Salut les amis !

Gomen nasai ! J'ai 3 MOIS de retard, je suis impardonnable, mais depuis que je suis en école de philosophie et théologie, je n'ai plus une minute à moi, à tel point que ça fait 2 mois que j'ai pas été sur Internet sauf pour le strict nécessaire … Bouhouhouhou ! Là je suis en vacances donc j'en profite pour poster et prendre de l'avance pour pouvoir poster pendant les 4 mois à venir avant mes prochaines vacances !

Voilà la suite tant attendue ! Merci pour vos reviews, vous êtes a-do-rables !


Chapitre 5 Ça sent mauvais !

- Tu porte sa marque.

- Une main, ça se coupe.

- Hum… Vivre avec une seule main ?

- Un chat à trois pattes se débrouille très bien. Et rien ne m'empêchera de poursuivre mon rêve !

- Bien sûr…

Je m'autorise à lui lancer un regard en coin pour déterminer si cette dernière phrase est ironique ou non. Mais le visage de Marco est indéchiffrable. Doigts joints sous son menton et coudes sur la balustrade, il regarde l'horizon lui aussi. Je détourne les yeux.

- Onii-san ?

- Ouais ?

-… Nan, rien.

Je sursaute lorsqu'il entoure mes épaules de son bras. Il fronce brièvement les sourcils.

- Quand vas-tu comprendre que tu n'as pas à avoir peur de moi ? Ni des autres ?

Un hurlement retentit à cet instant, accompagné de la cloche d'alarme :

- TOUT LE MONDE SUR LE PONT !

Le Phœnix et moi nous ruons à l'endroit voulu avec le reste de l'équipage. N'empêche que j'ai été sauvée par le gong moi !

Sur place, tout le monde est rassemblé autour du siège où trône Barbe-Blanche… mais a le regard tourné vers la mer. Moi, comme de bien entendu, j'y vois que dalle du haut de mon mètre cinquante-quatre… Mais une secousse pas piquée des hannetons ébranle le Moby-Dick et interrompt le fil de mes pensées. Une gerbe d'eau explose dans les airs avant de retomber.

D'aaaaaaaccord. Ça, c'est boulet de canon. Et il est pas tout seul…

Le navire est balloté de toutes parts et nous avons du mal à garder notre équilibre.

- LES HOMMES DE LA DEUXIEME FLOTTE ! AVEC MOI ! s'époumone Ace pour dominer ce vacarme.

'Fait pas du bien à mes tympans ça… Nan, vraiment pas ! Bref, toujours est-il que l'Allumette et ses hommes s'élancent comme un seul à l'assaut du bateau ennemi.

- C'est la Marine, m'informe Marco en essayant lui aussi de se faire porter sa voix malgré le boucan. Je vais aller faire un tour de reconnaissance.

Et sur ce, il laisse ses bras s'embraser pour prendre la forme d'ailes gigantesques et magnifiques. D'un battement, il s'élève dans les airs. Hep'là ! Pas le temps de s'extasier ! Je reporte mon attention sur le pont, qui s'est considérablement vidé, m'offrant ainsi une meilleure vue d'ensemble. En fait, il ne reste plus que le vieux et les hommes de la Première Division. Les autres se sont répartis sur les différents navires accompagnant le bâtiment principal abordé par la Deuxième Flotte. Un vaisseau « contre-amiral » d'ailleurs.

Bon, c'est pas tout ça, mais moi aussi je veux jouer ! Mais alors que je m'élance, je suis retenue par le col de mon T-shirt. Je me retourne vivement, mains sur les poignées de mes lames.

Ah. Ce n'est que Marco.

Je me détends et il me relâche.

- Pas encore Suki. Pour le moment c'est à nous de te protéger.

