Coucou tout le monde ^^ ! Voilà ENFIN le chapitre 3 ! Pour me faire pardonner de l'attente, il est un peu plus long ^^ ! J'espère que ça vous plaira !
Merci à MV-232, lilaloooo, XoXonii, La vague folle et Pomme pour vos reviews, ça m'a fait très plaisir, j'espère que la suite ne vous déplaira pas ^^ !
Chapitre 3 Incompréhension
HEIN ?! Comment j'ai pu dormir si tard ?! Il est 11h30 du matin ! Moi qui me lève toujours avec le soleil ! Je bondis hors de mon lit – tiens, comment ch'uis arrivée là ? – l'esprit encore embrumé de sommeil. Je me douche en quatrième vitesse, m'habille en une fraction de seconde, sans oublier mes armes, me passe un coup d'eau sur le visage et me rue à l'extérieur. Je cours jusqu'au pont où tout le monde est rassemblé. J'aperçois Marco et me fraye un chemin jusqu'à lui. Je me poste à ses côté et lui glisse :
- Onii-chan, qu'est-ce qui se passe ?
J'ai volontairement employé le nom affectif pour lui montrer que ce qui s'était échangé la veille était toujours présent dans mon esprit. Il baissa les yeux sur moi avec un sourire indéfinissable.
- Bonjour marmotte !
Si mes yeux avaient pu lancer des éclairs, ce satané piaf aurait été foudroyé sur le coup. Il poursuivit comme si de rien n'était pour répondre à ma question :
- C'est l'heure des défis. Tous les jours un des Commandants défi en combat singulier le membre de l'équipage de son choix. Aujourd'hui c'est à Ace de désigner son adversaire.
Je me hisse sur la pointe des pieds pour apercevoir l'Allumette mais sans succès. Je suis bien trop petite ! Je pousse un grommellement qui ne m'empêche pas d'entendre s'élever la voix du Commandant de la Deuxième Flotte qui s'écrie avec entrain :
- Suki ! Je défie Suki !
Les regards se braquent aussitôt sur moi. Je retiens un soupir d'exaspération. Puis je réalise ce que signifie ce que l'autre Enflammé vient de dire implique. Je hausse un sourcil. Ils veulent que je combatte Ace ? Ou plutôt il veut que je le combatte ? Pas très fair-play comme attitude… Ace est un Logia et je suis une Zoan. Je hausse les épaules. Pourquoi pas ?
Je laisse mes lames sur le côté et me transforme en léopard, la seule forme sous laquelle la couleur de mes yeux ne change pas.
Ace tient un bâton dans les mains.
Je décris de lents cercles autour de lui sans le quitter du regard.
Lui ne bouge pas, m'observant simplement. S'il croit que je vais faire le premier mouvement, il se fourre le doigt dans l'œil jusqu'au coude !
Au bout de plusieurs minutes, le Commandant engage le combat. J'évite souplement son attaque. Je ne dois pas me précipiter et attendre une ouverture… Voyons, réfléchissons. Comme je suis plus basse, il est obligé de se baisser pour m'atteindre et si j'élargie l'espace entre nous il sera en plus obligé de s'étirer en avant. J'augmente donc insensiblement la taille de mes cercles – que j'ai repris – à chaque passage. Il me fait le plaisir de répondre à mes attentes en tentant de porter un coup dans mes côtes, dévoilant ainsi ses propres flancs. Le bâton m'effleure mais je glisse dessous, suivant son mouvement. Je bondis et plante mes griffes dans son flanc gauche exposé et le laboure profondément sur toute sa longueur. Je ne lui fais pas de mal et me brûle un peu les pattes, sans gravité. Mais un adversaire non-Logia serait actuellement entrain de se tordre de douleur au sol dans une jolie flaque rouge.
Je suis proche de lui maintenant. Il tente un coup à la tête mais je dégage juste à temps et il ne touche que mes moustaches. Puis un autre pour me faucher les pattes. J'en profite pour sauter sur le bout de bois pour l'empêcher de bouger et, dans la foulée, me jette en avant et fait claquer mes crocs sur sa gorge.
Je me retire immédiatement pour ne pas finir complètement grillée.
