Bonjour tout le monde!

Me revoilà, après des mois d'absence .. Je ne pourrai pas vous dire à quel point je suis désolée... Mais les cours, le travail... Je trouve peu de temps à moi et c'est donc difficile d'écrire.

Encore désolée... Mais je n'abandonne pas CWM, rassurez-vous

En tous cas, voici ce nouveau chapitre! Je préfère ne rien dire dessus. Évitons les spoilers :)

Merci à ma super beta, Higu, qui a fait un travail phénoménal comme toujours et que j'aime très fort!

Je voulais aussi dire que la fiction sera probablement traduite en anglais par OnceADreamer ! Un énorme merci à elle!

Bon maintenant j'arrête de parler et place au chapitre :)


Chapitre 12 : Alcohol

Il courait. Toujours plus loin, toujours plus vite. Il longeait une plage de sable blanc ou chaque grain de sable était soulevé par la petite brise légère qui lui caressait le visage. La mer, grise à cause de la couleur du ciel chargé de nuages, s'agitait doucement. Les vagues venaient mourir sur le sable, l'écume rencontrait la peau mate de Blaine qui courait toujours.

Une sensation d'ivresse s'était emparée de lui. Il sentait ses jambes s'agiter, ses muscles se contracter et le sang affluer sous ses joues. Liberté. Il se sentait libre.

Puis au loin, il aperçut une silhouette. Grande, mince, élancée, des cheveux châtains au vent.

Il sourit et accéléra le pas.

Essoufflé, il s'arrêta enfin devant la silhouette puis leva les yeux. Elle était un peu plus petite que dans ses souvenirs, les jambes étaient plus fines et les épaules moins carrées. Il ne pouvait pas reconnaître le visage. Il n'y avait rien à voir, à part une peau sans bouche, sans nez, sans yeux. Une simple surface lisse.

"Seb ?, commença Blaine avant que les mots ne se coincent dans sa gorge"

Il ouvrit la bouche une fois, deux fois, trois fois. Aucun son ne pût sortir. Sa gorge semblait bloquée, ses cordes vocales ne fonctionnaient plus.

Son cœur s'emballa. Il commençait à paniquer. Il porta une main à son cou, tentant toujours de produire le moindre son, en vain. Devant lui, la silhouette ne bougeait toujours pas. Les bras le long du corps, elle ressemblait à une statue de cire. Pourtant, un souffle léger agitait ses épaules.

Blaine attrapa le poignet froid de la silhouette. Il voulait qu'elle réagisse, il voulait qu'Il réagisse. Pourquoi le laisser comme ça? Pourquoi ne pas l'aider?

Il tenta de pousser un cri, de grogner, de hurler. Rien ne sortait, rien ne pouvait sortir.

La tête de Blaine commença à tourner. Il commençait à voir trouble, à ne plus trouver ni le nord ni le sud. Il leva des yeux fiévreux vers l'homme dont le visage changeait. Les yeux se creusaient, ainsi que la bouche et le nez. Au bout d'une trentaine de seconde, le visage était tout à fait reconnaissable.

Bleu océan.

Blaine recula, sous le choc. Il ne s'attendait pas à ça. Pourquoi était-il là? Que lui voulait-il?

Il essaya de parler à nouveau mais rien n'y faisait, ses cordes vocales refusaient de fonctionner.

Alors, le visage sourit. Un sourire narquois, suffisant, hautain. Méchant. Le bleu océan se transforma en tempête et autour d'eux, le vent prit de la puissance.

Lorsque Blaine tomba à genoux dans l'eau salée, la silhouette prit enfin la parole.

"Je te fais ce que tu lui as fait Blaine"

La voix n'avait rien de celle qu'il connaissait. Ce n'était pas le son de clochette doux auquel il était habitué. Le son était plus rocailleux, plus dur. Plus méchant.
Blaine leva les yeux, suppliant.

"Je te rends muet. Je te condamne au silence. Tout comme tu as condamné Sebastian au silence"

La silhouette se pencha à sa hauteur, puis déposa un doux baiser sur les lèvres de Blaine.

Un baiser qui avait le goût de la mort.

Kurt!


Il se réveilla en sursaut, ses boucles brunes collées à son front à cause de la sueur. L'oreiller sous sa tête était trempé, ainsi que ses draps.

"Blaine? Appela une voix"

Le garçon sentit une main se poser sur son épaule et il sursauta en se retournant.

Sa tête lui faisait un mal de chien, comme si quelqu'un avait passé la nuit à lui marteler le crâne avec un marteau et il avait la bouche pâteuse.

De l'autre côté du lit, enroulé dans les draps blancs de l'hôtel parisien, Kurt avait les yeux grands ouverts, surpris.

Qu'est-ce que Kurt fout dans mon lit?

Blaine regarda autour de lui. Cette chambre n'était pas la sienne, les vêtements qu'il reconnaissait dans les armoires ne lui appartenaient pas.

"Blaine, est-ce que ça va?"

Le brun grogna en grimaçant. Son mal de tête était à la limite du supportable.

"Cauchemar... Grommela-t-il"

Kurt sourit.

"Ça ne m'étonne pas. Quand on a bu on a tendance à moins bien dormir

Le châtain repoussa ses couvertures, découvrant son torse pâle et imberbe. Il portait simplement un leggingnoir qui moulait ses jambes. Blaine se surprit à laisser ses yeux vagabonder le long de ce corps...

"Comment ça bu? Demanda-t-il, toujours dans le lit"

"Ouais, répondit Kurt en enfilant un T-shirt, au plus grand malheur de Blaine. Quand on est rentré hier soir on s'est échangé nos cadeaux et on a décidé de fêter dignement Noël. Il faut croire que tu résistes moins bien à l'alcool que moi. Tu ne te souviens pas?"

Les yeux de Blaine tombèrent sur les cadavres de bouteille, un peu trop nombreux. Il porta deux doigts à sa tempe, la massant légèrement. Il essayait de rassembler ses souvenirs mais rien n'y faisait. Il ne se souvenait de rien. Ses yeux tombèrent sur un mug avec la Tour Eiffel dessus et une peluche de loup des neiges. Ah si, il se souvenait d'avoir échangé les cadeaux. Mais c'était le seul souvenir qu'il avait.

Il commença alors à paniquer. Qu'avait-il fait? Qu'avait-il dit? Avait-il parlé de Sebastian? Non... Non, si Kurt avait appris la vérité, il se serait sauvé. Il n'aurait pas dormi dans le même lit que lui. D'ailleurs...

"Pourquoi je suis pas dans mon lit?"

Le brun passa la main sur son torse, nu également. Il se rendit également compte qu'il ne portait que son caleçon. Il était un peu trop dénudé à son goût...

"Tu étais trop soûl pour y aller."

Blaine leva les yeux au ciel. Sa chambre était à côté, il aurait très bien pu traverser.

"Mais il ne s'est rien passé, s'empressa d'ajouter Kurt le rouge aux joues.

Il tourna vivement la tête vers la commode, enfilant un T-shirt kaki.

Il semblait cacher quelque chose. Quelque chose qu'il ne voulait pas que Blaine sache.

Et ça, ça ne plaisait pas à Blaine. Qu'avait-il bien pût faire?


