/!\ La fin du chapitre contient un peu de violence. Si vous ne voulez pas le lire n'hésitez pas à me demander un résumé par mp pour être capable de lire la suite !
Kili dormit à poings fermés toute la nuit. Quand il s'éveilla, Fili et Bilbo étaient tous les deux à ses côtés pour lui conseiller de ne pas parler et de se rallonger. Ils changèrent les bandages couvrant ses blessures, excepté la longue et profonde coupure de sa joue. Fili avait demandé au guérisseur de passer une fois que les villageois auraient tous été examinés mais il était impossible de savoir s'il celui-ci allait venir ou non. En attendant, ils supplièrent le jeune nain de garder sa mâchoire immobile pour ne pas qu'il tire sur sa peau et provoque la réouverture de sa blessure. Kili soupira et hocha la tête. Bilbo lui prépara alors une soupe qu'il pourrait facilement boire.
Ailleurs dans le village, douze nains avaient été massacrés. Heureusement, les gardes avaient sonné l'alarme et Fili et les autre ayant fait une chasse prospère n'avait pas été trop loin. Quatre maisons avaient brulées et leurs résidents avaient été déplacés dans celles laissées vacantes par les morts. La fête du milieu de l'hiver avait été reportée d'une semaine, donnant ainsi à Bilbo plus de temps pour préparer les plats.
Le hobbit remarqua que depuis l'attaque du village, Kili désirait ouvertement la présence de Fili ainsi que plus de contacts physiques avec lui. Il s'asseyait désormais sur le banc à ses côtés ou sur le sol, son dos pressé contre le torse de l'autre nain. Les doigts de Fili abandonnaient alors son cuir et ses outils pour se frayer un chemin jusque dans les cheveux de Kili et ainsi faire passer ses doigts à travers les mèches noires. Le brun lâchait alors lui aussi son travail sur bois pour fermer les yeux et se perdre dans la sensation. Ils se montraient ensuite leurs travaux respectifs, souriant et faisant l'éloge de l'autre dans leur propre langue. Ce que Bilbo ne voyait pas en revanche, s'était que lors des matins froids, Kili ne restait plus de son côté du lit mais cherchait au contraire la chaleur des bras de Fili. Celui-ci était encouragé par ce comportement et commençais de sentir que le brun allait survivre et être heureux avec lui.
Le matin de la fête, le guérisseur n'était toujours pas passé. Fili inspecta la joue de Kili, satisfait de voir qu'elle se refermerait bien toute seule, même si elle laisserait certainement une cicatrice. Bilbo s'était levé tôt pour se rendre dans la cuisine et cuisiner au dessus du feu de cette pièce ainsi que celui dans la pièce principale et celui de sa propre chambre. Un excès d'odeurs remplissait la maison et Kili se retrouva à flâner de marmites en marmites pour regarder à l'intérieur jusqu'à ce que Bilbo le pousse au loin et lui dise de s'asseoir et rester sage. Le brun erra alors dans leur foyer et découvrit ensuite que Fili avait sortit ce qui devait être ses plus beaux vêtements. Il passa la main dessus avec curiosité avant de s'en éloigner et retourner auprès du hobbit.
- Bilbo, quelle est la position de Fili dans le village ?
Le hobbit fronça les sourcils alors qu'il prenait une pince en métal pour retirer un moule du feu.
- Tu ne devrais pas trop parler, cette coupure à besoin de plus de temps pour guérir.
- J'arrêterais de parler quand tu commenceras. Dis-moi en plus à propos de Fili. Il a sortit de beaux vêtements pour la fête, dit-il dans en marmottant pour essayer d'empêcher sa mâchoire de s'ouvrir trop largement.
- La tribu est dirigée par un Chef. Le Chef actuel est Bronin, l'oncle de Fili. Jusqu'il y a cinq ans, c'était le père de Fili.
- Pourquoi n'est-t-il pas le Chef alors ?
- Ferme la bouche, je n'ai pas finis.
Bilbo traversa la pièce pour empiler ses tartes et pâtisseries sur la table. Kili en eu l'eau à la bouche et le hobbit le poussa vers ses outils en direction du mur, le plus loin possible de la nourriture.
- Fili deviendra le Chef dans quelques années, quand il aura atteint l'âge de quatre vingt ans. Quand son père est décédé, il a déclaré que l'oncle de Fili, Bronin, occuperait le poste jusqu'à ce que son fils atteigne l'âge de quatre vingt ans, où le titre lui reviendrait finalement. Jusque là, il a été leader de patrouille depuis son soixantième anniversaire et a même participé à des patrouilles avant cela. Etant le leader le plus brillant, il tient la position de second dans la tribu.
