Salut à tous, me revoilà et je suis désolée de ne pas poster aussi souvent que vous le souhaiteriez sans doute. Mais la vie vient parfois interférer avec nos désirs et il faut bien répondre à ses priorités.
Un grand merci à toutes celles qui me suivent malgré tout, à celles qui ont choisi de suivre cette histoire et celles qui l'ont incluse dans leur liste favorite. J'apprécie les coms que vous laissez et ils m'aident à prendre le temps d'écrire et de tenter de vous satisfaire.
Cette histoire est loin d'être terminée et le plan est désormais bien présent dans ma tête (même si j'ai perdu mes précédents écrits). Je vais essayez d'être plus régulière dans la publication mais je ne promets rien, il faut toujours compter sur les aléas de la vie qui peuvent perturber le meilleur des plans.
Sur ce, bonne lecture et n'oubliez pas de me donner votre avis.
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Chapitre 18 : Détermination
L'équipe fédérale était revenue, au grand complet, dans la salle principale et Gibbs ordonna aussitôt de commencer à rédiger les rapports. Il jeta un regard de satisfaction lorsque ses subordonnés obéirent presque instantanément sans protester, même Ziva.
La jeune femme avait prévu de mentionner l'ingérence de Tony dans l'interrogatoire de leur suspect qui s'avéra finalement bien être leur coupable. Elle n'entendait pas laisser Gibbs être dispensé d'une semonce de la part de Jenny, il avait laissé les choses aller bien trop loin en accordant à l'ancien agent de remplir la tâche qu'elle aurait dû accomplir. Elle enrageait de constater que l'homme était toujours aussi important aux yeux de Gibbs, même après tout ce temps.
Elle était de plus en plus remontée contre l'ancien marine. Il était de toute évidence bien trop heureux d'avoir retrouvé DiNozzo pour réaliser qu'il se comportait comme un gamin qui retrouvait un vieil ami. En fait, c'était bien de cela qu'il s'agissait, elle était littéralement furieuse de voir que son patron était de nouveau de bonne humeur et plus souriant en la présence de son ancien bras droit. L'équipe ne l'avait pas vu aussi détendu depuis la mystérieuse disparition de l'italien.
La jalousie faisait son chemin en elle et elle était incapable de la réfréner malgré son entraînement quasi militaire. Son poste au sein de NCIS l'avait 'ramollie', elle ne parvenait pas à cacher plus longtemps ses émotions, McGee s'en était rendu compte. Elle fulminait parfois pour un rien, il était temps qu'elle se reprenne et une seule chose pourrait la satisfaire.
Elle prit quelques minutes pour songer à cette idée avant de décider de la mettre à exécution dès son retour dans la capitale. Il lui faudrait être prudente mais elle savait qu'elle avait des amis, sinon des connaissances, qui se feraient un plaisir de lui prêter main forte. Sa décision prise, elle se plongea dans la rédaction de son rapport comme Gibbs l'avait exigé.
L'agent Jameson était plutôt sidéré, il n'avait encore jamais assisté à un interrogatoire mené de cette façon. Il devait reconnaître que l'ancien agent fédéral avait dû être un formidable adversaire et que les rumeurs qui couraient sur lui au NCIS n'étaient finalement pas exagérées malgré l'assertion de l'Officier David. Il comprenait maintenant que la jeune femme devait avoir quelque ressentiment envers son ancien collègue pour le dénigrer systématiquement dès lors que son nom était prononcé devant elle.
Il ignorait si l'israélienne était vindicative parce qu'elle avait été repoussée, comme le prétendaient les quelques sous-entendus glanés lors de conversations entre agents, ou si elle était jalouse du succès qu'il avait rencontré tant dans ses conquêtes féminines qui étaient légendes au sein de l'agence que dans la résolution de certaines enquêtes difficiles. Le jeune agent était peut être un peu timide, certainement intimidé par ses collègues mais il n'en était pas moins curieux de connaître un peu mieux l'ancien bras droit de l'agent Gibbs.
Jameson savait que l'agent DiNozzo, comme il s'appelait avant sa disparition, était respecté par bon nombre d'agents fédéraux tant au NCIS que dans d'autres agences fédérales, qu'il était également apprécié par les forces de police (sans doute parce qu'il était lui-même un ancien policier), qu'il était excellent dans les missions sous couverture et que le Dr Mallard, Miss Sciuto et même Palmer le tenaient en haute estime. Seule la jeune femme ne semblait pas partager leur opinion. Il savait, dès lors, qu'il lui faudrait se faire sa propre idée de l'homme qui l'avait mis en garde si spontanément à leur arrivée.
