Karma-sutra

Auteur : Angelscythe

Couple : Koro-senseiXKarma ! (j'assume tout !)

Genre : Romance essentiellement, humour j'espère mais je préviens qu'il y aura des sujets sensibles !

Disclaimers : Tous les personnages, hormis les clients et les employés du bar, appartiennent à Yūsei Matsui


Chapitre 8 : Séquence interdit

Ce samedi matin, Koro-sensei attendait que ses élèves arrivent. Son regard courait régulièrement vers une certaine place. Lui, le pervers se demandait comment il avait fini par se retrouver au bouche à bouche avec Karma. Ils ne s'étaient plus parlés depuis qu'ils avaient échangés ce baiser et il attendait l'arrivée de son élève en se demandant comment ils allaient réagir.

Un acte isolé qui ne se reproduirait jamais ou un début à quelque chose de plus grand ?

Karma n'y avait-il vu que des échos de son travail ?

Koro-sensei dévorait des friandises, la plupart ayant été confisquée à ses élèves, lorsque Nagisa rentra en discutant avec Kaede et Sugino. Le professeur lui fit alors signe du tentacule pour l'inviter à le rejoindre. Le petit bleu se précipita vers lui, souriant de toutes ses dents.

- Bonjour, professeur !

- Bonjour, Nagisa. Comment vas-tu ?

- Bien. Voilà votre devoir.

- Merci. Dit-il en prenant la feuille.

- Et vous ?

- Bien. Est-ce qu'on peut compter Karma parmi nous aujourd'hui ?

- Non. Il m'a dit qu'il sécherait. Il a des problèmes avec ses notes ?

- Non. Ne t'inquiète pas pour lui ! Sourit Koro-sensei en lui tapotant la tête. Il est très bon, c'est bien ma veine ! Rit-il.

Nagisa poussa un soupir rassuré et il retourna auprès de ses amis. Le poulpe réfléchit en gardant un œil protecteur sur le petit groupe puis sur chacun des élèves qui arrivaient.

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Appuyé contre son dossier, Karma jouait avec sa console sans grand entrain. Il avait déjà une idée de ce qu'il ferait ce soir lorsque viendrait l'heure de travailler. Il avait déjà tout peaufiné après s'être recouché et avoir terminé sa nuit. Ce pourquoi un petit sac de poignet, rose, l'attendait sur le bord du bureau.

Il sentit l'air flotter jusqu'à son visage et le tourna en fronçant les sourcils. Le vent froid de l'extérieur s'insinuait parce que la fenêtre était maintenant ouverte.

- Professeur… Je sais que vous êtes là. Vous allez ressembler encore plus à un vicelard si vous restez là à m'espionner.

Le corps rose entra dans la pièce avec son petit rire caractéristique. Karma se tourna vers lui, glissant ses mains derrière sa tête.

- Tu es très intelligent.

- Disons que ma fenêtre qui s'ouvre comme ça… ça pouvait difficilement être quelqu'un d'autre.

- Tu n'étais pas à l'école.

- Ce n'est pas anormal. Si ? Se moqua-t-il.

- Je pensais que tu viendrais.

- Pourquoi ? On avait seulement cours avec vous.

- Justement !

- J'ai trouvé le truc pour ce soir. J'espère que ça fonctionnera.

Il jeta la bourse vers le professeur. Celui-ci l'attrapa, l'ouvrit, et y glissa un tentacule. Il poussa un cri et le jeta loin de lui, faisant sauter des billes roses dans les airs. Le poulpe s'éloigna vers le lit en regardant son membre se reconstituer.

- Il faut faire plus attention ! Se moqua Karma.

- Je n'ai pas senti à cause de cette odeur de parfum.

Il ramassa la bourse qu'il porta à ses narines.

- J'ai bien appris.

Le visage de Koro-sensei devint orange alors qu'un cercle rouge apparaissait.

- En effet. Je t'ai cru. Tu utilises les atouts que tu as en ta possession et tu mens avec brio. Il faudrait presque se méfier de toi !

- Merci beaucoup.

Karma se leva de sa chaise et ramassa les billes éparpillées au sol.

- Par contre.

Il fit une croix devant son visage.

- Mauvaise réponse. Je n'ai pas menti…

- Tu veux leur montrer des billes ?

Le rouquin sourit.

- Très intelligent. S'il l'un d'eux comprend immédiatement de quoi il s'agit, il ne ferait aucun doute qu'il s'agit de l'assassin.

- Et que lui ferez-vous ? Demanda le garçon.

- Je m'arrangerai pour qu'il ne veuille plus me tuer. Je ne veux pas mourir ! Sourit-il.

- Je pourrais vous aider ?

- Tu cherches de nouvelles techniques ?

