Karma-sutra

Auteur : Angelscythe

Couple : Je vous laisse deviner =P

Genre : Romance essentiellement, humour j'espère mais je préviens qu'il y aura des sujets sensibles !

Disclaimers : Tous les personnages, hormis les clients et les employés du bar, appartiennent à Yūsei Matsui


Chapitre 6 : Séquence recherche

- Tu es tellement magnifique. Une rose dans un parterre de pâquerette. J'aimerais passer tout mon temps avec toi.

- Je n'ai d'yeux que pour vous. Je voudrais tant vous donner…

- Ne perds pas ton temps, Chamekke. Il n'a pas d'argent. Intervint une voix moqueuse.

La demoiselle cosplayée en Lamu se leva des cuisses tentaculaires et partit en pestant.

- Karma !

- Kyouki. Je vous l'ai déjà dit. Et on vous a déjà dit d'aller là-bas !

Il pointa un tabouret du doigt.

- Mais…

- Sinon, ça me fait de magnifique photographie ! Sourit-il en sortant son téléphone.

Le poulpe devint rose de honte, se cacha le visage dans les tentacules et courut vers le bar où il pleura en se frottant la face. Karma soupira mais tourna la tête lorsqu'il entendit qu'on l'appelait. Il sourit, fit un signe du doigt pour signifier qu'il arrivait et trottina vers le bar où il prit un plateau.

- Arrêtez de pleurer, franchement. Vous êtes pathétique. Et je pensais que vous vouliez jouer le garde du corps, pas profiter des charmes de mes collègues. Mais si vous préférez payer et y avoir droit. Sourit-il.

- Je pourrais travailler avec vous ! S'écria Koro-sensei.

Il disparut même pas une fraction de seconde et réapparut en geisha, l'air fier de lui.

- Non… Vous feriez fuir nos clients. Restez assis et buvez. Ça aussi vous y avez le droit à l'œil. Enivrez-vous.

Il monta le plateau sur ses doigts et partit vers le client qui l'accueillit en étendant les bras. Karma s'assit presque sur ses genoux et roucoula. Il lui prit un verre qu'il porta aux lèvres goulues. Il regarda vers le bar et remarqua que Koro-sensei jouait avec sa serviette. Comme les yeux se tournaient vers lui, il tira la langue et se blottit un peu plus contre le client.

µµµ

Karma passait entre les clients. Le club se vidait petit à petit et tous étaient occupés par une ou un collègue. Il arrivait même à distinguer le peu de femme qui se tenaient parmi eux. Il ramassa un plateau qu'il fit remplir de verre et le ramena à l'hôte. Il revint enfin vers le bar et se hissa sur le tabouret à côté de Koro-sensei.

- Au fait… L'assassin d'hier.

- Ah oui ! C'est vrai qu'on a essayé de m'assassiner !

Le rouquin eut un rire nerveux mais afficha son même sourire qu'à l'habitude.

- Je pense que c'était un habitué. Il a eu l'air de me reconnaître. J'ai dû me faire tripoter par un incapable. Que c'est humiliant. Soupira Karma en mettant sa joue dans sa main.

- C'est ça qui t'humilie ?

Il haussa les épaules.

- Tu penses qu'il va revenir ? J'aime bien rencontrer mes assassins.

- Est-ce qu'il savait que vous serez là ou est-il toujours prêt ? Le savoir serait préférable.

- Et si je me tuais moi-même pour obtenir les dix milliards. Je pourrais rester ici à te surveiller alors.

- Vous seriez mort. Je me demande… Il est peut-être ici.

- Oui c'est vrai que je serais mort. Tu voudrais l'argent si je me tuais ? Je sens des odeurs similaires à celles d'hier. Voyons…

- Je n'arrêterai pas ce travail. Et vous me voleriez mon plaisir. On a des habitués. Je les connais, c'est plus pratique…

- Dommage. Mais je devrais faire ce travail moi aussi, pour mes fins de mois ! Tu as bien vu l'assassin d'hier ?