- Alors pourquoi Darek l'a t-il si mal traité si Fili se tient un rang au dessus de lui ?
- Il y en a certain qui ne sont pas heureux que Fili, dont la mère était une esclave sexuelle d'Erebor, soit destiné à être leur Chef parce qu'il n'est pas entièrement Firebeard. D'autres sont frustrés avec sa vision plutôt libérale de l'esclavage. La plupart de la tribu aime l'idée d'avoir des esclaves, quelqu'un pour se défouler et faire le dur labeur. Mais Fili, lui, insiste pour que nous soyons traité avec un peu de respect.
- Pourquoi ne pas tous nous faire libérer quand il sera le Chef ?
- Je ne sais pas si cela pourrait arriver. Il y aurait des protestations. Fâche assez la population et ils tuerons le chef pour en trouver un plus populaire. Il fait ce qu'il peut.
Kili hocha la tête ; Fili se trouvait dans une situation difficile.
- Alors, qu'est-ce que nous portons ce soir ?
Bilbo commença de couvrir certains des plateaux avec des torchons.
- La plupart des esclaves apparaissent dans leurs meilleurs accoutrements. Dans notre cas, nous sortirons avec le pire. Fili ne veux pas qu'ils pensent tous qu'il est trop gentil.
Le hobbit leva les yeux sur lui en souriant.
- Vas mettre les vêtements qu'on t'a donnés lors de ton premier jour ici, ceux qui te vont à peine.
- Je les déteste, ils tombent de mes épaules.
- Parfait. Et souviens toi, assiette pleine, vers plein, les yeux au sol et aucun mot.
- Je comprend, Bilbo, soupira Kili, n'étant pas vraiment impatient d'être à l'évènement.
Kili, Fili et Bilbo durent faire plusieurs voyages avant la fête pour transporter tous les plats de ce dernier dans le grand hall. Les talents culinaires du hobbit étant très réputés et appréciées, beaucoup parmi le clan avait hâte de gouter ses pâtisseries et autres plats. Les tables étaient installées en un long U ; la table de la fin accueillerait le Chef de la tribu ainsi que les guerriers les plus importants, Fili inclut. Les esclaves se tiendraient eux derrière leurs maitres.
Fili s'était habillé avec ses plus beaux vêtements et Kili ne put s'empêcher de le regarder alors qu'ils marchaient en direction du hall. Le tissu et le cuir d'un rouge profond étaient magnifique contre ses cheveux et parfaitement assortit avec le tatouage de feu autour de son œil. Il se tenait droit et imposant et le brun trouva alors qu'il ressemblait parfaitement à un prince. Dans un même temps, Kili se retrouva à ajuster une nouvelle fois la ceinture gardant son pantalon trop large en place. Fili resta fidèle à ses habitudes, autorisant Kili et Bilbo à porter les colliers de métal léger et racontant aux autres que c'était une partie du renforcement positif sur le comportement d'un esclave.
Fili s'assit près de son oncle. Darek de l'autre côté et le guerrier Visage Brulé à côté de celui-ci. Un nain que Kili ne connaissait pas s'assit à côté de Visage Brulé et enfin, Nurek se plaça à côté de Fili. Le brun était soulagé, il pourrait servir dans l'espace entre Nurek et Fili pour éviter de faire une erreur qui fâcherait un autre Firebeard.
- Les yeux au sol, murmura Bilbo tout en tenant un pichet de bière. Il se tenait derrière l'épaule gauche de Fili et Kili derrière l'épaule droite. Le brun baissa à nouveau ses yeux mais essaya de jeter un œil en l'air à travers les mèches de ses cheveux, qu'il espérait, cachaient la véritable direction de son regard. D'après ses estimations, le village comprenait environs deux cent résidents avec en plus, environs trente cinq esclaves auxquels seul les ménages les plus riches pouvaient prétendre. Kili remarqua que les deux autres leaders de patrouille n'avaient aucun esclave et que celui de Nurek, Gildin, n'était pas présente. Il nota intérieurement de poser la question plus tard. Il y avait pratiquement deux mois que le bébé avait dût arriver et il imagina qu'elle devait probablement être chez eux entrain de s'occuper de lui. Le nain qu'il ne connaissait pas placé à la fin de la table était flanqué d'un Homme male. L'homme était attaché à la taille et relié à ses poignets alors que ses pieds étaient entravés. Il portait une tunique sans manche en dépit du froid et sa peau pale était tachetée de nouvelles et anciennes blessures ainsi que de longues coupures et bleus. Une bande de cuir était attachée autour de sa bouche.