Ace se redresse, les yeux cachés par l'ombre de son chapeau. Le reste de l'Équipage de Barbe-Blanche reste muet. Je reprends forme humaine et m'accroupis, bras entre les jambes et paumes au sol. 'Faut toujours s'méfier… Même quand on a gagné le combat. L'Allumette laisse alors un grand sourire se dessiner sur ses lèvres et relève la tête tout en reculant légèrement son couvre-chef sur sa nuque. Il plante son regard franc et joueur… et un brin suffisant il faut le dire, dans le mien.
- Bien joué petite sœur ! Tu es douée.
Il jette le bâton qui roule au sol, à mes pieds. Le jeu est fini. Je me redresse à mon tour et réponds en haussant les épaules en récupérant mes armes blanches au passage :
- L'expérience m'a forgée. Mais tu aurais gagné si tu t'étais servi de ton pouvoir en attaque, Ace.
- Ça n'empêche pas que tu te débrouilles bien. N'est-ce pas vous autres ?
Je suis surprise d'entendre une clameur d'approbation. Un peu perdue au milieu de cette gentillesse sincère, que je ne connais pas, je croise le regard de Marco. Bras croisés sur son ventre, il se contente de sourire et m'adresse un clin d'œil. Un poids soudain sur mes épaules me fait sursauter. C'est le Commandant de la Seconde Flotte qui vient d'y étaler son bras. Je ne suis pas habituée à ça non plus, je lève la tête vers lui mais lui est entrain d'interpeller le Capitaine :
- Père, tu n'es pas d'accord ?
Pourquoi se donne-t-il autant de mal pour qu'on reconnaisse mon talent ?
- Si bien sûr. Bravo ma fille, un ennemi ordinaire serait mort depuis longtemps !
La réponse de Barbe-Blanche achève de me déstabiliser. Jambes molles, bras ballants et bouche ouvert comme un poisson hors de l'eau, je fixe Ace qui a reporté son attention sur moi – c'est bien le seul d'ailleurs, tout les autres son entrain de commenter notre joute – pour quémander une explication… Cette honnêteté et cette affection qui brûlent – sans mauvais jeu de mot – dans ses prunelles me pétrifient. Il tend doucement un index vers ma mâchoire pour la refermer.
- Quoi, ne me dis pas qu'on ne t'a jamais fait de compliments sur tes compétences de combattante ?!
- S… Si… m… mais…
Je me sens ridicule à bégayer de cette manière. Vraiment pitoyable !
- Je crois qu'elle n'a surtout pas l'habitude qu'on soit gentil avec elle, intervint Marco.
Heureusement, seuls Ace et moi avons pu l'entendre. Je fusille le Phœnix du regard, ce qui semble l'amuser plus qu'autre chose, tandis que le Commandant de la Seconde Flotte me questionne en fronçant les sourcils :
- C'est vrai ? On ne s'est jamais préoccupé de toi ?
Pourquoi se montre-t-il si concerné ? Pourquoi je sens de la colère, non-dirigée contre moi, dans sa voix ? Je reporte mon attention sur lui alors qu'il resserre son emprise sur mes épaules pour me rapprocher de lui.
- Réponds, me presse-t-il gentiment.
D'un coup d'œil, je quête le soutien, voire le secours, du Commandant de la Première Flotte. Mais, s'il reste là, il ne semble pas le moins du monde disposé à me sortir de cette situation. Tant pis, pas le choix je prends la forme d'un chat noir. Je m'apprête à bondir mais Ace m'attrape par la peau du cou. Pas méchamment, seulement comme une chatte fait avec ses chatons. Il me prend dans ses bras et commence… à me caresser.
Si je pouvais me mordre la lèvre, je le ferais. Je tente de résister à la tentation… En vain. Je ronronne à qui mieux-mieux ! Je suis le mouvement de sa main sur ma fourrure et me colle à sa paume pour réclamer plus. Avec un sourire à moitié narquois collé aux lèvres, il ne se fait pas prier.