- Je vous ai déjà dit que vous feriez fuir notre clientèle plus qu'autre chose. Grogna Karma. Oui. J'ai bien appris mes leçons.

Koro-sensei tendit un verre pour que le barman le remplisse. L'homme regarda vers le rouquin qui opina simplement.

- Sur ta droite. L'homme qui a le garçon en Sailor Moon sur les genoux.

Le garçon s'étira discrètement et laissa son dos aller en arrière. Il observa le client furtivement.

- Mais vous aussi vous l'avez vu, n'est-ce pas ? Vous me testez ?

- Peut-être.

Karma s'appuya sur le bar et se fit servir un verre de soda par le barman qui les dévisageait tous les deux, incrédules. À quoi jouaient-ils ? Était-ce un message codé ?

- Je peux éliminer l'homme avec une Tifa sur les genoux parce qu'il est trop corpulent. Mais tu les connais mieux…

Le garçon toucha sa joue en souriant.

- J'ai compris. Vous me faites honte, Koro-sensei. Utilisez un élève de la sorte.

Il rit en sautant sur ses jambes.

- Mais vous savez…

Il lui décocha un somptueux sourire.

- J'adore ça.

Karma trottina vers la demoiselle et se pencha à son oreille.

- Mune', ça te dérangerais de me le prêter ? Juste quelques secondes, je te filerai mes pourboires.

- Ok… Mais le vicelard avec qui tu es ne me feras rien ? Demanda-t-elle. Monsieur Nakajima, voici Kyouki, mon collègue. Ça vous dérange de rester avec lui un instant ? Je vais nous chercher à boire. Sourit-elle en se levant.

- Reste. Ordonna-t-il. Je ne veux pas d'une petite tapette.

La main de l'homme se leva. Un bruit sec retentit parmi la musique.

- Karma… Souffla Koro-sensei.

Sa peau se teinta de rouge et il apparut à côté de ce spectacle si immonde à ses yeux. Ses tentacules s'enroulèrent et se resserrèrent.

- Lâchez-moi ! Le torturer ! Le faire supplier ! L'obliger à me lécher les pieds ! Le tuer !

- Karma. Protesta le poulpe en le resserrant contre lui.

- Je vais le…

- Kyouki ! Asséna l'employeur.

- Monsieur Nakajima. Toussota Mune'.

Elle le fit se lever et l'emmena vers la sortie du club sous le regard du patron.

Le corps de Karma tremblait de rage. Il se redressa et se tourna vers le professeur qui l'enserrait, toujours aussi rouge.

- Ce n'était pas lui. Pas assez intéressé.

- Kyouki, ça va ? Questionna le gérant.

- Oui. Je vais retourner travailler ! Sourit-il.

Il poussa Koro-sensei sur le fauteuil et s'assit sur ses jambes, souriant de plus belle.

- Je croyais que c'était ton « garde du corps ». Protesta l'homme.

- Oui… Il n'est pas très doué. Cet homme m'a giflé quand même. Je devrais vous renvoyer. Ajouta-t-il. Vous étiez trop occupé à regarder les seins de mes collègues, je suppose. Ah !

Il soupira et haussa les épaules.

- Faites-lui payer ses consommations.

Il se leva et porta ses doigts à ses lèvres. Un sourire de démon étira ses lèvres.

- Mais il n'a pas d'argent. Pourquoi pas la plonge ?

- Karma !

- Qui c'est Karma ? S'étonna le rouquin.

Il sourit et s'éloigna vers le bar, dissimulant un rire dans sa main. Koro-sensei jurait toutefois que son pas était exagérément dansant, que les jupons de sa tenue ne se levaient pas par hasard.

Ou le rêvait-il ?

µµµ

Karma marchait dans les ruelles malfamées, l'œil se perdant ci et là en priant pour qu'un client veuille le suivre.

Il sentit quelque chose autour de sa taille et fut soulever. Son sac tomba et il se retrouva la tête à l'envers.

Un rire.

Nyuhuhu…

- Tu oublies que je nettoie à la vitesse de l'éclair !