Kili l'observa avec une profonde sympathie puis regarda en l'air suffisamment longtemps pour jeter un œil à l'assiette et au verre de Fili. La viande dans son assiette disparaissait rapidement, le grand morceau de tarte de viande de cerf était déjà presque entièrement partit. Kili attendit que le dernier morceau disparaisse avant de s'approcher doucement pour ramasser l'assiette. Fili se tourna de manière à ne plus faire face aux autres et lui offrit un sourire rassurant. Il pointa ensuite plusieurs endroits sur la table de service et le brun hocha la tête puis avança pour aller chercher la nourriture.
Deux autres esclaves se tenaient debout devant la table ainsi qu'une poignée d'autres nains sans esclaves. Kili tenta de sourire aux autres esclaves mais ils ne lui accordèrent pas la moindre attention, rassemblant rapidement la nourriture pour retourner auprès de leurs propriétaires. Le jeune nain longea la table tout en essayant de deviner si Fili avait montré les carottes ou bien les pommes de terres. Il se saisit d'une cuillère et en mit un peu de chaque dans l'assiette. Une main attrapa soudainement son coude pour le pousser violemment sur le côté. Il tituba, puis tomba, l'assiette tombant avec fracas sur le sol.
Toutes les conversations remplissant le hall s'arrêtèrent et tout le monde se tourna pour voir ce qui venait de se passer. Kili avait lâché l'assiette pour tourner ses bras et amortir sa chute. Il poussa sur ses mains et ses genoux mais une botte marcha sur ses doigts pour les broyer. Il gémit et leva la tête pour apercevoir Darek se tenant au dessus de lui avec un sourire méchant. La pièce entière explosa de rire puis beaucoup retournèrent à leur repas alors que d'autres continuèrent de regarder le spectacle avec intérêt.
Fili s'était retourné au moment ou l'assiette avait touché le sol, une sensation dans le ventre le rendant malade avant même de s'avoir ce qu'il s'était passé. Il savait. Le guerrier fut hors de sa chaise et traversa la courte distance en seulement quelques secondes, poussant Darek loin de Kili pour aider le brun à se relever. Ce dernier regarda nerveusement Fili et Darek avant de se souvenir de baisser les yeux. Le bras du blond glissa autour de ses épaules et Kili s'inclina contre lui pour rechercher réconfort et protection.
Fili fit ensuite signe au hobbit de s'approcher.
- Bilbo. Occupe toi de l'assiette et ramasses la nourriture. Laisse Raven prendre la bière.
Bilbo acquiesça et poussa le pichet de céramique entre les mains de Kili avant de se baisser pour ramasser les dégâts et remplir une nouvelle fois l'assiette de nourriture. Fili tourna à nouveau son regard sur Darek.
- Ne retouche plus jamais à mon esclave.
- Il est trop lent. Tu devrais lui apprendre à bouger hors du chemin de ses supérieurs. De tout le monde même.
Les quelques nains remplissant leurs assiettes ricanèrent avant de repartir. L'oncle de Fili se releva soudainement de sa grande chaise pour venir auprès des leaders de patrouille. Le blond poussa précautionneusement Kili loin de lui mais garda néanmoins une main sur une épaule. Il le poussa de quelque pas en arrière alors que son oncle approchait.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? Demanda Bronin en regardant tour à tour les deux leaders de patrouille.
- Le nouvel esclave de Fili est à la fois lent et défiant. Je l'ai poussé parce qu'il n'était pas assez rapide et il est tombé. Ensuite il a levé ses yeux sur moi, raconta Darek en recommençant de remplir son assiette.
- Est-ce que c'est vrai, Fili ?
Bronin se tourna vers son neveu, jetant un œil derrière lui à l'esclave brun qui se tenait maintenant debout et la tête courbée.
- Je n'ai pas vu ce qu'il s'est passé. Mais il a déjà été menacé auparavant et sans raison. Je ne fais que protéger ma propriété de dommages non nécessaires.
- Il se comporte mal. Il n'a aucune idée de comment servir correctement ses supérieurs.
Puis Darek regarda dédaigneusement le blond.
- Fili le dorlote chez eux. J'ai entendu dire du guérisseur qu'il avait cherché à faire traiter sa blessure après le raid. La marque sur son visage ne vient pas de lui mais de l'attaque. Il n'y a pas une seule marque sur lui que Fili ait lui même apposé.