Il a tôt fait de comprendre que la jonction entre mes joues et mon cou, et l'espace entre mes oreilles, sans parler de ces dernières, sont des points sensibles. Je ronronne de plus belle quand il passe dessus. Je rage intérieurement mais ne peut m'empêcher de me détendre. Ma seule consolation : tant que je suis sous cette forme, je ne peux pas parler ! Comme quoi ça peut avoir des avantages le manque de contrôle sur son Fruit du démon… Mon « bourreau » rit malicieusement, pendant que Marco prenait visiblement plaisir à assister à ma « torture ». Les autres sont braqués sur notre trio, se régalant de ce spectacle plutôt hors du commun. Mon instinct de chat m'empêche de me dégager des bras de mon aîné. Bien au contraire, il me fait, à ma grande honte, pousser un miaulement de contentement… Qui ne manque pas de provoquer les rires de tous les membres de l'équipage. Sérieux, pourquoi faut toujours que ça tombe sur moi ce genre de galère ?!
Heureusement, un travesti – comment il s'appelle déjà ? Ah oui, Izou – fini par prendre pitié de moi et m'arrache des mains de mon « tortionnaire » avant de me reposer à terre. Autant vous dire que je file à vitesse grand V ! Ace me cours après. J'atteins la porte de ma cabine… Fermée. Et merde, pas le temps de l'ouvrir ! Je reprends forme humaine et me plaque contre le bois à l'instant où l'autre Allumette fait son apparition devant moi. Je gronde. Il affiche un air surprit :
- Héla ! Qu'est-ce qui te prend ?
Il se fout de moi ou quoi ?! Je crache ma réponse :
- Tu oses le demander après ce que tu viens de faire !
Je lis dans son regard un mélange d'étonnement et d'amusement lorsqu'il réplique :
- Ne me dis pas que tu es vexée ? Ce n'était pas méchant, c'était juste pour te taquiner !
Son visage devient sérieux alors qu'il poursuit :
- Alors j'ai finalement ma réponse on ne t'a jamais témoigné d'affection.
- Pas besoin, rétorqué-je en haussant les épaules.
Le Commandant sourit, semblant tout à coup plongé dans ses souvenirs. Il déclare finalement :
- C'est aussi ce que je pensais. Mais c'est faux.
La cloche du déjeuner retentit, m'obligeant à me couvrir les oreilles. 'Fait un mal de chien cette saleté ! Et pis… L'est d'jà c't'heure là ? Ace m'attrape le bras alors que la sonnerie s'estompe rapidement et me traîne avec lui au réfectoire. Il prend place aux côtés de Marco, et je suis obligée de m'installer de l'autre côté, tandis que… Satch – oui, c'est ça, Satch. Difficile d'oublier une coupe pareille ! - s'asseoir à ma gauche. Boudeuse et entêtée, je refuse de toucher à la nourriture. La main du Commandant de la Quatrième Flotte se pose lourdement sur mon épaule.
- Prends donc quelque chose, ne sois pas timide !
Je fais un effort pour maugréer :
- Nan.
Et merde, fais chi… fonner du papier ! Tous ceux qui m'entourent dans un rayon d'un mètre se tournent vers moi. Je les regarde tour à tour d'une manière dissuasive qui les fait retourner à leurs assiettes. Sauf la Banane, l'Enflammé et le Phoenix.
- Pas faim, grommelé-je.
Naturellement, mon estomac choisi justement cet instant pour protester ! Ce qui provoque le fou rire d'Ace.
- Suki, appelle la voix de Marco.
Je me penche pour le voir.
- Mange, ordonne-t-il fermement en plantant ses yeux dans les miens.
Je pousse un profond soupir mais obéit à mon grand frère. Mes maudites oreilles de félin sont sensibles à sa voix calme. Peut-être que c'est pour ça que son aide a été efficace hier soir ? Peu importe, je n'ai pas envie de penser à ça. J'attrape une pièce de gibier, la tenant par l'os qui la traverse et mord à pleine dans la viande grillée à point. Mes tympans souffrent du bruit qui emplie la pièce.
Je jette un regard à Barbe-Blanche, qui trône en bout de table. Pourquoi a-t-il voulu faire de moi « sa fille », comme il dit ? Apprendrai-je un jour à l'aimer comme un père ? Son regard rencontre le mien. Je ne cherche pas à l'éviter, pas plus que je n'essaye de cacher ma méfiance. Il… sourit. Sans rompre le contact, je suce mon os, le jette en arrière dans un geste souple dénotant un longue pratique et me lèche les doigts. Il se détourne finalement pour répondre à une question d'Izou, à côté de lui.
