parfois.
Quand ils le virent entrer, tous les élèves tournèrent la tête vers lui, surpris. A vrai dire, il avait raté beaucoup de cours et les élèves désespéraient de le voir revenir, pensant qu'ils les avaient abandonnés parce qu'ils étaient une cause perdue.
Sans leur laisser le temps de parler, sans écouter leurs éclats de voix lui demandant où est-ce qu'il était passé pendant tout ce temps, Kurt donna des partitions au pianiste effaré. Il vint ensuite se placer au milieu de la salle et fit taire les élèves d'un mouvement de la main.
"Ecoutez. Je sais que j'ai été beaucoup absent ces derniers temps, mais ma vie n'est pas facile. Je vous promets cependant de faire de mon mieux pour l'avenir. Je ne vous laisserai pas tomber, croyez moi. On travaillera pour ses régionales, il nous reste trois semaines. C'est bien suffisant pour monter notre numéro et le répéter. J'imagine en plus que pendant mon absence vous avez cherché la dernière chanson qu'il nous manquait et que vous l'avez trouvée. Non Gladys, on en parlera après. Pour le moment, je voudrai chanter une chanson que je dédie à un... Ami à moi."
Sur tous les visages, une expression ahurie était apparue. Kurt Hummel, leur chanter une chanson? C'était quelque chose d'incroyable pour eux, surtout qu'aucun ne l'avait jamais entendu chanter pour de vrai. Seul l'écho de ses prouesses vocales étaient parvenu jusqu'à eux."
Kurt fit un signe de la main vers le pianiste, pour lui indiquer qu'il allait commencer.
There was a time, I used to look into my father's eyes
Ça faisait bizarre d'entendre le son de sa voix résonner encore une fois dans cette grande salle où il avait si souvent chanté.
In a happy home, I was a king I had a gold throne
C'était tellement vrai... "Dans une heureuse maison, j'étais un roi, j'avais un trône en or". Quand tout allait encore bien, quand ils étaient encore quatre.
Those days are gone, now the memories are on the wall
Partis... Tout était parti. Son père, Finn, le bonheur. Ne subsistait de cette époque que les quelques photos dispersés un peu partout dans la maison.
I hear the sounds from the places where I was born
Up on the hill, across the blue lake,
Le piano commençait à accélérer, sa voix devenait plus puissance. Tout commençait.
That's where I had my first heartbreak
I still remember how it all changed
My father said
Don't you worry, don't you worry child
See heaven's got a plan for you
Don't you worry, don't you worry now
Yeah!
C'était là que la chanson prenait son sens. C'était là qu'il la chantait pour Blaine. Pour lui dire qu'il ne devait pas s'inquiéter, qu'il n'était pas seul. Il aurait pu la chanter devant lui, il ne s'en sentait juste pas capable. Mais un jour, un jour il le ferait. Il lui dirait tout ça.
Don't you worry, don't you worry child
See heaven's got a plan for you
Don't you worry, don't you worry now
Yeah!
Le piano dansait, les notes s'enchainaient, entrainant Kurt dans un tourbillon de sentiment.
There was a time, I met a girl of a different kind
We ruled the world, thought I'll never lose her out of sight,
We were so young, I think of her now and then
Still hear the song reminding me of when
Il ne connaissait peut-être rien de l'histoire entre Sebastian et Blaine, mais il osait croire que c'était comme ça que tout s'était passé. Qu'ils avaient vécus une belle histoire d'avoir et que la vie avait fini par les séparer.
Il espérait par-là que Blaine comprendrait, qu'il comprendrait qu'il pouvait compter sur lui quoi qu'il arrive.
Up on the hill across the blue lake,
That's where I had my first heartbreak
I still remember how it all changed
My father said
Don't you worry, don't you worry child
See heaven's got a plan for you
Don't you worry, don't you worry now
Yeah!
Ooh ooh ooh oh!
Ooh ooh ooh oh!
Ooh ooh ooh oh!
See heaven's got a plan for you
Sa voix n'était plus la même, il allait chercher chaque note au plus profond de lui-même, faisant sortir de sa bouche ces petites merveilles qu'on appelait de la musique.
Don't you worry, don't you worry child
See heaven's got a plan for you
Don't you worry, don't you worry now
Ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas..
Yeah!
Ooh ooh ooh oh!
Ooh ooh ooh oh!
Ooh ooh ooh oh!
Yeah!
Ne t'inquiète pas, tout ira bien...
NOTE DE L'AUTEUR:
Nous voilà donc rendu à la fin de ce chapitre! Moins dramatique que les autres, il faut bien que l'histoire et le Klaine avance. On n'y est pas encore pour le couple, patience, ça viendra...
J'espère en tous cas qu'il vous a plu!
Je voulais demander: Est-ce que vous voudriez les traductions des chansons? Parce que c'est vrai que je ne les choisis pas au hasard et que les paroles ont un sens dans l'histoire.
Je ne sais pas quand arrivera le chapitre 9. Je repars en vacances pour deux semaines, donc attendez vous à avoir encore du délai. Vraiment, je suis désolée pour ça mais vous comprenez qu'écrire une fiction demande du temps, surtout si on ne veux pas faire n'importe quoi. Et aussi que l'inspiration est quelque chose qui ne se commande pas.
* J'ai choisi le numéro 5 pour la chambre d'hotel de Santana et Brittany en hommage à Cory, encore une fois. C'est le numéro du maillot de foot de Finn dans Glee.
* La chanson utilisée est "Don't you worry child", reprise par Gavin Mikhail.
A bientôt pour le prochain chapitre! J'attends, comme toujours, vos reviews avec grande impatience! (On a dépassé les 50, vous êtes tous des amours :D)
RIP CORY MONTEITH