Plus tard dans la journée, les deux garçons flânaient le long de la Seine, profitant du restant de neige. Il faisait froid et ils étaient tous deux emmitouflés dans leur manteau. Aux abords du quartier latin, Kurt invita Blaine à prendre un café, ce que le brun accepta avec plaisir. Il mourrait d'envie de sentir la chaleur de la tasse brûler ses doigts gelés.

Ils s'installèrent à l'intérieur d'un café peu fréquenté, à la demande de Blaine. La salle était toute simple, les murs blancs ornés de tableau en tout genre représentant pour la plupart Paris. Au fond, un piano trônait, apparemment seul.

Le serveur vint directement à eux. Blaine et Kurt prirent leur commande et le silence s'installa.

Depuis le matin, Blaine sentait que quelque chose était différent chez Kurt. Il décelait chez lui une gêne qu'il ne comprenait pas. Quelque chose lui disait que c'était en rapport avec ce qu'il s'était passé la nuit dernière. Mais voilà, Blaine n'arrivait pas à reconstituer ses souvenirs. Tout était un peu flou, tellement incertain qu'il n'arrivait plus à discerner le rêve de la réalité.

Il se souvenait d'avoir eut soif. Tout le temps soif. Il se souvenait du goût de l'alcool sur sa langue, de la sensation agréable que ça lui procurait. Il se concentra un peu plus, portant les lèvres à son café brûlant...

Flash back

Blaine finit son verre, laissant couler l'alcool dans sa gorge.

Ses idées n'étaient plus très claires mais il n'en avait rien à faire. La seule chose qui importait, c'était ce verre vide devant lui. Il en voulait d'autre.

"Kuuuurt, gémit-il, j'ai soif!"

Le châtain rit.

Blaine pensa que c'était le plus beau son qu'il avait jamais entendu et sourit en laissant sa tête tomber sur le côté.

"Je pense que tu as assez bu, Blaine."

Le brun fit la moue avant d'attraper la bouteille des mains de Kurt et de boire au goulot. Le châtain rattrapa bien vite la bouteille, évitant ainsi à Blaine de la vider dans sa totalité.

"T'es intenable quand tu as bu! S'écria Kurt."

Blaine gloussa.

"Mais j'ai pas bu!"

"À d'autres... Murmura Kurt."

Fin du Flash Back

Blaine ferma les yeux. L'échauffement de son corps lui revint à l'esprit. Il se souvint du sentiment qui s'était emparé de lui quand Kurt avait ri. Un tendre frisson qui l'avait secoué tout entier.

Il rougit. Il préféra penser que c'était à cause de la différence de température entre l'extérieur et le café.

"Blaine? Appela Kurt."

Le brun reposa sa tasse sur la table et leva les yeux vers Kurt. Le châtain avait les joues et le bout du nez rougis pour la froid et ses yeux bleus étaient posés sur le piano, au loin dans la salle. Il semblait pensif, ailleurs, dans un autre monde.

"Oui? répondit Blaine"

"Tu vois ce piano là-bas? Demanda le châtain en montrant l'instrument du doigt"

En effet, Blaine le voyait. Comment rater ce splendide piano à queue? Il était simplement majestueux.

Blaine avait l'habitude de jouer au piano avant que sa vie ne devienne un bordel monstrueux.

Il se rappela la dernière fois où il avait fait jouer ses doigts sur les touches noires et blanches. C'était au Glee Club, quand il avait chanté Teenage Dream pour ne pas entacher sa couverture.

Blaine sourit. S'il avait su qu'une simple chanson le mènerait là où il était...

"Eh bien, continua Kurt, il me rappelle mes parents. Quand j'étais petit, à chaque Noël, Maman s'asseyait derrière le grand piano que nous avions à la maison et nous chantions des chants de Noël tous ensemble.. Enfin plutôt ma mère et moi, papa avait tendance à massacrer chaque note qui sortait de sa bouche."

Blaine rit légèrement alors que Kurt avait un sourire nostalgique.

"Blaine. J'aimerais beaucoup que tu m'offres un autre cadeau de Noël..."

Le brun releva la tête, mal à l'aise. Il n'avait pas d'argent et il était hors de question qu'il achète un autre cadeau avec l'argent de Kurt. Surtout si c'était pour lui offrir un autre mug…

Voyant le désarroi de Blaine, le châtain s'empressa d'ajouter:

"J'aimerais beaucoup revivre un de ces moments-là. Que toi et moi on aille à ce piano là-bas et qu'on chante."

Blaine devait l'avouer, il ne s'attendait pas à ça.

"Je... Euh..."

Kurt quitta enfin le piano des yeux pour poser ses prunelles océans sur Blaine.

"S'il te plaît Blaine, j'en meurs d'envie!"

Le brun soupira et regarda autour de lui. Il n'y avait pas tellement de monde dans le bar, mais il n'était pas totalement désert.

Ce furent les yeux suppliant de Kurt qui le décidèrent. Il ne pouvait pas refuser une telle demande, pas après tout ce que Kurt faisait pour lui.

"Quelle chanson?"

Kurt sauta de joie et frappa des mains. Il se leva de sa chaise et se précipita vers le piano comme qu'il avait peur que quelqu'un ne prenne sa place.

"Que penses-tu de White Christmas? Balança-t-il, déjà à l'autre bout de la salle."

Blaine se leva.

Il devait bien une chanson à Kurt.

"Va pour White Christmas."

Kurt sourit et se précipita vers le piano, suivi de Blaine qui arborait un léger sourire. Kurt lui fit signe de s'asseoir derrière l'instrument.

Blaine prit place, le cœur serré. Il aimait jouer, il aimait tellement ça. Mais il se le refusait. Il se refusait la musique parce que la musique c'était Sebastian. Et que Sebastian était parti.

Il posa ses doigts sur les touches, les premières de son premier accord. Qu'est-ce que ça signifiait ? Est-ce que ça voulait dire que Sebastian partait ? Qu'il s'effaçait de sa vie ? Qu'il avait moins d'importance ?

La main de Kurt se posa sur l'épaule de Blaine. Le brun releva les yeux et croisa le regard océan de l'autre garçon qui l'encourageait à commencer. Il devait probablement penser que Blaine avait le trac.

Non, il n'avait pas le trac. Il n'avait jamais eu peur de jouer devant des gens parce qu'il jouait toujours pour lui avant. Avant Sebastian en tout cas.

Il inspira un bon coup, il était à Paris, avec Kurt, c'était les fêtes et il avait les mains posées sur un piano.

Cesse de penser.

I'm dreaming of a white Christmas
Just like the ones I used to know
Where the treetops glisten
And children listen
To hear sleigh bells in the snow
The snow
I'm dreaming of a white Christmas
With every Christmas card I write
May your days, may your days, may your days be merry and bright
And may all your Christmases be white.

C'était facile finalement. Les notes s'échappaient d'elles-mêmes de sa bouche, de son piano. Il avait instauré un rythme un peu plus lent à la chanson, un peu plus poétique qui la rendait moins entraînante , mais pas moins sublime. Elle gardait l'esprit de Noël et Blaine était heureux de chanter. C'était comme une libération. Il ouvrit les yeux et autour de lui le monde était différent. Il ne voyait plus cette aura noire qui le poursuivait tout le temps. Il ne voyait plus le visage de Sebastian derrière ses paupières. Il ne voyait plus le passé. Il était devenu quelqu'un d'autre, quelqu'un qui n'avait pas fait de prison, quelqu'un qui n'avait pas de sang sur les mains. Quelqu'un dont la vie n'avait pas été détruite et quelqu'un qui avait un avenir.