- Faites-moi descendre.

- Petit impertinent.

- Grâce à moi, vous pourrez draguer mes collègues, en nettoyant à la vitesse de l'éclair après. Se moqua-t-il. Vous adorez ça, non ? Les avoir sur vos genoux !

Karma se retrouva poser sur le sol un peu rudement. Il pinça les lèvres mais afficha un sourire en enfouissant sa main dans sa poche.

- Dans deux jours, professeur… On retrouvera votre assassin.

- Si tu le souhaites toujours.

Il jura voir le garçon sourire avant qu'il ne se détourne en soupirant.

- Vous m'empêchez encore de m'amuser. Déjà que je me suis fait frapper à cause de vous.

Il leva les yeux.

- Cet homme n'avait pas le droit de te toucher. Je l'ai bâillonné et jeté dans une un train. Je ne sais pas où on le retrouvera.

Karma éclata de rire.

- Vraiment ? Il m'a juste giflé. Railla-t-il. Vous aussi. Venez ! On vous trouve un train !

Il s'éloigna mais fut attrapé par le poignet. Lorsqu'il tourna la tête, il trouva un visage de poulpe fort proche du sien.

- Je voulais te remettre les idées en place mais tu as prouvé ta maturité. Tu as prouvé que tu n'étais pas un enfant. J'espère toujours que tu arrêteras ça un jour…

- Lorsque vous nous aurez tous tué, sans doute. S'amusa-t-il.

- Il t'a fait du mal sans raison. Même avec une raison je…

- Vous devenez rouge.

Le professeur le relâcha et s'éloigna, agitant les tentacules. Le rouge devenait petit à petit rose.

- Vous faites le pervers ou vous vous sentez mal ? Titilla Karma en se penchant en avant.

- Je…

Il devint tout à coup jaune. Karma sourit.

- Karma…

- Je l'ai senti. Murmura-t-il.

Il serra le poing autour du couteau anti-professeur et sourit.

- Laissez-moi vous divertir. Chuchota le rouquin.

- Il me tarde de voir ça.

Le garçon attendit que la silhouette apparaisse et de voir l'éclat de son arme. Il fonça vers lui, évita le premier coup de couteau et envoya son coude dans le visage de l'homme. Sa main se plaça autour de son poignet et le tordit. Le poignard tomba sur le sol et il leva son arme anti-professeur.

- Cœur ? Front ? Poumon ? Lent ? S'amusa-t-il.

Le poing de l'agresseur fusa vers lui mais Karma s'abaissa, écarta les jambes pour faucher celles de l'autre et tomba au sol. Non sans relever son genou juste à temps. Il hurla de douleur et se tint les parties génitales en roulant. Le garçon lui cogna son pied dans le visage.

- C'est bon Karma. Rentrons.

L'adolescent n'eut pas le temps de protester qu'il se retrouvait devant chez lui.

- Vous devez arrêter de faire ça. Soupira-t-il. Ne me transportez pas comme si j'étais votre marionnette.

Il essaya de poser le pied sur le sol mais le professeur ne le relâchait pas. Il carra les mâchoires et attrapa son couteau. Mais lorsqu'il s'abattit, il ne toucha que l'air. Probablement car il se retrouvait juste devant sa fenêtre. Un second tentacule apparut et ouvrit pour asseoir le garçon sur l'appui. Il éloigna ses bras au moment où ils allaient être sectionnés.

- Karma ! J'ai une surprise pour toi. Mais je te demanderai de poser toutes armes.

- Non. Sourit-il.

- Bon.

Le professeur sauta et se retrouva devant lui. Karma leva son poignet et sentit le tentacule s'enrouler autour de lui, l'empêchant de finir son mouvement. Il vit le visage se pencha sur lui et sentit quelque chose contre ses lèvres. Une dureté puis du mou, presque caoutchouteux.

- Que…

Le poulpe disparut mais Karma entendit précisément « bonne nuit ». Il fixa la rue sous ses pieds puis se glissa dans la maison. Il devait encore se laver…

Il puait l'odeur du club.