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Voilà, c'est ici que je conclue cette très, très longue histoire qui, à l'origine, ne devait pas l'être autant.
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Des questions en suspens - qui n'ont pas trouvé de réponses dans cette partie - seront traitées dans la suite qui est en cours de rédaction mais qui ne sera publiée que plus tard.
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Je renouvelle également toutes mes plus plates excuses pour le délai interminable de publication. En démarrant cette fic, je ne pensais pas devoir affronter autant d'ennuis mais je me suis accrochée pour la terminer et j'espère que cela en valait la peine.
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Je remercie toutes celles qui ont eu la patience de me suivre, de me lire et de laisser un commentaire.
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Et comme c'est la fin, j'attends que vous me donniez votre impression sur l'ensemble de cette histoire et principalement celles qui ont lu sans laisser leur avis jusqu'à présent. Si vous avez des idées ou des souhaits pour la suite, faites vos propositions. J'ignore si je les intégrerai mais elles peuvent aider.
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Ma prochaine fic sera postée à la rentrée et j'espère que, pour cette nouvelle publication, les soucis connus ces 4 dernières années ne viendront pas en perturber la parution.
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Je suis encore indécise sur le sujet et sur le fait de publier une pure fic NCIS ou un cross-over. Je me tâte, donc si vous avez des suggestions, n'hésitez pas.
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Epilogue : Destination
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Durant le vol, Jethro resta silencieux, perdu dans ses pensées et Tony le laissa tranquille. Il savait que pour Jet, le changement serait important, pour ne pas dire traumatisant. Il laissait une bonne partie de sa vie à DC pour émigrer et recommencer sa vie avec un gars, bouleversement total et inimaginable pour lui il y avait encore quelques mois.
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Mais le silence de Jet le perturbait malgré tout même si l'homme était économe en mots. Il ne pouvait s'empêcher de se demander si la décision de venir s'installer avec lui au Texas était bien ce que l'ancien Marine voulait au fond de lui.
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Tony poussa un soupir qu'il espérait discret, détacha sa ceinture et se leva. Il avait besoin de bouger pour éviter de lancer une conversation inopportune. Il se dirigea vers le petit espace cuisine et s'activa à préparer le café, l'activité lui permettait de tenter de se ressaisir.
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Il ignorait s'il devait laisser Jet se morfondre ou s'il devait essayer de le dérider. Il était rare qu'il soit inquiet de cette façon mais la situation exigeait du doigté. Il ne devait pas foncer sans réfléchir au risque de causer une tension inutile entre eux.
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Le café fin prêt, il en versa selon leur goût dans deux tasses qu'il emporta vers leurs sièges. Il déposa le mug de Jet devant lui et s'apprêtait à prendre un autre siège lorsque son poignet fut agrippé doucement mais fermement.
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« Où vas-tu ? » lui demanda Jet.
« M'asseoir un peu plus loin. »
« Ta place est ici, près de moi » rappela-t-il en montrant le fauteuil près du sien.
« Je ne voulais pas déranger tes réflexions, Jet. Je peux m'installer dans un autre siège le reste du trajet. »
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Jethro l'observa un instant puis soupira. Il tendit la main que Tony prit sans hésitation.
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« Tone, je suis désolé, je ne voulais pas te faire croire que je voulais rester seul » déclara-t-il d'une voix lente et douce. « Je réfléchissais, c'est vrai mais ça ne voulait pas dire que tu devais absolument te taire. Viens t'asseoir à mes côtés, s'il te plait ! »
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Tony croisa le regard presque suppliant de son ami et il lui dédia un timide sourire tandis qu'il venait reprendre sa place près de lui. Les deux hommes sirotèrent leur café en silence, chacun de nouveau plongé dans ses propres pensées.
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Finalement, au bout de quelques minutes, Tony décida de poser la question qui le turlupinait. Il posa sa tasse sur la tablette devant lui et se tourna vers son homme.
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« Jet, est-ce que tu regrettes ? »
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Gibbs tourna la tête vers Tony, le regard interrogateur.
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« Regretter quoi, Tony ? » demanda-t-il.
« De venir au Texas, de vivre avec moi » précisa l'italien.
« C'est ça qui te trotte dans la tête depuis un moment » comprit son homme.
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Jethro s'empara à nouveau de la main de Tony qu'il porta à ses lèvres et déposa un baiser sur la paume avant de la poser sur sa cuisse.