Kurt entonna sa partie. Sa voix haut perchée surprit Blaine au premier abord. Il réalisa qu'il ne l'avait jamais vraiment entendu chanter, à part quelques fredonnements par-ci par-là.

C'était une voix différente de celles qu'il avait l'habitude d'entendre. Il avait l'impression que chaque note le transperçait, incrustait ses pores et pénétrait son sang à la manière d'une drogue. Il se sentait vibrer. Vibrer. Il n'y avait pas d'autres mots.

Il mêla sa voix à celle de Kurt pour la première fois. Le grave et l'aigu. Les opposés qui finalement s'assemblaient plutôt bien.

Au milieu de la chanson Kurt laissa échapper un petit rire, ce qui fit sourire Blaine.

Il y avait des moments comme ça. Quand on les vivait on savait se graverait dans notre mémoire à jamais. C'était ce qui se passait pour Blaine. Il savait que jamais il ne pourrait oublier cette chanson, ce café, ce piano, Kurt.

I'm dreaming of a white Christmas.

Kurt s'assit à côté de lui, devant le piano et posa sa main sur son épaule. Blaine se sentit alors pris d'un drôle de courage, qui le poussa à se laisser totalement emporter par la musique. Il se permit des choses étranges, il permit à sa voix de s'amuser hors des paroles. Kurt, semblant heureux de cette initiative, l'accompagna jusqu'au prochain couplet.

Puis, ils arrivèrent à la fin de la chanson et Blaine laissa traîner son doigt sur la note un peu plus longtemps qu'il ne l'aurait fallu. Mais qu'importe.

Le monde dans le café se leva pour les applaudir. Blaine leva la tête, un peu surpris. Il avait oublié qu'ils n'étaient pas seuls ici, qu'il y avait d'autres gens qui les écoutaient chanter.

Il sourit à Kurt qui le prit dans ses bras. Blaine serra ses bras autour de lui, comme s'il avait peur de le laisser s'échapper.

Flash Back

Le châtain se laissa tomber sur son lit en fixant le plafond. Blaine balaya le corps qui s'offrait à lui du regard. Kurt était décidément trop bien foutu. Une vraie poupée de porcelaine. Le brun avait presque envie de le croquer.

"Ne me regarde pas comme ça Blaine! J'ai l'impression d'être un bout de viande!"

Le brun rit en se couchant aux côtés de l'autre garçon. Il laissa ses doigts traîner le long du bras dénudé de Kurt et sourit lorsqu'il vit la traînée de chair de poule qu'il laissait derrière lui.

"Un sacré beau morceau de viande..."

Kurt retira son bras en riant. Blaine fixa également le plafond. Fronçant les sourcils, il tourna la tête à droite et à gauche.

"Kurt? Pourquoi tu regardes le plafond? Il y a absolument rien à voir si?"

Kurt se releva en éclatant de rire et se dirigea vers le guéridon où il avait laissé la bouteille et les verres. Il remplit le sien, toujours en riant, alors que Blaine le regardait avec envie.
Il avait toujours trouvé Kurt beau. Ses yeux étaient splendides et il sentait foutrement bon. Mais ce soir, il était particulièrement attirant. Quelques mèches de ses cheveux retombaient sur son front. Son T-shirt, un peu froissé, moulait ses muscles.
Blaine le sentait plus libre, plus naturel. Pas que Kurt soit superficiel mais il était ce soir-là dénué de tout artifice. Et le brun aimait ça.

"Est-ce que tu sais que tu es beau? Demanda sérieusement Blaine."

Kurt failli s'étouffer dans son verre et avala tant bien que mal la gorgé d'alcool qu'il avait déjà pris. Il toussa une bonne dizaine de fois avant de regarder Blaine avec le rouge aux joues.

"Tu as vraiment besoin d'arrêter l'alcool."

Blaine leva les yeux au ciel. D'accord, il avait un peu bu. D'accord le monde autour de lui semblait tournoyer. D'accord, il avait un peu de mal à rassembler ses idées. Mais il n'avait pas besoin que Kurt l'empêche d'approcher de cette bouteille!
Il se leva brusquement, bondit sur Kurt et attrapa la bouteille sur le guéridon, renversant au passage le verre que Kurt tenait à la main. Le châtain maugréa, le T-shirt imbibé d'alcool, alors que Blaine portait le goulot à ses lèvres.
Encore un fois, il savoura la sensation de l'alcool coulant dans sa gorge, réchauffant au passage sa poitrine. Puis, il jeta un coup d'œil à Kurt qui regardait toujours son T-shirt trempé avec agacement.

"Oh Porcelaine. T'a qu'à l'enlever ce foutu T-shirt."

Kurt leva des yeux noirs vers lui, ce qui le fit rire. Il reprit une gorgée d'alcool et s'assit sur lit.

"C'est pas comme si tu devais avoir honte de ce qu'il y a dessous."

Kurt rougit et Blaine ricana. Il posa la bouteille sur le sol et s'empara de son propre T-shirt avant de l'enlever. Une fois torse-nu il se leva et s'approcha de Kurt. Il contourna la chaise, se plaçant derrière lui et se pencha jusqu'à placer sa bouche à côté de l'oreille du châtain.

Fin du flash back.

Blaine brisa l'étreinte de Kurt et se recula. Autour de lui, tout le monde applaudissait, leur criait des mots français qu'il ne comprenait pas. Kurt était heureux.

Et Blaine avait un foutu mal de crâne.

Ses souvenirs de la veille revenaient, le fouettaient. Toutes les sensations, toutes ses idées, toutes ses envies. Tout était là, dans sa tête. Tout tournait en boucle, encore et encore.

T'a qu'à l'enlever ce foutu T-shirt.

Il regardait Kurt. Il ne pouvait pas comprendre pourquoi le châtain ne lui disait rien, pourquoi il tentait d'agir comme s'il ne s'était rien passé.

Et surtout, pourquoi il l'avait laissé agir comme il l'avait fait ?

Voyant son expression surprise, Kurt fronça les sourcils, l'interrogeant du regard.

Je suis censé faire quoi ? Oublier moi aussi ? Faire comme si rien ne c'était passé ?

Blaine se leva précipitamment de son siège, manquant de faire tomber Kurt et rejoignit la table. Les gens autour d'eux les applaudissaient toujours. Mais Blaine n'en avait rien à foutre. La magie était partie. Elle était partie au moment même où les bribes de souvenirs lui étaient revenues.

Que devait-il penser ? Devait-il être en colère ? Ou devait-il faire comme Kurt, comme si la mémoire ne revenait pas et que la nuit dernière n'était qu'un trou noir dans sa mémoire ?

Non. Intérieurement il était énervé. Il aurait cru que Kurt aurait eu la décence de le calmer ou au moins de lui avouer la vérité au matin.

"On s'en va, balança Blaine alors que Kurt s'asseyait à la table qu'ils avaient prise."

