Coucou, me revoilà.

Tout d'abord, je suis vraiment désolée de n'avoir pas fait de mise à jour depuis longtemps mais le travail a pris le pas sur les loisirs. Mais désormais, les vacances sont terminées et les touristes reprennent le chemin de leur domicile, quel soulagement de pouvoir circuler en ville sans se heurter à des gens qui prennent leur temps et nous font perdre le notre.

Un grand merci à toutes celles qui me suivent, me laissent leur com, ont mis cette fic en alerte ou dans la liste de leurs histoires préférées, se sont inquiétées à mon sujet. Je suis d'autant plus déterminée à vous remercier en faisant de mon mieux pour vous donner envie de me suivre jusqu'au bout.

Concernant les coms du chapitre précédent :

A l'attention de :

- sirius08, désolée que les choses ne se déroulent pas plus vite à ton goût mais j'aime bien prendre le temps de décrire les évènements.

J'ai horreur des histoires qui se terminent en 20 pages, je suis au contraire un auteur qui aime faire traîner un peu les choses et qui, par-dessus tout, adore les fics longues, bien documentées et détaillées. C'est pourquoi mes fics ne seront jamais courtes, les chapitres font en moyenne entre 7 à 10 pages (format word) et en totalité, plus d'une centaine de pages. Celle-ci risque même de très largement dépassé ce chiffre.

-Myfairladyrose : ton souhait sera exaucé, Harmon fera une apparition intéressante un peu plus tard.

Contrairement à ce que j'avais envisagé, j'ai différé les face à face pour intégrer d'abord la suite de la conversation entamée dans le précédent chapitre entre les 4 « amis », ensuite le prochain permettra de suivre un peu le reste de l'équipe, ce qui aura son importance pour la suite.

Comme d'habitude, je vous souhaite une bonne lecture.

Chapitre 9 : Interrogation

La porte qui s'ouvrit à nouveau sur l'italien sortit Gibbs de ses pensées, ses deux amis s'étaient lancés dans une conversation légère qu'il n'avait pas suivie. Tony leur sourit et vint reprendre sa place sur le sofa.

- Je crois que vous avez quelques questions à me poser pour votre enquête leur rappela t-il. Autant en terminer avec cette formalité avant le dîner.

- Exact, DiNozzo l'approuva Gibbs.

- Je suppose que, dans la mesure où McGee est l'agent senior de l'équipe, il serait nécessaire qu'il soit présent grimaça le jeune homme. J'avoue que je me passerais bien de sa présence ce soir. Pouvons-nous passer par-dessus sa tête pour ça ?

- Je vais procéder à cet entretien, Tony proposa l'ancien marine. A vrai dire, nous voudrions savoir s'il existe une possibilité d'accéder à l'étage privé par un autre moyen que les cartes magnétiques.

- Non, aucune indiqua Tony en secouant la tête. Pas d'escalier de secours externe ; la seule issue en cas de problème est l'escalier dont la porte ne s'ouvre que depuis l'étage en la poussant. C'est un système de sécurité qui ne nécessite pas de clé ou de code, surtout pratique en cas d'incendie, il suffit de pousser la poignée intérieure de la porte pour descendre les marches.

- Combien de cartes au total et qui les possède ?

- Deux, l'une reste en permanence dans le bureau de mon gérant, Ben Richardson qui la garde dans le coffre ; la seconde est en ma possession. Je la confie en général uniquement lorsque j'ai des invités proches, dans le cas contraire, Ben prête la sienne ou ouvre lui-même.

- A part vous deux, qui peut y avoir accès ?

- Normalement, personne. Ben ouvre en personne la porte pour le service de nettoyage et ne lui laisse pas la carte. Même en cas de travaux, il se charge d'accompagner les ouvriers sur place et ceux-ci peuvent ressortir par la porte de l'escalier à tout moment.