Je bois une longue rasade – d'eau ! – avant de remarquer qu'Ace me fixe. M'énerve… Je choisis de l'ignorer et m'appuie contre ma chaise, bras passés par-dessus le dossier et laisse aller ma tête en arrière. Pourquoi je sens l'interrogation et l'investigation briller dans ses prunelles ? La seule chose qui me fait rester stoïque et m'empêche de quitter la salle sur-le-champ est ma réputation. Il ne sera pas dit que j'ai perdu mon légendaire sang-froid et mon impassibilité. Mais bon sang que c'est dur ! J'ai l'impression que ses yeux noirs me sondent. Et je déteste ça ! La fin du repas arrive enfin, et l'équipage repart comme il est arrivé : en coup de vent. Seul Ace reste. Cette fois ça suffit ! Je me lève et me dirige droit vers la sortie. Du moins j'essaye le Commandant de la Deuxième Flotte me retient par le poignet.
- Lâche-moi, Ace.
Je n'ai pas élevé la voix mais le ton est menaçant. Ce qui n'impressionne pas du tout mon aîné.
- Qu'est-ce que tu as vécu pour qu'il y ait autant de souffrance et de violence en toi ?
Un souffle. La question n'était qu'un souffle. Elle m'atteint avec la force d'une tempête. Je me braque aussitôt, et me renferme pour me protéger aussi efficacement qu'une cuirasse. Je cherche à me libérer d'un coup sec mais il resserre sa prise.
- Je vais te laisser partir, dit-il d'un ton rassurant. Mais si tu as besoin de quoi que ce soit, viens me trouver. Je sais ce que c'est que d'avoir de la colère en soi, tu peux me croire.
Il est sincère, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Je me détends et lui offre un léger hochement de tête. Alors il me relâche. Sans demander mon reste, je cours au-dehors pour rejoindre ma cabine. Dans un détour, je me heurte à… Marco évidemment. Il m'attrape par les épaules et se penche pour mettre son visage à hauteur du mien.
- Tout va comme tu veux, minette ?
- Ouais.
Zut ! Réponse beaucoup trop rapide, il va se douter de quelque…
- On ne dirait vraiment pas.
… chose. Gagné !
- Mmh.
Je hausse les épaules, ce qui le fait froncer les sourcils, et trouve soudain un grand intérêt au sol.
- Tu appréhendes ce soir ?
À ces mots, je relève vivement la tête un bref instant pour lui jeter un regard noir et cracher :
- Je n'ai pas pour habitude de m'encombrer l'esprit avec quoi que ce soit qui n'ait pas d'intérêt !
Après avoir prit une grande inspiration, je poursuis sur un ton plus courtois :
- Laisse-moi passer s'il te plaît.
- Et puis-je savoir où tu as l'intention d'aller ?
- Dans ma cabine !
- Tu ne veux pas t'entraîner avec moi ? intervient une voix dans mon dos.
Je pivote pour faire face à Satch.
- Et pourquoi ?
- J'ai remarqué que tu avais des dagues. J'aimerai voir ce que tu vaux…
Je lui adresse un sourire carnassier avant d'opiner :
- À ta guise !
Je le suis jusqu'à une salle équipée pour les escrimeurs. Marco à décider d'être spectateur. Je dégaine la lame à ma cuisse et celle à mon bras pour en avoir une dans chaque main.
- Dis-moi si je vais trop fort, prévient-il en prenant lui aussi deux lames, mais nettement plus larges.
Je ne réagis pas à ce qui équivaut pour moi à une insulte. Il va vite perdre ce petit air narquois, cette espèce de Banane…
Il attaque d'un coup fulgurant. Un impulsif hein ? Bien, voilà une info qui peut servir…
Je pare avec facilité et me dégage juste à temps pour éviter que sa jambe ne fauche les miennes. Ah, tu veux jouer ? Alors on va jouer… Je laisse mes crocs pousser, ainsi que les griffes de mes orteils. Il tente un mouvement vers mon ventre, je le pare d'une de mes dagues, bloque sa deuxième lame entre mes dents. Il retente le coup de la faux au niveau de mes chevilles mais je monte sur sa jambe, y enfonçant mes griffes. Il pousse un cri de douleur alors que je me laisse glisser, déchirant ses chairs, et perd l'équilibre.