Laissant Kurt payer, il sortit prendre l'air. Il se fraya un chemin parmi les gens qui le félicitaient et poussa la porte en bois avant de sortir.

Il respira l'air froid. Il laissa le vent piquer sa peau.

Honte.

La sensation le frappa de plein fouet. Il se revoyait l'air hagard dans cette chambre, se jetant sur la bouteille, encore et encore. Il sentait sa tête tourner, il sentait la chaleur de l'alcool dans son cœur. Il ne pouvait pas oublier les pensées qui lui avaient traversées la tête alors que Kurt était allongé sur ce lit, regardant le plafond…

La colère qu'il ressentait disparue soudainement. Ce n'était pas la faute de Kurt. C'était la sienne. Il s'était laissé aller sans penser aux conséquences. Et s'il avait fait une crise alors qu'il était soul ? Qui sait ce qui aurait pu arriver…

Kurt poussa la porte derrière lui.

"Blaine ? Blaine, qu'est-ce qui ne va pas ?"

Le brun respira. Kurt avait décidé d'ignorer les évènements de la veille. Il ferait de même. Il inspira un bon coup, forma un sourire sur son visage et se retourna vers le châtain.

"Tout va bien Kurt. C'est juste… Ça faisait longtemps que je n'avais pas chanté devant des gens…"

Au même moment, le portable de Kurt sonna. Le garçon lui fit un sourire d'excuse et sorti l'appareil de sa poche de blouson. Il fronça les sourcils en voyant l'appel entrant.

"Qui est-ce ? demanda Blaine."

"Santana… C'est étrange qu'elle m'appelle, elle sait pourtant qu'on est en France.."

"Répond, suggéra Blaine."

Kurt hésita, avant de décliner l'appel et de ranger son portable.

"Pourquoi tu ne réponds pas ? demanda Blaine."

Kurt haussa des épaules.

"Pour quoi faire ? Elle doit vouloir des trucs pour son mariage et, jusqu'à preuve du contraire, je suis ici, à Paris, avec toi. Alors ça attendra."


De l'autre côté de l'océan, Santana raccrocha son téléphone en poussant un petit cri de rage. Elle fit les cents pas en se prenant la tête entre les mains.

Qu'était-elle censée faire ? Son meilleur ami était en compagnie d'un tueur, à Paris. Elle ne pouvait rien faire. A part le prévenir peut-être, mais encore faudrait-il qu'il réponde à ses appels.

Elle attrapa son manteau sur le fauteuil et enfila ses bottes. Il fallait qu'elle arrive à faire quelque chose. Et si Kurt ne voulait pas lui répondre à elle, il répondrait bien au téléphone de Carole.

"Tu pars quelque part ?"

Santana sursauta et se retrouva nez à nez avec sa blondinette de fiancée. Elle se releva précipitamment, manquant de trébucher à cause du talon de la chaussure droite qu'elle avait mal enfilée.

"Je vais chez Carole !"

Brittany croisa les bras sur sa poitrine avec un regard soupçonneux.

"Pourquoi ? Kurt n'y est pas et tu n'es pas très proche de Carole à ce que je sache…"

Santana tituba jusqu'à sa petite amie et posa ses deux mains sur ses épaules. Elle fronça les sourcils quand elle sentit combien sa fiancée était tendue.

"Brittany… Qu'est-ce qui se passe ?"

La blonde recula légèrement en lui tournant le dos. Elle fit trois pas, semblant réfléchir, avant de prendre la parole.

"On est censées se marier bientôt Santana. On est censée préparer le mariage, les invités, le traiteur, la musique.. Et toi tu passes ton temps dehors, à chercher on ne sait pas trop quoi. Enfin, si. Je sais. Je sais que tu fais des recherches sur Blaine Anderson. Je sais que tu ne l'aimes pas, mais tu sais que c'est la licorne de Kurt. Alors je t'en prie, laisse les tranquilles tous les deux. Laisse les faire ce qu'ils souhaitent et laisse les être heureux. Tout le monde n'est pas un danger mortel San…"

Santana soupira. Elle ne voulait pas en parler à Brittany. En tout cas pas maintenant. Celui qui devait savoir, c'était Kurt. Lui seul aviserait de ce qu'il pourrait faire de ce fardeau.

Santana Lopez était une fouineuse, une menteuse, une fouteuse de merde. Mais elle avait des principes.

"Britt'… Ma chérie… Crois-moi, je sais ce que je fais. Je sais que Blaine n'est pas bon pour Kurt. Et je dois le lui dire !"

"Pourquoi ne serait-il pas bon pour Kurt ? Pourquoi Santana ?"

La brune soupira.

"Je ne suis pas en mesure de te le dire. Je n'ai pas le droit."

La Blonde la dévisagea, cherchant à savoir si elle pouvait lui faire confiance ou non. Blaine était la licorne de Kurt, elle en était persuadée. Elle l'avait vu dans les yeux des deux garçons. Mais si comme le disait Santana, Blaine était dangereux, alors peut-être fallait-il intervenir…

Au détriment du mariage ?

Brittany soupira. Elle n'aimait pas quand tout était compliqué. Elle préférait vivre dans un monde tout en rose, où Santana la protégeait et où elle n'avait à s'inquiéter de rien.

Les gens pensaient qu'elle était stupide, naïve. Brittany pensait que les gens étaient des imbéciles et que la vie n'était pas un tissu d'hypocrisie et de tristesse.

"Vas-, dit-elle simplement en montrant la porte du doigt. Fais ce que tu as à faire. J'espère simplement que tu sais dans quoi tu te lances."

Santana sourit et déposa un doux baiser sur les lèvres sucrées de sa compagne. Jamais elle n'aurait pu tomber sur quelqu'un d'aussi merveilleux de Brittany. Elle se recula et sans attendre plus longtemps, prit la porte.

Dehors, il faisait nuit. Il était très tard et Santana sentit rapidement le vent s'infiltrer sous ses couches de vêtements. Elle rentra bien vite dans sa voiture où elle mit le chauffage à fond.

Maintenant, direction la maison Hummel-Hudson.

Brittany quant à elle, ferma la porte derrière Santana en soupirant. Ça faisait mal de la voir partir de nuit comme ça, sans vouloir lui dire pourquoi. Ça faisait mal de se dire qu'elle n'avait pas assez confiance en elle pour tout lui dire.

Alors, elle se demanda si Santana gardait toujours des secrets. Des choses qu'elle cachait, qu'elle refusait de dire.

La blonde soupira. Était-ce une bonne idée de se marier finalement ? Où est l'amour si la confiance est absente. ?


Flash back

"Aller sexy. Enlève-moi ce T-shirt."

Il entendit la respiration de Kurt s'accélérer et fit un sourire en coin. Il sentit une douce chaleur envahir son corps alors qu'il laissait ses mains descendre le torse de Kurt. Il attrapa l'extrémité du T-shirt et le releva lentement. Kurt leva finalement les bras, laissant Blaine lui retirer totalement le T-shirt qui tomba sur le côté.