- Donc, lorsque l'étage est occupé, n'importe qui peut sortir par cette issue sans repasser forcément par l'ascenseur.

- Oui et bien sûr, si quelqu'un veut être vraiment inaperçu, je pense qu'il peut bloquer la fermeture automatique de la porte, n'importe quoi placé entre le chambranle et le battant l'évitera.

- Des caméras ?

- Oui, le système a été modernisé il y a quelques mois, juste après mon arrivée. J'ai procédé à une visite complète de tout l'hôtel, fait modifier les fermetures des portes par le système magnétique au lieu des clés métalliques, un système de surveillance avec sauvegarde informatique à la place des cassettes vidéo, des caméras dissimulées dans les boiseries ou les murs plus difficilement détectables ou dommageables.

- Wouah, tu t'es donné du mal pour sécuriser l'hôtel, Tony remarqua Abby.

- Surtout aussi pour tranquilliser le personnel en cas d'incident confia l'italien. Les agressions sur les employés étaient monnaie courante durant la gestion de l'ancien propriétaire et personne n'a jamais pu prouver quoi que ce soit en raison du système défaillant inopinément.

- Donc, on peut récupérer les images des heures précédant le décès de notre marine ?

- Tout à fait et je pense que Ben a déjà dû permettre à votre agent de les visionner ou de les récupérer. J'avais déjà donné mes instructions au personnel pour coopérer avec le NCIS avant votre arrivée.

- A ton avis, une idée sur la présence de notre caporal dans tes appartements sans ta permission ?

- Non mais je présume qu'un employé a dû lui donner accès à l'étage pour une raison quelconque. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il ne m'ait pas demandé l'autorisation.

- L'aurais-tu refusé ?

- Pas forcément surtout si la visite était de courte durée et l'hôtel complet.

- Le personnel savait que tu pouvais te montrer aussi accommodant ?

- C'était déjà arrivé dans les premières semaines après mon arrivée donc je présume qu'ils étaient au courant.

- Y a-t-il eu des mouvements de personnel depuis la reprise ?

- Je l'ignore, je laisse le soin à Ben de gérer les mouvements des employés mais si l'un d'eux avait été viré, je l'aurais forcément su, je suis le seul à donner mon accord dans ce cas.

- Et en cas de démission, es-tu informé ?

- Pas en temps réel mais oui, je fais un check-up tous les deux mois environ.

- Donc depuis la reprise, tu en as fait six ?

- Oui et rien de ce côté. La liste d'attente pour y travailler s'allonge de semaine en semaine mais les gens qui démissionnent sont rares.

- Pour quelles raisons ? demanda Gibbs intrigué.

- Sans doute parce que la paie y est meilleure qu'ailleurs et que la direction a changé de mains avança modestement Tony en haussant les épaules.

- Connaissais-tu le Caporal Miller ? voulut savoir l'ancien marine en tendant une photo de la victime.

Tony examina le cliché quelques secondes avant de le rendre à son ancien patron tout en secouant la tête.

- Désolé, il ne fait pas partie de mes connaissances affirma l'italien et je ne saurais pas dire si je l'ai déjà croisé à l'hôtel. Je ne me rends pas souvent sur place, uniquement pour les check-up et en cas de problème sérieux, ce qui n'est pas arrivé une fois. En tout et pour tout, j'ai dû me rendre sur place chaque semaine durant le premier trimestre, ensuite tous les deux mois comme j'ai dit.

- Donc, tu ne connais pas non plus le personnel en place ?

- A part Ben, je n'ai fait connaissance avec le personnel au grand complet que lors de l'achat de l'hôtel.

- Comment gères-tu l'établissement en allant si peu sur place ?

- Grâce à Internet, Ben m'adresse les bilans mensuels, les demandes de matériel, les bulletins de commande particulière, ce genre de choses.

- Donc, en fait, tu possèdes un hôtel mais tu ne t'en occupes que de loin… résuma Gibbs étonné.

