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Tout d'abord, mes meilleurs vœux à toutes et tous que lisez cette histoire depuis le début, que 2015 soit une bonne année et meilleure encore que 2014.

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Voici un nouveau chapitre qui aurait dû être posté plus rapidement si mon ordinateur n'était pas tombé en panne pour la 3ème fois depuis son achat en avril 2014. Il est resté plus de 2 semaines en réparation.

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Pas trop verni avec l'informatique ces derniers temps puisque c'est le 3ème ordinateur qui tombe en rade. A l'inverse des autres, celui-ci a pu être réparé mais j'ai dû réinstaller tous les programmes nécessaires à un usage personnel avec toute la galère que ça procure lorsque l'on n'est pas informaticien.

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Bonne lecture et comme toujours, quelques commentaires seraient les bienvenus. J'ai été quelque peu déçue de voir que mon lemon n'a pas suscité beaucoup de coms.

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Chapitre 41 : Vacation

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Les deux amants s'éveillèrent quelques heures plus tard dans un bel ensemble et baillèrent avant de pouffer légèrement de rire. Ils se levèrent, prirent une douche rapide, s'habillèrent et s'en furent se préparer un repas. Les provisions apportées leur servirent de base pour le menu et Gibbs indiqua que, dès le lendemain, Tony aurait l'insigne honneur d'être son élève pour son premier cours de pêche en lac.

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Tony le regarda dubitatif avant d'annoncer clairement sa pensée.

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« J'ignore si tu arriveras à faire de moi un pêcheur mais je veux bien tenter le coup mais je te préviens que si aucun poisson ne se laisse attraper, je ne veux pas être tenu pour responsable. »

« Tone, ce n'est pas un concours, juste un moyen de se distraire et de se relaxer » le rassura son homme.

« Pour toi, sans doute » affirma l'italien. « Mais pour lui, c'était avant tout, un examen de passage. Si tu t'y montrais excellent, c'était un bon signe. Dans le cas contraire, tu ne devenais rien d'autre qu'un moucheron, un individu sans importance. »

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Gibbs n'eut pas besoin de demander de qui émanait cette prise de position, il ne pouvait s'agir que de DiNozzo Sr. Il était rare que Tony y fasse référence mais lorsqu'il le faisait, c'était souvent pour souligner un fait qui expliquait son attitude actuelle ou un comportement qui ne pouvait trouver de justification que dans son enfance et avoir une répercussion négative dans son présent. Aussi, Jet s'empressa de clarifier son opinion.

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« Aucun risque que je te considère autrement que primordial dans ma vie, pas maintenant que tu as su me montrer mon erreur de te laisser dans l'ignorance » contredit l'ancien marine. « Je te veux dans ma vie et rien ne me fera plus changer d'avis. »

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Tony le scruta longuement sans rien dire, il tentait de se convaincre que son compagnon était bel et bien celui qui serait à ses côtés jusqu'à sa mort. Il savait qu'il y aurait des hauts et des bas dans leur relation, aucune ne se déroulait sans anicroche mais il espérait que la rupture évitée de justesse servirait de leçon à Jet. L'homme avait intérêt à comprendre que parler ne signifiait pas forcément perdre son âme, son autorité ou tout autre chose du même style.

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Tranquillement, ils dégustèrent leur repas tout en discutant de tout et de rien mais sans pour autant aborder les sujets brûlants qui devraient être traités avant la fin de leur interlude. Gibbs devait prendre une décision relative à son travail et Tony en avait quelques-unes qui attendaient une réponse dès que Jet serait parvenu à une prise de conscience positive. Le jeune homme ne le pousserait ni dans un sens, ni dans l'autre. Son homme devait être le seul décideur de sa destinée.

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Même si Tony redoutait que le choix de son compagnon ne soit pas en accord avec celui qu'il voulait, il ne lui en tiendrait pas rigueur. Il avait, en tant que patron, la possibilité de vivre où il voudrait. Certes, si Jet choisissait de rester un agent actif, l'italien savait qu'il serait plus souvent dans la capitale qu'au ranch mais c'était un prix qu'il était prêt à payer pour rester avec son amant. Il était hors de question de rester séparer trop longtemps même si certaines enquêtes prévoyaient des déplacements.