McGee, quant à lui, était revenu après avoir conduit leur coupable en cellule escorté par deux policiers. La discussion qui avait eu lieu entre eux l'avait laissé pantois. Tandis qu'ils revenaient après avoir déposé leur suspect dans sa cellule, les flics discutèrent librement sans penser que l'agent fédéral était un ancien collègue de DiNozzo… non, Paddington pour eux. L'entretien avait été filmé et McGee supposait que certains officiers avaient pu le suivre en direct.
« Wouah, c'était magistral comme interrogatoire, il a vraiment le feeling pour leur extirper des informations sans en avoir l'air. Il aurait fait un putain de flic, ce mec est incroyable » remarqua l'un d'eux.
« Certain qu'il est balaise comme intervieweur plutôt qu'un interrogateur » corrigea le second. « J'aimerais pas me retrouver face à lui, surtout en tant que coupable » continua t-il. « C'est la troisième fois que je le vois à l'œuvre et c'est toujours aussi impressionnant. »
« Et tout malins qu'ils pensent être, ils tombent toujours dans le piège » ricana le premier policier.
« C'est tout l'art de savoir manier les mots et mener un suspect à se confesser, il faut être plus qu'un beau parleur pour obtenir ça, ce gars sait comment les manipuler, il doit être un sacré profileur, pour sûr » déclara le deuxième avec une pointe d'admiration dans la voix.
« Ouais, on aurait bien besoin d'un mec comme lui parmi nous, Tom, nos enquêtes seraient plus faciles à résoudre. Non seulement il sait leur tirer les vers du nez mais il est capable de trouver des indices ou des pistes que personne ne songerait à explorer. J'aimerais bien avoir ce talent, ça faciliterait grandement mon travail. »
« Demande lui de te donner quelques leçons si tu penses pouvoir le convaincre, Phil » suggéra le dénommé Tom « mais je doute que tu arrives un jour au même résultat. »
« Ouais, faudrait des années pour parvenir à ça » reconnut Phil.
« Allez, retournons là haut avant qu'ils ne se mettent à notre recherche » conclut Tom en reprenant le chemin de la grande salle, Phil et Tim dans son sillage.
Tout comme pour ses deux collègues, les quelques jours qui venaient de s'écouler avaient donné à Tim de quoi réfléchir sérieusement à ce qui s'était déroulé plus d'un an plus tôt et qui avait abouti à la disparition de Tony. Entendre les deux policiers parler de lui alors qu'ils ne le connaissaient pratiquement pas lui permit de constater que lui-même n'avait jamais cherché à comprendre l'agent senior. Il s'était laissé entraîner d'abord par Kate dans une joute verbale parfois blessante pour Tony puis avec Ziva dans une vendetta personnelle pour l'israélienne dont il ne connaissait pas le sujet.
Il s'était laissé influencer par deux fortes personnalités féminines qui, chacune à sa façon, avait une emprise sur lui. Pourtant, Tony n'avait jamais cessé de lui conseiller de se rebeller, de prendre confiance en lui pour asseoir un peu d'autorité mais il n'avait pas su comment faire. Trop fier pour avouer à l'italien qu'il était dans l'impasse, il avait baissé les bras. Ziva en avait profité pour l'entraîner avec elle dans sa guerre de pouvoirs contre Tony, son entraînement militaire lui avait permis d'asservir le jeune informaticien en lui faisant miroiter des tortures qu'elle n'aurait sans doute pas mise à exécution.
Il devait absolument parler avec DiNozzo avant leur départ, il avait le droit de s'entretenir avec lui tout comme l'avaient eu Abby, Ducky et Gibbs. Il avait le droit de se justifier et de se faire pardonner, du moins tenter d'obtenir le pardon de l'italien ou à défaut sa compréhension. Il doutait cependant que son ancien collègue soit enclin à lui montrer de la commisération pour ses erreurs alors qu'elles étaient à l'origine de son départ.
Il rumina encore quelques instants avant de s'attaquer à son rapport, il devait remettre un dossier parfaitement documenté à Gibbs, son premier en tant que responsable d'une enquête. Et il allait devoir être honnête et consigner l'attitude de Ziva même s'il savait qu'elle allait sans doute le contredire avec son propre rapport. Et il se devait de noter en détail le dénouement heureux grâce à l'aide providentielle de Tony lors de l'interrogatoire de Prescott.
Gibbs contempla un instant son équipe plongée dans la rédaction du rapport de l'enquête. Il soupira en espérant vivement que Ziva s'abstienne de faire des digressions sur l'intervention de Tony (ce dont il doutait fortement), que McGee rapporte précisément les faits sans les embellir mais en respectant la vérité et Jameson, ma foi, il était ici en tant qu'observateur plus que comme agent actif. L'homme était nouveau au sein de l'équipe et encore incertain de l'attitude à adopter face à eux.
