Coucou!
Voilà, me revoilà. Déjà. Je suis assez fière de moi xD Seulement deux semaines entre deux chapitres, ça n'arrive pas souvent !
Mais j'ai été inspirée pour ce chapitre et je savais quoi écrire avant de commencer, ce qui fait que c'était plus facile.
Je tiens à dire que personnellement, ce chapitre est mon préféré !
Je ne vais pas m'étaler. Y'a eu aucun spoil sur Twitter donc je ne spoilerai pas ici xD
Merci à ma bêta parfaite, Higu, qui fait un boulot fantastique et que j'aime énormément, parce qu'elle est simplement la meilleure.
Merci à mes lecteurs qui continuent de reviewer, ceux qui m'ajoute dans leurs alertes ou leurs favoris, ainsi que les petits fantômes qui lisent cette fiction :D C'est vous tous qui la faîte vivre :)
Sur ce, bonne lecture !
Réponse aux reviews :
OnceADreamer:
Merci de ta review! Elles me font toujours tellement plaisir !
Oui, j'peux comprendre que Santana t'insupporte xD C'était un peu le but en fait. Mais elle aura ce qu'elle mérite. Par contre, je ne voulais pas faire de Brittany une idiote. Elle est simplette, d'accord xD Mais je ne pense pas qu'elle soit stupide, seulement qu'elle le voit pas le monde de la même façon que les autres. AAHAHAH. Sebastian xD La grande question. Une crise de Blaine ? Un retour de Seb ? Je ne dirai pas. C'est un mystère qui restera pour l'instant un mystère. Seulement: pas de conclusions hatives. Tu pourrais être déçue :/En terme de rebondissements, tu seras servie dans ce chapitre, ça je peux te le dire xD Et je te donnerai enfin ce que tu veux depuis que tu as lu mon OS xD
Guest :
Effectivement, Seb est mort et pas mort à la fois. Mystère mystère. Je te laisse réfléchir sur le sujet :p
Merci de ta review en tous cas ! :D
Amande :
Si tu savais à quel point j'étais contente de voir tes reviews ! Tu suis depuis le début et tu review et sincèrement ça me fait vraiment, vraiment plaisir.
Que serait CWM sans mystère ? xD Je suis la reine des secrets et je compte bien le rester :p
Je suis contente que le Brittana te plaise! :D Tu es une des rares à qui ce couple plait :) Mais en tous cas, je pense que tu as compris la façon dont j'ai voulu écrire le Brittana et ça me rend heureuse ! :D
En ce qui concerne Seb, pas de surnaturel. Pas de surnaturel dans CWM xD Mais il y a une réponse à ta question. Réponse que je ne donnerai que plus tard !
Luper:
Toi et la neige xD Tu es irrécupérable ma pauvre xD
Si tu as failli me tuer à cause du Brittana dans le dernier chapitre, je pense que je suis morte. Je pense que tu vas avoir des envies de meurtre. Epargne-moi s'il te plait xD
AHAHAHA tu sauras ce qu'il y a eu entre San' et Seb... Mais pas dans ce chapitre xD Mais ça arrive ne t'inquiète pas (je pense que tu seras vraiment surprise en plus ^^ )
LA NUIT. C'est l'arrivée de "la nuit" dans ce chapitre. Interdiction de sauter ce passage ! (eh oui, j'te connais xD)
Merci de ta review babe. Merci beaucoup 3
Lyméa:
Eh bien de rien XD Je suis contente d'être revenue aussi ! Merci à toi de continuer à reviewer alors que je suis tous sauf régulière dans mes publications .
Et attention, ne saute pas aux conclusions hatives : Seb n'est peut-être pas en vie. La maladie de Blaine peut aussi entrer en jeu.
Keskon007:
Ahaha! Une Seblaine hater ? xD Le baiser ne voulait rien dire. Plus une ancienne habitude qui reste dans la tête de Blaine.
J'aime te destabiliser ! xD Oui pas mal de personnes veulent comprendre ce qu'il s'est passé entre Seb et San. Je pense qu'aucun d'entre vous ne peut imaginer ce qui s'est passé entre ces deux là xD
"Ah oui et aussi je voulais te dire que cette fic est l'une (voire LA) meilleure que j'ai jamais lue". Cette phrase de ta review. Mais OH MON DIEU. Je te jure, quand je l'ai lue j'ai eu envie de pleurer. Tu as fait ma journée. Enfin je veux dire, c'est tellement beau de voir que ce qu'on écrit touche les gens et savoir que cette fiction est l'une de tes favorites... Ouah. Ca m'a tellement touché. Je mets beaucoup de moi dans cette histoire alors merci. Merci beaucoup.
darecrisp:
Alors, tout d'abord, merci pour tes deux reviews !
Merci d'avoir dit que mon écriture te touche. Toucher les gens, c'est que je recherche alors savoir que j'y arrive, c'est génial :)
En ce qui concerne Blaine au Glee Club, c'est une très bonne question. Il n'est pas un élève de McKinley, en effet. Mais dans la série, April a rejoint pour un temps la chorale, ce qui m'a donné l'idée pour la fiction. Blaine a une voix splendide et le Glee Club est out, Schuester alcoolique. Ils ont perdus la foi en eux-mêmes, même avec Kurt à leur tête, ils n'y croient pas. Ramener Blaine dans la chorale, c'est leur donner un espoir de gagner. C'est pour ça que Kurt court après Blaine au tout début de la fiction : il veut que son Glee Club gagne.
C'est vrai que la bipolarité n'est pas une maladie facile. Personellement, je n'en ai pas été témoin n'étant pas bipolaire et ne connaissant personne qui souffre de cette maladie. Mais je voulais en parler dans une fiction, pour que les gens savent qu'il n'y a pas que le schizophrénie et que parfois c'est dur aussi de ne simplement pas être en phase avec sois-même.
Paris était mon gros défi xD mes chapitres étaient dramas, alors ce voyage a apporté un peu de fluffy dans la fiction. Une façon de prendre une bouffée d'air frais avant d'attaquer autre ce qui est des sentiments de Blaine, ce chapitre devrait correspondre à tes attentes xDSantana énerve pas mal de monde xD Elle a eu un passé avec Seb. Une histoire compliquée que je dévoilerai plus tard dans la fiction :)
Seb a fait bien plus que tromper Blaine ...
ce chapitre c'est KLAINE POWA !
spaceceleste:
Merci pour ta review !
Oui CWM est très très sombre. D'ailleurs, je me suis peut-être laissée débordée, elle n'était pas censée être aussi noire au début. Mais j'en avais marre de toutes ces fictions où tout est facile et où le Klaine est destiné à être ensemble et que tout va bien. Je voulais un truc qui change, pas un autre remake :)
Je te promets que j'écrirai la fin xD Ca me prendra peut-être des années mais je l'écrirai. Cette fiction est mon bébé, je ne l'abandonnerai pas :)
Oui, je reparlerai de l'argent pour Paris. Kurt l'a eu d'une façon peu honnête. Il devra répondre de ses actes. Mais c'est une SL qui ne prendra pas énormément de place dans la fiction, tout le comme Glee Club est finalement relégué au dernier plan xD
La psychiatrie me fascine. Dans un an, je rentre en fac de médecine et je pense à peut-être me diriger sur de la psy... ou de la chirurgie mais ça on s'en fou xD Les maladies mentales m'ont toujours fascinées. Peut-être que c'est une fascination malsaine, surement même. Mais je l'assume. Après tout, elle a fait naître cette fiction !
Seb et San. On me pose pas mal de questions sur leur lien. Je n'ai qu'une seule réponse : patience.