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« Si j'avais le moindre doute sur la décision de laisser DC derrière moi et de partir si loin, je n'aurais pas attendu tout ce temps pour le dire » commença-t-il. « Je veux être avec toi, c'est mon plus cher désir depuis que tu as réussi à me convaincre de nous laisser une nouvelle chance. Je ne veux pas que tu puisses penser que je regrette de t'avoir écouté. En aucun cas, je n'aurais répondu à ton enthousiasme si je n'étais pas prêt à entreprendre un quelconque changement dans ma vie. J'ignore ce qui se passe dans ta tête mais je suis ici et je compte bien y rester. »
« Tu étais tellement absorbé par tes pensées avec un air triste, j'ai cru que je t'avais forcé la main et que tu regrettais » avoua finalement Tony.
« Eh ! Ai-je déjà fait ou dit quelque chose que je ne voulais pas ? » questionna-t-il.
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Tony haussa les épaules, honteux d'avoir douté. Jet lui ébouriffa légèrement les cheveux, ce qui fit grogner l'italien et déclencha un petit rire de sa part. Gibbs releva l'accoudoir qui séparait les deux fauteuils, entoura les épaules de Tony de son bras pour le rapprocher de lui. Il le laissa poser sa tête sur sa propre épaule tandis qu'il déposait de petits baisers sur son visage.
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« Repose-toi et cesse de t'inquiéter pour rien » suggéra Jet.
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Et pour calmer Tony, il lui prit la main et son pouce se mit à caresser la peau en un lent va-et-vient. Bientôt, il sentit le corps de Tony peser un peu plus sur lui et sa respiration se ralentir. Il sourit en constatant qu'il avait atteint son but, Tony dormait.
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L'inquiétude avait dû le ronger et mettre ses nerfs à rude épreuve. Un sûr moyen de saper son énergie et de le rendre anxieux. Il espérait avoir dissipé le malaise ressenti par son homme, il savait qu'il allait devoir apprendre à se confier, à discuter plus qu'auparavant. Il fallait qu'il devienne un peu plus bavard.
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Trouver un juste milieu entre 'le handicapé de la parole' - comme Tony l'avait qualifié un jour - et 'le moulin à paroles' qu'il ne voulait surtout pas devenir serait un vrai challenge. Savoir doser ses propos était le plus sûr moyen d'être écouté lorsqu'il parlait, cela signifiait que ce qu'il avait à dire avait son importance.
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Il resserra son étreinte autour de Tony comme pour se rassurer qu'il était bien là, avec lui. Il était encore parfois étonné que l'italien soit à ses côtés, qu'il soit venu le rechercher après la façon dont il l'avait traité. C'était un geste qui en disait long, très long sur les sentiments de Tony envers lui, un de ceux qu'on dispensait uniquement à ceux qu'on aime.
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Il n'avait aucun doute sur l'amour de l'italien pour lui, il en avait eu plus sur la profondeur de cet amour au début de leur relation et c'était en quelque sorte ce qui lui avait facilité la rupture. Ce ne fut qu'en voyant Tony sur le seuil de la porte du magasin de son père qu'il avait alors réalisé que l'homme qu'il aimait lui rendait son amour.
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Tony avait dit un jour qu'il ne pourchassait pas un amour perdu, si l'une des parties avait choisi de rompre, cela ne valait pas la peine de tenter de recoller les morceaux. Sa devise à l'époque était qu'un autre amour (ou flirt) pouvait le remplacer facilement. Le monde était plein d'opportunités à saisir.
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Jethro accordait donc toute la valeur au geste et en reconnaissait la symbolique implicite : Tony l'aimait et le lui avait démontré en le 'pourchassant'. Point final. Il n'avait pas à s'interroger plus sur la raison ou l'intensité de cet amour, il était réel et profond. Il en était convaincu et il lui en faudrait convaincre Tony le plus souvent possible afin que lui aussi y croit.
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C'était une promesse qu'il aurait à cœur de tenir, une de celles auxquelles il accorderait sa volonté la plus farouche à respecter.
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Finalement, le pilote les informa de l'imminence de l'atterrissage et Jet réveilla doucement Tony en lui déposant de petits baisers sur le visage tout en lui parlant.
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Il avait appris à ses dépens à ne pas brusquer Tony pour le réveiller et cela lui avait servi de leçon. Désormais, la manière douce était la plus sure pour être certain de ne pas recevoir un coup assené avec force. Son nez se souvenait encore de la rencontre avec le coude et il s'en était fallu de peu qu'il ne se retrouve avec une fracture.
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Tony gémit avant finalement de soulever ses paupières et de lui dédier un magnifique et vrai sourire qui lui montait jusqu'aux yeux. Jet lui répondit par l'un de ses demi-sourires qu'il dispensait rarement.
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« Attache ta ceinture, nous sommes arrivés » annonça-t-il.
« Oh ! »
« Bien dormi ? »
« Oui » fut la courte réponse.
« Tant mieux, je te veux reposer et en pleine forme pour ce soir » le taquina-t-il.