Il savait qu'il allait devoir affronter Shepard à son retour mais peu importait pour lui comment l'entretien, la confrontation plutôt, se terminerait, bien ou mal, il avait un objectif à atteindre, un souhait à accomplir et ni la directrice, ni l'israélienne ne seraient assez persuasives pour l'en dissuader. Chacune d'elles trouverait des arguments pour le rappeler à la raison mais il ne les laisserait pas faire. Il avait assez sacrifié sa vie personnelle pour son travail, désormais, il s'emploierait à faire l'inverse. Et si quelqu'un tentait de l'en empêcher, il ne se montrerait pas aussi complaisant que par le passé. Il ne laisserait plus personne, ami ou ennemi, lui barrer la route. C'était une promesse qu'il se faisait et qu'il entendait bien respecter quoi qu'il lui en coûte.
Un rire communicatif le ramena à la réalité et il fit le tour de la salle pour se rendre aussitôt compte qu'un groupe s'était formé dans un coin de la salle et que Tony et Abby en faisaient partie. La gothique avait éclaté de rire à une réflexion avant d'étreindre affectueusement son ami. Gibbs était amusé de voir que les deux jeunes gens avaient retrouvé leur amitié aussi vite, comme si l'année qui s'était écoulée n'avait pas existé, ne les avait pas séparés.
Il savait que Tony et Abby avaient été proches dès le début lorsque l'italien avait rejoint son équipe. Ils étaient devenus inséparables rapidement, sortant ensemble soit pour boire un verre, soit pour hanter les night clubs, soit pour jouer au bowling avec les nonnes. Et Gibbs sourit à cette idée, jamais il n'aurait pensé que l'italien soit du genre à passer du temps avec des bonnes sœurs et encore moins pour des œuvres de bienfaisance. Il s'était fait une idée fausse des passe-temps du jeune homme, il le croyait superficiel et uniquement préoccupé de ses conquêtes amoureuses.
Ce n'est que quelques années plus tard et l'enquête avec le Caporal Ernie Yost qu'il avait compris que l'italien savait faire preuve de compassion. Après avoir été assigné à la surveillance du caporal pour les besoins de l'enquête, Tony avait sympathisé avec l'ancien marine. Le veuf inconsolable s'était épanché sur l'épaule de l'italien, lui racontant ses années de bonheur avec sa défunte épouse. Depuis lors, le jeune homme s'était fait un point d'honneur de passer voir le vieil homme chaque fois qu'il pouvait mais sans rien dire à quiconque, sans se vanter de cette amitié hors normes.
Gibbs n'avait découvert le fait que lorsque Tony avait été contaminé par la peste et qu'il reposait sur son lit d'hôpital. Le caporal Yost avait tenté de le joindre et désespéré de n'obtenir que la boite vocale de son portable, il s'était décidé à appeler Gibbs. Et au cours de la discussion, le caporal avait mentionné les fréquentes visites de Tony. L'ancien marine avait été stupéfait d'entendre le vieil homme vanter la gentillesse et la générosité de son bras droit.
Combien d'autres choses ignorait-il sur Tony ? Il avait manqué de clairvoyance envers le jeune homme, il s'était arrêté au superficiel sans approfondir ce qu'il voyait. Tony était passé maître dans l'art du camouflage et arborait tant de masques différents qu'il était bien difficile de le cerner. Même Abby et Ducky ne savaient pas lire en lui et en son temps, Kate n'était pas parvenue à voir au-delà de ce que l'italien voulait bien lui laisser voir.
La complexité du jeune homme avait empêché bien des gens de le percer à jour, c'était ce qui avait garanti le succès des missions sous couverture qui lui étaient confiées. L'italien était comme un caméléon, il savait adapter son comportement aux évènements et aux personnes qu'il côtoyait. Et Gibbs comprenait que son enfance avait forcé le garçon à savoir s'adapter au monde des adultes afin de se préserver de bien des tourments. Il avait dû apprendre très jeune à déchiffrer les humeurs des adultes, à lire en eux en quelques secondes afin de se comporter en conséquence.
Il soupira en comprenant qu'il allait devoir lui aussi apprendre et étudier attentivement l'italien afin de le cerner bien mieux que par le passé. De ses observations allait dépendre la relation future qu'il entendait entretenir avec son ancien subordonné et de son succès. Il savait être patient quand il le fallait mais parfois sa patience avait ses limites et, sans conteste, commençait à s'épuiser. Il aspirait à autre chose, quelque chose de positif pour agrémenter sa vie.
Un soudain brouhaha et une brusque poussée de la porte le rappelèrent au présent. Stewart fit son entrée dans la pièce accompagné d'un couple. L'homme étreignait un gamin de cinq-six ans dans les bras, sa femme agrippée à eux comme une sangsue. Gibbs songea que ce devait être le jeune fugueur et ses parents. Et se remémorant les paroles de Tony au détective un peu plus tôt, il constata que les déductions de son ami avaient permis de retrouver le garçonnet sain et sauf.