Mon OS aha xD Mon premier essai lemon ! Merci beaucoup,je suis contente qu'il t''ai plu ! J'ai voulu faire une histoire derrière le lemon parce qu'écrire un lemon pour écrire un lemon, c'est pourri xD Si y'a pas de fond, y'a pas de raison que Blaine et Kurt se sautent dessus ^^
Merci beaucoup pour tes encouragements, bien que je ne sois pas (encore xD ) en médecine. Je n'ai que 17 ans (enfin presque) et je suis en première S xD
Je n'arrêterai pas d'écrire, promis :)
Le vent glacé caressa son visage, s'infiltrant sous le manteau qui le protégeait autant que possible du froid. En grelottant Blaine ouvrit un œil, puis deux. Son corps lui faisait mal. Il avait froid, ses articulations refusaient de fonctionner correctement et ses lèvres saignaient à cause des gerçures qui s'y étaient formées.
Blaine gémit et s'assit sur le banc où il avait passé la nuit. Il devait être encore assez tôt. Le soleil se levait à peine. Il était Peut-être huit heures du matin.
Le brun se leva. Il était vivant. Lui qui avait cru mourir sur ce banc était en vie. Il devait maintenant retourner chez Kurt et lui dire ce qu'il ressentait pour lui. Il ferma la fermeture éclair de son blouson et...
Un blouson ?
Blaine se débarrassa rapidement du vêtement qu'il portait pour l'examiner. C'était bien celui qu'il avait vu pendant sa crise de la nuit. C'était le blouson que Sebastian lui avait donné.
Ce n'était pas possible. Sebastian n'avait pas pu lui donner ce blouson puisque techniquement le Warbler était mort. C'était seulement une crise. Rien de plus.
Blaine réfléchit. Son corps avait déjà fait des choses, indépendamment de sa conscience. Peut-être s'était-t-il déplacé pour prendre ce blouson et que le vêtement s''était transposé dans son délire ...
Blaine ne chercha pas plus loin.
Il renfila la doudoune encore chaude et entreprit de sortir du parc.
Les rues étaient encore presque vides, bien que le ciel soit dépourvu de nuage. Le froid était plus mordant que jamais.
Quelques minutes plus tard, Blaine se tenait devant la porte d'entrée des Hummel-Hudson, sac à dos en main. S'était-on aperçu de son départ? Devait-il rentrer et retourner dans sa chambre comme si rien ne s'était passé?
Sans qu'il le décide, la poignée de la porte tourna.
«Blaine ?! Mais qu'est-ce que tu fais dehors par un froid pareil ? Je te croyais dans ton lit ! Tu es sorti ? Oh mon Dieu tu es totalement gelé ! Ça fait longtemps que tu es dehors ?»
Carole le traîna à l'intérieur et referma la porte derrière eux. La chaleur de la maison chassa rapidement les tremblements dont son corps entier était agité.
«Je vais bien Carole j'ai... J'ai seulement eu besoin de sortir pour réfléchir»
La femme le débarrassa de son manteau et passa un bras autour de ses épaules pour l'emmener dans la cuisine.
«Ne me refais plus jamais un coup pareil ! Tu auraispu mourir avec ce froid, tu en es conscient ?»
Blaine ne répondit pas et baissa la tête, penaud.
«Bon, déclara-t-elle en attrapant un bol dans un placard de la cuisine. Je dois absolument aller faire des courses. Ce soir c'est le réveillon et je n'ai rien de prêt. Je te fais un chocolat chaud pour te réchauffer et après je file.»
Elle mélangea de la poudre de cacao avec du lait dans le bol qu'elle déposa ensuite dans le micro-onde.
«-Et tu me feras le plaisir de prendre un bain bien chaud également. Il faut réchauffer ton organisme, regarde-moi ça, tu es tout blanc !
-Ça va aller Carole, la rassura Blaine touché par l'inquiétude de la femme à son égard.
-Je sais que ça va aller mon chéri, assura-t-elle en s'approchant de lui.»
Elle posa ses deux mains sur les joues de Blaine avant de le prendre dans ses bras.
«Mais ne me refais plus jamais un coup pareil. Nous ne voulons pas te perdre. Imagine la réaction de Kurt si jamais...»
Elle ne termina pas sa phrase, incapable de formuler sa pensée avec des mots.
Le micro-onde sonna, signe que le chocolat de Blaine était prêt. Carole se détacha du garçon et s'empara du bol qu'elle posa sur la table.
«Je dois filer. Si tu veux des gâteaux avec ton chocolat, sers-toi. Il y en a dans le placard du bas. N'hésite surtout pas, je ne veux pas que tu meuresde faim.»
Elle attrapa son manteau posé sur le dossier d'une chaise, ainsi que son sac à main et sortit.
Blaine resta dans la cuisine quelques minutes, totalement ébahi. Pendant un court instant, il avait eu l'impression de retrouver sa mère quand celle-ci lui apprenait encore les rudiments du piano.
Après s'être remis de ses émotions, il ouvrit le placard indiqué par Carole et débusqua une brioche aux pépites de chocolat dont il s'empara. Il prit aussi une banane qui reposait dans la corbeille de fruits et entreprit de dévorer son petit déjeuner.
Mais, alors qu'il avalait des bouts de brioche,ses pensées ne tournaient plus qu'autour d'une seule et unique personne : Kurt.
Il s'attendait à tout moment à voir descendre le garçon. Il était à présent huit heures et demie et Kurt était plutôt du genre lève-tôt. Pourtant, lorsque Blaine déposa son bol dans le lave-vaisselle, Kurt n'était toujours pas levé.
Le brun monta les escaliers, doucement. Il s'arrêta devant la chambre de Kurt. Il avait envie d'entrer. Très envie. Il avait besoin de Kurt, de sentir son ancre à ses côtés. Il fallait qu'il lui montre ses sentiments. Blaine avait réfléchi à ça. La vie était courte, il le savait mieux que quiconque.
Toc toc.
De l'autre côté de la porte, Kurt grogna un«entrez»et Blaine tourna la poignée.
«C'est moi.»
Kurt se releva dans son lit, surpris. Il était pourtant persuadé que c'était Carole qui frappait à sa porte.
«B...Blaine? Mais qu'est-ce tu fais là? Déjà debout?»
Il passa une main dans ses cheveux, rougissant en pensant à la tête qu'il devait avoir.
Comme dit San : sourit et tu seras toujours sexy.
Blaine s'approcha du lit en fixant ses doigts entremêlés.
«-J'espère que je ne te réveille pas...
-Non non, assura Kurt qui ramena ses jambes sous lui pour faire de la place. Vas-y assieds-toi.»
Blaine hésita, avant de finalement s'asseoir sur le lit à l'endroit que Kurt lui avait indiqué.
D'un coup, il ne savait plus vraiment ce qu'il faisait là. Ce qu'il devait dire, faire. Hier encore il était totalement effrayé par le baiser de Paris. Maintenant, toutce qu'il voulait, c'était recommencer, encore et encore. Parce qu'embrasser Kurt le faisait se sentir vivant.
«Je... Je voulais parler de Paris.»
Kurt fronça les sourcils.
«Écoute Blaine, si c'est encore une question d'argent, je t'ai déjà dit que je gérais tout. J'ai emprunté de l'argent et je trouverai un moyen de le rendre. Ne t'en fais pas pour ça.»
Blaine secoua la tête.
«-Ce n'était pas d'argent que je voulais te parler.
-De quoi alors ?»
Blaine soupira. Il n'avait jamais été très bon avec les mots. Ces sentiments, il les exprimait soit en chanson, soit par des actes. Malheureusement, aucun piano n'était dans le coin et de toute façon le cerveau agité de Blaine n'arrivait pas à trouver un titre approprié. Il ne restait qu'une seule solution.
«Ferme les yeux, dit Blaine »
Kurt allait de surprise en surprise. Pendant quelques secondes, l'idée que Blaine soit en pleine crise lui traversa même l'esprit. Pourtant, lorsqu'il planta son regard dans les noisettes en face de lui, il lui était facile de dire que Blaine était tout à fait normal. Ses yeux étaient posés, quoiqu'un peu nerveux peut-être, mais rien à voir avec ce que Kurt avait déjà pu voir. Le brun était dans son état normal et c'était peut-être encore plus déstabilisant pour le châtain.