Je profite de cet instant pour laisser tout mon poids peser sur lui, ce qui implique que je m'enfonce plus ou moins sur nos lames entremêlées. Pourtant, mon poids est ridicule, et en question de force brute, sous ma forme humaine je suis un insecte par rapport à lui. Mais déstabilisé comme il l'est, cela suffit à le faire tomber à terre. Je replie les jambes pour planter à nouveau mes griffes dans ses cuisses. Dans le même mouvement, je mors sauvagement la lame entre mes crocs et la brise, me coupant un peu le palais et la langue, mais rien de grave. Enfin, de ma main libre, je sors ma dernière dague – celle qui pend à ma ceinture – et la place sous sa gorge.
Je sens tout-à-coup deux mains m'agripper par la taille et me soulever pour me remettre sur mes pieds. Je porte un regard empli de stupeur au Phoenix qui me saisit vivement les épaules. Ce dernier me lance un :
- MAIS CRACHE BON SANG !
Surprise, j'obtempère et recrache les derniers morceaux de l'épée de Satch. D'ailleurs, en parlant de lui, il se relève avec peine et je baisse les yeux sur son pantalon qui à l'origine était blanc. Euh… j'y suis peut-être allé un peu fort…
- Désolée, j'ai agis par instinct.
- C'est rien petite sœur ! Ça m'apprendra à te sous-estimer, répond-il en souriant avec un clin d'œil. Mais il faudra apprendre à te contrôler.
J'accepte de bonne grâce le reproche sous-entendu dans sa dernière phrase et lui retourne un sourire reconnaissant avant qu'il ne fixe mon abdomen avec effroi. Je jette un coup d'œil à Marco qui n'a pas bougé depuis tout à l'heure et qui lui aussi semble faire un blocage sur mon ventre. Bah quoi ? Je baisse le regard et voit une jolie tâche de sang s'élargir. Sur mon beau T-shirt orange flashy, quel gâchis ! Tiens, ça rime… Au travers d'une déchirure du tissu, on peut voir une belle blessure, assez profonde. Je trouve ça amusant de la regarder alors que les coupures dans ma bouche me permettent de savourer le goût de mon sang. Je finis par réagir :
- C'est pas bien grave ça !
- QU'EST-CE QUI T'AS PRIT ?! rugit Marco, m'étonnant.
- Ben, pardon mais si je voulais arriver à le faire basculer je n'avais pas vraiment le cho…
- TU AURAIS PU Y RESTER !
'M'attendais pas à ça ! Je me ressaisis et hausse négligemment les épaules :
- Et alors ? Ça s'rait pas une grande perte.
Je me prends la gifle de Marco de plein fouet. Des larmes d'incompréhension me montent aux yeux.
- Ne redis jamais ça, profère-t-il en détachant tous les mots.
Et il me serre contre lui avec force. Mal à l'aise de l'avoir inquiété de cette façon, tout ce que je trouve à dire de rationnel c'est :
- Tu vas te tâcher…
- Petite sotte, je m'en moque ! C'est bien le dernier de mes soucis !
- Ch'uis pas « petite » ! protesté-je mécaniquement.
Pourquoi je ressens le besoin de me blottir contre lui ? Pourquoi je voudrais que Satch aussi me prenne contre lui ? Je me sens brusquement soulevée du sol.
- Eh ! Qu'est-ce que tu fais ?
- Je t'emmène à l'infirmerie.
- Pas b'soin.
- Si, et moi aussi, intervient la Banane qui nous suit.
Je lui jette un regard assassin avant de me débattre de toutes mes forces. Mais le Phoenix tient bon et fait claquer sa langue pour attirer mon attention avant d'ordonner :
- Arrête !
Je stoppe net mon cirque. Je boude mais, paradoxalement, me colle un peu plus contre son torse. J'ai beau être une dure et prétendre le contraire, ça fait quand même drôlement mal… La salle d'infirmerie ne pas inconnue et le fait que ça ne soit pas une nouvelle odeur me soulage. Une infirmière nous prend, Le Commandant de la Quatrième Flotte et moi-même, en charge et nous recoud. Mes paupières sont lourdes… Si lourdes…
Tadaaaaa ! J'espère que ça vous a plu ? Laissez des reviews s'il vous plaît ! ^^