- Oui et c'est largement suffisant parce que la nouvelle organisation marche bien, le planning du personnel est établi par trimestre et je sais déléguer. J'ai un bon gérant qui sait prendre les décisions mineures sans avoir besoin de moi, j'ai une réunion de travail tous les deux mois sur place. Ca fonctionne comme ça, je n'ai donc aucune raison de contrôler plus souvent. Et en fait, je possède d'autres propriétés que je gère de la même manière.

- Très bien, je crois que j'ai terminé pour cette partie. Si jamais nous avons besoin…

- Je ne bouge pas d'ici, je répondrais à tes questions.

Gibbs nota que Tony était disposé à coopérer mais qu'il ne souhaitait visiblement pas avoir affaire à McGee ou David pour le reste de l'enquête. Il saurait donc éviter de mettre ses agents en contact avec leur ancien collègue dans la mesure où il espérait lui-même pouvoir renouer avec l'italien, il serait donc maladroit de le mécontenter sur ce sujet.

Il allait relancer la conversation lorsque son téléphone sonna. En regardant le nom de son correspondant s'afficher sur l'écran, il fronça les sourcils. Il se leva et s'éloigna pour prendre l'appel.

- Oui, Gibbs dit-il sans plus.

- ….

- Très bien, je vais voir ce que je peux faire. Je vous rappelle.

Il revint vers ses amis et son hôte et aussitôt, il vit Tony soupirer discrètement. Son ancien agent avait deviné le nom de son correspondant et sans aucun doute également, la raison de son appel. Il n'eut même pas à dire quoi que ce soit que l'italien le devança.

- Je suppose qu'ils n'ont pas trouvé de chambres, surtout pour trois ?

- Même le détective Stewart n'a pu leur trouver quelque chose s'excusa presque Gibbs. Je vais appeler la base et voir si le Capitaine Smyers peut nous dépanner.

- Pas la peine, je vais avertir Cole de leur arrivée ici et envoyer quelqu'un les chercher. Cependant, qu'une chose soit bien claire, Gibbs, je ne veux en aucun cas les croiser ou les trouver à proximité de la maison exigea fermement Tony.

- Entendu, Tony, je leur passe les consignes. Et merci pour ton accueil.

- Je le fais uniquement pour le bien de l'enquête et la tranquillité d'esprit de la famille de ton caporal Miller mais certainement pas pour eux. Je suis impliqué malgré moi dans cette enquête mais je ne souhaite pas qu'elle empiète sur ma nouvelle vie plus que nécessaire.

- Je comprends parfaitement l'assura l'ancien marine.

- J'espère qu'ils le comprendront également et que je ne serais pas obligé de les mettre dehors.

- Ils obéiront à mes consignes ou ils en supporteront les conséquences.

- Bien, je donne les ordres dit finalement Tony en s'éloignant vers une autre pièce.

- Tim aura fort à faire pour contenir Ziva, tu en es conscient, Jethro ? demanda le légiste.

- Il a comploté contre Tony avec Ziva, il a obtenu le poste d'agent senior, à lui maintenant de faire valoir sa position à ses collègues. Je vais l'inciter à être ferme avec eux sinon tant pis pour eux, ils devront en assumer les suites.

- Sois diplomate quand même, bossman le pria Abby.

- Comme toujours, Abs… sourit-il avant de sortir de la salle.

- J'espère qu'il ne se passera rien de fâcheux durant les prochains jours, Ducky soupira la gothique.

- Je voudrais tellement pouvoir continuer à voir Tony, il m'a trop manqué durant tous ces mois.

- Je crois que lui aussi s'est rendu compte que nous lui avions manqué sans doute un peu la rassura de son mieux le médecin. Il ne nous fera pas supporter les actions de Ziva ou McGee ni même celles de Jameson qu'il ne connaît pas.

- Je prie pour que tout se passe bien alors dit Abby en croisant désespérément les doigts et en marmonnant silencieusement une prière.