• « Venez, suivez-moi dans mon bureau » suggéra Stewart au couple.
Les parents le suivirent sans protester, leur air abattu et absent témoignait des heures d'angoisse qu'ils avaient dû vivre en constatant la disparition de leur fils. Et Gibbs était bien placé pour les comprendre, ayant perdu lui-même sa fille adorée.
Quelques minutes plus tard, le détective se leva, rejoignit le groupe d'hommes qui continuait à discuter tranquillement avec Tony et Abby, attira l'attention de l'italien avant de repartir avec lui en direction de son bureau. Il fit les présentations et la mère éclata en sanglots tout en s'avançant pour finalement étreindre Tony durant une ou deux minutes. Puis ce fut au tour du père de serrer la main de l'italien avant, lui aussi, de lui donner une accolade qui fit frémir Gibbs.
Ensuite, Tony s'agenouilla et ébouriffa les cheveux du gamin tandis qu'il lui parlait. Puis le garçonnet posa une question et attendit que les adultes répondent tout en se mordillant les lèvres. Stewart consulta Tony du regard, ce dernier opina de la tête donnant son accord puis les parents, à leur tour, consentirent. Les trois adultes sortirent ensuite du bureau laissant l'italien et le gamin ensemble. Tony s'installa sur l'un des sièges, tapota sa cuisse et l'enfant vint s'y percher sans hésitation.
Tous les regards des spectateurs étaient braqués sur le bureau et ils purent voir l'adulte et l'enfant s'engager dans ce qui semblait une discussion sérieuse. Le garçonnet était attentif aux propos de l'homme, il posait parfois une question qui recevait une réponse satisfaisante si on en jugeait par les fréquents hochements de tête du petit. La fin de l'entretien fut ponctuée par une accolade entre les deux mecs, une étreinte qui dura plusieurs minutes durant lesquels Tony prodigua des caresses qui semblèrent calmer le garçonnet.
McGee regardait la scène avec des yeux ronds, il pensait que DiNozzo n'aimait pas les enfants, qu'il se sentait mal à l'aise en leur présence, qu'il ne savait ni leur parler, ni se faire écouter. Il semblait que tout ce qu'il connaissait - ou croyait connaître - sur Tony était erroné, il n'avait jamais été aussi loin de cerner son ancien collègue. La face que l'italien leur montrait était aussi factice que l'imitation bon marché d'une Rolex. Il découvrait un homme inconnu avec qui il avait pourtant travaillé durant plusieurs années. Il soupira en constatant qu'il avait des lacunes à combler en tant qu'investigateur.
La porte qui s'ouvrait ramena l'attention des spectateurs vers les deux protagonistes, l'homme tenant le gamin par la main et l'enfant regardant son 'sauveur' avec un grand sourire. Les traces des larmes qui maculaient ses joues étaient un témoignage de l'émotion qui l'avait étreint un peu plus tôt. Tony s'avança vers les parents à qui il confia de nouveau leur progéniture avec un sourire un peu timide.
« Dis, je peux leur dire maintenant » demanda le gamin avec impatience.
« Bien sûr, Mark » répondit Tony avec indulgence.
« Pa, Ma, Tony m'a invité dans son ranch, il a dit que je pourrais monter à cheval » leur confia l'enfant avec enthousiasme. « Dites, je peux y aller, je voudrais voir les chevaux et les poulains et je veux que Tony m'apprenne à monter » plaida t-il en faisant une moue.
« Je lui ai promis et je souhaiterai tenir cette promesse » ajouta l'italien pour faire bonne mesure. « Il est autorisé à emmener ses frères et sœurs s'il en a. Et après la leçon, ils pourront piquer une tête dans la piscine » compléta t-il.
« Nous ne voudrions pas abuser de votre gentillesse » argua la mère prête à refuser l'offre.
« Stewart pourra vous montrer le chemin, il connait la maison et m'aidera à surveiller les enfants » coupa Tony pour contrer leur refus.
« Merci, nous acceptons » agréa finalement le père en serrant la main de l'italien en signe d'au revoir. « Allez, Mark, il est temps d'aller rejoindre ton frère. »
« A bientôt, Tony » salua le gamin qui quémanda l'autorisation de faire un dernier câlin avec l'italien.
« Sois sage, pense à ce que je t'ai dit et n'oublie pas ta promesse » rappela Tony d'une voix douce avant de le libérer.
Sur ce, le couple et l'enfant prirent enfin le chemin de la sortie, Mark adressant un dernier signe de la main à son sauveur. La tension et l'émotion retombèrent quelque peu dans la pièce avant que les policiers ne s'éparpillent vers leur bureau. L'équipe du NCIS ainsi que Stewart et Tony se regroupèrent autour d'un bureau avant que la gothique ne se charge d'alléger l'atmosphère.