Blaine voyait que Kurt hésitait.
« Kurt, est-ce que tu me fais confiance ?' Lui demanda-t-il alors. »
Confiance ? Kurt ne s'était jamais posé la question. Avait-il confiance en Blaine ou non ? Lui confierait-il sa propre vie ? Il était amoureux du bouclé et ça, c'était un fait. Y avait-il de l'amour sans confiance ?
«-Je crois que oui, répondit finalement le châtain.
-Alors ferme les yeux.»
Après un dernier regard interrogateur dirigé vers Blaine, Kurt obtempéra et ferma les paupières.
Le silence régnait dans la chambre. Kurt entendait à peine la respiration de Blaine, pourtant légèrement heurtée. Son cœur battait un peu plus vite. Ses mains étaient moites.
A vrai dire, il savait ce quiallait se passer. C'était plutôt évident. Et pourtant, il refusait d'y croire. Ce genre de choses nepouvaitarriver que dans les films, pas à lui, Kurt Hummel. Il ne voulait pas se faire de faux espoirs. Il ne voulait pas y croire, tout comme il ne voulait pas croire en Come What May de peur d'être déçu par la suite.
Et pourtant, plus le temps passait plus il y croyait. Au baiser et à la chanson. En lui et en Blaine. Le destin avait décidé d'arrêter de ruiner sa vie et de mettre le bouclé sur son chemin.
Blaine tremblait. Chaque fibre de son être était en alerte. Kurt était devant lui, yeux clos, sans bouger. Il était beau. Peut-être même n'avait-il jamais été aussi beau à ses yeux.
Ce qu'il s'apprêtait à faire changeraitleur vie, à tous les deux. Ils ne seraient plus Blaine et Kurt, deux amis qui se sont rencontrés au détour d'un couloir. Ils seront deux hommes qui s'aiment. Et ça, Blaine était enfin prêt à l'accepter.
Jamais je ne te blesserai, promit-il à Kurt en pensée. Jamais je ne toucherai à un seul de tes cheveux.
Il s'approcha encore un peu plus prè visages n'étaient qu'à quelques centimètres. Kurt sentait le souffle de Blaine contre ses lèvres. Il avait envie de se pincer. Tout ça ne pouvait pas être réel, ça pouvait pas l'être, c'était bien trop beau.
Il cessa de penser quand les lèvres de Blaine touchèrent les siennes.
Au début, ce n'était qu'un effleurement. Deux bouches qui se touchaient à peine, profitant du goût de l'autre. Vanille-Cannelle. Menthe poivrée. Puis, Blaine posa sa main sur la joue de porcelaine de Kurt, et ses lèvres commencèrent à bouger. Le baiser s'amplifia. Kurt passa ses doigts dans les boucles de Blaine et quémanda l'accès à sa bouche d'un coup de langue. Un accès que Blaine lui autorisa.
Leurs langues dansaient une danse qu'eux seuls connaissaient. Pour Kurt, tout était amplifié. Chaque son, chaque toucher, chaque respiration. Àfleur de peau, il ressentait tout plus intensément que jamais.
Quant à Blaine, il perdait peu à peu le contrôle. Il avait déjà embrassé Kurt mais dans un moment de désespoir. Il n'aurait jamais pu imaginer que l'embrasser pourrait ressembler à ce qui était en train de se passer. C'était comme si son sang recommençait à circuler, son cerveau ne réfléchissait plus, ses mains échappaient à son contrôle. Il ne pouvait pas s'empêcher de toucher Kurt, de caresser chaque parcelle de son visage.
Leurs souffles se firent haletants et ils manquèrent d'air. Kurt rompit le baiser. Blaine plongea dans son cou, embrassa sa nuque, chérit chaque parcelle de peau. Kurt agrippa ses boucles et rapprocha le corps du brun du sien.
Ils avaient chaud. Très chaud. Leurs cerveaux bouillonnaient, ils étaient incapables de penser. Ce qu'ils étaient en train de faire était naturel. C'était comme ça. C'était comme s'ils savaient tous les deux que ça devait se finir ainsi.
Les mains de Blaine se firent plus pressantes. Elles glissèrent dans le dos du châtain et s'emparèrent de son T-shirt. Il se détacha de Kurt et entreprit d'ôter le vêtement qui commençait à être de trop. Kurt leva les bras et le T-shirt glissa le long de sa peau.
Un fois fait, Blaine le poussa sur le lit. Ses lèvres glissèrent le long du torse imberbe et Kurt ferma les yeux.
«Blaine..., soupira-t-il.»
Sa voix eut l'effet d'une décharge électrique pour le brun. Sa bouche descendait toujours plus bas sur le torse de Kurt, jusqu'à rencontrer son bas de pyjama. Un seul coup d'œil appris à Blaine que le châtain était aussi dur que lui.
Il joua un moment avec l'élastique alors que Kurt soupirait son prénom, encore et encore. Mais Blaine n'avait pas l'air décidé à obtempérer.
Kurt se retourna, prenant pour la première fois le contrôle de leur étreinte. Il ôta les couches de vêtements que portait Blaine puis prit quelques secondes pour admirer son torse.
«Tu aimes ce que tu vois Porcelaine ? Le taquina Blaine.»
Kurt haussa un sourcil.
«Ne m'appelle pas Porcelaine quand je suis sur toi, veux-tu ?»
Blaine allait répliquer mais Kurt l'embrassa tendrement, le condamnant au silence.
Blaine n'allait surtout pas s'en plaindre.
Puis, Kurt descendit jusqu'à l'entre-jambe du brun. Il lui retira son pantalon, ainsi que son caleçon, de façon à laisser Blaine à l'air libre.
Le brun ne pouvait pas détacher ses yeux de Kurt, ôcombien sexy dans cette position. Il ressemblait à un ange échevelé tombé du ciel. Son ange gardien peut-être, venu pour le sauver.
Le châtain souffla sur le pénis du brun qui frissonna de plaisir. Ses yeux se fermèrent et ses joues se contractèrent. Kurt remarqua une goutte de sueur qui dégringolait le long de sa tempe. Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, Kurt déposa un baiser sur la verge dressée du brun qui donna un coup de rein.
Blaine n'en pouvait plus. Son cœur battait comme s'il cherchait à s'échapper de sa poitrine. Il donna un autre coup de rein. Kurt plaqua ses mains sur ses hanches avec force, de façon à ce qu'il ne puisse plus bouger et prit le brun dans sa bouche.
Le souffle coupé, Blaine émit un petit cri plaintif. Kurt commença des mouvements deva-et-vientsur le pénis de Blaine, tout en fixant son visage. Blaine gémit, gémit, gémit au fur et à mesure que Kurt augmentait la cadence. Alors qu'il était sur le point de venir, Kurt lâcha sa verge. Le manque des lèvres de Kurt sur son sexe fit geindre Blaine.
Le brun se releva et prit Kurt dans ses bras. Leurs bouches se rencontrèrent et Blaine débarrassa Kurt du reste de ses vêtements tout en l'embrassant langoureusement.
Il était tellement chanceux. Tellement chanceux de pouvoir étreindre Kurt de cette façon. Tellement chanceux que cet homme merveilleux veuille de lui tout en sachant ce qu'il savait.
Il l'aimait. Il n'y avait pas d'autre mot. Il l'aimait et il voulait lui montrer. Il voulait lui faire l'amour comme si c'était le seul moyen de lui montrer qu'il l'aimait. Comme si la parole lui avait été enlevée et que son corps était son seul instrument.
Il respira profondément. Il devait se contrôler. Il devait faire passer le plaisir de Kurt avant le sien.
Kurt tenta de le rallonger. Blaine refusa et renversa Kurt sur le côté avant de s'installer sur ses cuisses.
Kurt comprenait. Blaine n'était pas prêt à s'offrir à lui de cette façon.