- Tu sembles un peu trop inquiet par le bien être de ta propriété, Fili, continua son oncle en attrapant un bout de fromage et mordillant dedans. Tu le protèges. Je pensais pourtant t'avoir prévenu à propos de la place des esclaves ici. Te moquerais tu des traditions de cette tribu ?
Le blond grogna et jeta un œil en arrière à Kili qui serrait le récipient dans ses mains en fixant son contenu. Le brun ne comprenait pas un seul mot à propos de lui mais il savait qu'il y avait un débat à son sujet.
- Non mon oncle. Mais je ne blesse pas les autres, mêmes les esclaves, quand cela n'est pas nécessaire. Il est obéissant. Il n'y a aucun besoin de le punir et c'est pourquoi il n'est pas marqué.
- Aucun esclave n'est obéissant lors de ses premiers mois ici, Fili.
Il fit un pas sur le côté pour dépasser le plus petit guerrier Firebeard et avancer vers Kili qui fit immédiatement un pas en arrière.
- Tu vois. Il s'écarte. Tu es trop doux.
La main de Bronin jaillit en avant pour attraper la tunique de Kili et le tirer vers lui. La bière déborda un peu pour se renverser sur le sol et le Chef baissa les yeux. Fili remarqua que la respiration du brun se coupa.
- Regarde ça.
Bronin fixa le liquide qui avait été renversé.
- Mon oncle, tu ne peux pas exiger de lui qu'il ne renverse rien après avoir été tirer de la sorte.
- Je le peu et je le fais. Et il devrait nettoyer immédiatement.
- Mon oncle, s'il te plait, tu ne traite jamais aucun des autres esclaves de la sorte, pourquoi lui faire ça à lui ?
Devenant rapidement frustré avec son oncle et son agressivité à l'encontre du brun, Fili essaya de retourner devant Kili.
Cependant, la main de Bronin attrapa le poignet du jeune nain et le tira avec lui.
- Dans ce cas là, j'aimerais voir l'obéissance de cet esclave. Si tes techniques son aussi excellentes que tu le dis, alors j'imagine qu'il fera tout ce qu'on attend de lui. Sans hésitation, sans questions et parfaitement bien.
- Je peux –
- Il servira Darek et moi même pour le reste de la soirée. J'aimerais voir ses compétences.
Bronin retira le pichet des mains de Kili et le donna à Fili. Ses doigts glissèrent ensuite entre le collier et le cou du brun pour le tirer en avant. Le jeune nain suffoqua et regarda Fili à la recherche de son aide.
- Mon oncle, s'il te plait –
Le blond essaya d'attraper Kili mais n'attrapa que le bout de ses doigts.
- Tu pourras de nouveau l'avoir à la fin de la fête.
Il tira alors Kili vers la table.
- Bilbo, explique à Raven s'il te plait. Dis lui qu'il doit servir mon oncle et Darek ce soir –
- Non. Garde Bilbo silencieux. Le nouveau sait pourquoi il est ici.
Bronin retourna à la table, ses doigts tirant toujours Kili à ses côtés alors que celui-ci trébuchait et regardait en arrière vers Fili avec un visage pale.
Une fois que Bronin eut emporté le brun au loin, Bilbo se précipita vers Fili.
- Je lui ai dit ce qu'il devait faire avant la fête. Je pense qu'il comprendra, Fili.
- Je sais qu'il va faire du mieux qu'il peut. Mais ils vont le pousser, le provoquer, faire tout ce qu'ils pourront pour avoir une excuse de lever la main sur lui. Je peux le voir dans les yeux de mon oncle, Bilbo. Je ne sais pas ce qu'il essaye de faire… mais il mijote quelque chose et est entrain de se servir de Kili pour l'accomplir.
Le blond regarda son oncle s'asseoir et parler avec Darek en montrant Kili. Le visage de Darek s'illumina et ses yeux observèrent le brun. Fili sentit alors les muscles entre ses épaules se tendres. Il retourna à la table et offrit à Nurek de faire la conversation pour garder l'esprit de tout le monde loin de son esclave.
Kili s'en sortait bien ; il gardait la tête baissée et remplissait leurs verres. Il commençait seulement de se détendre quand Darek termina le dernier bout dans son assiette et se tourna vers Kili avec expectation.
- Alors, esclaves, qu'est-ce que tu attends ? J'ai encore faim.