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En tant que civil, il aurait la possibilité de les suivre et d'offrir, peut-être, son avion comme moyen de transport. Mais cette possibilité serait assortie de conditions et il savait que ni McGee, ni David ne seraient autorisés à voyager avec eux. Le jeune Jameson pourrait éventuellement faire partie du voyage et à la rigueur, tout agent temporaire placé dans l'équipe. Personne d'autre ne méritait de se déplacer dans le luxueux appareil.

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Gibbs avait choisi délibérément d'éviter certains sujets et il fut reconnaissant que Tony ne cherche pas à engager la conversation sur le terrain glissant de son futur professionnel. Il n'avait pas encore statué sur le sujet et il ne savait pas du tout quel serait sa décision. Il attendrait de connaître celle du SecNav quant à Shepard pour réfléchir plus sérieusement à la question. Il était cependant certain de devoir prendre la bonne en toute connaissance de cause car son avenir et son bonheur en dépendaient.

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Il savait qu'il aurait bien du mal à rester loin de Tony, leur nouvelle intimité lui manquerait trop si les deux hommes vivaient chacun à un bout du pays. Oh, il était sûr que Tony ne verrait aucun inconvénient à ce qu'il poursuivre son activité au NCIS dans le mesure où lui-même pouvait se permettre de vivre sans travailler, les gains de l'hôtel et du ranch couplés à ceux du haras lui assuraient largement de quoi vivre.

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Il devait également tenir compte de son père, son état de santé et son âge ne lui permettraient bientôt plus d'assurer la gestion du magasin et le laisser seul à Stillwater ne le rassurait pas trop non plus. Il ne doutait pas un instant que l'italien lui offre une place dans son ranch mais il ignorait si Jackson serait heureux d'être transplanté ainsi loin de ce qu'il avait toujours connu.

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Il lui faudrait assurément une bonne raison pour accepter de suivre son fils si ce dernier suivait Tony pour de bon au Texas. Si finalement, il décidait lui-même de s'implanter là-bas, il pourrait d'abord convaincre Jack de venir en visite avant de lui proposer de s'installer là avec eux. Aucun des deux hommes n'avait de famille proche qui serait susceptible de les retenir dans le nord du pays mais seulement quelques lointains cousins que Jack voyait de loin en loin.

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Plus il y songeait et plus l'idée paraissait attirante. Certes, quitter la capitale signifiait laisser derrière lui deux amis, Abby et Ducky mais il avait dans l'idée que ce dernier serait facile à convaincre de venir le rejoindre ou du moins, de se rapprocher de Tony. Depuis la fameuse révélation de l'italien sur son lien avec l'écossais, Jet était persuadé que Ducky passerait sa retraite près du jeune homme.

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Depuis le décès de sa mère, Ducky n'avait plus aucune attache familiale à Washington. Certes, il avait de la famille en Ecosse mais elle avait peu d'importance dans sa vie par rapport à la famille de cœur que le médecin avait acquis en travaillant à l'agence. Il était vrai que McGee et David en avaient quelque peu terni l'image mais il restait les membres les plus importants dans le cœur du vieil homme : Anthony, qui en occupait la principale Abby et Jethro à égalité.

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Et si son instinct ne le trompait pas, Abby serait une invitée privilégiée également dans la maison du rancher. Tony et elle avaient renoué leur amitié et leur lien semblait plus fort après l'épreuve qui les avait séparés. La jeune femme ne paraissait plus aussi attachée à l'informaticien que ce dernier ne le pensait. Son attitude envers l'italien l'avait desservi dans le cœur de la jeune femme et il était quasi certain qu'elle ne lui pardonnerait pas facilement d'avoir suivi Ziva dans sa campagne de dénigrement de son ami.

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D'un autre côté, le détective Stewart avait fait une forte impression à la gothique et l'équipement ultra moderne du laboratoire de la police avec lequel elle avait travaillé durant son séjour l'avait impressionné. Ces deux éléments pourraient fortement jouer dans sa décision de se rapprocher de Tony, de lui et Ducky s'il prenait sa retraite là. Un autre atout était la proximité du Texas avec la Louisiane où Abby avait de la famille, elle serait juste à quelques heures de route et pourrait ainsi les voir plus souvent.