Karma lui répondit par un gigantesque sourire et tendit la main. Le professeur lui tendit la bourse, se méfiant de ses doigts fermés sur une multitude de balle anti-lui.

- C'est le parfum que tu portes au club.

- Sans doute. Répondit l'adolescent en le remplissant des munitions.

Il leva le regard vers lui en refermant le sac d'un mouvement sec, un large sourire inquiétant aux lèvres.

- Vous étiez déçu que je ne vienne pas ?

- Tu es mon élève et je suis soucieux de toi. Après tout, tu passes ton temps à éviter les cours.

- Mais oui.

Karma jeta le sac sur son bureau et s'approcha de son professeur. Il tendit les bras et se jeta sur lui. Koro-sensei se recula d'instinct, revoyant l'attaque de Nagisa un mois plus tôt. Le rouquin se réceptionna à un tentacule et pinça les lèvres.

- Professeur ?

- Je me méfie !

- Ah ! C'est pas comme ça que vous allez m'emballer ! Mais je ne suis pas dangereux.

Il laissa une seconde de flottement avant de retrouver son expression frippone, presqu'innocente.

- Pas pour l'instant. Vous pouvez me fouillez si vous voulez. Ajouta-t-il en tirant sur le tentacule.

Un second tentacule vint l'encercler et le poussa à se relever. Il se recula légèrement, ne sentant aucune résistance dans le bras mou qui resta au demeurant autour de son corps. Il écarta les bras et décocha un sourire provocateur à son professeur. Il vit un doigt s'agiter, comme s'il hésitait puis quelque chose de gélatineux le tâta, allant jusqu'à s'insinuer sous ses vêtements.

Karma rit.

- Je te chatouille ?

- C'est un rire moqueur. Dit-il en désignant sa bouche. Faites-vous plaisir. J'attends.

- Je te fouille !

- Oui, oui. Pourquoi vous m'avez laissé tomber ?

- Nagisa a déjà essayé de me tuer avec une technique similaire.

- Vous tuer ? Pour une fois, ce n'était pas dans mes idées.

Le rouquin leva les bras.

- Attention, je vais faire quelque chose d'horrible : un câlin. Se moqua-t-il.

Le garçon s'accrocha à son cou et sentit la prise se resserrer autour de lui. Il leva le visage et joignit leurs lèvres. L'emprise se raffermit sur son dos.

- Essayer de ne pas trop me coller non plus.

Il poussa son genou contre le corps mou et le sentit basculer en arrière. Le lit craqua alors que le contact se raffermissait encore. Leurs lèvres se trouvèrent, un tentacule s'insinua sous son t-shirt. Ça allait vite.

Trop vite.

Et pourtant moins vite que ça ne le pouvait. Il avait connu des ivresses plus incontrôlables. Il savait que son professeur s'arrêterait d'un mot même s'il devenait rose à mesure que le corps mou explorait sa peau. Et puis… c'était différent. Pour une fois, les contacts sa personne étaient désirée. Il ne s'agissait pas de subir et de se demander pourquoi on continuait ça lorsqu'on se sentait trop sale…

Une partie de lui le désirait vraiment. Une partie de plus en plus importante. Celle qui contrôlait ses doigts et tiraient sur la cravate de son professeur, découvrant petit à petit la peau jaune. Nul besoin de vendre son corps, ni d'avoir vu des hentaï pour savoir comment ça allait se finir.

Le feu grimpait dans chacun de ses membres pour la première fois. Il se sentit collé contre le lit, perçut la masse de son professeur sur lui et ferma les yeux. Son souffle était plus rapide et il se sentait confiant, extrêmement bien…

Ce n'était que les prémices d'une ardeur espérée depuis quelques temps.

Comment pouvait-il se sentir si bien à proximité de quelqu'un qu'il s'était juré de tuer ?

Il tira sur le haut de son professeur, le souffle court alors que le gros visage allait vers sa gorge.

- Karma !

La porte s'ouvrit.

Un coup de vent fouetta le visage du rouquin alors que toute pression avait disparu. Il tourna la tête et vit sa mère faire entrer Nagisa, un large sourire aux lèvres.

- Bonjour !

Karma se redressa et rabaissa son t-shirt.

- Tu dormais encore ? S'étonna-t-il en venant le rejoindre.

- Hm…

Il remercia la naïveté de son ami et s'étira.

- Qu'est-ce que tu viens faire ici, Nagisa ?

- Je t'apporte les cours.

Karma haussa un sourcil. Pas que ça ne lui faisait pas plaisir que son camarade se préoccupe de lui mais il n'avait pas réellement besoin des notes. Et s'il les voulait vraiment, il pouvait encore les lui dérober lundi.