Les mots ne voulaient rien dire pour Kili mais ses yeux voyagèrent sur l'assiette et il comprit. Il avança avec précaution et tendait la main pour se saisir de l'assiette de Darek quand celui-ci referma étroitement sa main autour de son poignet.
- Tu vas m'apporter deux bouts de poulet, une cuillère de pomme de terre et quatre pâtisseries aux pommes.
Puis il le relâcha pour qu'il puisse prendre son assiette.
Fili regarda avec appréhension le brun s'approcher de la table, poussant en même temps sa chaise en arrière. Kili n'avait certainement pas comprit un seul mot. Il avait désespérément besoin de lui venir en aide mais Bronin plaça une main sur le dos de sa chaise pour la repousser en avant.
- Non. Tu restes ici.
- Mon oncle, je –
- La désobéissance sera sévèrement punie Fili. Peut-être par la perte de ta propriété ? Assieds-toi.
Les deux derniers mots ne laissaient aucune place à la protestation. Fili regarda alors à nouveau Kili se pencher au dessus de la table et observer les différents plats, les mains tremblantes alors qu'il en tendait une pour prendre un bout de pain.
Fili sentit l'anxiété grandir à l'intérieur de lui et il ferma les yeux. Ils avaient leurs excuses. Le bruit sec d'une gifle raisonna et il ré ouvrit brusquement les yeux. Ce n'était pas Kili. Le guérisseur au bout de la table, Renig, poussa son esclave humain à genoux et sortit un fouet. Il commença de flageller les pieds nus de l'homme, celui-ci criant en dépit du cuir coincé entre ses dents. Le village se tourna pour regarder et montrer son encouragement et approbation. Ils apprécièrent le spectacle pendant quelques temps avant de retourner à leur nourriture.
Kili revint avec l'assiette les mains tremblantes et essaya de ne pas relever la tête ou de regarder la punition de l'autre esclave. Il posa son assiette remplie de porc, de tarte à la pomme et le bout de pain devant Darek puis recula tête baissée. Darek et Bronin se regardèrent puis sourirent. Fili bondit sur ses pieds, sachant exactement ce qu'il se tramait dans leurs esprits. Derrière lui Bilbo se déplaça en secouant la tête.
- Maitre Fili, ils ne peuvent pas –
- Mon oncle, tu ne peux pas faire ça, il ne savait pas ce que Darek voulait !
Bronin attrapa le bras de Fili pour le pousser sévèrement en arrière.
- Assieds-toi ou bien ce sera encore pire pour lui.
Les yeux noirs de Kili se relevèrent au son du cri de Fili et il se retourna ensuite pour voir Darek avancer vers lui. Il recula, faisant un pas vers Fili mais la main de Bronin attrapa ses cheveux pour le tirer en arrière jusqu'à ce que Darek pose une main sur ses deux bras pour le forcer à s'agenouiller.
- J'aimerais t'emprunter ce fouet, Renig, demanda le Chef de la tribu.
Le guérisseur lui tendit l'instrument ensanglanté en souriant avec plaisir avant de retourner à son repas sans plus de préoccupation, son propre esclave sanglotant silencieusement sur le sol.
Darek appuya d'une main sur les épaules de Kili de manière à pousser sa tête sur le sol. Il posa ensuite un genou sur son cou et le brun s'écrasa au sol en sifflant alors qu'il tentait de s'échapper de la position inconfortable.
Le blond souffla avec irritation, essayant d'avancer vers Kili mais son oncle se plaça devant lui.
- Assis, Fili. Ou alors je m'assurerais qu'il ne puisse plus marcher pendant un mois. Grenik ! Appela-t-il Visage Brulé qui se détourna alors de sa nourriture.
Celui dernier n'avait pas été bien intéressé par l'agitation derrière lui.
- Veille à ce que Fili reste assit pendant que son esclave fait face à sa punition.
La guerrier au visage brulé haussa les épaule puis se leva pour bloquer le chemin de Fili tout en posant une main sur son épaule. Grenik ne se sentait pas concerné par les évènements mais obéit à son Chef comme il le devait.
Les yeux de Fili s'élargirent et il s'assit sur le rebord de sa chaise, regardant nerveusement et ne se sentant d'aucune aide pour Kili avec les menaces de son oncle.
- Ne fais pas ça. Il n'est pas à toi, supplia-t-il.
Il bondit alors en avant mais étant rapide, Grenik le repoussa immédiatement sur sa chaise.
Bronin se contenta de rigoler.