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Oui, plus il y pensait et plus sa vision d'un futur bien plus réjouissant qu'il n'avait espéré quelques années auparavant se profilait à l'horizon. Et tout ça serait possible parce que Tony avait été suffisamment têtu pour aller au-delà de son explication sur sa décision de rompre. Comme toujours, son ancien agent n'avait pas laissé sa résolution l'aveugler et avait plutôt choisi d'approfondir et de découvrir la véritable raison derrière ses propos.

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Et il en était plus qu'heureux parce qu'il était arrivé à un point où il aurait pris la résolution de faire marche arrière. Simplement, comme souvent, Tony l'avait devancé parce qu'il avait deviné qu'un évènement particulier avait déclenché une réaction disproportionnée que Jet n'avait pas voulu expliciter. Et, avec la sensibilité qui le caractérisait, il avait aussi sans doute compris que Gibbs serait trop borné pour revenir en arrière. Mais pour une fois, il aurait été dans son tort et les deux hommes se seraient retrouvés à mi-chemin pour renouer.

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Mais pour l'instant, toutes ses considérations étaient à mettre de côté, il voulait passer ces quelques jours à se détendre, à apprécier les moments intimes qu'ils pouvaient passer ensemble et surtout s'ils étaient aussi intenses que celui qu'ils avaient eu le jour précédent. Jet devait reconnaître qu'il n'avait jamais ressenti autant de plaisir et une jouissance aussi satisfaisante depuis très longtemps.

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Même son intimité avec Shannon n'avait pas eu cette plénitude, sans doute parce que leurs rapports étaient surtout un besoin de réaffirmer qu'il était vivant. Le temps qu'ils avaient véritablement vécu ensemble avait été bien court malgré plusieurs années de mariage, la distance et la durée de ses absences avaient quelque peu émoussé l'intensité de leur amour, une certaine tendresse et le désir de serrer un corps doux et chaud contre lui étaient plus des raisons de faire l'amour avec elle qu'autre chose.

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Il était réaliste, il avait souvent pensé que si Shannon était encore vivante, leur mariage n'aurait sans doute pas survécu à ses déplacements. Même la présence de Kelly ne les aurait pas empêchés de finir par se séparer. Sa dernière visite avant son déploiement précédent leur mort avait démontré que le poids de ses absences était de plus en plus lourd à porter pour sa femme. Ses reproches étaient certes modérés mais ils étaient clairement présents dans ses propos.

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Kelly avait grandi sans vraiment connaître son père et Shannon le lui avait parfaitement fait comprendre et si elle n'avait pas posé d'ultimatum, il avait le sentiment qu'il aurait pu trouver une maison vide lors de son retour. Joan Fielding, la mère de Shannon, n'aurait pas objecté de récupérer sa fille et sa petite-fille dans la mesure où elle n'avait que peu apprécié son gendre et ne s'était pas cachée pour le lui faire comprendre dans le dos de sa fille à diverses occasions.

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Il soupira lorsque Tony posa une main sur son épaule pour le tirer de ses pensées. Il posa sa propre main sur celle de l'italien et la serra gentiment. Il pouvait toujours compter sur son homme pour savoir lorsqu'il pouvait le questionner et surtout s'abstenir de tout commentaire et ce avec une surprenante facilité. Jamais Tony n'avait empiété sur sa vie privée comme d'autres avaient pu le faire sans égard pour ses sentiments.

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Il lui sourit, l'aida à ranger la cuisine et la vaisselle et s'en fut se servir une autre tasse de café. Il sortit ensuite et s'installa sur l'un des sièges qui trônaient sur le ponton derrière la cabane. Tony l'y rejoignit quelques minutes plus tard avec un livre, il prit place sur le second siège et se plongea dans sa lecture laissant à nouveau Gibbs avec ses pensées. Il semblait que l'ancien marine avait besoin de temps pour digérer certaines choses et Tony le lui laissait sans s'en offusquer, ce que Jet appréciait fortement.

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Le reste de la journée se passa tranquillement, la conversation fut minimale mais chaque fois que l'un des deux hommes se levait, il ne manquait pas de caresser l'autre d'une manière ou d'une autre, une façon de marquer le fait qu'il se préoccupait de lui sans pour autant quémander une attention constante. Gibbs avait décidé de vérifier les cannes à pêche en fin de matinée et Tony lui avait fait une grimace lorsqu'il lui avait proposé de l'aider.