Puis les deux amis se levèrent, franchirent la porte qui donnait sur la terrasse et patientèrent tandis que leurs amis passaient leur coup de fil.

Gibbs avait préféré sortir de la maison pour être tranquille et donner ses instructions parce qu'il pressentait qu'elles seraient sujettes à discussion. Il savait que Jameson se conformerait à ses directives sans souci, McGee voudrait sans doute argumenter un peu mais le plus probable serait le déni de l'officier du Mossad. Connaissant désormais sa jalousie envers Tony, elle serait certainement encore plus encline à réfuter ordres juste parce qu'elle en aurait la possibilité.

Il prit son téléphone et appuya sur la touche rapide 2 en songeant qu'il n'avait jamais attribué la 1 à une autre personne que Tony même après avoir constaté que le numéro n'était plus valide. Pour lui, cette touche était celle de l'italien et il avait toujours espéré sans servir à nouveau pour lui, il pourrait sans doute l'utiliser à nouveau bientôt dans ce sens si son ancien agent lui accordait le plaisir de le rappeler.

La sonnerie retentit deux fois avant que McGee ne décroche. Il avait dû lire le nom de son correspondant car il s'était empressé de répondre sachant que son patron n'aimait pas attendre lorsqu'il le joignait.

- Oui, McGee, Boss dit-il quand même.

- Toujours pas de point de chute, McGee ? demanda Gibbs sans s'annoncer et d'un ton brusque.

- Non, nous avons également prospecté les pensions de famille mais tout est plein sur Dallas depuis plusieurs mois. Nous avons aussi tenté notre chance sur Fort Worth avec le même résultat.

- Bon, j'ai trouvé un logement pour l'équipe.

- Co… comment et où, patron ?

- DiNozzo a offert de nous héberger lui apprit l'ancien marine.

- Il a… wouah, c'est inattendu comme proposition ironisa Tim.

- Peut-être, McGee mais compte tenu des circonstances, c'est plutôt généreux de sa part le rabroua Gibbs pour lui faire comprendre qu'il devait se taire. Vous serez logés dans le quartier des employés, Cole Granger vous accueillera et vous guidera plus tard, soyez prêts vers 2200 sans faute, récupérer nos bagages, un employé du ranch passera vous prendre.

- Ok, patron acquiesça le jeune homme. Et pour le repas ?

- Vous vous débrouillez, vous mangez en ville tous les trois et vous récupérez nos bagages avant de venir.

- Sans faute, patron. Que dois-je dire aux autres ?

- Mettez-vous sur haut-parleur, McGee, j'ai quelques instructions à vous donner.

- C'est fait dit l'informaticien après quelques secondes.

- Bien, voici ce que j'ai décidé pour cette enquête et j'entends que mes consignes soient strictement suivies. Dans le cas contraire, à notre retour à DC, des sanctions seront prises pour les contrevenants. Me suis-je bien fait comprendre de vous tous ?

- C'est clair dit McGee.

- Pour moi aussi, Agent Gibbs ajouta Jameson.

- Je veux savoir ce que vous attendez de nous avant de donner mon accord répliqua David d'un ton de défi.

- Si vous ne souhaitez pas obéir, Officier David, vous pouvez prendre le premier vol de retour dès ce soir s'exclama Gibbs exaspéré. Je tiens à bien préciser ici que vous, comme les autres, êtes sous mes ordres et que si ceux-ci ne vous plaisent pas, vous pouvez demander un transfert dès notre retour. Ceci précisé, j'attends votre réponse.

- Très bien, je suivrais vos directives dans la mesure où j'estimerais qu'elles sont justifiées.

- Non, David, ou vous les suivez ou vous ne désirez pas le faire. Dans ce cas, je vous écarte tout de suite de cette enquête.