«Tu as ce qu'il faut? Chuchota le brun à son oreille»
Kurt acquiesça alors que Blaine déposait de légersbaisers sur sa joue, sa tempe et sur sa nuque. Il le repoussa doucement et attrapa un tube de lubrifiant et des préservatifs qu'il gardait toujours dans sa table de nuit.
Blaine s'en empara et ouvrit le lubrifiant.
Kurt n'en revenait pas. Blaine était tellement beau. Un tel apollon. Son corps était parfait, ses yeux sans fin et son odeur envoûtante.
Le brun laissa couler du gel sur ses doigts et s'allongea sur le torse de Kurt. Il devait être doux. Le plus doux possible. Il ne ferait pas de mal à Kurt. Jamais
Mais ça faisait longtemps. Très longtemps. Le dernier homme qu'il avait touché de cette façon était Sebastian. Et Sebastian, c'était une autre vie.
Kurt remarqua la lueur de doute dans les yeux de son amant. Il attira son visage à lui et emprisonna sa bouche dans un tendre baiser. Sa main entoura le poignet du brun qu'il dirigea vers son entrée.
Kurt n'était pas vierge. Il avait déjà fait ça plusieurs fois. Des coups d'un soir à New-York.
«Ça va aller, Blaine.Ça va aller, murmura-t-il contre ses lèvres.»
Blaine ancra ses yeux dans les océans de Kurt. Les petits océans dans lesquels il s'était noyé tant de fois.
Mais même la tête sous l'eau, il respirait. Kurt lui apportait tout l'oxygène nécessaire à sa survie. Kurt était sa bouteille d'oxygène.
Doucement, il fit glisser ses doigts en lui. Le châtain ferma les yeux, et émit un léger gémissement. Blaine s'arrêta, ne voulant pas le blesser.
«Ça va Blaine. Ça va. Laisse-moi juste le temps de m'habituer...»
Kurt captura les lèvres de , il commença à bouger sous le corps du brun. Blaine comprit le message et entreprit de légers mouvements deva-et-vienten Kurt.
Le châtain se cambra sous lui. Ses yeux se révulsèrent et il chercha le contact des lèvres de Blaine encore une fois.
«Embra... Embrasse-moi, demanda-t-il»
Blaine plongea dans son cou et recouvrit sa nuque de baisers. En un point, sa bouche insista plus, aspirant la peau de porcelaine. Il le marquait. Il montrait au reste du monde qu'il aimait Kurt.
Ses doigts s'agitaient toujours à l'intérieur de son amant. Il sentait le corps du châtain s'ouvrir, il entendait sa respiration erratique à son oreille, il ressentait les mouvements incontrôlés de son corps parfait allongé sous lui.
Il se recula pour regarder Kurt. Le châtain avait les yeux fermés, la bouche ouverte en forme de«O»dont sortait des petits gémissements qui augmentaient en volume au fur et à mesure des va-et-vient de ses doigts.
«B... Blaine. Plus. Je veux plus. Je te veux. B... Blaine.»
Le cœur de Blaine courait un marathon. Ou peut-être un contre-la-montre, il ne saurait le dire.
Kurt le voulait. Il le voulait lui.
Des larmes emplirent ses yeux. Des larmes de bonheur. Kurt. Kurt. Kurt. Tout n'était plus que Kurt. Tout son monde ne se résumait plus qu'à lui. Il était son soleil, son ciel, sa terre, sa mer, sa forêt. Il était tout. Il était Kurt.
Le châtain trépignait d'impatience. Il voulait Blaine. Il voulait que Blaine le possède. Il possédait déjà son cœur. Kurt voulait qu'il ait son corps aussi.
Blaine retira ses doigts et Kurt grogna. Il n'aimait pas cette sensation de vide. Il voulait Blaine. Il le voulait dans son entier. Il s'empara du préservatif qu'il s'empressa de retirer de son emballage et le plaça sur la verge tendue de Blaine. Au contact, Blaine ferma les yeux. Les doigts de Kurt étaient doux et chauds. Tendres et pourtant impatients.
Une fois le préservatif mis, Blaine hésita.
Ça faisait tellement longtemps. Et il n'avait pas eu l'habitude d'être avait tout contrôlé. Il avait contrôlé sa vie, ses pensées.
Kurt contrôlait aussi sa vie. Mais d'une autre manière. Pas de façon malsaine.
Il aurait pu demander à Kurt d'être au-dessus. Mais il n'était pas prêt à se livrer de cette façon. Pas encore. Qu'on lui laisse un peu de temps...
«Je te guiderai, chuchota Kurt...»
Une larme s'échappa des yeux de Blaine. Kurt était parfait. Il était la perfection. Sa perfection. L'homme qu'il avait cherché toute sa vie.
Il avaitpresque envie de lui dire qu'il l'aimait. Parce que c'était vrai. Parce qu'il ne l'avait jamais aimé autant qu'à ce moment-là. Mais les mots ne se formaient pas sur ses lèvres, ils restaient coincés au fond de sa gorge.
Trop tôt. Il était tout simplement trop tôt.
Àla place, ilchuchota:
«Tu es parfait.»
Kurt rigola.
«J'ai toujours été un bon coup.»
Blaine rit et finalement, s'enfonça doucement en Kurt.
Le garçon était étroit autour de lui. Peut-être ne l'avait-il pas assez préparé. Peut-être allait-il lui faire mal.
Kurt plaça ses mains sur ses hanches, les yeux fermés, le souffle coupé. Blaine était imposant en lui. Très imposant. Kurt avait besoin de temps pour s'habituer.
Le brun voulu se retirer en voyant que Kurt souffrait. Mais le garçon l'en empêcha. Il le voulait. Il voulait sentir Blaine de cette façon. Rien ne justifiait de rompre la connexion qu'ils avaient installée, pas même la douleur.
Kurt bougea sous Blaine. Doucement d'abord. Avec ses mains sur les hanches du brun, il lui donna un rythme lent.
Blaine le pénétra dans sa totalité.
La sensation était à couper le souffle. Il sentait chaque mouvement, chaque respiration, chaque battement de cœur de Kurt. Il le ressentait.
Kurt augmenta le rythme, demandait toujours un peu plus. Il s'était détenu autour de Blaine, qui glissait maintenant avec facilité.
Leurs respirations étaient erratiques. De temps en temps, leurs lèvres se rencontraient mais ce n'était que dents et langues qui peinent à se trouver. Àchaque coup de hanche, à chaque fois que Blaine entrait en Kurt une nouvelle fois, ils s'envolaient un peu plus loin. Ils quittaient le monde des simples mortels et frôlaient un peu plus les étoiles du monde qu'ils se construisaient.
Les mains de Kurt se posèrent sur les fesses de Blaine. Plus,plus,plus. Il voulait plus de Blaine, plus de ce contact qui le rendait fou.
Blaine donna un coup de hanche un peu plus violent.
Kurt se cambra un peu plus à la rencontre de son amant.
Puis ils touchèrent les étoiles.
Ils jouirent tous les deux au même moment, Blaine se déversa dans le préservatif et Kurt entre eux deux.
La tête de Blaine tournait. Celle de Kurt n'était plus qu'un amas de sensations trop puissantes pour son pauvre petit corps fragile.
Blaine se retira, ce qui fit gémir Kurt, qui ne pouvait plus sentir son amant en lui. Le bouclé déposa un baiser sur les lèvres de Kurt. Ils cherchaient tous deux à reprendre leur respiration, à descendre des étoiles où ils avaient grimpé ensemble.
Kurt enroula ses bras autour de Blaine qui retomba sur le côté. Le brun chassa quelques cheveux mouillés du front du châtain.
Océan. Noisette.
Kurt déposa un baiser sur le nez de Blaine. Blaine rit. Kurt se blottit dans ses bras.
Vanille-Cannelle. Menthe poivrée. Leurs deux odeurs se mélangeaient jusqu'à n'en être plus qu'une.