« Eh, Tony, tu as un ticket avec ce gamin, on dirait » commenta t-elle. « Que lui as-tu donc raconté ? »
Tony l'a regarda un instant, se passa la main dans le coup pour soulager la tension avant de répondre.
« Désolé, Abs mais cette conversation restera entre Mark et moi » dit-il en souriant. « C'est trop personnelle pour être dévoilée devant n'importe qui » ajouta t-il en grimaçant sachant que sa remarque serait entendue comme une insulte par l'officier du Mossad.
« Tu as raison » approuva Abby, contrite. « C'est une discussion qui a besoin de rester confidentielle, je suis impardonnable d'avoir demandé et bien trop curieuse parfois. »
« Mais je t'aime comme ça sinon tu ne serais plus Abby » statua Tony en l'embrassant sur la joue. « Allez, je vais vous laisser, je dois passer à l'hôtel. On s'y retrouve vers 13 heures pour le déjeuner, le restaurant possède une carte qui vous alléchera » proposa t-il en se dirigeant vers la sortie.
Durant les quelques heures suivantes, chacun s'occupa comme il l'entendait, Abby partit faire du shopping accompagnée par une laborantine, Ziva décida de se promener seule pour réfléchir, McGee entraîna Jameson avec lui pour faire du tourisme, Ducky et Gibbs discutèrent quelques minutes avec Stewart avec de quitter le poste à leur tour. Le légiste suivit Gibbs qui sollicita de l'écossais l'autorisation de conduire la Rolls jusqu'à la base. Le fédéral voulait informer le Capitaine Smyers du résultat de l'enquête afin qu'il informe la famille du jeune marine de l'arrestation de son meurtrier.
Vers 12 heures 30, le groupe se reforma petit à petit et se retrouva dans le bar de l'hôtel. Tony les y rejoignit quelques minutes plus tard et les invita à le suivre vers une petite alcôve où leur table était installée. Chacun prit place et Gibbs sourit lorsqu'il constata que Ziva s'était postée le plus loin possible de l'italien tandis que lui-même se retrouvait placé à la droite du jeune homme. Abby, Tony et Ducky prirent les rênes de la conversation avant que les autres s'y mêlent. Même Jameson finit par se dérider et osa poser quelques questions à Tony dont il écouta les réponses avec attention.
L'israélienne se tint coite, restant la plupart du temps silencieuse ou ne répondant qu'aux questions qui lui étaient directement posées. Elle avait senti l'hostilité presque palpable de ses compagnons et savait qu'il valait mieux qu'elle fasse profil bas pour l'instant. Elle commanda son plat et sa boisson et attendit sagement que chacun passe sa commande avant de s'intéresser aux propos tenus autour d'elle sans pour autant participer vraiment à la conversation. Elle écoutait intensément mais donnait rarement son opinion, n'approuvait ou ne désapprouvait aucun propos tenu. Gibbs lui en fut silencieusement reconnaissant.
Le repas terminé, tous rejoignirent les voitures et reprirent le chemin du commissariat pour l'équipe qui devait récupérer leur équipement. Ducky rendit visite à son collègue pour un dernier au-revoir ; Tony embarqua Abby avec lui pour une visite surprise. Le jeune italien emmena son amie chez un bijoutier qu'il connaissait bien, il avait découvert un artisan qui façonnait des pièces uniques et savait que la gothique serait impressionnée et heureuse de voir sa collection. Il avait l'intention également de lui offrir un bijou et attendait sa réaction pour juger de celui qui lui ferait plaisir.
Une heure plus tard, le groupe se réunit à nouveau et partit reprendre possession des véhicules qui les attendaient. La procession prit ensuite la route en direction du ranch où chacun s'occuperait comme il l'entendrait. Tandis que David et Jameson se dirigeaient vers leur quartier, Tim s'attarda dans l'espoir de pouvoir approcher Tony. Et finalement, après un bon quart d'heure d'attente, il vit l'italien ressortir de la maison et se diriger vers les écuries.
Le jeune homme comprit que sa chance était là, leur départ était prévu pour le lendemain et il n'avait plus le temps, ni le loisir de retarder la rencontre ou plutôt la confrontation car aucun doute pour lui que leur discussion risquait de mener à un bras de fer entre anciens collègues. Et vu la manière dont s'était passé leur dernier face à face, il était certain que quelqu'un y laisserait des plumes. Il souhaitait presque que ce soit lui si l'issue en était un rapprochement avec l'italien.
La fin d'après-midi était belle et Tony décida de faire un dernier tour, il avait besoin de quelques minutes de tranquillité afin de se 'ressourcer' et il le faisait plus facilement lorsqu'il était seul. Ses pas le menèrent donc tout naturellement vers les écuries, il aimait passer un moment parmi les chevaux, au calme. Les bêtes l'accueillaient en hennissant doucement, quémandant parfois une douceur ou une caresse mais sans rien exiger d'autre. Leur instinct leur dictait que l'homme souhaitait un peu de paix, leur sérénité le calmait.