- Tu n'es pas en position de faire des réclamations. Tu te lèves de cette chaise encore un fois et je promets que je toucherais à plus que ses pieds. Darek, retire lui ses bottes.
Kili essaya de s'immobiliser quand il sentit qu'on lui retirait ses bottes. Il savait exactement ce qui était arrivé à l'autre esclave et espérait seulement que sa punition serait rapidement terminée. Il ferma les yeux et pinça ses lèvre l'une contre l'autre.
La tige mordit en premier dans son talon. Il hoqueta, frémissant alors que ses orteils se recroquevillaient sous le coup. Les mains de Darek glissèrent le long de son dos pour le maintenir immobile. Le second coup atteignit la plante antérieure de ses pieds et il se tordit en mordant sa lèvre. Un autre coup, cette fois dans l'arc de ses pieds et il ne put pas retenir son gémissement.
Deux de plus, secs et rapides et il hurla. Il y eu du mouvement et il entendit la voix en colère de Fili. Une main tira sa tête en arrière et un bout de pain fut glissé dans sa bouche ouverte. Il grogna, essayant de le déloger mais le fouet claqua contre ses pieds et il dût inspirer plus d'air à travers son nez.
Finalement il mordit à travers tout le pain qui tomba au sol. Il y eu cinq coup rigoureux de plus dans chaque arc de ses pieds avant d'être tirer debout par les cheveux. Il trébucha sur ses pieds blessés et siffla alors que les larmes dégringolant de ses yeux. Bilbo était tourné au loin et Fili assit avec son visage caché entre ses mains ; le guerrier au visage brûlé se tenant devant lui avec les deux mains sur ses épaules.
Confus, Kili sentit à la fois de la colère et de la tristesse gonfler à l'intérieur de lui même. Il serait probablement tombé au sol si Darek ne le tenait pas d'une puissante poigne s'enfonçant dans son bras.
Fili regarda en l'air, son esprit étourdis avec autant d'émotions. Il venait d'échouer à garder Kili sauf et cela comprimait son cœur.
- Je souhaite partir, mon oncle. J'ai eu assez de nourriture pour se soir. Je souhaite rentrer chez moi avec mon esclave de maison et mon esclave sexuel.
Bornin regarda tour à tour Fili et Kili alors qu'un sourire traversait son visage. Il emmena son neveu à l'écart de la table, près du mur, là où les autres ne pourraient pas entendre.
- Tu devrait être content, neveux. Il sera trop fatigué pour lutter. Ou alors peut-être aime t-il que tu le prennes ? Je n'ai pas entendu ses cris la nuit. Serais-tu trop doux ? Ou alors est-ce que tu le bâillonne avec ton membre ? Comment est-il, dis moi ?
Bronin se pencha vers son neveu. Fili bouillonnait, son visage rougissant et ses jambes écartées.
- Mes affaires avec mon esclave sexuel ne te regardent pas.
- C'est là que tu as tord, neveux. Ton père me faisait confiance pour veiller sur son clan jusqu'à ce que tu sois assez âgé pour le réclamer. Et par droits, il sera tien dans trois ans, à moins que tu ne me le confit. Jusque là, je dois m'assurer que nos habitudes et traditions son maintenues, et cela inclut l'obéissance de nos esclaves, remplissant les taches qu'on leur donne. Et particulièrement ceux de notre bientôt Chef de sang croisé.
- Et qu'est-ce que tu veux ?
Bronin sourit aimablement, faisant enrager le blond encore un peu plus.
- Tu affirmes qu'il est un esclave sexuel. Demain matin, j'amènerais le guérisseur avec moi pour qu'il puisse examiner ton esclave. Pour s'assurer qu'il remplit bien la fonction que tu lui as donné. S'il a échoué et qu'il n'y a aucune trace évidente… nous le jetterons dans la nature pour qu'il soit chassé demain après midi.
La gorge du blond s'assécha subitement.
- Tu – tu ne peux pas. Tu n'insinues pas –
- J'insinue chaque mot, Fili.
Les bras de Fili devinrent lâches et il sentit qu'il allait se trouver malade. Pour protéger Kili il allait devoir le blesser.
Eh eh eh ! Ellinael a fait un super dessin pour cette histoire ! Malheureusement, je ne peux pas l'introduire ici alors j'ai mis le lien de son tumblr sur mon profil. Je vous encourage tous vivement à aller y jeter un oeil ! En plus, vous pourrez aussi y trouver pleins d'autres dessins super adorables de Fili et Kili ! :D Le détour en vaut la peine ! :)