« Qu'est-ce que tu as prévu ? »
« Tu verras, je crois que tu seras enchanté » dit Jet d'un ton mystérieux.
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L'avion roulait maintenant sur la piste avant de stopper devant le petit hangar qui l'abritait habituellement. Les deux hommes ne perdirent pas de temps pour débarquer après avoir salué le pilote qui s'occuperait de rentrer l'appareil.
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Tony se dirigea vers la voiture garée à l'intérieur du hangar et Jet sourit en voyant qu'il avait choisi la Porche. Le coffre fut ouvert et ils déposèrent leurs bagages avant de s'installer, Tony au volant. Le trajet fut relativement rapide, la soirée était bien entamée et la circulation était fluide.
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Gibbs avait posé une main sur la cuisse de Tony et lorsque la conduite ne nécessitait pas l'usage du levier de vitesse mécanique, l'italien la recouvrait de la sienne. Arrivé à destination et le moteur éteint, Tony leva la main de Jet et y déposa un baiser avant de se pencher pour échanger un baiser brûlant qui laissa l'ancien Marine pantelant.
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« Nous sommes enfin à la maison, Jet » murmura Tony. « J'espère que tu feras de cette demeure ton nouveau foyer, un foyer où tu trouveras un nouveau bonheur. »
« Mon bonheur, c'est d'être près de toi, où que tu sois, Tone » déclara Jet. « Nous serions dans une cabane au fond des bois, une grotte au bord d'une mer, un chalet en pleine montagne, du moment que nous y serions tous les deux, ce serait pour moi le paradis. »
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Tony le regarda un instant interloqué avant de lui dédier un sourire chaleureux et sincère. Il opina de la tête approuvant les propos de son homme.
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« Ca pourrait s'arranger » dit-il d'un ton rêveur. « Une cabane, nous en avons déjà une. Un chalet à Aspen serait trop commun mais un dans un coin perdu avec les montagnes enneigées pour seul horizon, faut voir. Quant à la grotte, ce serait sur une ile déserte… pour pouvoir nous promener nus sur la plage. »
« Je sens que la vie avec toi va être passionnante, pleine de surprises » souffla Jet avant de l'embrasser à son tour.
« Ce ne serait pas véritablement vivre si elle était monotone » décréta Tony après avoir repris son souffle.
« Tu m'offres une seconde jeunesse, un nouvel amour et une vie aventureuse. Que demander de plus ! » conclut Jet avant de descendre du véhicule.
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Tony le suivit, récupéra les bagages et se dirigea vers la maison. La porte s'ouvrit sur Maria qui les salua avec entrain. Tony posa les bagages et prit la petite femme dans ses bras avant de l'embrasser sur les joues en riant. Il se redressa et avant qu'il ne puisse faire un geste, la brave femme s'avança vers Jet qu'elle étreignit sans façon à la consternation de l'homme qui lui rendit malgré tout l'étreinte pour ne pas la froisser.
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Ils montèrent déposer les valises dans la chambre, firent un brin de toilette avant de redescendre dans la salle à manger où Maria avait disposé les plats sous des cloches. La gouvernante leur souhaita une bonne soirée avant de se retirer dans la chambre qu'elle occupait lorsqu'elle terminait tard, ce qui était rare.
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Les deux hommes s'attablèrent et dégustèrent tranquillement le menu confectionné par Maria tout en discutant de sujets légers. Jet apprécia ce moment de grâce, il devait maintenant s'habituer à la pensée de vivre désormais ici à plein temps. Son adaptation ne serait pas trop difficile, il connaissait une partie du personnel et son aide après la tempête lui avait permis d'être accepté par les hommes.
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Le repas terminé, ils rangèrent la table et la vaisselle avant de penser à la pause-café pour Jet et la pause-chocolat pour Tony qu'ils prirent dans la cuisine. Puis l'italien sortit une bouteille de champagne du réfrigérateur et récupéra deux flûtes dans un placard.
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Le salon était tout indiqué pour profiter d'une détente avant de songer à se coucher. Tony entraina donc Jet dans la pièce et s'installa sur le sofa.
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« Que fait-on maintenant ? » demanda Jet en prenant place sur le canapé.
« Nous commençons notre vie à deux et nous apprenons à être heureux » dit Tony.
« C'est un programme qui me convient parfaitement » approuva l'ancien agent.
« Bien parce que c'est ce sur quoi je compte pour les quelques décennies à venir » déclara l'italien.
« Dans ce cas, trinquons à notre bonheur et qu'il dure le plus longtemps possible » murmura son compagnon en lui présentant sa flûte qu'il cogna doucement contre celle de l'italien.