L'alcool lui donnait le tournis, il sentait ses muscles s'enflammer.Il ne s'était pas senti aussi bien depuis un long moment. Tous ses soucis s'étaient envolés, toutes ses préoccupations, tous. La maladie, le meurtre, les questions sans réponse. L'alcool balayait tout sur son passage, le laissant brûlant devant le corps parfait de Kurt Porcelaine Hummel.

Il laissa ses mains vagabonder, parcourant chaque courbe de la poitrine et des abdos du châtain. La peau sous ses doigts était semblable au satin, douce comme de la soie. Sous la lumière artificielle de mauvaise qualité, Blaine voyait cette peau blanche, qui l'attirait comme un aimant.Il avait envie de poser sa bouche dessus, de goûter chaque parcelle de peau qui s'offrait à lui. L'odeur de vanille-cannelle que dégageait la peau le rendait fou.

Alors qu'il commençait à descendre ses lèvres le long de la nuque de Kurt, ce dernier l'arrêta et se leva de la chaise.

"Arrête Blaine!"

Frustré, le brun tituba et se laissa tomber sur la chaise. L'alcool rendait ses mouvements tout à coup incertains.

"Kurt, qu'est-ce qui t'arrive? Reviens..."

Le châtain commençait à faire les cents pas dans la pièce, en se passant la main dans les cheveux nerveusement.Il semblait en plein dilemme, ce que Blaine ne comprenait pas.De toute façon, il était dans l'incapacité de comprendre quoi que ce soit, à part que la bouteille n'était pas très loin et que la bosse de son pantalon lui faisait foutrement mal.

"Blaine tu es complètement ivre et... Et moi je... Je..."

"Tu quoi sexy? Demanda Blaine en se levant de sa chaise pour s'approcher de Kurt."

Le châtain arrêta de faire les cents pas et ancra son regard dans celui de Blaine.

"Je ne veux pas profiter de la situation."

Blaine gloussa et se rapprocha de Kurt, posant ses deux mains sur les épaules du châtain qui ne baissait pas les yeux.

Le bouclé essaya de décrypter l'attitude du châtain, mais son taux d'alcoolémie était bien trop élevé.

"Dansons Porcelaine! Rit-il »

"Qu... Quoi?"

Blaine attrapa la main de Kurt et l'attira contre lui. Leurs torses nus se touchaient, et Blaine frémit à la sensation.

Le brun entraîna alors Kurt dans un slow alors que le châtain grommelait contre lui.

"Blaine, t'es intenable quand tu as vu! Et il y a même pas de musique! Blaine, remet ton T-shirt et laisse-moi en prendre un nouveau! Blaaaaaaine!"

"Chut... Murmura Blaine à son oreille pour le calmer."

Ils n'avaient pas besoin de musique. Ils n'avaient besoin de rien, seulement de danser et de vivre l'instant présent. Le monde était trop dangereux, trop triste dehors. Ils devaient profiter des instants comme ça. Ils devaient en profiter tant que la vie le leur permettrait.

L'image de Sebastian s'imposa à lui. Les larmes lui montèrent aux yeux et, sans prévenir, il fondit en larmes. A croire que l'alcool accentuait ses sautes d'humeurs dues à la maladie...

Il s'effondra dans les bras de Kurt, qui le retint tant bien que mal avant de l'asseoir sur le lit. Kurt devait sûrement être surpris de ce changement d'humeur mais qu'importe. L'image de Sebastian ne le quittait pas.

Son cœur se remplit de rage, de dégoût, de violence. Comme si son corps haïssait Sebastian de toutes ses forces. Comme si son corps avait gardé en mémoire ce que son cerveau avait oublié.

C'était douloureux. D'aimer et de haïr quelqu'un en même temps. Mais était-ce vraiment de l'amour?Blaine l'avait aimé, certes.Mais à ce moment précis, l'aimait-il toujours? Il leva le regard vers Kurt, à genoux devant lui. Ses cheveux en bataille, ses yeux océans, ses joues rosies, sa peau parfaite, son odeur envoûtante. Il le désirait. Il voulait le faire sien, il voulait le posséder, posséder toute cette innocence et cette perfection. Pouvait-il aimer Sebastian tout en ressentant ce qu'il ressentait?

Fin du Flash Back.

Blaine faillit rater une marche en rentrant dans la bouche de métro. Il se rattrapa à la rambarde, manquant de tomber sur une française qui traînait son petit en pleurs. Elle l'insulta en français puis tourna le dos en tirant sur le bras de son fils qui pleurait de plus belle. Mais Blaine n'en avait rien à faire. Il avait mal à la tête, les images de la veille tournaient sans cesse dans son esprit et il avait envie de vomir.

Kurt lui jeta un regard inquiet et il lui dit de ne pas s'inquiéter, qu'il avait simplement raté une marche et que de toute façon, les français étaient des connards. Kurt rit, et l'entraîna jusqu'au métro qui arrivait.

Blaine ne faisait plus attention à rien. Il pensait à Kurt, au goût de sa peau sur ses lèvres, à ce qu'il avait ressenti ce soir-là. Il sentit une bouffée de chaleur lui monter aux joues. Bon Dieu oui, Kurt était attirant. Il l'était toujours mais maintenant que Blaine l'avait vu plus libéré, il ne pouvait plus nier

Il croisa les yeux bleus du châtain et rougit. Il devait apprendre à contrôler ses pensées. Il était en train de fantasmer sur le corps de son ami alors qu'il était à moins d'un mètre de lui.

L'image de Sebastian s'imposa à lui. Encore une fois, ce mélange de haine et de dégoût l'envahit, provoquant le retour de sa nausée.

Pourquoi ?

Pourquoi ressentait-il des choses pareilles ? Pourquoi haïr Sebastian alors qu'il se haïssait lui-même ?

Blaine pouvait être naïf et stupide. Mais il n'en était pas moins intelligent. Il savait ce que ça voulait dire. Il savait que son corps essayait de lui dire quelque chose, que des souvenirs remontaient lentement à la surface.

Il avait peur de tout découvrir. Il avait peur de se souvenir. Il n'était pas fou, il savait que les souvenirs de ce soir-là reviendraient, qu'il se verrait frapper Sebastian jusqu'à la mort. Il s'était déjà vu le frapper de l'extérieur. Malgré le temps qui s'était écoulé, la vidéo surveillance que lui avaient montrée les policiers était gravée dans sa mémoire. Seulement, se voir le frapper de l'intérieur. Être le porteur des coups et non plus le spectateur…

Un frisson courut le long de son échine.

Il l'avait mérité.

Il sursauta. Comment pouvait-il penser un truc pareil ? Qu'en savait-il ? Pourquoi ? Pourquoi … ?

Ils arrivèrent à un arrêt et Kurt lui fit signe de descendre. Il le suivit sans vraiment réfléchir à où il mettait les pieds et faillit trébucher plusieurs fois.

"Blaine, est-ce que ça va ? Depuis qu'on est sorti du bar tu es bizarre."

"Ça va, ça va. J'ai juste mal à la tête à cause d'hier soir. L'alcool ne me réussit pas on dirait."

Les joues de Kurt se teintèrent légèrement et son regard se perdit dans la foule, évitant celui inquisiteur de Blaine. Le brun savait que Kurt se souvenait parfaitement de tout. Il pouvait également comprendre pourquoi il ne lui disait rien. C'était embarrassant, autant pour le brun que pour le châtain.