Kurt ferma les yeux. Il n'avait pas envie de parler. Il n'avait même pas envie de bouger. Il voulait rester là pour toujours, blotti dans les bras de Blaine. Parce qu'il savait que c'était sa place à présent.
Home Sweet Home.
Blaine ferma les yeux, serrant contre lui le corps humide de Kurt, comme s'il avait peur qu'il ne s'enfuie. Comme s'il avait peur de se réveiller sur ce banc où il passait avant la nuit et qu'il réalise que tout ça n'était qu'une crise. Une autre crise qui lui aurait amené Kurt, qui lui aurait amené cette vie, qui lui aurait amené une nouvelle maison.
Home Sweet Home.
Le téléphone de Kurt sonna. Le châtain fronça les sourcils, se demandant qui pouvait essayer de le joindre à cette heure si matinale. Il fut encore plus surpris lorsque le prénom de Brittany s'afficha à l'écran.
Il se défit de l'étreinte de Blaine et s'empara de son téléphone.
« -Allô?
-Kurt? C'est moi, Britt' »
La voix de la blonde paraissait paniquée.
« -Brittany, qu'est-ce qui se passe? Quelque chose ne va pas?
-C'est Santana ! »
Le cœur de Kurt tomba dans sa poitrine.
« -Il est arrivé quelque chose à Santana?!
-Non, non. Elle va bien c'est seulement que... »
Brittany avait l'air de cacher quelque chose. Quelque chose que Kurt devait savoir mais qu'elle ne voulait pas lui dire.
«Brittany, dis-moi cequise passe. »
Silence.
« -Brittany!
-Ne la laisse pas tout détruire, Kurt. Ne l'écoute pas, je suis sûre qu'il y a une explication à tout ça. Ne la laisse pas tout détruire.
-Brittany expliques-toi, je ne comprends rien. »
De l'autre côté du lit, sentant son amant nerveux, Blaine s'assit et déposa un baiser sur l'épaule de porcelaine de Kurt pour le calmer.
« -Santana arrive. Avec un lourd secret. Je ne sais même pas si c'est vrai Kurt. En toutcas, il doit y avoir une explication. Ne la laisse pas gagner.
-Tu parles d'elle comme quelqu'un d'horrible alors que vous allez vous marriez Britt'... s'inquiéta Kurt. »
Brittany sanglota à l'autre bout du fil.
« -Je devais épouser ma licorne. Mais Santana ne l'est plus. Je lui ai demandé de quitter la maison.
-QUOI ?! »
Dans sa voiture, Santana était en larmes. Elle tentait tant bien que mal de chasser l'eau de ses yeux, sans succès. Les larmes coulaient, encore et toujours, déposant sur ses lèvres un goût de sel. Elle avait du mal à cligner des yeux. Le mascara poisseux l'en empêchait. Ses mains tremblaient sur le volant, rendant sa conduite incertaine.
Elle avait tout perdu.
Brittany était son monde.
Elle avait perdu Brittany.
Elle s'était perdue.
Comment avait-elle laissé cette situation s'installer? Pourquoi avait-elle choisi Anderson? Pourquoi? Pourquoi?
Elle n'avait plus qu'un seul but dans sa vie. Détruire Anderson comme il l'avait détruit elle.
Son pied s'enfonça sur l'accélérateur. Elle roulait trop vite, beaucoup trop vite. Mais elle s'en fichait. Il fallait qu'elle le détruise. Une bonne fois pour toutes.
Santana avait oublié son but premier: protéger Kurt. Elle était bien trop impliquée. Ce n'était plus une histoire entre Kurt et Blaine. C'était entre elle et Anderson à présent.
Àqui détruirait la vie de l'autre en premier.
Anderson avait gagné le premier round. Santana comptait bien prendre sa revanche.
Santana si tu passes cette porte, toi et moi c'est fini.
Les pleurs de Santana redoublèrent. Sa douce Brittany. Son amour, son cœur, sa vie. Qu'allait-elle devenir sans elle?
Tu préfères détruire un couple plutôt que de consolider le nôtre. Santana qui es-tu?
Elle était celle qui finirait Anderson une bonne fois pour toutes.
Je ne te reconnais plus. Tu vas détruire Kurt.
Non. Elle lui sauverait la vie.
C'est fini.
Elle freina brutalement. Sa voiture était arrêtée devant la maison des Hummel-Hudson.
Elle resta un moment assise dans la voiture, cherchant tant bien que mal à calmer ses pleurs. Elle ne pouvait définitivement pas se montrer comme ça devant son ennemi juré.
Même pour Anderson, Santana Lopez se devait d'avoir du panache.
Alors, elle fit ce qu'elle savait faire le mieux. Elle remit en place cette carapace qu'elle portait avant que Brittany ne chamboule toute sa vie. Elle redevint cette salope sans cœur que personne ne pouvait atteindre.
La carapace fonctionna. Les larmes se tarirent et son visage devint de marbre.
Elle essuya les traces de mascara sur ses joues, se remaquilla rapidement et attendit que ses yeux dérougissent.
Ne pense pas à Brittany. Ne pense pas à Brittany.
Sentant la carapace se fissurer, elle focalisa toute son énergie sur Anderson et la haine qu'elle lui portait.
Elle le détruirait. Elle aurait sa vengeance.
Finalement, elle sortit de la voiture et remonta l'allée de la maison. Le moment de vérité avait sonné.
Sans prendre la peine de frapper à la porte, Santana tourna la poignée et poussa la porte d'entrée.
«Santana c'est toi? hurla Kurt de l'étage. »
Tiens,je suis attendue. Parfait.
«Ouais c'est moi. Descend, il faut qu'on parle. Et ramène le Hobbit avec toi.»
Elle entra dans le salon et tira une chaisesur laquelleelle s'assit. Ses doigts commençaient à jouer sur le bois quand la voix de Kurt résonna une nouvelle fois à l'étage.
«Je viens d'avoir Brittany au téléphone. »
Le corps de la brune se tendit. Que lui avait dit la petite blonde ?
« -Et alors?
-Elle m'a dit que vous aviez rompu.»
L'escalier grinça sous les pas de Kurt qui descendait. Santana tourna la tête vers son ami qui avait l'air suspicieux.
« -C'est vrai? Insista Kurt.
-Que t'a-t-elle ditd'autre ?
-Elle m'a dit de me méfier »
Le cœur de la Latina se serra. Brittany lui avait dit de se méfier d'elle. Elle ne lui faisait plus confiance. Plus du tout. Elles étaient finies. Pour de bon. Tout le monde se retournait contre elle. Ce n'était plus le monde contre Anderson. C'était le monde contre elle.
Et ça faisait mal.
Une petite voix au fond d'elle lui murmura qu'elle l'avait cherché. Que son enquête était ce qui lui avait apporté tout ce malheur. Qu'elle avait délaissé Brittany au profit d'Anderson et qu'elle n'avait que ce qu'elle méritait.
Les méchants n'avaient jamais droit aux fins heureuses. En toutcas, dans les contes que lui lisaient sa grand-mère, ça se passait toujours comme ça.
Ta carapace Santana. Ta carapace. Tu n'as pas le droit de t'effondrer maintenant. Tu es forte. C'est toi qui asraison. Tu es celle qui fait ce qu'il faut. Anderson est le méchant. Tu ne l'es pas. Ne le laisse pas te faire croire que tu l'es.
« Ce n'est pas de moi qu'il faut te méfier Kurt ! »
Des pas se firent entendre en haut de l'escalier.
« Anderson? Appela Santana. Vas-tu descendre de là-haut? C'est de quoi que je suis venue parler. »
Kurt se retourna vers Blaine, ne comprenant rien à la situation. Santana et Brittany avaient rompues. Santana avait accouru chez lui et arborait une expression effrayante de froideur et de détermination. Elle semblait en vouloir après Blaine...
Quelque chose ne tournait pas rond.