Il déambula dans l'allée centrale et s'arrêta caresser un animal, lui parla doucement avant de passer à un autre box. Il parcourut une longueur de l'écurie avant d'être conscient qu'il n'était pas seul dans le bâtiment. Il soupira et jura tout bas, son moment de solitude était bel et bien fini. Il ne pouvait plus différer la confrontation qu'il avait soigneusement évitée depuis plusieurs jours. Il prit plusieurs profondes inspirations avant de se tourner vers l'intrus.
« Agent McGee, puis-je savoir ce que vous faites ici » attaqua t-il d'emblée, sa voix laissant filtrer sa désapprobation.
Il laissait ainsi entendre à son ancien collègue que son intrusion n'était pas appréciée. Malgré cela, le jeune informaticien ne se laissa pas démonter et s'avança plus avant, les mains fermement enfoncées dans les poches de son jean afin d'en atténuer le tremblement. McGee voulait s'enfuir mais en même temps, il souhaitait aller au bout de sa résolution, il se devait d'affronter son ami avec bravoure.
« Je voudrais te parler… » commença t-il mais s'arrêta en voyant Tony froncer les sourcils.
« Et si je ne souhaitais pas la même chose, vous passeriez outre quand même, j'imagine » le coupa l'italien d'un ton froid. « Gibbs m'a fait part de votre message, je n'y ai pas donné suite parce que je n'avais pas envie de discuter avec vous. »
Tim soupira et se mordit la lèvre. Si Tony insistait pour le vouvoyer, la suite de l'entretien risquait de tourner court. Ou il pouvait suivre son exemple et le traiter avec déférence, marquer la distance que l'italien semblait vouloir mettre entre eux.
« Je sollicite quelques minutes de votre temps » lança t-il d'une traite avant de faiblir. « Je sais que je ne mérite pas d'égard mais j'aimerais faire amende honorable. »
« Vous, McGee, vouloir vous abaisser devant moi, quémander quelques instants d'attention de ma part ? » s'étonna ironiquement Tony. « C'est une nouveauté pour le moins surprenante. Il me semble que vous saviez plus m'envoyer balader que de m'écouter. »
« A vrai dire, j'ai toujours été attentif… du moins lorsqu'il s'agissait de travail » plaida Tim. « Je suis ici surtout pour m'excuser, mon attitude durant les derniers mois de notre collaboration a été… »
« Pour le moins déplorable, inexcusable, intolérable… et impardonnable » énuméra Tony. « Et je suis loin du compte. Je ne m'attendais à rien d'autre de la part de l'Officier David mais de votre part, je ne l'escomptais pas du tout. »
« A vrai dire, je me suis laissé influencé par Ziva et entraîné dans un cercle vicieux. Je ne savais pas comment en sortir » tenta maladroitement d'expliquer McGee.
« Oh, quel aveu ! » ironisa Tony. « Le si brillant et intelligent McGee, celui qui n'a connu qu'une vie heureuse, celui qui a fait des études, celui qui savait si bien m'envoyer à la figure son diplôme du MIT, celui-là même est en train de me dire qu'il n'a pas su résister à la pression d'un assassin du Mossad ? Quel exploit, vraiment. »
« C'est la vérité, Tony » s'exclama Tim, qui maitrisait sa colère à grand peine.
« Parlons-en de la vérité, McGee » cracha Tony d'un ton sourd. « Tu veux en connaitre quelques unes, Monsieur l'agent fédéral ? » demanda l'italien en revenant au tutoiement. « Tu veux savoir comment tu es devenu un membre de l'équipe de Gibbs ? »
« C'est le directeur qui m'a recommandé ? »
« Le directeur ? Tu plaisantes ! C'est Gibbs qui a choisi ses subordonnées, Stan Burley, Kate, moi. Par contre, pour toi, c'était une autre affaire » révéla Tony sans vantardise. « Gibbs est réfractaire à toute nouvelle technologie, il n'avait que faire d'un geek dans son équipe, il n'avait qu'une idée, celle de te renvoyer d'où tu venais. Ce n'est certainement pas lui qui aurait choisi de te faire une place dans SON équipe. Non, c'est quelqu'un d'autre qui l'a convaincu, quelqu'un qui pensait que tu pourrais devenir un atout. Et ce quelqu'un s'est lamentablement planté, on dirait » souligna Tony en ricanant.
Tony s'arrêta soudain et scruta le visage de son ancien collègue. Le jeune homme le regardait d'un air surpris et mortifié à la fois. Il n'avait sans doute aucune idée de ce qui avait motivé l'italien dans la façon de le former et il s'apercevait qu'il n'avait jamais analyser ses méthodes. Il avait simplement pris à cœur de transmettre au jeune geek tout ce que Gibbs lui avait appris en y ajoutant quelques petites choses apprises durant ses années de flic.