Une rage sourde monte en moi à ces mots et je gronde. Il n'en a cure en plus ce fichu piaf à la noix ! Je lui prouverai que je sais me battre et que je n'ai besoin de personne ! Tant pis pour cette fois, le moment est mal choisi pour jouer les rebelles… Je vais devoir m'y prendre avec plus de finesse sur ce coup-là…

Une explosion retentit : c'est encore notre ami l'Enflammé qui a fait des siennes en mettant le feu aux poudres… Littéralement. Résultat : le bateau contre-amiral est en miettes et le Commandant se fait hurler dessus par ses subordonnés pour avoir été si imprudent. D'accord, ça veut dire qu'il a fait ça alors qu'ils étaient encore à bord… et qu'ils y ont réchappé de justesse ! M'enfin bon, j'suppose qu'il avait prévu son coup malgré tout, c'est pas son style de les mettre en danger. Du moins je crois… Et l'vieux qui s'marre ! Nan mais sérieux, quelle bande de cinglés ! Je sais, j'en fais partie mais pas à ce point… Si ?

Rhaaaaaa… 'pourraient pas baisser d'un ton ?! C'est dingue ça !

Je me couvre les oreilles, mais ça ne change pas grand-chose à vrai dire. Tout l'équipage revient sur le Moby-Dick. Le contre-amiral et son escorte ont été pulvérisés. Ace, triomphant, est congratulé chaleureusement avec force claques dans le dos. Je sens le Phœnix atterrir à mes côtés. Il va aussitôt taquiner son ami enflammé.

Quant à moi je me fais justement bousculer par un grand gras-du-bid' aux cheveux noirs et frisés et un sourire à moitié édenté comme une citrouille d'Halloween. Résultat, j'atterris rudement sur mon arrière train pendant que lui poursuit son petit bonhomme de chemin ! Ma réaction ne se fait pas attendre :

- TU POURRAIS AU MOINS T'EXCUSER GROS PORC !

L'attention générale m'est accordée sur-le-champ. L'interpellé se retourne lentement pour me faire face.

- C'est à moi que tu parles, microbe ?!

Mes canines et mes griffes surgissent presque involontairement. Je gronde et transforme mes yeux.

- Ne la provoque pas, Teach, intervient Ace.

Alors c'est ainsi qu'il se nomme. Comptez sur moi pour le retenir…

- C'est elle qui me provoque, Commandant !

Et subordonné en plus.

- C'est toi qui m'a fait tomber, la moindre des politesses c'est de demander pardon. Ou ça t'arracherait la gueule à ce point ?

Il… me balance un couteau !

Je l'esquive aisément et dégaine une de mes propres lames.

Ace se jette entre nous-deux. Un autre Commandant retient le goret tandis que Satch m'attrape les poignets.

- Ça suffit ! Teach, excuse-toi.

Sa voix ne souffre aucune réplique. Les deux hommes s'affrontent un moment du regard, et le colosse finit par baisser les yeux en maugréant un :

- Je suis désolé.

L'Allumette se tourne vers moi. Quoi ?! Il est même pas sincère ! Un coup d'œil insistant et je pousse un grand soupir.

- C'est bon…

Mais j'ai une excellente mémoire.

- L'incident est clos, tranche le Commandant de la Deuxième Flotte.

Je résiste in extremis à l'envie de hausser un sourcil pour exprimer un « C'est ça ! Rêve toujours ! ».

Les autres pirates se détournent assez rapidement. Après tout, ce genre d'altercation est chose courante sur ce navire, sans compter que le butin doit encore être descendu dans le coffre. Satch se penche à mon oreille :

- Si je te lâche, tu ne feras rien d'inconsidéré, petite tigresse ?

- Je ne suis pas « petite » !

Il rit. Marco arrive à notre hauteur. Le Commandant de la Quatrième Flotte me pousse dans sa direction et lui crie :

- Je te la laisse, je vais donner un coup de main !

Le Phoenix acquiesce de son habituel air nonchalant. Je propose :

- Je peux aider aussi.

- Hors de question. Tu dois ménager ta blessure.

Je lève les yeux au ciel.

- Satch aussi est blessé.

- Mais je ne suis pas responsable de lui.

J'ouvre la bouche… la referme, détourne la tête, la rouvre :

- Tu n'as pas à te sentir…

- Si. Tu es ma seule petite sœur, et le Paternel t'a confiée à moi.