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Le silence n'était pas pénible entre eux, il leur arrivait souvent de rester ainsi plusieurs heures ensemble sans pour autant que l'italien ne déblatère constamment, ce qui aurait sans doute bien étonné pas mal de monde. Le jeune homme savait rester tranquille lorsqu'il le voulait et Jet l'avait constaté quelques semaines après son intégration dans son équipe. Tony n'avait changé son attitude que lorsque Kate Todd avait intégré leur duo lorsqu'il avait compris qu'il fallait la dérider, une attitude que la profileuse n'avait pas déchiffrée.

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Le soir venu, Gibbs entreprit de préparer le repas tandis que Tony prenait une douche avant de mettre la table. Leur soirée fut calme, la table et la cuisine rangées, les deux hommes s'installèrent sur le canapé et Tony lança le DVD qu'il avait sélectionné, un film d'espionnage que Jet regarda avec lui, l'italien installé entre ses jambes et adossé contre sa poitrine, ce qui lui permit de glisser une main sous le tee-shirt et de caresser la peau douce d'un geste machinal mais, oh combien, agréable.

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Leur seconde nuit débuta par un interlude plus que plaisant. Tony entreprit de découvrir toutes les zones érogènes du corps de Jet et lorsqu'il commença par effeuiller l'homme, chaque morceau de peau mis à nu était aussitôt léché, mordillé ou sucé. Durant une bonne heure, la délicieuse torture mit l'homme au supplice jusqu'au moment fatidique où son érection reçut enfin le traitement qu'elle méritait et attendait avec impatience jusqu'à ce que la jouissance en soit le point d'orgue.

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Jet mit plusieurs minutes à revenir sur Terre après avoir atteint son orgasme, dont l'intensité avait été telle qu'il avait failli perdre connaissance, il avait d'ailleurs perdu la sensation d'être vivant durant une bonne minute avant de prendre à nouveau conscience de son environnement. Tony avait libéré sa virilité après avoir avalé tout ce qu'il avait à lui offrir avant de s'allonger près de lui, un sourire moqueur étirant ses lèvres.

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Gibbs ne put résister plus longtemps, il se redressa et fonça sur cette bouche délicieuse et entreprit de la dévorer, goûtant en même temps sa propre essence présente dans la cavité buccale de son homme. Le goût lui parut curieux mais sans plus, il préférait de loin celui de Tony qui était plus épicé, plus… Tony en quelque sorte. Il s'habituerait facilement à le savourer ainsi chaque fois que possible et il ne verrait aucun inconvénient à ce que ce soit le plus souvent qu'il pouvait.

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Ensuite, il entreprit de rendre la pareille à son amoureux et sans façon, et surtout sans plus d'hésitation, il engloutit le membre turgescent avant d'entreprendre de le tourmenter tant et plus jusqu'à obtenir ce qu'il attendait, la précieuse sève qu'il dégusta avec délectation. Il attendit et avala jusqu'à la dernière goutte avant de laisser le pénis désormais flasque glisser de sa bouche. Il se lécha les lèvres avant de se pencher pour partager un baiser avec Tony qui l'accueillit en souriant avant de sceller leurs bouches.

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Repu et satisfait, Jet se pelotonna ensuite près de l'italien et posa sa tête sur l'épaule de son homme. Il soupira de satisfaction, il apprenait peu à peu à varier le plaisir donné et reçu et il s'avouait qu'il aimait les heures passées à reproduire les leçons de Tony. Tout était différent et en même temps semblable si l'on comparait les rapports entre un homme et une femme et celui entre deux hommes (ou deux femmes). Certes, la manière de faire l'amour était différent mais le résultat escompté était le même.

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Ce fut sur cette pensée qu'il sombra dans le sommeil, rejoignant Tony qui avait déjà succombé aux bras de Morphée.

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Le jour suivant, ce fut Jet qui devint le professeur et Tony l'élève lorsque le premier enseigna l'art de la pêche au second. Il avait averti son amoureux de se préparer à travailler dur.

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« Jet, je crois que tu perds ton temps avec moi, je n'ai jamais été capable de pêcher correctement » soupira Tony.

« Je pense plutôt que le professeur n'était pas à la hauteur » rectifia Jet en lui souriant. « Tu vas y arriver et tu dois y arriver parce que sans poisson, pas de dîner. »

« Tu veux dire que c'est ce que tu as prévu pour le menu de ce soir ? » s'indigna l'italien.