Il laissa quelques secondes à l'israélienne pour réaliser qu'il était sérieux et ne dérogerait pas pour elle. Plus tôt, elle se soumettrait et plus tôt, il pourrait songer à retourner auprès de l'italien. Il avait décidément plus l'esprit à ses fantastiques retrouvailles qu'à l'enquête et il ne voulait pas gâcher un seul instant de ce temps précieux pour un agent qui ne savait pas respecter son autorité.

Soudain, la voix dure de l'agent du Mossad lui donna la seule réponse raisonnable qu'elle pouvait fournir sans se voir évincer non seulement de l'enquête mais aussi de la ville. Il ne faisait aucun doute pour l'ancien marine qu'elle chercherait par tous les moyens à en apprendre plus sur Tony, sa vie ici afin d'éventuellement pouvoir sans servir.

- Très bien, je suivrais vos consignes capitula t-elle mais je déposerais une protestation officielle auprès de la directrice.

- Faites donc, David, c'est votre droit admit Gibbs sans discuter. Bien, McGee, vous êtes en charge de cette enquête, David et Jameson devront vous seconder. Je serais…

- Patron s'affola de suite McGee, vous ne pouvez pas…

- Je peux et je le fais, vous êtes agent senior depuis un an, vous avez travaillé avec Tony durant plus de deux ans, j'imagine que vous avez eu tout le temps nécessaire pour apprendre certaines choses sous sa supervision. Sinon, c'est que je me serais totalement trompé sur vous. Ceci dit, je serais à votre disposition si vous rencontrez des difficultés majeures ; autrement, je vous laisse les rênes pour cette affaire.

- Quant est-il de l'interrogatoire de DiNozzo ? lança Ziva d'un ton agressif.

- Il n'est pas suspect dans cette enquête, donc, je vous prierais d'employer un autre ton, Officier David la rabroua Gibbs. McGee, j'ai discuté avec Tony, il ne connaissait pas la victime, n'est en rien relié à elle. Vous abandonnez toute investigation de ce côté. Dans le cas où vous seriez amené à en douter, vous m'en référer aussitôt.

- Bien, patron affirma l'agent senior.

- Ensuite, comme je l'ai indiqué à McGee un peu plus tôt, du fait que les hôtels de Dallas et Fort Worth sont pleins, j'ai trouvé un logement pour l'équipe.

- A la base ? questionna David qui songeait déjà à l'inconfort des locaux et la promiscuité des marines.

- Non et je tiens à ce qui va suivre soit suivi à la lettre affirma Gibbs d'un ton ferme et sans appel. Tony nous offre l'hospitalité dans son ranch et ce, malgré sa décision de ne pas vous y voir. Je vous ordonne… scanda t-il pour leur faire comprendre son point de vue, de respecter les consignes qui vous seront données à savoir, vous logerez dans le quartier des employés, vous prendrez vos repas en ville, vous ne vous approcherez pas de la maison principale, vous ne traînerez pas du côté des écuries. Le premier qui transgresse ses directives devra m'en rendre compte immédiatement.

- En un mot, il nous offre généreusement un coin pour dormir et sans plus ironisa tout de suite l'israélienne.

- Estimez-vous heureuse qu'il l'ait fait, David parce que sinon c'était la base ou un sac de couchage au bord du lac la rabroua encore l'ancien marine. Et vous cessez tout de suite vos attaques contre lui ou je vous mets moi-même dans le premier avion de ce soir la menaça t-il. McGee, en tant que chargé d'enquête, ce sera à vous de veiller à ce que vos collègues suivent mes directives. Maintenant, je voudrais vous parler en privé.

- Je déconnecte le haut-parleur, patron dit le jeune homme avant de s'éloigner un peu de ses partenaires.

- Bien, McGee, je voudrais que vous surveillez discrètement Ziva conseilla t-il. Elle va certainement chercher à communiquer avec la directrice ou bien outrepasser mes ordres, je veux être averti immédiatement si c'est le cas.