Apparemment, McGee avait toujours pensé que sa place dans l'équipe première du NCIS lui était destinée de toute façon au vu de ses diplômes. Si seulement il avait eu la curiosité de jeter un œil sur le dossier de l'italien, du moins sur la partie qui était disponible, il se serait rendu compte que son collègue était bien plus qu'un simple clown, plus que le simple trouble-fête que ses coéquipiers pensait qu'il était, bien plus qu'un simple ex sportif déchu et déçu. Mais jamais aucun de ceux qui avaient travaillé avec lui n'avait cherché à voir au-delà de la façade qu'il montrait, aucun n'avait franchi la barrière qu'il avait déployée à leur bénéfice.
Eh, même Abby, pourtant sa meilleure amie et Kate, toute profileuse qu'elle fut, n'avaient réalisé qu'il était bien plus que le flic qu'il avait prétendu être. Jamais il n'avait laissé filtré sa formation spéciale, ni les diplômes qu'il avait obtenus en travaillant d'arrache pied le soir après son boulot. Oh, c'était de sa faute, il n'avait jamais réellement cru que les gens le prenaient pour autre chose que ce qu'il voulait leur laisser croire. Et c'était bien ça qui l'avait desservi dans tous ses postes, faire l'idiot et cacher ses capacités l'avaient en quelque chose handicapé.
Il revient à la réalité en entendant un cheval hennir. Il jeta un regard vers McGee et décida de mettre un terme à son calvaire ici et maintenant. Mais avant qu'il ne puisse ajouter un mot, le jeune informaticien décida pour lui.
« Je voudrais que nous redevenions amis, Tony, je le veux plus que tout » affirma t-il d'un ton ferme.
« Amis, redevenir amis ! Mais nous n'avons jamais été des amis, McGee » scanda Tony. « Aucun des collègues que j'ai eu dans l'équipe de Gibbs n'a été un ami, les seuls agents qui le sont devenus ne travaillaient pas avec moi, ils ont pourtant su m'apprécier pour qui j'étais et non pas pour ce que je pouvais leur apporter. Je ne peux pas en dire autant des autres, malheureusement. »
« Je n'ai jamais su comment réagir face à ton attitude désinvolte, à ta capacité de nous bluffer par tes soudaines intuitions, à ta facilité de raisonner si particulière, à tes succès durant les missions sous couverture, à ta manière d'encaisser les humeurs de Gibbs » expliqua l'informaticien d'un seul trait. « Sans doute étais-je jaloux de toi, plus que je ne voulais le reconnaitre » avoua t-il dans un souffle mais suffisamment haut pour que Tony l'entende.
« Jaloux de moi ! » s'exclama Tony. « Allons, McGee, tu étais bien trop prétentieux pour te montrer jaloux, tu as toujours su me faire comprendre que je n'étais qu'un moins que rien, que mon travail était juste passable et que j'étais paresseux. Tu es même allé jusqu'à suggérer que je prenais à mon compte les trouvailles d'autres agents. J'espère que maintenant que tu es toi-même agent senior, tu réalises à quel point tu étais loin de savoir ce que le poste impliquait comme responsabilités. Et je suis même prêt à parier que Gibbs ne t'a pas chargé de tout ce qui revient à son bras droit, il doit certainement faire quelques tâches qui devraient être de ton ressort. »
« Gibbs ne ferait pas ça, il sait qu'il peut compter sur moi » s'offusqua Tim.
« Sûr, je suis pourtant certain que tu es devenu son bras droit par défaut parce qu'il n'avait pas envie de composer avec un agent qu'il ne supporterait pas » argua l'italien. « Au moins, toi, tu pouvais dans une certaine mesure supporter son mauvais caractère. Peu d'agents sont capables de composer avec lui surtout lorsqu'il est d'humeur massacrante. »
« Pourrons-nous un jour être à nouveau des amis ? » quémanda Timothy d'un ton humble.
« Je te l'ai dit plus tôt, McGee, nous n'avons jamais été des amis, tout juste des collègues et encore… Je ne pense pas être en mesure de te considérer autrement que comme une vague connaissance pour l'instant. Et franchement, j'ignore si je serais un jour capable de plus. Je ne suis pas du genre vindicatif mais bon sang, McGee, tu n'as rien fait pour mériter mon indulgence. Alors, un conseil, repars à Washington, éloigne-toi de David, apprends à être un peu plus modeste et tolérant et peut-être seras-tu alors un candidat potentiel pour devenir un ami. Pour l'heure, je préfère que tu abandonnes l'idée d'un rapprochement entre nous. Bon voyage de retour, Agent McGee, fermez la porte en sortant » répliqua Tony.