« Hum, hum » confirma l'ancien marine. « C'est pour cette raison que tu as tout intérêt à t'appliquer et à nous attraper quelque chose. »

« Je ferai de mon mieux, Jet mais je ne garantis rien » marmonna Tony en prenant la ligne. « Et pour que tout soit bien clair, si j'ai le bonheur d'attraper quelque chose, il est hors de question que je m'occupe de l'hameçon. Ca reste ta responsabilité, capito ? »

« Tu es étonnant, Tony » gloussa Jet. « Tu as aidé une jument à mettre bas en mettant tes mains là où je pense et tu as peur d'enlever un petit hameçon de rien du tout. »

« Pas la même chose et pas le même but, Jet » clarifia Tony. « Quoi de plus merveilleux que d'aider à donner la vie et quoi de pire que d'aider à donner la mort ! Même pour assouvir sa faim, je conçois qu'il faille le faire mais je déteste ça. Et tu pourras aussi fixer ce petit ver sur l'hameçon, tant que tu y seras, je déteste les sentir se tortiller entre mes doigts. »

« Très bien, je m'occupe de t'accrocher l'asticot et de libérer ta prise si tu en attrapes une, bien évidemment » le taquina Gibbs.

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Puis la leçon commença. D'abord, apprendre à tenir la canne et à en sentir le poids afin d'être en mesure de lancer la ligne le mieux possible. Et l'ancien marine dut faire appel à toute la patience du monde lorsque l'italien maugréa en tendant de reproduire le mouvement lui permettant de lancer parfaitement la ligne dans l'eau. Plus d'une fois, elle termina sa course dans les buissons qui bordaient l'arrière de la cabane où les deux hommes s'étaient installés sur le ponton.

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Pourtant, au bout d'un moment, Jet se surprit à rire des efforts désespérés de son homme pour parvenir à loger la ligne dans le lac. Heureusement, le jeune homme ne lui en tint pas rigueur et Jet finit par se demander s'il ne faisait pas exprès de rater son lancer. Au bout d'une demi-heure, Tony parvint enfin à comprendre la dynamique et à sa grande satisfaction, il sentit la ligne se tendre signalant qu'un poisson avait mordu et son compagnon s'empressa de l'aider à le ramener vers la berge.

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Il se positionna derrière Tony et les bras entourant son homme, il le guidait pour ramener la ligne vers le bord tout en épuisant le poisson afin de mieux l'attraper. L'épuisette que Jet avait préparé cueillit la truite en bout de course et il libéra l'hameçon de la bouche du poisson, Tony ayant catégoriquement refusé de se prêter à ce geste.

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« Belle prise, Tone » le félicita Jet. « Si tu pouvais nous en pêcher une seconde, ce serait formidable. »

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Il se tourna pour déposer la prise dans le seau prévu pour conserver leurs proies au frais et il entreprit ensuite de fixer un autre asticot sur l'hameçon avant de laisser Tony lancer à nouveau la ligne. Il regarda le mouvement souple du poignet et le parfait lancer de la ligne et sourit tout en secouant la tête, Tony avait reproduit le geste comme s'il avait fait ça toute sa vie. Ou avait-il simplement fait croire qu'il était nul juste pour l'attendrir ?

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Durant plusieurs minutes, les deux hommes laissèrent le silence s'installer, chacun concentré sur le flotteur de leur ligne dans l'attente d'une prise. Finalement, ce fut à nouveau Tony qui dut batailler pour ramener une prise qui se débattait furieusement. Mais au bout de quelques minutes où il laissa le poisson s'épuiser, il réussit à la sortir de l'eau et la déposer aux pieds de Jet, un sourire éclatant sur le visage.

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« Waouh, Tony ! » s'exclama l'ancien marine devant la taille de la truite. « Elle pèse au moins deux bons kilos et nous fera un sacré repas. Félicitation, Tone. Et dire que tu m'as assuré ne pas savoir pêcher ! »

« Sûrement la chance des débutants » dit Tony en haussant les épaules.

« Peut être mais il n'empêche que tu t'es débrouillé comme un chef » l'assura Jet en lui tapotant l'épaule.