Gênée, incapable de comprendre, je hausse les épaules. Il ricane gentiment et pose une lourde main sur le sommet de mon crâne. Il m'ébouriffe les cheveux dans une caresse. NON ! Pas… ça…Je me mords sauvagement la lèvre inférieure.

- Je suis là maintenant, chaton, on est tous là pour toi.

Sa voix douce… Crétin de félin ! Je ronronne. Et lui ça l'amuse ! Je me calme presque instantanément. Seul mon croc reste planté dans ma lèvre. Un filet de sang coule sur mon menton. Le Commandant l'essuie de son pouce et me fait les gros yeux :

- Arrête ça ! réprimande-t-il doucement.

J'obéis. Mais ma parole c'est plus un chat là, c'est un chien !

Dans un immense effort de volonté, et surtout dans un sursaut d'orgueil démesuré, je me dégage de lui. Je plante mon regard dans le sien et m'insurge :

- Pourquoi Ace ne m'a pas laissé l'abîmer un peu ?!

- Teach aurait répliqué sans hésitation.

- Ça veut dire quoi ça ? J'm'en fiche royalement !

- Mais pas lui.

- Hein ?

Alors là je n'y comprends plus rien. En quoi ça changeait quelque chose pour l'autre Enflammé ?

- Tu comprendras un jour, Suki.

Comme j'allais protester, il changea brusquement de sujet :

- On n'avait pas une conversation en cours ?

Oups…

Il pose sa main sur mon épaule – ce qui me fait sursauter - et m'entraîne vers l'endroit où cette stupide discussion a commencé. À savoir la vigie. Avantage : au moins ici il y a moins de bruit !

Comme je n'ai strictement aucune envie de poursuivre cette paaaaaassionnante altercation, je m'installe dans un petit coin, genoux remontés à la poitrine, la tête à moitié enfouie dans les bras. C'est sans compter sur Marco qui est un vrai cul de mule ! … Oui, je sais, moi aussi, mais quand même…Bref, il s'accroupit en face de moi.

- Donc, tu disais que tu serais prête à filer en douce de l'Équipage ?

- Sans déshonneur si je m'ampute de la Marque. Un serment dans le sang se rompt dans le sang. Le sang seul lave le déshonneur.

J'ai répondu en bougonnant, sans daigner lui adresser le moindre coup d'œil. Juste pour le satisfaire en ouvrant la bouche.

- Pas besoin d'en faire tout un drame. Je sais que tu en serais capable. Mais tu ne le feras pas.

Je laisse mes pupilles s'allonger et mes oreilles se plaquer sur mon crâne :

- Et pourquoi en es-tu si sûr ?

- Parce que je sais que tu en es capable justement.

Il marque une pause avant de reprendre dans un sourire :

- Et aussi parce que tu nous aime bien.

Je hausse les épaules dans une attitude que je veux désinvolte et me replie un peu plus sur moi-même. Je lève les yeux. Le soleil est encore haut dans le ciel. Alors pourquoi ce sentiment de mal-être ? D'habitude je suis sauvage la journée, je m'éclate, j'en profite… Là seule ma rancœur envers Teach me maintient en… Une minute ! C'est ça ! Un très mauvais pressentiment… Je vais surveiller ce gros cochon, je n'ai aucune confiance en lui. Hélà ! STOP ! Je ne m'inquiète pour personne d'accord ?! Je n'ai pas l'intention de rester dans cet…

- Oï ! Tu rêves ?

- Tu lui fais confiance ?

- À qui donc ?

- Au gras frisé.

- Suki, c'est notre frère ! Il t'a juste bousculée, ce n'est pas non plus la fin du monde !

- Et faillit m'embrocher ! Si c'est ça ta définition de la fraternité, je m'en vais !

Je suis vraiment en colère, blessée. Lui qui se disait un frère aîné ! Je m'enfuis avant qu'il ait eu le temps de réagir. Pourquoi j'ai envie de pleurer ? Qu'est-ce qui se passe ? Ça va trop vite, je ne comprends plus rien, je ne sais plus où j'en suis…


Une 'tite review pour une pauvre auteure en déprime ? :,-(