Blaine descendit les escaliers lentement.
« Qu'est-ce qui t'arrive Satan ? T'asbesoin de cracher ton venin ? »
Santana se leva de son siège et croisa les bras sur sa poitrine.
« Pas vraiment le Hobbit. Je suis là pour te rafraîchir la mémoire. »
Blaine passa la dernière marche. Il regarda Kurt qui avait les yeux fixés sur Santana. Rien de ceci n'était normal. Santana était venue dans un but bien précis. Lui rafraîchir la mémoire ? Que pouvait-elle savoir? Rien. Rien, elle ne pouvait rien savoir.
Brittany avait dit que la brune détruirait tout.
Les mains du brun se firent moites. Son cœur battit un peu plus vite. Ses jambes flageolèrent.
« Santana ne tourne pas autour du pot, gronda Kurt, tout aussi nerveux que Blaine. »
La Latina sourit. Enfin. Enfin son moment de gloire était arrivé. Sa vengeance. Elle se vengeait de tout ce qu'elle avait subi à cause d'Anderson. Elle se vengeait de ses nuits blanches, de sa peur pour Kurt, de sa rupture avec Brittany.
Elle le détruirait.
Si tu révèles tout Santana, ce n'est pas Blaine que tu vas détruire. C'est Kurt, avait dit sa blondinette avant qu'elle ne sorte de la maison.
Santana si tu passes cette porte, toi et moi c'est fini.
Elle avait passé la porte. Parce que malgré tout, elle devait finir ce qu'elle avait commencé.
Était-elle devenue folle ? Peut-être. Peut-être que toute cette histoire luiétaitmontée à la tête. Sûrement même. Mais c'était pour cette raison qu'elle devait tout terminer. Elle devait rayer Blaine Anderson de leur vie à tous.
Après, elle recollerait les morceaux avec Brittany.
C'est fini.
Brittany avait pleuré. Elle avait fait pleurer Brittany. Elle lui avait hurlé dessus.
C'est fini.
Sa blondinette était peut-être totalement perdue finalement...
«Je n'en ai pas l'intention, répondit Santana. Je veux juste voir le visage d'Anderson se décomposer lorsqu'il comprendra ce que je m'apprête à te révéler Kurt. »
Blaine pâlit. Son cœur s'arrêta.
Non.
« -Blaine de quoi est-ce qu'elle parle ?
-Je sais tout Anderson. Je sais que tu as tué Sebastian. Je sais que si tu as été en prison c'est à cause de ce meurtre. Et je sais que je ne te laisserai pas un malade de ton genre s'approcher de Kurt
-Santana n'importe quoi. Tu réfléchis avant de parler ?! »
Kurt secoua la tête. Jamais Blaine n'aurait fait un truc pareil. Santana dépassait les bornes.
Il comprenait maintenant pourquoi Brittany l'avait fichu à la porte.
«Demande-lui! S'écria Santana en montrant Blaine du doigt. Demande-lui si je mens. »
Le brun ne bougeait pas, regardant Santana sans vraiment la voir.
Il ne laisserait rien paraître. Absolument rien. Parce qu'il était Blaine Anderson et parce qu'en face de lui se tenait la plus grande garce de l'univers. Mais à l'intérieur, Blaine ne ressemblait en rien à l'homme de glace qui fixait Santana.
Alors c'est comme ça que tout allait se terminer? C'est comme ça que finalement Santana détruirait sa seule chance d'avoir une vie?
Rage. Douleur. Tristesse. Dévastation.
Son cœur. Les mots de Santana l'avaient retourné, torturé, écrabouillé.
Son cerveau. Balayé par une tempête de sentiments bien trop forts. L'envie de pleurer et de frapper Santana en même temps.
Le reste de son corps. Stoïque. Sans gestes. Statue de pierre sans sentiment.
« Santana mais réfléchit deux minutes, s'emporta Kurt. Il s'agit de Blaine. Blaine. Mon ... Ami. Tu as foutu ton couple en l'air tu veux aussi tout gâcher entre nous? Blaine n'a jamais rien fait de tel. Ne l'accuse pas d'une chose aussi horrible! Le monstre qui a fait ça n'est pas Blaine. Blaine n'est pas un monstre! »
Kurt se frappa la tête avec la paume de sa main. Il ne parvenait pas à y croire. Il savait que Santana n'aimait pas Blaine. Il savait qu'elle n'aimait pas l'idée qu'il pouvait y avoir quelque chose entre eux. Mais alors quoi? Elle se sentait obligée d'inventer cette histoire totalement stupide pour les séparer?
Kurt ne se laisserait pas avoir. Il ne croirait pas Santana parce qu'il savait que Blaine n'aurait fait ça.
Il s'approcha du brun, tentant de décrypter son expression. Mais rien. Il ne pouvait pas lire son visage.
Il était peut-être un peu plus pale qu'habituellement. Peut-être que cette veine dans son cou était un petit peu plus tendue. Peut-être que ses joues étaient un peu plus contractées...
Que de peut-être que Kurt ne pouvaitcertifier.
Il glissa sa main dans celle de Blaine, qui n'opposa aucune résistance et la serra fort. Pour lui montrer qu'il était là, qu'il ne l'abandonnerait pas, qu'il ne croyait pas Santana.
Pendant quelques secondes, Blaine avait voulu retirer sa main. Il ne la méritait pas. Kurt avait tort. Il était un monstre. Santana avait raison. Il pourrait le blesser, ou pire. Mais non, il ne fit pas un mouvement. Parce qu'il était égoïste et qu'il savait que c'était la dernière fois que la main de Kurt enlaçait la sienne. C'était le moment. Celui où Kurt apprenait la vérité. Celui où Blaine retournait à sa vie de misère et traquerait la moindre lame de rasoir pour se l'enfoncer dans le bras.
Les larmes lui montèrent à la gorge. Il avait aperçu un avenir avec Kurt. Il avait pensé que peut-être, son passé pouvait s'envoler. Qu'il pourrait vivre sans. Mais non, le passé la rattraperait toujours.
Sebastian n'était pas sorti de sa vie. Il était toujours là, à prendre sa revanche à chaque instant.
«Ne t'es-tu jamais demandé pourquoi le Hobbit a fait de la prison ?! Insista Santana»
Pourquoi était-ce si dur pour Kurt de comprendre ? Pourquoi ne pas la croire alors qu'il la connaissait depuis des années. Blaine n'était arrivé dans sa vie que récemment.
Elle grimaçaàla vue des mains entrelacées des garçons. Elle voulait se jeter sur eux pour les séparer. Elle voulait emmener Kurt loin de ce connard.
Avant qu'il ne soit trop tard.
Avant que Kurt ne tombe amoureux.
Amoureux...
Elle leva les yeux vers le châtain. Elle croisa son regard et y lut de la détermination et de la confiance en l'homme qui se tenait à ses côtés. Ses yeux descendirent vers leurs mains entrelacées.
La façon dont Kurt enserrait celle de Blaine. La pression de ces doigts, forte mais douce.
Non. Non il n'avait pas pu faire cette connerie.
«Blaine n'est pas un tueur, répondit Kurt en serrant des dents.»
Alors, Santana comprit que ça ne servirait à rien. Que Kurt ne la croirait pas tant que Blaine ne lui avouerait pas. Aux yeux du châtain, elle n'avait pas de crédibilité.
L'amour rend aveugle, dit-on.
Elle aurait beau se battre bec et ongles, donner tout ce qu'elle avait, elle échouerait.
Anderson était le grand vainqueur.
Elle avait perdu.
En réalité, elle avait perdu dès le début. Dès que le cœur de Kurt avait commencé à battre un peu trop vite pour Blaine.
Ce n'était pas son genre. Et pourtant, elle baissa les bras.
Fatigué, son masque tomba. Sa rage envers Anderson, sa volonté de le détruire se transforma en tristesse et en fatigue.