« Que ce vœu soit exhaussé ! » pria Tony avant de porter la coupe à ses lèvres.
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Son geste fut stoppé et Jet lui sourit tandis qu'il croisait leurs bras avant de le laisser boire. Tony secoua la tête tandis qu'il goûta le liquide ambré et pétillant.
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« Hum, délicieux » approuva Jet après avoir bu une gorgée. « Rarement bu un champagne de cette qualité, même pas dans les réceptions huppées de la capitale auxquelles j'ai pu assisté. »
« Normal, c'était du champagne de Californie, il ne vaut pas celui-ci, il provient de France et vaut le prix qu'il a coûté selon Nonno » indiqua Tony. « Et l'occasion valait d'en ouvrir une bouteille » assura-t-il en souriant.
« Tout à fait d'accord » approuva l'aîné. « A toi, à moi, à nous, à nos futures années, à notre bonheur, qu'il dure le plus longtemps possible. »
« Merveilleux toast que je partage entièrement » renchérit Tony. « Et pour quelqu'un qui ne sait pas se servir des mots, tu peux parfaitement les combiner pour faire des phrases qui marquent, Jet. »
« Je suis simplement bien inspiré » rit doucement l'ancien Marine. « Il suffit parfois de si peu de choses pour être heureux et l'exprimer par des mots est la plus dure manière pour moi de le faire. Mais je m'y entraine car tu vaux bien de faire un effort. »
« Oui et j'apprécie d'autant plus » concéda Tony. « Tu es plus un homme d'actions qu'un homme de paroles, en fait. C'est ce qui fait que de tels propos en sont infiniment plus précieux. »
« Ne t'y habitue pas trop, je ne deviendrais pas un bavard pour autant » l'avertit Jet, un sourire aux lèvres.
« Je me doute bien que je ne te convertirais pas en un moulin à paroles » dit Tony en lui prenant la main. « Je t'aime tel que tu es, tu ne serais plus celui que j'aime si tu changeais trop. »
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Ces derniers mots allèrent droit au cœur de Jethro, il n'aurait pas pu trouver un être qui le comprenne mieux que Tony ne le faisait. L'italien ne réitérait pas les erreurs commises par ses ex-femmes qui avaient tenté de le changer pour qu'il corresponde plus à leurs attentes.
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Il décida d'alléger l'atmosphère en quelques mots.
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« Est-ce à dire que je ne peux devenir un riche oisif qui vit aux crochets de son compagnon ? » lança-t-il en souriant.
« Tu peux être tout ce que tu veux du moment que ce soit avec moi » affirma férocement Tony. « Pas question que tu baguenaudes avec un autre. »
« N'aie crainte, je ne crois pas que je trouverais un autre être comme toi, tu me conviens parfaitement, Tone et je ne veux personne d'autre jusqu'à ma mort. »
« Eh, pas de paroles de ce type ce soir » gronda son homme. « Nous sommes à l'aube de notre nouvelle vie et non à son crépuscule. Nous avons encore bien du temps à passer ensemble et j'espère vieillir près de toi. »
« Encore un vœu que j'approuve totalement » dit Jet en levant son verre qu'il toqua contre celui de Tony avant de boire le liquide ambré pétillant.
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La soirée se termina très tard pour les deux hommes qui discutèrent durant des heures avant de songer à monter. Main dans la main, ils empruntèrent l'escalier puis Tony entraina Jethro dans la chambre qu'ils partageraient désormais.
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Le lit douillet leur tendait les bras mais Tony tira Jet dans la salle de bains où ils firent leur ablution, se brossèrent les dents et abandonnèrent leurs vêtements dans le panier. Puis, ce fut nus qu'ils regagnèrent la chambre avant de s'allonger entre les draps frais. Ils s'embrassèrent tendrement durant plusieurs minutes avant que la fatigue ne les entraine vers le sommeil.
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La journée chargée qu'ils avaient eue avait raison de leur énergie. Malgré la sieste durant le vol, Tony fut le premier à glisser dans le sommeil et Jet eut une dernière pensée avant de le rejoindre, l'italien dans ses bras.
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Demain était le premier jour de sa nouvelle vie et il entendait qu'elle soit la plus heureuse possible auprès de celui qui avait été assez courageux et têtu pour le ramener avec lui.
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FIN…
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Et comme d'habitude, ma maxime personnelle pour cette histoire est la suivante :
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« La persévérance est toujours récompensée lorsque l'on a la volonté de poursuivre ses rêves et de s'accrocher à ses désirs. »
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Il est dommage de laisser s'envoler la chance de réaliser ses plus chers souhaits parce que l'on n'a pas assez de détermination ou le soutien qu'il faudrait pour les mener à terme.
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Chtimigirl
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A bientôt…