« Eh, tu as une prise ! » signala Tony en désignant la ligne de Gibbs.

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L'ancien marine s'empressa de s'occuper de sa propre prise qui rejoignit les deux autres dans le seau.

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« Juste ce qu'il nous faut pour le repas, je les viderais tout à l'heure et tu pourras nous les préparer comme tu le souhaites. »

« Je vais les faire cuire en papillote avec de petits légumes » indiqua l'italien. « Et la plus grosse, je ferai une truite aux amandes. »

« J'en salive déjà » affirma Jet en se léchant les lèvres.

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Cette dernière prise mit fin à la session d'apprentissage. Jet s'installa confortablement dans l'un des fauteuils et soupira d'aise. Il laissa le soleil de fin de saison le réchauffer et ferma les yeux. Il était heureux, détendu comme il ne l'avait pas été depuis des mois. En fait, depuis le départ de Tony s'il voulait bien le reconnaître. Il avait culpabilisé lorsque l'auteur des fuites avait été identifié et qu'il avait compris que son second était innocent.

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La main de Tony vint serrer la sienne et il répondit au geste tandis qu'un sourire satisfait étirait ses lèvres. Il sentit les lèvres de son homme déposer un baiser sur… son front avant qu'elles n'effleurent sa bouche. Il sourit encore plus, les petites attentions de Tony envers lui ne cessaient de l'étonner et le ravir en même temps. Aucune de ses épouses n'avait jamais montré ainsi leur amour, Tony n'hésitait pas à le toucher ou à l'embrasser quand l'envie lui prenait.

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Il savait que l'italien était très tactile, les contacts étaient une façon pour lui de montrer qu'il aimait l'autre. La seule restriction était Abby, même s'il aimait beaucoup la gothique, Tony craignait ses étreintes parce qu'elles avaient tendance non seulement à être longues mais également très 'enthousiastes', c'est-à-dire qu'elle n'hésitait pas à serrer autant qu'elle pouvait jusqu'à vous couper le souffle.

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Jet avait dû la restreindre à plusieurs reprises, notamment lorsque Tony était blessé afin qu'elle n'aggrave pas les blessures. Chaque fois que l'italien passait par la case hôpital, Gibbs m'était en garde Abby et la sommait de se retenir, ce qu'elle oubliait quand même parfois dans sa joie de revoir son ami vivant. Tony avait dû se fâcher une ou deux fois pour lui faire comprendre et lui avait même interdit de l'approcher lorsqu'il s'était brisé une côte lors d'une chute en poursuivant un suspect.

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Le reste de la journée s'écoula agréablement. Après un rapide en-cas à midi, les deux hommes décidèrent d'aller se balader et ils firent un petit circuit autour du lac. Ils rencontrèrent deux ou trois promeneurs qui les saluèrent mais n'engagèrent pas la conversation. Ils restèrent dehors trois bonnes heures avant que la fraicheur de l'air ne les ramène à la cabine.

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Là, Gibbs s'activa à allumer la cheminée tandis que Tony s'installait confortablement sur le canapé avec un livre. Jet sourit en constatant qu'il avait déposé celui qu'il lisait à côté de lui avec ses lunettes. Durant le reste de l'après-midi, les deux hommes poursuivirent leur lecture dans le silence relatif de la pièce. Seuls le craquement des bûches et le tic-tac de l'horloge le brisaient.

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Au grand amusement de Jet, à intervalles réguliers, Tony posait sa main durant quelques instants sur son bras, sa cuisse ou son épaule sans pour autant cesser de lire. Et pour le rassurer, il imita son geste et le sourire qui fleurit sur les lèvres de l'italien était tout ce que Jet demandait en remerciement.

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Plus tard, ils dégustèrent le repas préparé par l'italien et Jet avoua qu'il s'était régalé. Puis, ils décidèrent de se coucher mais l'activité qui prit place entre les draps fut tout sauf ennuyeuse. Les gémissements de plaisir qui se faisaient entendre disaient assez que les deux hommes appréciaient leur occupation.

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Ce fut ensuite deux amants repus qui finirent par céder au sommeil, enlacés et heureux.

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Le prochain chapitre verra nos deux hommes prendre des décisions décisives pour leur futur.

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J'espère que vous me suivrez toujours car cette histoire n'est pas encore terminée.

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A bientôt

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Chtimigirl