Elle venait de perdre Brittany. Elle venait de perdre Kurt. Et elle venait de perdre la seule bataille qui justifiait le tout.
Anderson gagnait. Sur tous les tableaux.
Alors, au lieu de chercher à convaincre Kurt, elle s'adressa directement à Blaine, toujours sans réaction visible.
«Un jour Kurt réalisera qui tu es vraiment. Un jour ton masque tombera. On ne chasse jamais qui l'on est. Et toi Anderson, tu es un tueur. Tu as tué Smythe à mainsnues,tu l'as battu jusqu'à ce qu'il lâche son dernier souffle. Tu es un monstre. Et Kurt s'en rendra compte. Tu perdras. Mais en attendant, sache que je surveillerai le moindre de tes faits et gestes. Touche à un seul cheveu de Kurt et cette fois-ci, c'est moi qui te descends.»
Elle prit un moment pour que ses paroles pénètrent bien dans l'esprit du brun. Blaine la fixait. Encore et toujours. Ses yeux s'étaient réveillés mais elle ne pouvait rien y lire. Trop d'informations. Rage tristesse désespoir excuses.
Rage parce qu'une part de lui voulait étrangler Santana pour qu'elle ne révèle jamais cette affreuse vérité. Pour qu'elle ne détruise pas tout.
Tristesse parce qu'il savait que Santana avait raison. Parce qu'une partie de lui était résigné depuis longtemps. Il était Blaine Anderson, assassin de Sebastian Smythe. Il méritait de mourir de froid dans la rue, seul.
Désespoir parce qu'il n'était pas prêt pour ça. Parce qu'il avait effleuré le bonheur et parce qu'il s'échappait doucement à présent. Aussi fragile qu'une bulle, il avait éclaté.
Excuses parce que tout était de sa faute. Parce que Kurt souffrirait et parce que par sa faute Santana avait rompu avec l'amour de sa vie. Peut-être même s'excusait-il de toujours exister.
Blaine ne savait même pas comment autant d'émotions pouvaient cohabiter dans son crâne sans qu'il explose.
Santana tourna la tête vers Kurt et pointa son doigt vers lui.
«-Quant à toi Kurt, ne vient jamais me dire que je ne t'avais pas prévenu. Tu sais maintenant. Tu sais le secret de ton petit protégé. Tu choisis de l'ignorer, à ta guise. Réfléchis seulement à ce que tu fais. Je serai là pour te protéger. Mais il y a des moments où je ne pourrai rien. Alors faisles bons choix.
-Va-t'en de ma maison Satan, siffla Kurt reprenant le surnom que Blaine avait donné à Santana. Tu détruiras ta vie si tu continues. Tu as foutu en l'air ton couple. Tu viens de foutre en l'air notre amitié. Retourne à New-York faire le larbin de Rachel. Au moins tu ne risques rien avec elle. Elle est trop débordée pour s'occuper de tes petits problèmes personnels.»
Un poignard dans le cœur.
Les mots étaient plus tranchants que n'importe quelle lame.
Elle chercha quelque chose à répliquer, en vain. Elle chercha Snixx au fond d'elle. Elle essaya de remettre en place son masque de belle garce.
Mais elle était trop brisée pour faire quoi que soit.
Santana Lopez était à présent toute seule. Elle avait voulu jouer, elle avait perdu. Mais surtout, elle avait payé le prix fort.
Sans demander son reste, elle s'enfuit de la maison. Aussi vite qu'elle pouvait. Elle devait partir avant que les larmes ne coulent de ses yeux.
Au bout. Elle était au bout du rouleau. Assise dans sa voiture, elle prit sa tête entre ses mains et pour la deuxième fois en moins d'une heure, elle pleura.
Elle pleura parce que maintenant, elle était seule. Toute seule.
Resté dans la maison, Kurt rageait. Il tournait en rond, maudissant Santana. Comment avait-elle pu inventer une chose pareille, répétait-il. Comment avait-elle pu changer à ce point.
Kurt tournait en rond. Blaine restait droit.
La confiance que Kurt lui portait réchauffait son cœur tout comme il le brisait. Il ne méritait pas cette confiance. Il était coupable. Santana avait raison.
Il fallait que les mots sortent. Il fallait qu'il lui dise que son amie avait raison. Qu'il était un monstre et qu'il devrait le mettre à la porte avant qu'il ne soit trop tard.
Une autre personne que Blaine aurait cherchée à élaborer un discours, minimisant l'acte, expliquant la raison de son geste.
Seulestrois syllabes sortirent de sa bouche.
«Je l'ai fait.»
Fukushima.
Tchernobyl.
Hiroshima.
Ces explosions n'étaient rien comparées à ce que ressenti Kurt à ce moment-là.Son cœur rata un battement. Il pâlit. Ses mains tremblèrent.
«Non... Chuchota-t-il. Non tu n'as pas fait ça.»
Je t'en prie. Je t'en supplie dis-moi que ce n'est pas vrai.
Je t'en supplie.
Mens-moi.
«Je l'ai fait, répéta seulement Blaine d'une voix blanche.»
Kurt ferma les yeux. Il allait se réveiller. Ce n'était qu'un cauchemar. S'il se pinçait, il se réveillerait dans les bras de Blaine assoupi dans son lit.
Il se pinça.
Aucune étreinte chaleureuse ne l'accueillit.
Seulement la dure réalité.
Déni.
«Non. Non Blaine tu n'as pas fait ça.»
Il se tourna vers le brun dont le regard fuyait. Une larme coula sur sa joue.
«C'était le soir, commença Blaine. En été. Il faisait assez chaud, je me souviens que je portais un T-shirt et des chaussures en toile. Sebastian m'avait envoyé un message plus tôt dans la journée, me disant de le rejoindre devant le super marché. Sur le parking plus exactement. Il est arrivé à vingt-deux heures. Au premier abord, j'ai cru que quelque chose n'allait pas. Puis il m'a souri et j'ai chassé cette pensée de mon esprit. Ensuite, il a commencéà parler. Il a parlé longtemps. Chaque mot qui sortait de sa bouche se répandait sur moi comme une coulée d'acide. J'avais mal. J'avais tellement mal.»
Une larme coula sur sa joue et il ferma les yeux.
Kurt regardait la moquette, préférant se concentrer sur la couleur du tissu plutôt que sur le visage de Blaine. Il ne pouvait tout simplement pas le regarder.
Il savait cequi se passerait s'il le regardait. Il aurait devant lui le visage d'un martyr. Il aurait envie de le prendre dans ses bras, de l'embrasser et de le rassurer tout en voulant lui hurler dessus.
Alors Santana avait raison. Il était tombé amoureux d'un tueur, d'un monstre.
Blaine n'est pas un monstre.
Kurt hoqueta à cause de ses pleurs. Voici le paradoxe. Kurt était amoureux d'un homme bien, doux et gentil qui avait tué son petit ami sur un parking un soir d'été.
«-Il te trompait ? Demanda Kurt en tentant de maîtriser sa propre voix.
-Non. Enfin peut-être. Sûrement même. Je ne sais pas.»
Kurt leva ses yeux pleins de larmes vers Blaine. Le brun le regardait, les yeux humides. Une unique perle de sel roulait le long de sa joue.
«Alors explique-moi, supplia Kurt en s'approchant de lui. Explique-moi ce qui peut pousser un homme à en tuer un autre.»
Blaine détourna le regard. Kurt posa sa main sur son bras. Il sursauta et recula, rompant ainsi le contact physique.
«Je t'en supplie Blaine... Dis-moi que tu avais une bonne raison»
Je ne veux pas aimer un monstre. Tu n'es pas un monstre.
Mens-moi.
«Blaine...»
Une autre larme vint percuter la première sur la joue de Blaine, les faisant toutes les deux roulées jusqu'à son menton. Il ferma les yeux.
Ne me dis pas que tu y as cru.
Il avait une raison pour avoir fait ce qu'il a fait. En dehors de toute tromperie, de tous problèmes conjugaux.