Surtout pour le châtain peut-être, qui n'avait pas repoussé Blaine tout de suite. Qui s'était laissé faire. Alors qu'il était parfaitement conscient de tout.

Blaine fronça les sourcils. Il n'avait jamais pensé à ce côté-là de la situation. Il s'était concentré sur lui-même alors que Kurt était également là, qu'il devait sûrement avoir son avis sur tout ça…

Ils sortirent à l'air libre et se dirigèrent vers le musée que Kurt avait absolument tenu à voir. Blaine ne connaissait pas du tout l'endroit. Kurt lui avait dit que c'était un musée de statue de cire, à l'effigie de stars françaises et internationales.

Arrivé de devant la façade, Blaine ne put s'empêcher d'être subjugué. Elle ne ressemblait à rien de ce qu'il avait pu voir dans toute sa vie. Marron, or, rouge vieilli. Un énorme G surmontait l'entrée, entouré de figures plaquées or.

A vue d'œil, Blaine évalua la queue devant l'entrée. Il pouvait facilement affirmer qu'il fallait bien attendre deux à trois heures avant de pouvoir pénétrer dans le bâtiment.

"Kurt, j'espère que tu as prévu les pique-niques .. "

Kurt rit et sorti deux billets de sa poche.

"Qu'est- ce que tu crois ? J'ai déjà pris les billets."

Il prit la main de Blaine et l'entraîna dans la file d'attente, bien moins longue, pour les visiteurs déjà munis de billets d'entrée.

Blaine sentit de légers picotements remonter le long de son bras. La main de Kurt dans la sienne était froide et pourtant réchauffait sa paume. Sa peau était douce. Le geste semblait naturel.

Pourtant, dès que les yeux de Kurt descendirent vers leurs mains enlacées, il se dégagea et rangea sa main dans sa poche, lançant à Blaine ce qui semblait être un regard d'excuse.

Flash Back

"Blaine? Blaine, est-ce que ça va? Fit le châtain en prenant sa main dans les siennes."

Les larmes dégringolaient le long de son visage, tombant sur son torse. Il fixa Kurt dans les yeux, se noyant dans les iris bleus qui l'aidaient tellement à présent. Il arrivait, malgré l'alcool qu'il avait dans le sang, à déceler de l'inquiétude sincère. Kurt s'inquiétait pour lui.
Il sentit son cœur se gonfler. Il se sentait tellement moins seul. Il se sentait soutenu. Depuis son coming-out le monde entier lui tournait le dos. Seul Sebastian était resté.
La pensée de son ancien petit-ami lui souleva le cœur et il préféra penser à autre chose.
Le mystère Sebastian était loin d'être résolu. Seulement, il attendrait plus tard.

"Ça va Kurt, chuchota Blaine. Ça va... Je crois."

Le châtain esquissa un léger sourire en coin et posa un de ses mains sur son genou.

"Tu sais que je suis là Blaine. Je suis toujours là."

Les yeux de Blaine ne pouvaient plus se détacher de ceux océans. Il avait l'impression d'être un petit enfant se raccrochant à sa maman, d'être la moule à son rocher, la petite chose qui s'accrochait à son ancre.

Il réalisa alors que Kurt était tout ce qu'il avait à présent. Il ne possédait rien. Pas le moindre argent, pas une once de dignité. Il possédait ses démons, toujours et encore. Ses démons qui le persécutaient, jour et nuit. Et le seul capable d'affronter cette partie de lui-même était Kurt. Kurt Porcelaine Sexy Hummel. Ce même Kurt qui était agenouillé devant lui, avec une moue de compréhension sur le visage.

Alors, sans prévenir, Blaine se pencha vers Kurt, caressa de sa main la joue du châtain et posa ses lèvres sur celles du garçon.

Fin du Flash Back

Blaine tituba. Un marteau martelait sa tête à présent. Les images repassaient en boucle dans sa tête, des larmes se formaient dans ses yeux. Pourquoi, il ne pouvait pas l'expliquer. Il se sentait seulement démuni, sans muscles pour le soutenir, sans rien pour l'aider.

Il sentit son esprit partir. Il sentit sa personnalité s'éteindre. Il sentit son corps devenir autre.

Non !

Non. Il ne pouvait pas. Pas maintenant. Il ne pouvait pas repartir, il ne pouvait pas faire de crise. Pas en pleine rue, pas à Paris, pas devant Kurt.

Il posa sa main sur l'avant-bras de Kurt, qui manqua de lâcher son portable. Le garçon, qui grognait à cause des trois appels en absence de Santana et les deux de Carole, tourna la tête vers lui.

Blaine se sentit frappé par les océans. Il se sentit décoller du sol, tout en s'y enfonçant. Il devenait la terre et l'air. Il était l'enfer et le paradis.

Il ferma les yeux, tentant de se reconcentrer sur le présent, sur la situation. Il avait envie de rire et de pleurer, il voulait frapper et embrasser, il voulait dormir et danser. Il sentit les bras de Kurt autour de lui et se laissa tomber dans son étreinte. Sa tête se posa sur l'épaule du châtain, qui les traîna hors de la queue. Il entendit vaguement Kurt l'appeler, puis lui dire qu'il était là pour lui. Ils marchèrent une trentaine de mètres avant que Kurt ne pénètre dans une ruelle étroite, peu fréquentée.

Flash Back

Elles étaient douces, fines, sucrées. La vanille et la cannelle émanaient d'elles comme jamais et Blaine se sentait à sa place. Là, assis sur le mauvais matelas de l'hôtel, les joues barbouillées de larmes, les lèvres posées sur celles de Kurt Hummel, il était à sa place.

Kurt répondit au baiser, en bougeant doucement ses lèvres sur les siennes. Blaine s'empressa de suivre le mouvement.

Il ne sentait plus ses jambes, ses bras ne lui obéissaient plus. Ses deux mains n'avaient de cesse de caresser le visage du châtain, de se perdre dans ses cheveux de soie. Il sentait Kurt fouiller dans ses cheveux, enroulant ses doigts dans les boucles.

Fin du Flash Back

Blaine tomba contre le mur, prenant sa tête entre ses mains. Les odeurs, les sensations. Tout était là, tout était dans sa tête et en même temps tout était tellement réaliste. Il arrivait même à sentir l'effet de l'alcool sur son corps.

Il bouillait. Intérieurement, il n'était plus qu'une boule de rage. Comment Kurt pouvait-il lui cacher des choses pareilles ?

Le châtain s'agenouilla devant lui. Blaine leva ses yeux humides vers lui essayant de transmettre toute la colère qui l'animait.

Océan. Océan. Océan. Bleu. Touché. Cannelle. Douceur. Vanille. Douceur. Envie. Sentiments.

Un volcan naissait à l'intérieur de lui. Un Big Bang explosait. Trop de choses, il y avait trop de choses. Il allait exploser, il allait partir.

Lutte.

Sa rage l'entraînait loin, très loin. Elle prenait possession de son être, l'encerclant, le changeant. Il redevenait le Blaine de la prison, il redevenait ce connard sans cœur. La rage était sa véritable ennemie. Elle l'avait changée une fois, elle recommençait.

Kurt posa sa main sur le bras de Blaine, pour le réconforter.