Sans plus se préoccuper de celui qui avait un jour été proche d'être un jeune frère pour lui, l'italien s'éloigna vers le fond de l'écurie dans l'évidente intention de faire comprendre à l'informaticien qu'il ne souhaitait pas prolonger la discussion. Il savait qu'il pouvait s'emporter et assener des paroles blessantes à son ancien collègue et il ne souhaitait pas gâcher le séjour des autres en confrontant ses anciens partenaires sur leur attitude envers lui. Il ne voulait qu'une chose, que l'équipe reparte au plus vite et que sa vie reprenne son cours normal, comme avant leur irruption dans son domaine.
McGee regarda Tony s'éloigner et soupira tristement. Leur entretien n'avait rien résolu et il n'apportait aucune réponse, pire il amenait d'autres questions, des paroles qui demandaient des explications. Mais il savait que, pour l'instant, il n'aurait aucun éclaircissement car l'italien n'avait visiblement aucune intention de lui en donner.
Il sortit de l'écurie et buta presque sur… son patron qui le fixa d'un regard sévère. Les lèvres pincées, les yeux remplis de colère, Gibbs lui fit signe de le rejoindre. McGee frissonna, il comprit en une seconde que son patron avait surpris la conversation entre son agent et son ancien bras droit. Il allait sans doute se faire passer un savon et il essaya de s'y préparer mentalement sans aucune illusion cependant. On ne pouvait jamais se préparer à une confrontation avec l'ancien marine.
« Vous ne pouviez pas attendre, McGee » gronda Gibbs. « C'était à Tony de choisir le moment pour vous écouter. »
« Boss, on part demain et je ne pouvais repartir sans avoir tenté ma chance » expliqua Tim, penaud.
« Et vous êtes satisfait de votre petit intermède ? » questionna Gibbs.
« Non » avoua l'informaticien. « Boss, qui a réussi à vous persuader de m'inclure dans l'équipe ? » osa t-il demander.
« A votre avis, McGee ? » dit son chef. « Il n'y avait qu'une seule personne qui soit à même de se dresser contre moi et de me faire fléchir… Tony. Il m'a convaincu que vos talents pouvaient nous être utiles, que vous feriez un jour un bon agent de terrain lorsque vous seriez parvenu à vaincre certaines faiblesses. »
« Patron… il a… il a appuyé… » bégaya Tim totalement pris au dépourvu par la révélation de son patron.
« Bon sang, ouvrez les yeux, McGee » tonna Gibbs. « Je n'avais aucune envie de vous avoir dans mes pattes. Qui vous a appris le métier d'investigateur ? Moi ? Kate ? Soyez honnête et reconnaissez que tout ce que vous savez, c'est Tony qui vous l'a enseigné. Kate a décrété qu'elle ne voulait pas de cette responsabilité. Eh, elle était toujours en formation lorsque vous avez intégré l'équipe. Je n'avais pas la patience de vous former, je ne supportais pas de vous voir me craindre à chaque parole ou chaque ordre que je vous donnais. Tony était le seul à pouvoir vous servir de tuteur, le seul volontaire pour le faire. Et si vous preniez ses plaisanteries très mal, c'est parce que vous n'avez jamais compris son but. Elles étaient destinées à vous endurcir, à vous permettre d'encaisser des paroles plus dures. »
« J'ai vraiment été lamentable » souffla Tim d'une voix misérable. « J'ai totalement mésestimé Tony, j'ai toujours cru qu'il était un affabulateur, un profiteur et un exagérateur. En vérité, je n'ai jamais cherché à savoir qui il était vraiment. Il m'a bluffé de belle façon. »
« C'est pour cette raison qu'il était excellent pour les missions sous couverture, McGee. Il savait se comporter selon les attentes de ses interlocuteurs et c'est ce qu'il a fait avec vous et David. Il vous a aveuglé et vous n'avez pas tenté de voir au-delà de l'évidence. Vous n'avez jamais été intéressé de savoir ce qui se cachait réellement derrière le masque du clown qu'il portait » constata Gibbs. « A l'avenir, soyez plus attentif et ne prenez rien pour argent comptant. Vous y gagnerez en étant plus curieux, plus téméraire dans vos relations avec vos collègues mais restez prudent pour éviter les pièges tendus par des personnes qui voudraient profiter de vous » conseilla Gibbs avant de tourner les talons.
McGee comprit que son patron venait de faire référence à Ziva, il ne s'étonna pas qu'il sache que la jeune femme l'avait influencé. Tim soupira profondément, triste de n'avoir pu effacer la mésentente entre Tony et lui et le cœur lourd, il prit la direction de sa chambre.
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Voilà enfin la discussion entre Tony et Tim que certaines attendaient avec impatience. J'espère que vous ne serez pas trop déçu que nos deux hommes ne soient pas réconciliés.
Mais qui peut dire si la suite ne leur réservera pas une surprise...
A bientôt