- Patron, je ne crois pas être capable de ça, je veux dire… c'est un officier du Mossad, elle se rendra compte de ce que je fais plaida l'agent senior.

- Elle est aussi émotionnellement troublée et ne se maîtrise pas aussi bien que d'habitude, elle relâchera un tant soit peu sa garde. Dans tous les cas, je vous recommande de garder un œil sur elle, il en va de votre poste au sein de l'équipe, agent McGee, si je ne puis compter sur vous, vous n'avez définitivement rien à faire dans mon équipe. Compris ?

- Oui, Boss, c'est compris, je ferais de mon mieux soupira un Tim plutôt défaitiste. Qu'allez-vous faire durant l'enquête, boss ?

- M'occuper de quelque chose qui me tient à cœur répondit évasivement l'ancien marine.

- Et Abby et Ducky ?

- Ils vont passer ces quelques jours avec Tony et profiter de l'occasion pour renouer ensemble.

- Hum, boss, vous ne nous avez pas dit où vous logerez tous les trois ?

- Tony nous loge chez lui, dans la maison principale.

- Ah bon ! Et pourquoi pas nous ? osa t-il quand même demander avec un brin d'anxiété.

- Je pense que vous connaissez parfaitement la réponse, McGee et je ne peux le blâmer de vous octroyer ce régime. Je suis certain que vous auriez eu la même attitude dans des circonstances semblables.

- Oui, sans doute. J'aurais souhaité quand même pouvoir lui parler, patron avança son subordonné. Pensez-vous qu'il m'accorderait quelques minutes ?

- Je ne peux pas vous répondre pour lui, je lui ferais part de votre demande mais sans plus. Je n'intercéderai pas en votre faveur s'il refuse, ce sera à vous de faire l'effort d'aller vers lui.

- J'en suis bien conscient, patron.

- Bien, je vous laisse maintenant.

Et sans autre salut, il coupa la communication laissant son agent senior spéculer sur son attitude, il n'avait pas de compte à rendre à ses subordonnées, du moins, il ne le faisait pas avec eux comme il le faisait avec Tony. Il avait toujours, à un moment donné ou un autre, discuté d'une enquête avec l'italien et souvent tenu compte de son point de vue car, en tant qu'ancien détective de brigade criminelle, DiNozzo savait facilement faire quelques connexions que d'autres n'auraient pas songé à envisager.

Et si Gibbs tenait compte plus souvent que ça de son propre instinct, il n'avait cependant jamais fait fi de celui de son bras droit même s'il agissait « comme si » afin d'encourager l'italien à aller au bout de ses opinions. Il avait fallu l'arrivée de l'israélienne dans son équipe pour que tout aille de travers, le sentiment qu'il devait la vie à la jeune femme l'avait aveuglé et culpabilisé. Lui, l'ancien marine s'était laissé piéger et il avait dû sa survie à une étrangère parce qu'il avait décidé de jouer cavalier seul.

Il lui arrivait très rarement de regretter quelque chose mais là, durant des semaines, il s'était blâmé silencieusement pour n'avoir pas eu Tony sur ses six heures ; jouer en solo ne lui avait finalement apporté que des soucis. Il y avait eu aussi la promotion soudaine de Tom Morrow et l'arrivée surprise de Jenny Shepard à la tête de l'agence. Il avait été déboussolé de la retrouver à ce poste, il savait qu'elle ferait son chemin mais pas jusqu'à occuper cette position.

Gibbs secoua la tête pour chasser ses pensées et soupira lourdement. Il fallait maintenant espérer que McGee aurait les épaules assez solides pour gérer l'enquête et l'attitude de ses partenaires. Il avait d'autres chats à fouetter et surtout des liens à renouer avec une certaine personne.

Voilà pour la reprise.

Quelques informations vont prendre tout leur sens dans quelques chapitres et il était indispensable de les intégrer dès maintenant.

Alors, à vos claviers et au prochain chapitre.