Électricité.

Flash Back

Il quémanda l'accès à sa bouche, ce que Kurt lui offrit volontiers. Il plongea sa langue dans la bouche du châtain, partageant son souffle avec lui. Menthe. Poivre. Cannelle. Vanille. Le goût de leur baiser.

L'alcool enivrait les sens de Blaine. Il ne réfléchissait plus. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il fallait qu'il continue à embrasser Kurt, qu'il ne rompe jamais cette étreinte. Le sang commençait à lui monter au visage, sa respiration se faisait erratique, ses mains demandaient plus. Elles descendaient le long de la nuque de Kurt, parcourant sa peau magnifique jusqu'à les poser sur son torse.

Il se détacha de Kurt qui protesta légèrement, prit le garçon dans ses bras et l'allongea doucement sur le lit à côté de lui avant de replonger sur sa bouche sucrée un peu gonflée.


Rouge. Il voyait en rouge. Autour de lui il n'y avait plus que du sang, des coups, de la violence.

Comment avait-il osé, comment avait-il osé le trahir de la sorte ?

Je ne t'ai jamais aimé Blaine. J'avais seulement besoin de toi. Tu étais ma couverture.

Un os qui craque. Une voix qui hurle.

Blaine ne me touche plus. Tu as compris ? Tu me donnes envie de vomir avec tes conneries à l'eau de rose.

Je ne t'ai jamais aimé Blaine. J'avais seulement besoin de toi.

Il s'accroupit et son poing atterrit dans le visage qu'il avait tant aimé. Dans le visage de celui qu'il avait adulé. Ils étaient l'amour, ils étaient l'univers.

Ne me dis pas que tu y as cru ?

Tu étais ma couverture.

Les larmes coulaient de long de son visage, se mêlant avec le sang qu'il avait mis sur son visage.L'odeur de rouille attaquait ses narines, ses mains étaient poisseuses, il avait mal aux doigts.


Il pressa son corps contre celui de Kurt, savourant la sensation d'avoir le garçon sous lui, peau contre peau. Le châtain gémit dans sa bouche ce qui fit perdre la tête à Blaine. Il intensifia le baiser, tout en dirigeant ses mains vers la boucle de sa ceinture avant de descendre son jean.

Une fois en caleçon, il s'allongea totalement sur Kurt, tentant de faire comprendre au châtain combien il avait envie de lui, là, maintenant. Sa bouche quitta les lèvres du garçon pour explorer son cou.

Malheureusement, cela n'eut pas l'effet escompté.

Kurt le repoussa fortement, le faisant tomber de l'autre côté du lit. Surpris, il se redressa et regarda le châtain avec une expression ahurie.

"Kurt!S'exclama-t-il, légèrement essoufflé. Qu'est-ce que tu foues?"


Blaine tu n'es rien pour moi. Tu ne l'a jamais été. J'avais seulement besoin de quelqu'un à mes côtés pour détourner l'attention.

Tu étais ma couverture.

Je ne t'ai jamais aimé Blaine.

Ne me dis pas que tu y as cru.

Il hurla et son poing atterrît dans le visage inerte, cassant le nez. Ce nez parfait sur lequel il avait aimé déposé des baisers.

Sous lui, le corps bougea. Une dernière tentative de se sauver, une dernière chance de survivre, une dernière chance de ramener l'autre à la raison. Une main se leva, pour protéger le visage tuméfié, déformé, écarlate de sang.

Blaine la tordit.Le poignet cassa.

Ne me dis pas que tu y as cru.


Le châtain s'assit sur les couvertures et se prit la tête entre les mains. Blaine s'approcha, un peu confus. Il posa la main sur l'épaule dénudée de Kurt qui releva la tête.

Malgré son état d'ébriété, Blaine lut de la confusion dans les yeux de Kurt, ainsi que de la déception et de l'envie.

Il ne comprit pas pourquoi. Il ne comprit simplement pas. Ils étaient tellement bien tous les deux...

"Kurt? L'appela Blaine une nouvelle fois"

"On doit pas faire ça, fit Kurt durement en relevant la tête"

"Pourquoi? Demanda innocemment Blaine"

Kurt soupira et tourna un regard triste vers lui.

"Parce que tu es ivre. Que si tu étais dans ton état normal tu ne ferais pas ça. Et je refuse de profiter de toi. Et surtout, je refuse que tu regrettes ensuite. Donc non. Je pense que tu devrais retourner dans ta chambre..."


Il pleurait. Il avait mal. Sa dernière maison, le dernier endroit où il s'était senti bien était un mensonge. Un abri de papier où il s'était cru aimé, en sécurité.

Un hurlement. Blaine le fit taire en donnant un coup de poing dans la mâchoire.

Ses phalanges étaient ouvertes, recouvertes de son sang et de celui de l'autre.

Il lâcha un dernier coup de poing dans la mâchoire cassée.

Un dernier cri, faible, s'échappa des lèvres blessées. Le corps sous lui se souleva. Une dernière inspiration. Une dernière expiration.

Inerte.

Blaine se leva et s'assit à côté de Kurt. Toute son excitation était redescendue et il avait envie de prendre Kurt dans ses bras pour lui faire un câlin.

"Faut pas te mettre dans un état pareil... Ça aurait seulement été pour une nuit.."

Kurt se leva du lit précipitamment.

"Tu ne comprends pas Blaine. Tu ne peux pas comprendre et c'est normal mais.. Accepte juste le fait que ce n'est pas possible. D'accord?"

Le châtain se rapprocha du lit et s'y rassît. Blaine, obéissant à son instinct qu'il refoulait en temps normal enroula ses bras autour de Kurt et le serra contre lui. Le garçon, d'abord réticent, se laissa ensuite faire et répondit à son étreinte. Ils restèrent enlacés un long moment avant que Blaine ne se recule légèrement.

Il y avait de la tristesse dans les yeux de Kurt. Et Blaine n'aimait pas ça. Il n'aimait pas voir Kurt triste. Parce que ça le rendait triste aussi. Et parce que Kurt était la meilleure personne au monde, la plus gentille, la plus compréhensive. Il ne méritait pas d'être triste.

La vanille-cannelle l'enveloppa peu a peu et il perdit son regard dans l'océan.

Et doucement, sans vraiment y penser, il posa ses lèvres sur celle du châtain.

Le baiser était différent de ceux qu'ils avaient déjà échangés. Il n'était pas seulement motivé par l'alcool, par l'instinct. Il y avait aussi une part de volonté. De vrai volonté.

Il rompit le baiser et se recula en souriant. Kurt rougit et fit un timide sourire à Blaine qui enroula ses bras autour de lui.

Tout à coup, une immense fatigue envahit Blaine. Le contre-coup de l'alcool. Il bailla et s'allongea sur le lit, entraînant Kurt avec lui. Il verrouilla son bras autour de la taille du garçon et remonta la couette sur leur corps. Lui en caleçon, Kurt en legging.

Il s'endormit en pensant qu'il s'était rarement senti aussi bien.


Inerte. Sans vie. Masse de chair morte.

Blaine regarda l'homme en dessous de lui. Il regarda le blazer qu'il avait tâché. Il lissa délicatement le col ensanglanté.