- Et puis…

Le rouquin se leva puis se leva pour rejoindre son bureau, attrapant des gants qu'il enfila l'air de rien. Ayant prévu de sécher, il n'avait pas retiré son verni rose. Il espérait que Nagisa ne l'avait pas vu. Il ne doutait pas qu'il garderait le secret, mais tout de même…

- Koro-sensei s'inquiète beaucoup pour toi.

- Peu étonnant, tu lui as parlé de mon travail. Est-ce que ça s'est ébruité dans la classe A ?

- Tu espères que je le fasse pour te défouler ?

- Tu le feras ? Sourit Karma.

- Je préfère éviter… Un jour tu vas tuer quelqu'un et finir en prison…

- Un jour, je vais tuer quelqu'un. Approuva-t-il.

Il leva la main.

- De grand jaune et tentaculaire. Mais il me semblait qu'on me paierait pour ça.

- À propos de ton plan…

Karma, dos à la fenêtre, lui fit signe de se taire.

- Ça ne fonctionne pas comme je voulais. Ça doit t'embêter de rester sur la touche.

Le rouquin montra discrètement la vitre tout en imitant un poulpe avec son autre main sous le couvert de son torse. Nagisa opina.

- Non ! Ça ne me dérange pas. Ton plan est vraiment bien et j'attendrais le temps qu'il faudra. Tu crois vraiment que tu arriveras à le faire te donner des cours de natation ?

Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres de Karma.

- Il ne m'a jamais vu nager, il faut dire.

- C'est bien. Il ne saura pas que tu es un très bon nageur !

- Tu te débrouilles bien aussi. Si tu veux utiliser tes capacités ?

- Je préfère confectionner un filet anti-sensei pour le cas où. Mais je ne voudrais pas prendre le risque de te noyer…

- Ça ira. Au pire, je m'achèterai un tuba. Ça devrait le faire.

- D'accord. Tu veux qu'on sorte un peu ? Demanda Nagisa. Du bon air frais te fera du bien ! En plus j'ai découvert un glacier dont tu me diras des nouvelles !

Karma arrangea ses cheveux en souriant.

- Pourquoi pas ? C'est toi qui offre ! Lança-t-il.

Il se dirigea vers la fenêtre pour la fermer et chercha rapidement avec le poulpe. Comme ça, il ne le voyait pas. Il était peut-être même parti depuis longtemps. Est-ce qu'il comptait parler de son vrai plan à Nagisa lorsqu'ils seraient dehors ? Compte tenu du fait qu'ils s'étaient drastiquement vu changé ces derniers temps ?

Pourquoi pas ?

Il ferma les battants et récupéra des chaussettes qu'il enfila rapidement. Il se rapprocha de son ami et se pencha à son oreille.

- Il n'a plus l'air d'être là.

- D'accord. Murmura l'autre en retour.

Karma sortit de sa chambre et descendit rapidement.

- On sort ! Lança-t-il à la cantonade.

Il enfila ses chaussures et attendit que Nagisa remette les siennes avant qu'ils ne sortent et ne partent en ville. Ils discutèrent de leurs notes, de leurs amis voire de leurs professeurs sans jamais mentionner le fait qu'ils pouvaient bien devenir un jour d'effroyable assassin.

À vrai dire, le petit bleu redoutant le jour où Karma arrêterait son choix sur le sujet. Il savait que le temps pouvait séparer des amitiés mais est-ce que devenir un assassin n'était pas pire encore ? On leur avait dit de se méfier, que les amis, la famille étaient des cibles. Le fait de ne pas pouvoir parler de Koro-sensei n'était-ce pas une sorte d'avant-goût ? Beaucoup d'entre eux n'avaient pas pour objectif de finir dans un monde noir mais Karma…

- Qu'est-ce que tu feras plus tard ?

- C'est quoi cette question ?

Comment Nagisa avait pu passer de « je mangerais une glace au chocolat » d'un ton presque niais à un sujet sérieux.

Il n'avait pas envie de se prendre la tête.

- Quand on aura fini ce qu'on doit faire… Je veux finir mes études.

- C'est une bonne idée.

- Et toi ?

- Pour ce que je vais à l'école, autant avoir mon diplôme. Sourit Karma.

- Tu as froid ?

Le rouquin serra le poing et secoua la tête.

- Tu me diras s'il y avait quelque chose avec ton travail ? Hein ? Depuis que Koro-sensei sait…

- Tout va comme d'habitude, Nagisa. Ne t'en préoccupe pas.

- Je te fais confiance…

Le sourire que lui offrit son ami était toutefois un peu inquiet. Karma lui donna un coup derrière la tête et lui décocha un sourire. Son ami lui répondit et l'entraîna vers la boutique de glace.

Ses idées étaient encore confuses mais il les dissimula. Il voulait juste profiter de sa proximité avec son camarade.