C'était presque une histoire de famille. Une histoire malsaine qui ne pouvait se terminer que dans le sang.
Une histoire que Blaine ne raconterait jamais.Àpersonne. Il n'en avait pas parlé à la police. Il aurait facilement pu éviter la prison. Mais pour cela, il aurait envoyé une autre personne derrière les barreaux.
Sa famille était pourrie. Mais la famille était sacrée.
Alors il ne prendrait pas de risque. Pas même avec Kurt.
«Je vais partir, dit-il finalement. Je vais partir et tu n'entendras plus jamais parler de moi, je te le promets. Tu pourras m'oublier. Tu pourras reprendre ta vie. Être le professeur du Glee Club sans avoir à te soucier de moi. Trouver quelqu'un avec qui construire un futur. Jamais plus tu ne me reverras, je te laisserai tranquille.»
Sur ces paroles, il tourna les talons et monta les escaliers quatre à quatre. Il ne mettrait pas longtemps à faire ses valises. Il n'avait qu'un pauvre sac à dos qu'il avait déjà rempli la nuit précédente.
C'était la deuxième fois qu'il quittait la maison en quelques heures. Mais cette fois-ci, il ne reviendrait pas.
«Blaine, non!»
Kurt monta les escaliers après lui. Alors que le brun mettait le sac sur son dos, Kurt lui attrapa le poignet.
«Explique-moi. Explique-moi, mais ne pars pas, le supplia-t-il»
Comment pourrai-je vivre sans toi maintenant? Comment pourrai-je oublier que tu vis sur cette terre mais que tu n'es pas à moi? Comment veux-tu que j'oublie que je t'aime?
Autant de mots qui ne pouvaient pas sortir de sa bouche...
Blaine ne répondit pas. Il poussa Kurt sur le côté, qui pleurait de plus belle. Il devait partir. Il le devait. Pour Kurt.
«Blaine, je sais qu'il y a une explication. Je le sais, je le sens, sanglota Kurt derrière Blaine. Je peux comprendre, je peux essayer. Explique-moi et je pourrai décider. Je pourrai décider si tu peux rester ici ou non, mentit-il.»
Il n'y avait pas de décision à prendre. Elle était déjà prise. Il ne pouvait plus vivre sans Blaine. Quoique le bouclé ait pu faire, il resterait sous son toit, à ses côtés.
Blaine s'arrêta. Le cœur du châtain bondit dans sa poitrine. Enfin ses paroles avaient fait mouche.
«Non, lâcha finalement Blaine.»
Le brun descendit les escaliers. Kurt n'avait pas la force de le suivre.
«S'il te plaît..., murmura-t-il»
Laisse-moi t'aimer, je t'en supplie. Ne pars pas.
En bas des marches, Blaine se retourna et regarda Kurt, toujours à l'étage.
«-C'est pour toi que je fais ça Kurt. Pour ta sécurité. Je ne suis pas quelqu'un de bien.
-Je m'en fiche, souffla Kurt en descendant lentement les marches.»
Blaine ricana.
«-Le fait que j'ai tué quelqu'un ne te dérange en rien?
-Tu avais tes raisons.
-Tu n'en sais rien.
-Je te connais.
-C'est ce que tu crois?
-C'est ce que je sais.»
Kurt descendit enfin la dernière marche. Seulement (seuls)quelques centimètres séparaient les deux garçons.
Kurt posa sa paume sur la joue humide de Blaine. Ses larmes ne coulaient plus, sa respiration se calmait, sa panique diminuait. Blaine allait rester à ses côtés. Il ne partirait pas.
Doucement, il posa ses lèvres sur celles de Blaine. Ils échangèrent seulement un chaste baiser. Pas de salive, pas de langue, pas de dents. Comme deux adolescents dont les lèvres se rencontrent pour la première fois.
Kurt se recula et observa Blaine qui gardait les yeux fermés et froncés, comme s'il souffrait physiquement.
«Blaine?»
Le garçon ouvrit les yeux.
«Je dois y aller»
Le brun s'écarta de Kurt et prit la direction de la porte.
Il devait s'éloigner du châtain tout de suite. Il devait partir de cette maison. Sinon il n'en serait jamais capable.
«Blaine, je suis amoureux de toi !»
Une bouteille lancée à la mer. Un dernier appel, un dernier recourt.
C'était la dernière cartouche de Kurt. Son dernier espoir.
L'ultime argument.
Blaine s'arrêta net de marcher. Il ne se retourna pas vers Kurt, ne dit rien. Il resta juste là, debout dans le hall devant la porte d'entrée, entouré par les photos d'une famille qui n'était pas la sienne.
Kurt s'approcha et posa sa main sur son épaule. Blaine ferma les yeux.
«-Je t'aime, Blaine, chuchota Kurt à son oreille. Je suis tombé amoureux de toi ce jour où tu m'as presque cassé le nez en ouvrant cette porte au lycée. Je suis tombé amoureux de toi, de ton rire, de ta façon de sourire, de ta voix. Je suis tombé amoureux de tes faiblesses, de tes défauts, de tes fantômes, de ta maladie même. Je suis amoureux de toutes les choses qui font que tu es toi. Toi. Tu as changé ma vie. Tu m'as fait croire en des choses que je pensais impossibles. Tu m'as fait croire en l'amour et en ma propre chance. Tu m'as fait croire en nous et en l'avenir. Alors je t'en supplie. Ne pars pas. Ne me laisse pas.
-J'ai tué quelqu'un, murmura Blaine.
-Tu avais une bonne raison, répéta Kurt.
-Et si je n'en avais pas ? Si je l'avais fait pour le plaisir de tuer ?
-Je ne te croirai pas.
-Tu n'as pas besoin de moi ici. Tu peux être heureux sans moi.
-Non.»
Blaine soupira.
«-Je n'apporte rien de bon. Un peu comme l'ange de la mort.
-Je préfère mourir en t'aimant plutôt que vivre sans jamais t'avoir connu.»
Le silence s'abattit entre les deux garçons.
Blaine avait peur. Peur des mots de Kurt, peur de la confiance qu'il avait en lui, peur de ce que tout ça remuait en lui. Peur de ce que ça voulait dire.
Le plus simple était la fuite.
Kurt avait peur aussi. Mais pas de la même chose. Il était sûr de ses sentiments. Il venait d'offrir son cœur à Blaine sur un plateau. Il était vulnérable. Il avait peur de ce que pouvait faire le brun. Le prendre et le chérir, ou le piétiner.
Blaine se mordit la lèvre inférieure. La porte était devant lui. Kurt derrière. Il avait deux options. Se retourner et prendre Kurt dans ses bras pour ne plus jamais le lâcher ouavancer et passer la porte pour ne plus jamais revenir.
Le risque ou la sécurité.
L'égoïsme oul'altruisme.
Son bonheur à lui ou celui de Kurt.
Vu comme ça, le choix n'était pas long à faire.
Il ferma la fermeture éclair de son blouson, prit une grande inspiration et posa sa main sur celle de Kurt toujours sur son épaule.
Il profita de ce toucher, de la chaleur qui réchauffait sa peau.
Parce que c'était la toute dernière fois.
Il se fit violence, refoula les larmes qui envahissaient ses yeux, brouillant sa vue et poussa la porte.
Le froid était prenant. Dans son dos, Kurt pleurait, vidé de ses forces. Il n'en avait plus assez pour continuer à se battre.
C'était sa nouvelle vie à présent. Le froid, les souvenirs de Sebastian, ceux de Kurt, le malheur qu'il leur avait apporté à tous les deux.
Home sweet home.
NA:
Nous voici au bout de ce chapitre.
Je n'ai qu'une seule chose à dire : Ne me frapper pas. S'il vous plait s'il vous plait s'il vous plait.
Ah! et aussi: Laissez des reviews ! Oui oui, je parle à vous mes petits lecteurs fantômes :D
Sur ce, à bientôt ! :D