Il prit le visage de l'autre entre ses mains et tourna ses yeux vers lui. Son regard était mort, l'étincelle de vie avait disparue.

Il sourit. Il pleura.

Ne me dit pas que tu y as cru.

Il se pencha et posa ses lèvres sur celles qu'il avait si souvent embrassées. Il grimaça. Le goût n'était plus le même.

Fin du Flash Back

Blaine hurla. Un long cri de désespoir s'échappa de sa bouche et Kurt eut peur. Il se recula.

Les larmes coulaient sur le visage de Blaine. Tout. Il se souvenait de tout. De la nuit avec Kurt, de celle où il avait tué Sebastian.

Il n'aimait pas cette ordure. Il avait cru. Il avait cru l'aimer mais non. Il avait aimé quelqu'un qui n'existait pas, il avait aimé un mensonge. Tout ce qu'il ressentait en pensant à lui était du dégoût.

Il pleurait. Son corps était calmé. La crise était terminée. Il laissa échapper toute sa souffrance à travers ses larmes.

Sa tête n'était plus qu'un champ de bataille en ruine. Son cerveau n'était plus qu'une masse de nerfs qui hurlait.

Il pleura un long moment comme ça, en silence, la tête cachée entre ses jambes. Il avait cru avoir une maison. Il avait cru qu'il était en sécurité avec Sebastian, il avait cru que tout cela était réel. Non. Non il n'avait fait que prétendre. Il n'avait fait que prétendre…

Parce que tu es ivre. Que si tu étais dans ton état normal tu ne ferais pas ça. Et je refuse de profiter de toi.

Kurt. Kurt était le seul à être là. Le garçon le respectait, il voulait le meilleur pour lui. Il était sincère. Il était sa maison.

Blaine releva la tête. Kurt était en face de lui, assit à genoux sur le sol glacé. Dans ses yeux, Blaine voyait une lueur de peur, d'inquiétude et d'autre chose que Blaine n'arrivait pas à nommer.

Il se leva et Kurt fit de même, sur ses gardes. Il semblait prêt à courir au moindre signe de violence de la part de la part du bouclé.

"Kurt… chuchota Blaine."

Son ton parut rassurer le châtain qui se détendit légèrement. Il le questionnait du regard, cherchant à savoir si sa crise était passée ou non.

Blaine fit un pas et trébucha. La crise l'avait laissé sans force. Kurt fit un pas en arrière.

"Non. Non, ne pars pas, supplia le brun."

Le châtain le regardait fixement, sans rien dire. Il semblait juger la situation.

"Kurt…. Ne m'abandonne pas. Pas toi, sanglota Blaine."

Les larmes recommencèrent à couler et Blaine se laissa tomber sur les pavés mouillés. Kurt se précipita alors vers lui et s'agenouilla à ses côtés. Il le prit dans ses bras et Blaine se laissa tomber contre lui, posant sa tête contre le torse de l'autre. Kurt posa sa tête sur celle de Blaine et commença à fredonner dans ses oreilles.

It's a little bit funny this feeling inside,
I'm not one of those who can easily hide
I don't have much money,
But boy if i did
I'd buy a big house where we both could live

Les larmes de Blaine se tarissaient, le marteau ralentissait sa cadence dans sa tête. Il sentit une énorme chaleur l'envahir, comme un cocon que Kurt construisait avec sa voix.

So excuse me forgetting
But these things I do,
See i've forgotten if there're green or there're blue
Anyway the thing is what I really mean,
Yours are the sweetest eyes I've ever seen.

Les yeux. Si seulement Kurt savait combien les siens étaient magnifiques. Ils étaient le soleil de Blaine, le centre de son monde.

And you can tell everybody
This is your song
It may be quite simple, but now that it's done
I hope you don't mind, I hope don't mind
That I put down in words
How wonderful life is now you're in the world

Pourquoi Blaine ne l'arrêtait pas ? Pourquoi ne l'empêchait-il pas de chanter cette chanson ? C'était lui qui devrait chanter ça, c'était lui qui ressentait ça.

If I was a sculptor,
But then again no,
Or a boy who makes potions in a travelling show
I know it's not much but it's the bst I can do,
My gift is my song and
This one for you

Blaine se sentait bercé. Non. Il était bercé. Par la voix de Kurt, par ses bras qui le serrait contre lui, par cette odeur de vanille et de cannelle qui le calmait.

Les larmes ne coulaient plus. Il avait fermé les yeux. Il était fatigué. Tellement fatigué. Les barrières qu'il mettait toujours en place devant les autres l'épuisaient. Ça l'épuisait de faire semblant. De faire l'homme fort alors qu'il était brisé de l'intérieur.

An you can tell everybody
This is your song
It may be quite simple but now that is done
I hope you don't mind, I hope you don't mind
That I put down in words
How wonderful life is now you're in the world.

Kurt pleurait aussi, Blaine l'entendait dans sa voix. Il enroula alors ses propres bras autour du corps frêle de son ami et le serra à son tour contre lui.

Kurt laissa la dernière note se perdre dans les bruits de la ville qui continuait à tourner autour d'eux, si proche et pourtant si lointaine de leur petit coin isolé.

Blaine se redressa. Il avait mal aux yeux à force de pleurer. Il avait mal à la tête à force de penser. Il avait mal au cœur à force de ressentir.

Il plongea sa langue dans la bouche du châtain, partageant son souffle avec lui. Menthe. Poivre. Cannelle. Vanille. Le goût de leur baiser.

Blaine fixait Kurt. Kurt fixait Blaine. Les deux regardaient le regard plein de larmes de l'autre. Blaine savait qu'il n'était pas le seul à souffrir. Il savait que Kurt était malheureux, que c'était une âme brisée, comme lui.

Alors, il ouvrit la bouche et chanta cette simple phrase, doucement, faiblement. Parce que c'était ce qu'il ressentait.

I hope you don't mind, I hope you don't mind
That I put down in words
How wonderful life is now you're in the world.

Kurt lui fit un sourire timide et Blaine posa sa main sur sa joue. La peau était douce, encore plus douce que dans les souvenirs brumeux, enivrés par l'alcool, de la veille.

Tout était tellement plus intense. Son cœur battait. Vite. Sa deuxième main se leva et se posa sur l'autre joue de Kurt, qui posa sa propre main sur la sienne. Les deux garçons ne se quittaient pas du regard.

Et ce fut-là, en plein Paris, dans une ruelle cachée du reste du monde, que les deux garçons échangèrent leur vrai premier baiser.


Note d'auteur:

Voilà voilà! Bon, je n'ai pas grand chose à dire. J'espère seulement que vous avez aimé :D Laissez des reviews histoire que je sache!

Ah si. Les deux chansons! Donc la première, tout le monde la connait j'imagine. La seconde est "Your song" d'Elton John. J'ai personnellement écrit avec la version d'Ellie Goulding.. Je vous recommande de l'écouter cette chanson est folle.

Sinon pour le prochain chapitre je ne sais pas quand je pourrai poster... ni même l'écrire en fait...

En tous cas je vous préviens: le fait que je suis très longue à écrire ne veut pas dire que je laisse tomber CWM. Je suis juste un escargot en manque de temps!

Merci encore de me suivre dans cette fiction! Et de supporter ces longues attentes...